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24 mars 2026 2 24 /03 /mars /2026 10:44

Recension : Saghi Farahmandpour – Débris du destin  - Préface Dana Shishmanian - Collection Poésie du monde (Iran) -  Editions du Cygne – format 15x21 -  169 pages -    

Ironie du sort, ou signe prémonitoire, car à l’heure où je vais aborder une réflexion autour du recueil de la poétesse iranienne Saghi Faramandpour  – Débris du destin – des bombes et des missiles anéantissent Téhéran, la démence destructive aveugle des hommes se poursuit inlassablement. Plus de dix mille ans que les peuples subissent la loi démoniaque des tyrans.
 

Pour Saghi Faramandpour la poésie est l’embryon de l’espoir, le salut possible du genre humain. Cette œuvre – Débris du destin – contient tous les cris des peuples soumis, anéantis et broyés par la déchirure de l’indifférence, de l’humiliation au fil des siècles. Il y flotte tout le drame des nations, la blessure de l’expérience vécue. Ici se joue le croisement de deux cultures millénaires où parfois nous touchons au miracle.
 

La seule arme dont dispose Saghi Faramandpour est la voix de la poésie au travers de laquelle elle dénonce le dramatique assassinat de son pays, l’ancienne Perse qui compte aujourd’hui tous les matins, ses morts, ses pendus, ses fusillés, ses torturés et qui fût pourtant l’un des berceaux des civilisations. 
 

Souffle agonisant et révélateur d’un pays et de son peuple sous l’oppression politique et religieuse dont l’obscurantisme est sans limite. Au nom de qui, de quoi, de quel droit doit-on mourir pour un foulard mal porté, une mèche de cheveux éprise de liberté. 
 

Regard sur un pays qui aujourd’hui construit les murs de la tyrannie, alors qu’il fût la source du savoir, de la connaissance et de l’espérance. Il portait avant l’heure l’esprit des lumières.
 

La réalité aujourd’hui est celle-ci : - Le cœur de la ville palpite soucieusement / Et une détresse effrayante et lourde / Guette le seuil de chaque porte… /… - La peur et la douleur sillonnent les rues de la cité, l’horreur est omniprésente, l’opprobre peut frapper à chaque instant du jour ou de la nuit, condamner un innocent pour un quelconque prétexte fallacieux. Nul n’échappe au drame, pas même les enfants, anéantis sous les ruines fumantes de leurs maisons : - L’enfant sans-abri de la ville / Enterre / Son corps fragile / Sous les décombres d’une maison inconnue. -      
Ce peuple souffre tellement que la mort parfois peut demeurer un soulagement, une libération, le terme de l’horreur programmée.

 

Notre lucide poétesse meurtrie se pose souvent la question : - Quelqu’un verra-t-il un jour / Les expirants des rues abandonnées ? -  
 

Cet ouvrage révélateur est beaucoup plus qu’un hurlement, il est le signe de l’agonie de tout un peuple prostré et soumis sous le poids du joug de la tyrannie extrémiste des tortionnaires inquisiteurs dont les yeux et l’esprit aveugles ne dispensent que misère, haine et injustice : - Derrière de hauts et épais barreaux / Ses mains / Tendues vers l’étonnement de la nuit / Sont assoiffées et seules ; -  Hommes haineux est aux aguets …/… 
 

La haine du pouvoir en place frappe tout un peuple, personne n’y échappe à cette oppression obsessionnelle, seule raison des tortionnaires agissant.
 

La peur rode, les sanglots et les lamentations resonnent, la torture digne d’un obscur moyen-âge est omniprésente jusqu’au bord de la tombe : - Les tortures et les chaînes de peur / Rivées aux mains et aux pieds cassés / Ces cris étouffés dans la gorge / Ces gémissement sourds / Ces sanglots et ces lamentations ; -
 

Pourquoi autant de mépris, d’humiliations, de sadismes, reposant sur de faux-prétextes, de malheureuses paroles, de délations, pourquoi ce monde entre les mains d’hystériques aliénés par des lois interprétées, mal comprises et déformées pour la seule faveur des hommes.   
 

Les poudroiements des instants de bonheur sont rares et précieux, ils sont clandestins et dérobés au hasard de la vie, ils sont une ouverture de ciel bleu, sur une époque sombre et corrompue : - Dérober un moment doux et frais / Rire un peu être heureux ! – 
 

Saghi Faramandpour se prend souvent à rêver d’un pays de lumière où l’harmonie serait revenue, jusqu’à devenir la norme.


Certains poèmes se veulent le pendant d’authentiques prières d’une âme en résilience ! 


Notre poétesse trop souvent confrontée à l’horreur, se prend à rêver, à imaginer la douceur des flocons de neige, le silence bienfaisant et la paix enfin revenue :  - A la recherche d’un nouveau moment / En quête d’une gouttelette d’espoir… - Viendra-t-il le temps de l’expiation ? 


Ce recueil regorge de très belles et poignantes images, de constellations symboliques, de douces visions, mais malheureusement aussi de terrifiantes expériences, épreuves et constatations : - J’aurais aimé savoir / Si les deux ou trois rides aux coins de ses yeux humides – Se mouillent de larmes / Ou de bruines ! – 


Parfois pour amie il ne reste à notre poétesse que son ombre, il ne demeure que la lumière fébrile d’un regard pour s’amarrer à l’existence. Cependant malgré les circonstances elle ne lâche pas prise et se veut toujours porteuse du flambeau de l’espoir, d’une résurrection possible, de croire pouvoir rejoindre un autre chemin et recommencer !


Saghi Farahmandour a pleinement conscience que par la poésie nous sauverons l’amour, en nous extirpant de la haine aveugle et de l’ignorance réductrice et que nous parviendrons à reconstruire dans les – Débris du destin

Michel Bénard.


Lauréat de l’Académie française
Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

Michel Bénard a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.  
 

 

 

 

 

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14 mars 2026 6 14 /03 /mars /2026 10:45

 

 

Il se peut que les poètes

Soient des accoucheurs

De vos pressantes soifs

Il se peut, les temps sont si durs,

Que vous n’en sachiez jamais rien

Ils s’occupent depuis toujours

À recueillir les eaux de la nuit

Dans leurs pauvres mains sableuses

Les eaux précieuses aux oiseaux :

Goutte de rosée, flaque de pluie

Les eaux froides de la renoncule

Clé d’or du ruisseau aux orties

Les eaux tremblées de la libellule

Dans son fourreau de papier gris

Les eaux cachées des myosotis

Qui ont déjà bu tout le ciel

Et qui, les mains croisées dans le dos,

Ont des mines rosissantes

De petits nains de maternelle

 

Il se peut que les poètes

Soient des assoiffés de l’amour

Et qu’ils cachent bien leurs intentions

Au long des mots en perdition

Qui boivent la tasse de l’habitude

Des hommes et de leurs turpitudes

 

Il se peut qu’ils en connaissent un rayon

De miel ou de bicyclette

Et de soleil bien sur la crête

Les poètes de l’émotion

Pour désaltérer la solitude…

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER 

 


 

 

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8 mars 2026 7 08 /03 /mars /2026 14:05
Furtive, de Claude LUEZIOR
 

Claude !!

 

 
furtive / furtiva : édition bilingue en français et roumain, préface de Sonia Elvireanu, traduction de Tudor Stefan Gotia, photo de couverture : Nicole Hardouin, éditions Ars longa (Roumanie) : Maison d’édition Ars Longa, 120 pages
 

 


furtive de Claude Luezior a été écrit en 1998 et il fait partie d’une trilogie avec fluide et fragile. Trois f minuscules pour évoquer l’Amour avec un grand A.

Comme nous le rappelle Sonia Elvireanu dans sa très belle préface, Claude Luezior est un poète prolifique, maintes fois récompensé, par le Prix de l’Académie Française notamment en 2001 mais la liste est longue.

On retrouve dans furtive ce qui fait la marque essentielle de l’écriture de Luezior, à savoir les hautes valeurs de l’humanisme, la sensibilité et l’humour aussi.

Plus loin, en Roumanie, un jeune étudiant, Tudor Stefan Goția découvre les recueils de notre poète suisse et avec l’enthousiasme de ses vingt ans entreprend de le traduire dans sa propre langue.

Nous avions déjà croisé ce jeune traducteur et poète dans les pages de la revue belge Traversées...

Barbara Auzou, in : recension Les belles phrases

 

 

 

 

           
 
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6 mars 2026 5 06 /03 /mars /2026 15:43

 https://www.citation-celebre.com/citations/12446
 
 

 

 

Derrière chaque front

Une pensée insaisissable

 

il n’est que le regard

Pour lever les scellés

 

Il n’est que le sourire

pour en plaider le don

à sa juste valeur

à son plus juste prix

quand l’âme y transparaît

en aveu d’elle-même

nue de vérité

neuve de gravité

 

le jeu des mains le geste

escortent finement

la révélation consentie

mais leur absence énonce

                                     des secrets si bien emmurés

que le destin se fige alors

et se détourne au gré

de sa fatale cécité

 

Il n’est que le regard d’enfant

Pour lever les scellés 

 

©Pierre  Guérande

 

 

           
 
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29 janvier 2026 4 29 /01 /janvier /2026 14:34

 Rodin - Le penseur

 

Quand le fond de ma pensée devient l’action
d’atterrir au sommet de son point de départ
après avoir longtemps survolé tous ces paysages
ressemblant à s’y méprendre
à un mélange de soleil et de brouillard
avec lequel le nouveau monologue en trompe-l’oreille
apparu devant moi sans remuer les lèvres
a eu l’idée de s’emmitoufler.
 
Quand ce dernier m’a persuadé
que, pour l’entendre, il fallait savoir l’attendre
et, de préférence, en évitant de se laisser attendrir
par ces clichés de plus en plus vrais que nature
dont les effets secondaires
font que nous ayons parfois tout faux,
je sens mes doigts qui se réveillent,
estimant qu’il est urgent de réimproviser,
sachant que tout être conscient devrait en principe
avoir confiance en son inconscient.
 
 ©Michel Duprez                                                                
 
 
 
 

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14 janvier 2026 3 14 /01 /janvier /2026 14:18

 

 
 
A l’orée de la nouvelle année
Je vois les buissons des derniers jours
De l’an défunt où tout ne fut pas mauvais
Ou tout ne fut pas bon...
 
Les orgueilleux ont fanfaronnés
Comme toujours !
Les méchants ont blessé
Comme toujours !
 
Les racistes
Se cachent de moins en moins
Ils sont idiots, le savent
Mais ne changent rien par haine
 
Les puissants ont tué
C’est leur fonction
Autant que possible
Ils ont massacrés des innocents
 
Pour se sentir toujours
Plus importants
Ne réalisant pas
A quel point ils ne sont que des ratés
 
Le monde a beau évoluer
Ils ne connaît pas
Le chemin de la paix et du respect
Il ne connaît que la folie des brutes
 
Parlez d’amour à l’un d’eux
Il restera yeux ronds
Bouche ouverte
Comme si vous lui parliez depuis Mars

 

©Jean Dornac
Lannion, le 14 janvier 2026


          Jean Dornac a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.  

 
 


 

 

 

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7 janvier 2026 3 07 /01 /janvier /2026 14:43

J'ai reçu de nombreux voeux pour 2026 et pas encore répondu... J'en suis désolé, mais la vérité c'est que depuis le 2 janvier, une grosse gastro s'est attaquée à moi et m'a laissé sans force, je suis vidé au sens propre comme au sens figuré ! Pas besoin d'un dessin, je pense...😱

Alors à toutes et à tous, du fond du coeur, je vous souhaite une excellente nouvelle année, en espérant que Poutine nous oublie et que Trump arrête ses imbécilités criminelles !! Evidemment, pour ces deux escrocs, ce n'est pas gagné...

©Jean Dornac
Lannion, le 07 janvier 2026


          Jean Dornac a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.  

 
 


 

 

 

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5 janvier 2026 1 05 /01 /janvier /2026 09:23

À l'heure où le monde entier semble plonger dans le bouillon du totalitarisme ...

 

https://stock.adobe.com/images/laicite-france-laique-aux-couleurs-du-drapeau-francais-liberte-egalite-fraternite-illustration-vectorielle/417872502

 

 

 

Parmi les mots vieillis, usés

fatigués, épuisés

entamés, parfois

il y a ces trois-là :

 

LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

 

Ah ! On peut dire

qu'ils en ont bavé

des ronds de chapeau

pour faire tenir ensemble

le contenant et le contenu

ces trois-là !

 

Et même si l'esprit

s'est un peu évaporé

même s'ils essaient parfois

de s'échapper chacun de leur côté

ils s'en sortent bien 

Chez nous

 

Unis comme les doigts de la main

ils sont sur toutes les tables de qualité

car ils ont de la bouteille

et une belle étiquette 

bien lisible :

 

RÉPUBLIQUE

FRANÇAISE

Bleu blanc rouge

millésime 1789

 

qui unit et permet de rêver

en trinquant avec les amis

au meilleur cru

auquel on croit

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER 

 


 

 

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30 décembre 2025 2 30 /12 /décembre /2025 10:02
Blanche nuit de Noël
 
Poudré de givre et collier de corail, l'hiver s'est habillé de houx.
En ce vingt-quatre décembre, la neige tombe à gros flocons, emportant nos empreintes.
Paré de ses plus beaux atours, le sapin fait vibrer nos âmes, tandis qu'au loin carillonne la bonne nouvelle.
La nuit devient opaline.
 
La table est mise.
Des figurines en biscuit de Sèvres mêlent leur blancheur à celle de la nappe fleurie.
La transparence du cristal s'harmonise avec la blancheur laiteuse des bougies.
Derrière un paravent ivoire revient le souvenir d'Antoine Carême.
 
Une gourmandise se prépare.
Onctueuse, raffinée, la crème Chantilly est servie. 
Les choux amandines à la crème voguent sur le lac blanc de la délicatesse.
Un gourmet porte aux nues cette douceur :
 
        Une joie palpite, blanche comme un bouquet de plumes
        A la croisée, des cristaux de givre ont dessiné une lettrine
        Fleur de dentelle, elle vient défier le poids d'une perle
                qu'une nuit de lumières a brodé sur la robe des fées
        Blanche nuit de Noël, tu fleuris au pinceau de l'hiver.
 
Ce dessert devient Virgile, Chardin et Chopin à la fois.
 
Comme un ballet bien réglé arrive la confidence d'une sommelière : 
Sublime haut-brion ou brouet spartiate, l'essentiel est de savoir quel est le mets qui va les accompagner.
 
Ainsi vint le vin pour sublimer le chou amandine à la crème Chantilly :
 
             Cuvée "Ainsi soit-il" - AOP Montlouis-sur-Loire
           vin blanc effervescent - méthode traditionnelle 2024
                            d'Agnès Souchon, vigneronne
 
Dans sa blancheur immaculée, un cygne s'envola, laissant dans son sillage un rêve étoilé en cette blanche nuit de Noël.
                                                                            
                                                        R.S
                                                                 mercredi 24 décembre 2025
 
Sources : 
 
* Trois couleurs et le blanc
Avec les trois seules couleurs primaires -bleu cyan, rouge magenta et jaune- nous obtenons toutes les couleurs de la nature, y compris le noir.
Comme sa contre-couleur, le noir, le blanc se situe aux deux extrémités de la gamme chromatique.
Absolu et n'ayant d'autres variations que celles qui vont de la matité à la brillance, le blanc signifie tantôt l'abscence, tantôt la somme des couleurs.
 
* un peu d'histoire : 
En ce temps-là, au château de Chantilly, il n'y avait pas de salle à manger. 
Une table était dressée, avec une nappe jusqu'au sol, sur des tréteaux en fonction du nombre d'invités.
En 1784, la première mention de "salle à manger" apparaît sur les plans du château de Chantilly.
L'usage de la fourchette et du couteau individuels se répand, ainsi que celui de la serviette. L'assiette apparaît en 1538, François 1er en commande alors six.
Jusqu'au XVIIIème siècle, la vaisselle sera avant tout métallique.
La céramique se répand avec Catherine de Médicis, mais reste exceptionnelle jusqu'à la fin du XVIIème siècle.
Puis la porcelaine de Chine, la faïence, la céramique remplacent l'orfévrerie.
 
Chantilly possède la crèmerie la plus célèbre d'Europe.
Edifiée en 1754, se dresse la fameuse Laiterie du Prince de Condé, toute de marbre vêtue.
Mais on oublie souvent de préciser que cette laiterie d'exception inspira à Marie-Antoinette le hameau qu'elle fit construire en 1783 dans le parc de Versailles.
La dernière des reines rendait ainsi hommage à la plus noble des crèmes.
En 1799, la crèmerie est détruite, mais le duc d'Aumale corrigera plus tard cet affront de la Révolution.
 
        extraits du supplément culture des Annonces de la Seine, octobre 2006  


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27 novembre 2025 4 27 /11 /novembre /2025 13:56

J'ai le grand plaisir de vous présenter et proposer le nouveau livre de Nicole Coppey ! J'espère que vous lui réserverez un excellent accueil !

 

 

©Nicole Coppey

 

 

 

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  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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