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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 06:38

 

 

 

 

Pour une raison qui m’échappe encore,

il se permet de répéter sans cesse

« humilité », « modestie », « exigence »

et prétend se faire tout petit

alors qu’après s’être à nouveau emparé

de quelques fragments de lui-même,

et non des moindres,

il n’a rien trouvé de mieux

que de les remettre en scène

en signant son forfait

de sa plus belle plume.

 

Hum… Quoi ? Ciel, est-ce possible ? Oh ça, par exemple !

à mon avis, là, vous y allez un peu fort.

évidemment que je vous reçois cinq sur cinq.

 

Donc, selon vous, l’écriture,

pour lui,

qu’il soit d’humeur ou non à plaisanter,

ne serait pas un but,

mais plutôt une faim en soi,

ou plus exactement une passion dévorante 

à l’origine du mal au ventre

dont sembleraient souffrir certains d’entre nous ?

 

Horreur ! Honte à cet excès d’amour-propre à propos duquel nombreux sont ceux à estimer aujourd’hui

que ce n’est plus de l’humour,

mais de la rage.  

 

©Michel Duprez

 



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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 07:54

SOUHAIT

Chers enfants de demain
mon cœur vous imagine
ma pensée vous dessine
et je vous tends la main

Là-bas sur le chemin
que la vie vous destine
si loin de vos racines
demeurez des humains

Et marchez sur nos traces
pour faire votre place
mais ne nous suivez pas

Sur les idées étroites
les raisons maladroites
abandonnez nos pas

 

Louis Delorme

Desiderio

 

Cari figli del domani

Il mio cuore v’immagina

Il mio pensiero v’illumina

A voi tendo le mani

 

Laggiù sul cammino

Che la vita vi dona

Così lontano dalle origini

Rimanete umani

 

E camminate sulle nostre orme

per creare le vostre forme

Ma non seguite i nostri falsi

 

Sia per le idee giuste

Che per le ragioni ingiuste

Abbandonate i nostri passi

 

Francesco Casuscelli

 

 

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 07:52

 

 

 

Ce qu'elle aimait par dessus tout, la Fannette, c'était les nuages. Sa mine s'attristait, quand le bleu, le grand bleu, envahissait le ciel : il lui apparaissait alors, comme une vaste et monotone étendue désertique. Mais dès qu'un nuage survenait, c'était une fleur qui jaillissait du sable et le cœur de Fannette battait plus fort et s'exaltait...
Ô nuages où chante le vent, où dort la rosée, nuages-cités éphémères, nuages-château, coussin, édredon ou descente de lit pour la lune, nuages-dentelle, nuages flocon, nuages-mouton, nuages-barbe à papa, nuage qui écrit sur l'azur de brefs poèmes, nuages de la déraison, ondes de folle magie, île de luxuriance et de trésors fugaces, semences de rêves ouatés, terre de douceur et de paix.


 

Pétrir un monde d’amour, ourler de joie les cœurs...
 Et Fannette rayonnait, devenait lumière caressant un nuage.

  

 

©Michèle Freud

 





 

 

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14 mars 2019 4 14 /03 /mars /2019 07:54

Rien n’est encore gagné dans la lutte exemplaire d’une grande partie du peuple algérien. Je lui apporte mon soutien de cœur… Jean Dornac

 

Un Seul Peuple une Seule Prière 

 

Mes frères la machine est lancée,

Ce n’est pas le moment de céder.

Plus que jamais il faut rester soudés

Comme un seul corps debout

Contre l’adversité.

Gardons ce rythme,

Gardons cette cadence,

Mais surtout maintenons l’ordre

Évitons la violence.

Car ceci est notre plus grande arme et,

Sachez qu’elle effraye plus qu’elle ne charme.

Souvenons nous a chaque instant et

Quoi qu’il arrive que

Notre pouvoir est dans la main qu’on donne à nos frères.

De la blanche capitale en passant par Oran la belle

Sétif la majestueuse et Tizi-Ouzou la rebelle,

Constantine la vertigineuse ou Bejaia l’altière

Algériens jusqu’au fin fond de son désert.

Un seul peuple une seule prière.

 

©Djida Cherfi

12/03/19

 

 

 

 

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 07:36

J'ai le plaisir d'accueillir, ce jour un nouveau poète, David Chomier. En illustration, je place pour vous la première et quatrième de couverture de son recueil.

 

 

 

 

Où va le monde ?

Chacun a déjà dû

Déjà dû

Une fois, dix fois, mille fois

A déjà dû se poser la question

 

Où va le monde ?

Pas plus loin que le néant

Pas plus loin

C’est déjà ça !

 

Où va le monde ?

Impossible réponse

Impossible en toute lettre

Impossible à l’être

D’y répondre

 

Où va le monde ?

Pas plus loin que la mort

La mort

La mort de chacun...

 

© David Chomier

 

 

 






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12 mars 2019 2 12 /03 /mars /2019 07:30
©Collage de Michel Bénard

 

«  L’acte créateur lié à  l’Intuitisme, est une respiration de l’âme et son élévation vers l’universel. Un geste premier sans repentirMB.

 

 

 

 

 

L’Intuitisme s’adresse à toutes les formes d’expressions, à tous les arts en privilégiant le Verbe se faisant passerelle à la Matière, penseurs, poètes, peintres et sculpteurs composent sur le même instrument, celui de l’intuition. Souffle de la libre création où chacun puise dans sa réserve d’imaginaire, d’impressions fugitives, de ressentis, où dominent les forces d’un souffle informel, d’une symphonie cosmique.

Un nuage, un mirage viennent de nous auréoler la tête et cela suffit pour déclencher tout le principe de création qui verra naître une œuvre où seul ne peut transparaître que le ressenti, l’informelle impression, la révélation de l’instinct en un mot de l’intuition spontanée. Souvent les œuvres des plasticiens se font l’écho des vers improvisés ou composés des « scribes » poètes.

L’acte créateur « Intuitiste » est de desceller ou d’extraire la beauté indéfinie d’une impression informelle, la luminosité diaphane d’une rupture esthétique. C’est un peu vouloir cueillir le souffle qui passe, saisir la petite voix ténue de l’intérieur, écouter la musique des sphères.

L’intuition, « l’intuitisme », est en quelque sorte un peu l’histoire de toute l’humanité et de l’évolution de l’art et de la notion toute relative de la beauté, depuis les grottes de Lascaux, un des berceaux balbutiants de plus de 35000 ans de l’histoire de l’art. A ce titre les graphistes de la préhistoire étaient sans doute les plus vrais et plus grands « Intuitistes », car rien ou presque n’avait influencé ou pollué l’environnement de leur vision sinon les phénomènes liés à leur environnement direct de survie ou au mystère cosmique souvent synonyme de frayeur ! A ce stade nous en étions à l’instinct premier.

L’intuitisme, c’est également préserver les codes ancestraux de la beauté et les réinterpréter avec un regard de modernité.

C’est un dialogue en quête de routes différentes, au-delà de nous-mêmes, au-delà de nos conditionnements habituels. C’est vivre une sorte de rupture avec le conventionnel.

Vu sous cet angle, nous pourrions presque avancer que l’art « Intuitiste » est un peu cet art ancestral, ce geste pariétal, ce réveil d’une image pétrifiée pour les regards et interrogations du futur et ce besoin d’authenticité pour demain.

L’art inné, instinctif, désintellectualisé !

Par déclinaison avec l’abstraction et en particulier l’abstraction lyrique, nous approchons, mieux que dans nulles autres formes d’expressions, des fondements de l’intuitisme.

Ce lyrisme gestuel, nous le retrouvons entre autres chez des artistes majeurs tels Georges Mathieu, Jackson Pollock, Antoni Clavé, Robert Motherwell, Sam Francis, Zao Wou Ki, Che Ten Chun, Willem De Kooning, etc.

Le signe est informel, la révélation inconsciente.

Il faut sortir du paradigme passé, laisser évoluer le geste, sorte de grande calligraphie indéfinie, écrite ou plutôt tracée dans une sorte d’automatisme linéaire qui déclenche l’imagination se révélant intuitivement.

Nous nous retrouvons dans une sorte de lâcher prise où l’on tente d’exprimer l’invisible, le non représenté.

L’intuitisme se doit de révéler le signe (signifiant ou signifié).

Il faut revenir sans cesse à l’acte créateur libéré, à l’impermanence des formes, des volumes, briser les automatismes, se déconditionner, devenir libre, mettre nos semelles de vent comme notre cher Rimbaud, intuitiste sans même l’imaginer bien avant l’heure.

L’intuitisme est une manière de croiser des univers différents et d’en rassembler divers fragments, soit sur une toile pour le peintre, dans la matière pour le sculpteur ou sur une feuille pour le poète.

Mais à ce propos, je laisserai toutefois une place plus importante aux plasticiens, car mieux que par l’écriture qu’il nous faut interpréter, l’œuvre d’art, elle, nous rend l’intuition plus lisible, elle fixe et matérialise la spontanéité « le geste intuitiste » devient visible.

L’intuitisme doit donner à l’œuvre une reconnaissance, une musicalité tout en conservant un esprit de pureté, demeurer aux sources et aux racines, en veillant surtout à ne pas sombrer dans l’artifice.

Le peintre, le sculpteur devront tenter d’aller au-delà de la matière pour se rapprocher du Verbe et par la poésie rendre visible en échappant à réalité !

Il s’agit ici d’une évolution entre le tangible et l’intangible, le temporel et l’intemporel.

Nous devrions nous rapprocher de cette idée rimbaldienne du grand Opéra du monde où tout se mêle, s’entremêle, en arrive « au dérèglement de tous les sens », vieille image je vous l’accorde, mais si proche de l’intuitisme, à tout prix devenir « voyant », se faire visionnaire comme l’a écrit Michel Random dans son remarquable ouvrage : « L’art visionnaire. »

 

« La vision est une errance au sein de la perfection. »

 

En forme de conclusion, j’aimerai vous transmettre en témoignage les « dits » d’un de nos plus authentiques visionnaires-intuitistes, véritable médium canalisateur des fréquences cosmiques, Franco Cossutta, pur exemple et modèle de l’intuitisme instinctif. Inné !

Au terme d’un entretien que nous avons eu voici ses « dits.»  

 

« Je m’efface par rapport à l’existence, capte les influences extérieures avec ce ressenti de m’intégrer à la peinture, de me mêler aux pigmentations colorées et de me couler dans les formes qui naissent sur la toile.

Ce sentiment « d’intuition » me vient non pas nécessairement lorsque j’exécute une peinture, mais plutôt lorsque je la peaufine, la corrige, la modifie très légèrement du premier jet.

Il ne m’est possible de peindre que lorsque je me retrouve en communication avec l’espace, le cosmos ou un autre environnement parallèle.

Je suis sous influence, tel un récepteur, je deviens le médium de ce qui m’est envoyé ou que je ressens comme tel.  

Il m’est très difficile de pouvoir donner des explications logiques car je ne réagis que sous impulsions externes.

C’est comme si j’étais en perte d’identité, de personnalité pour me fondre dans l’univers, me mêler au grand tout !

Je peux passer d’une sorte de libération extatique à une forme de crucifixion interrogative !

Formule classique. « Qui sommes-nous ? Que deviendrons-nous ? Quel sens a la vie ? »

Autant de questions dont je perçois la réponse mais qui cependant demeurent en suspens.

Pour moi créer ne devient possible que dans l’émotion « intuitive » et non pas dans la réflexion intellectuelle qui fausserait toute l’authenticité de l’œuvre que je ne fais que transposer.

Je ne peux agir dans mon acte créateur tout à fait relatif, qu’intuitivement, sans calculer, sans réfléchir, simplement guidé par des phénomènes externes sur lesquels je n’ai aucune réelle maîtrise.

Dans ce souffle fugitif, sans aucune préparation, les formes, volumes, couleurs se mettent en situation naturellement, automatiquement, si je m’aventure à vouloir reprendre le contrôle tout se bloque et déraille.

Toute explication logique ou cohérente m’échappe, je ne peux rien dire de plus.

Je ne suis que l’intermédiaire de forces cosmiques, telluriques, spirituelles dont je ne peux donner aucune révélation tangible. »  

 

Tel est le ressenti de Franco Cossutta relatif à « l’intuitisme » ce qui en fait est vouloir cueillir le souffle qui passe, être attentif à la petite voie ténue du fond du cœur, c’est percevoir la musique des sphères.

Peut-être même pourrions nous évoquer le troisième œil.

Alors fève d’or dans le gâteau royal, écoutons ce que nous dit de l’intuition en poésie, l’un de nos plus grands poètes, Marc Alyn, authentique Princes de poètes.

 

                                          L’intuition : Troisième œil.    

 

Il y a l’œil et l’œil du fond de l’œil

l’œil du centre

du côté droit

du côté gauche

l’œil du dessus de l’œil

et celui du dessous

chacun cherchant à joindre les deux bouts

de l’image.

 

Puis viennent d’autres yeux captifs du dedans

tissant le clair-obscur au sein des cécités.

 

Mais l’œil dissimulé au plus loin de l’être

que nul ne vit jamais

et qui rayonne pour lui seul dans le noir

cet Œil majeur est le seul à tout voir.

 

Marc Alyn

 

Le geste « intuitiste » relève de la lumière intérieure, où le plus important est le retour à l’originel, en quelque sorte à l’acte créatif premier.    

 

©Michel Bénard.

 







 

 

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 07:30
Caesar van Everdingen - Quatre nymphes et Pégase

 

 

 

 

 

À la nuit venue


Aux soirs de lunes bleues


Des étoiles en dentelles


Nous vous ferons d’autres bouquets d’étincelles


Pour oublier…


Au jardin de la mémoire


On a effacé le Temps


On a détruit l’Histoire


On a fait trop de mal à la Terre

 

Les Poètes des Origines se souviennent


Ils pleurent la beauté de la blondeur des chevaux


Montés par les femmes et les hommes des plaines


Survolés par les Anges de Chagall


La Poésie qu’ils ont semée à travers le Temps et les Pays


Ne périra pas, elle garde l’espoir des peuples…

 

Les Poètes ont la force du chêne, le cœur grand comme l’Univers…


Ils labourent les mots


Au rythme du battement des ailes des chevaux …

 

Ode©

 25 février 2019

 

 

 

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 06:57
Hamlet – Royal Mail Stamps

 

 

 

 

Faut-il flirter

Avec Dame folie

Pour approcher enfin

De l’ultime vérité

Celle dont on ne sait rien ?

Et cette fois connaître

Le fin mot de l’Histoire

Avec ce vide

Ou ce trop plein d’un dieu

Qui toujours s’est amusé

À se cacher

Pour que rien ne soit facile

Que rien ne soit évident

Aux yeux de la prétentieuse

Créature, l’humain

Qui ne mérite rien

Sinon la mort

Et la dilution

Dans le grand ventre

D’un univers éthéré

Que rien jamais

Ne saura remplir :

Ni ombre

Ni lumière

Juste rien

Pour que jamais

Notre ignorance

Comme notre insolence

Ne trouvent

Une source de paix

Ici et maintenant

Là-bas et à jamais !

 

Au creux de mon âme

Résonne l’orage

Des vies maltraitées

Des âmes sacrifiées

À l’orgueil

De misérables poignées

De dictateurs

Athées par orgueil

Voulant se croire importants !

Oui, l’orage gronde en moi

Comme au-dehors !

 

Les sang des innocents

Réclame vengeance

Il réclame le prix

De la vie sacrifiée

Inutilement

Par pure folie

Au nom des imbécilités

De toujours 

Celles de l’orgueil !

Celles de l’argent !

Celles des pouvoirs

À ne jamais partager

Quitte à éradiquer

La vie sur cette planète !

 

Tremble mon âme

De n’avoir pas assez

Lutté contre ces fous

De n’avoir pas assez crié

Contre toutes leurs

Croix gammées

Tous leurs drapeaux

Et oriflammes

Contre toutes leurs armes

Contre tous leurs plaisirs de tuer

Contre leurs abjectes racismes !

Il eut fallu que je me lève

Contre ces criminels de toujours

Qui ont la haine de la vie

Pour garder l’amour du mal

Ce mal qui respire en eux !

 

Hurle mon âme

Plus fort qu’un ouragan

Parce que je n’ai pas

Sauvé la femme et l’enfant

Qui ne demandaient

Que l’amour, que la paix… !

Pleurez mes mots

Vous ne pouvez

Changer ce monde

Alors qu’il le faut

Car il se meurt…
 

©Jean Dornac

Lyon, le 8 mars 2019

 
 
 
 
 

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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 07:16

J'admire le peuple algérien pour son courage et sa non-violence en espérant que le pouvoir ne prendra pas l'initiative de la répression. Je suis fier et heureux de publier ce texte de Djida ! C'est un honneur !! (Jean Dornac)

Tout un peuple debout !

 

 

                                                                                   (Message pour mon peuple)

 

 

 

Mes chers frères,

De vous je suis fière

Vous avez su vous lever en bravant la colère.

Votre révolte pacifique a dessiné une image magnifique. 

Votre idée de défense dans le calme et la prudence,

Témoigne de l’amour en évidence,

Quelles que soient les origines et les différences.

Vos cris en une voix,

Font qu’enfin on y croit.

On croit au peuple et en sa foi,

Sa force son influence,

Pouvoir d’une union sans entorse.

Mes frères vous avez su prouver 

Avec grande simplicité,

À ce monde en difficulté,

Qu’on appelle la liberté par l’unité.

Ce monde vous l’avez stupéfait,

Choqué, interloqué.

Il s’exclame : l’Algérie est civilisée !  

Il s’exclame : vous n’êtes pas des anarchistes illettrés !

Dans l’abus du pouvoir et son indifférence,

Vous avez montré que vous le dépassez.

Au final la jeune Algérie est Cultivée !   

Mes frères je pleure de fierté,

Vous avez atteint un sommet,

Qui ébranle et détruit la risée.

Ceux qui ont cru avoir divisé,

Les enfants de la diversité,

Se rendent compte que ça n’a pas pris,

La jeunesse a tout compris,

Kabyle, Arabe, Tergui ou Chaoui. 

Toi le monde,

Toi qui es Charlie, toi qui es Paris

Toi qui es Libye ou Syrie

Aujourd’hui tu es la belle Algérie.

Algérie de l’union, Algérie de l’humour

Algérie de l’ordre, Algérie de l’amour.

Algérie, aujourd'hui tu es le monde.  

 

©Djida Cherfi

07/03/19.





 

 

 

 

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 07:23

 

 

 

 

« Уступи мне, скворец, уголок,

Посели меня в старом скворешнике »

 

(« Petit étourneau, offre-moi une place,

Accueille-moi dans ton vieux nichoir »)

 

                                                                      Nikolaï Zabolotski

 

 

Parfois, tard dans la nuit, les saints

Quittent l’iconostase de l’église

Et vont, en chantant, vers le lac.

 

Là, étincelants de joie,

Ils jouent avec les lestes reflets des étoiles.

Puis, avant que l’aurore ne s’allume,

Ils rentrent, les mains pleines

De cette sublime lumière liquide.

 

Pour se raccrocher à leur ultime certitude,

Ils visitent en cachette les aveugles

Et emplissent leur sommeil mouvementé

De myriades de belles visions.

 

Ils parlent une langue limpide,

Pleine de voyelles nettes.

 

Les dimanches où le monde

Semble tout à fait arrêté,

De leurs mains translucides,

Ils versent de l’huile

Dans les vieilles veilleuses d’argent

Et illuminent l’autel de leur souffle timide.

 

Ô mystère de leurs paroles

Que leurs lèvres ne se lassent pas de répéter

Dans une ordonnance impeccable.

 

Les saints et leur transparence plénière,

Guidés par l’amour de Dieu et des hommes,

Tiennent si haut l’idée chrétienne

De la puissance de la pauvreté.

 

Voici pourquoi, quand ils prient,

Sans pause ni répit, in arduis fidelis,

À voix basse, en sourdine,

Le ciel acquiert une couleur de saphir !

 

Ah leurs cœurs, leurs fors privés,

Nuanciers de sourires suaves,

Épanchement d’amour somptueux

Dans la triste banalité du quotidien !

 

Ah, tant de splendeur en si peu de mots !

 

©Athanase Vantchev de Thracy

Paris, le 27 février 2019

 

Glose :

 

Nikolaï Alekseïevitch Zabolotski (en russe : Никола́й Алексе́евич Заболо́цкий) est un poète, écrivain et traducteur soviétique de langue russe né le 24 avril 1903 près de Kazan dans l’Empire russe et mort le 14 octobre 1958 à Moscou. Il est l'un des fondateurs du groupe d’avant-garde russe Oberiou.

 

In arduis fidelis : locution latine qui signifie « Fidèle dans l'adversité ».  

 


 
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