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©Jean Dornac
Lannion, le 14 janvier 2026
Jean Dornac a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.
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©Jean Dornac
Lannion, le 14 janvier 2026
Jean Dornac a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.
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J'ai reçu de nombreux voeux pour 2026 et pas encore répondu... J'en suis désolé, mais la vérité c'est que depuis le 2 janvier, une grosse gastro s'est attaquée à moi et m'a laissé sans force, je suis vidé au sens propre comme au sens figuré ! Pas besoin d'un dessin, je pense...😱
Alors à toutes et à tous, du fond du coeur, je vous souhaite une excellente nouvelle année, en espérant que Poutine nous oublie et que Trump arrête ses imbécilités criminelles !! Evidemment, pour ces deux escrocs, ce n'est pas gagné...
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©Jean Dornac
Lannion, le 07 janvier 2026
Jean Dornac a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.
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À l'heure où le monde entier semble plonger dans le bouillon du totalitarisme ...
Parmi les mots vieillis, usés
fatigués, épuisés
entamés, parfois
il y a ces trois-là :
LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ
Ah ! On peut dire
qu'ils en ont bavé
des ronds de chapeau
pour faire tenir ensemble
le contenant et le contenu
ces trois-là !
Et même si l'esprit
s'est un peu évaporé
même s'ils essaient parfois
de s'échapper chacun de leur côté
ils s'en sortent bien
Chez nous
Unis comme les doigts de la main
ils sont sur toutes les tables de qualité
car ils ont de la bouteille
et une belle étiquette
bien lisible :
RÉPUBLIQUE
FRANÇAISE
Bleu blanc rouge
millésime 1789
qui unit et permet de rêver
en trinquant avec les amis
au meilleur cru
auquel on croit
© Jeanne CHAMPEL GRENIER
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J'ai le grand plaisir de vous présenter et proposer le nouveau livre de Nicole Coppey ! J'espère que vous lui réserverez un excellent accueil !
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©Nicole Coppey
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J'ai la joie de publier un nouvel auteur, Alvie Mouzita, qui nous vient du Congo ! J'espère que vous lui réservez un excellent accueil !!
Alvie Mouzita est un écrivain et enseignant congolais, né le 18 octobre 1998 à Mindouli, en République du Congo. Lauréat d'une vingtaine de prix littéraires internationaux tels que le Prix MILA du Livre Francophone 2023 avec Chants pour une fleur, ce poète est reconnu pour sa poésie lyrique mêlant quête identitaire, mélancolie, révolte et spiritualité africaine. Il poursuit à l'université Marien Ngouabi un Doctorat qui porte sur les enjeux écologiques dans le roman africain postcolonial d'expression anglaise.
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https://www.cultivonsnous.fr/je-t-offre-mon-coeur/
Retrouvailles
Je viendrai, seul et sombre, à l’ombre des falaises,
Offrir à tes pieds toutes mes larmes fragiles,
Ô toi qui dors là-bas où silence t’apaise.
Et je prendrai les ailes s’il faut partir agile…
Sans te voir, j’ai longtemps vécu sans horizon ;
Je ne puis donc tenir ce flot qui m’envahit.
Tes pensées m’ont fait choir dans le fleuve maudit,
Et crois-moi, sans te voir, je serai sans raison.
Mais j’irai loin, très loin, là où toute vie expire,
Si jamais je te vois. Je t’aime et je viendrai.
Et si à mes yeux tu dérobes, je te verrai
Dans le souvenir qui m’ôtera du soupir.
J’offre à ta tombe une fleur qui m’offre bonheur.
Mais toujours je l’ignore, car toujours je pleure.
©Alvie Mouzita
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Recension : - Ara Alexandre Shishmanian – Oniriques
Editions PHOS 2025 - Traduction Ara Alexandre Shishmanian & Dana Shishmanian – Préface Dana Shishmanian – Illustration de 1ere de couverture Victor Brauner - Format 14 ½ X 21 – Nombre de pages 154
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Au-delà de ses méandres et arcanes nous pouvons comprendre « qu’il nous reste à survivre en réinventant l’écriture. » C’est exactement sur cette voie que s’engage le poète insolite et singulier, Ara Alexandre Shishmanian.
« Oniriques » ce nouvel ouvrage qu’il nous présente aujourd’hui ne trahit pas son titre, c’est un véritable chant intuitiste, surréaliste qui nous entraîne en des dédales déroutants où le lecteur risque parfois de s’égarer.
Ara Alexandre Shishmanian nous propose une œuvre qui vient de loin, au-delà d’un contexte poststalinien où l’onirisme comme l’hédonisme non conforme au parti étaient proscrits. C’est bien cette contrainte qui a donné en partie toute sa force à l’écriture de notre narrateur.
Un poète a toujours besoin de rêve, le simple fait de choisir une œuvre de l’artiste surréaliste Victor Brauner en première de couverture en dit long sur l’intention de l’auteur. Voici une écriture poétique qui brise les codes en nous transportant dans un espace se situant entre le profane et le sacré. La touche mystique n’est pas loin. Cette œuvre contient une musique syncrétique, mélange où fusion des pensées et des religions.
Ara Alexandre Shishmanian est un brillant intellectuel qui nous guide sur des chemins singuliers auxquels nous n’avons pas toujours accès. L’écriture est des plus personnelles déroutant souvent le lecteur, c’est le règne de la métaphore, du symbole, du paradoxe. Le chemin est incertain, alambiqué, où les plus intrigantes rencontres sont toujours possibles. Avec cette écriture nous oscillons entre une réalité indéniable et une note surréelle sous-jacente qui donne tout son piment à l’écriture. « J’écris en rêve un livre que je ne comprends pas. » Ici en cet espace intemporel, le fou, le clown, le chaman peuvent se croiser et faire ensemble une partie du chemin de vie. Cette vie souvent se révèle être une déchirure permanente entre les cendres et les larmes.
Voyage étrange, surprenant et pourtant poétique où l’auteur lui-même s’étonne, ce qui n’est pas sans nous rappeler un certain « Je, est un autre » cher à Arthur Rimbaud.
Au travers de son transport poétique Ara Alexandre Shishmanian franchit le Styx et rejoint les enfants innocents qui jouent parmi les cercueils blancs. Le monde des hommes est tellement frelaté que l’insolite est toujours au rendez-vous.
Indéniablement nous traversons des espaces d’authentiques puretés poétiques, nous y croisons des diamants ciselés, notre poète est à sa façon une sorte d’orfèvre, qui joue avec les contradictions, les contreformes. L’étrange est dominant, j’imagine bien dans mes fantasmes, Ara Alexandre Shishmanian comme sage ou gourou alchimiste parmi ses cornues.
Non, ne cherchez pas la ponctuation, car ici aussi notre narrateur se lance un défi, il réinvente un langage, une écriture, une vision hors norme où le temps se fait jour et ténèbres, poussière d’or, chandelle ou squelette.
Dans cette poésie nous avançons à pas comptés, prudemment, car nous risquons vite de nous égarer, pour nous retrouver dans une situation inextricable où l’absurde côtoie la raison.
Oserai-je dire que la poésie de notre scribe est hiéroglyphique, je m’interroge ! « J’étais - mais je ne voyais pas – j’étais – » Tel le polyèdre, la poésie ici est porteuse de nombreuses facettes énigmatiques, elle est un exil où il faut savoir prendre le risque de franchir des labyrinthes, de défier les Cerbères de l’univers. Le voyage au cœur de la pensée « scishmanienne » est à la fois helléniste et dantesque, notre poète compose et construit des images étranges de notre monde préoccupant et incertain, mais néanmoins il n’a de cesse de croire encore et toujours à l’amour.
Cette œuvre singulière nous plonge dans l’absurde de notre société dite « humaine » mais qui pourrait aussi très bien s’associer aux travaux des adeptes de l’école de l’Oulipo chère à son fondateur Raymond Queneau, à Georges Perec membre majeur du mouvement etc.
Ara Alexandre Shishmanian est un poète qui joue de la dérision, de l’absurde, il aimerait s’envoler avec des anges verts, des chimères et des fantômes sortis de la fabrique, mais néanmoins il use de formules rassurantes telles « des flammes tiennent les oiseaux des hauteurs dans leurs mains » ou encore « barques esseulées – simples images – pareilles aux anges d’un tableau – » « une feuille de crépuscule géant parsemée d’étoiles. »
Notre poète érige son codex, son langage, sa propre expression, qui nous bousculent et nous déroutent tout en nous offrant d’étonnantes fleurs inconnues. Par la magie du verbe Ara Alexandre Shishmanian va jusqu’au transfert de lui-même, au dédoublement, sorte de phénomène d’ubiquité.
Il faut bien se séparer, alors je conclurai sur cette citation personnelle : « Il ne suffit pas à la poésie d’être sincère, elle se doit surtout d’être libre ! »
©Michel Bénard.
Lauréat de l’Académie française.
Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Michel Bénard a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.
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Visuel : Cité corsaire
©Roland Souchon
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Sur la recommandation de Michel Bénard
Notice biographique et bibliographique
Arwa BEN DHIA est née en 1986 en Tunisie qu’elle quitte en 2009 pour poursuivre ses études d’ingénieur télécoms en France. Elle est docteure en électronique, ingénieure brevets, poète polyglotte, traductrice, autrice et préfacière de plusieurs recueils de poésies. Son dernier recueil « Les quatre et une saisons » coédité en octobre 2024 par les éditions du Cygne en France et les éditions Arabesques en Tunisie a reçu un Diplôme d’Honneur 2024 décerné par la Société des Poètes Français, ainsi que le prix littéraire Dina Sahyouni 2025 décerné par la SIÉFÉGP. Ce recueil, ainsi que son avant-dernier « Silence Orange » ont été transcrits en braille. Arwa a participé à plusieurs revues et anthologies poétiques. Elle est sociétaire de la Société des Gens de Lettres (SDGL), de la Sofia, de la Société des Poètes Français (SPF) et de la Société des Auteurs et Poètes de la Francophonie (SAPF), ainsi que membre d'autres associations culturelles dont la Défense de la Langue Française (DFL), Coup De Soleil et Apulivre. Arwa a aussi été honorée en 2025 par la distinction d’Ambassadrice de la Paix par le Cercle Universel des Ambassadeurs de la Paix (CUAP).
Distinctions
Publications
Outre les différents articles scientifiques publiés dans des conférences et revues internationales durant sa thèse de doctorat, Arwa Ben Dhia a publié :
– Un livre scientifique “Designing a Robust Mesh of Clusters FPGA: Hardening basic blocks”, éditions LAMBERT 2015
Des recueils de poésies :
– « Les quatre et une saisons », éditions du Cygne et éditions Arabesques 2024
– « Silence Orange », éditions Mindset 2023
– « Parfum d’amour », éditions Tsémah 2015
– « Voyage de senteurs », éditions Tsémah 2015
– « L’amour aux temps du web », éditions Tsémah 2014
Et a participé à des anthologies / ouvrages collectifs :
– « Les poètes ne meurent pas en exil », éditions Constellations 2025
– « Beyond Life is Poetry », éditions Les Amazones 2025
– « Îles mystérieuses », éditions Les Embruns 2025
– Exit, numéro 118, polaroïd de Carthage, éditions gaz moutarde 2025
– « Poésie : luttes et combats », éditions Milot 2024
Traductions
– « Peau » de Manon Godet, recueil de nouvelles poétiques publié aux éditions du Cygne, du français vers l’arabe, éditions Arabesques 2025
Le chant de l’exilé - Arwa BEN DHIA
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Expatriation © Fotolia – olly - https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/pixel-13-14/jeunes-francais-a-l-etranger-les-raisons-de-l-exil-1930560
Je traîne mes pas lourds
Étranger au matin,
Dans la brume d’un port
Aux rivages lointains.
Je vogue, tel un voilier égaré,
Sur des flots indolents.
Tout s’efface comme une ombre qui danse,
L’exil m’étreint dans sa froide absence.
Mon âme esseulée, hélas, ne peut qu’entendre
L’écho des rires malveillants, des bruits indifférents.
Moi, rêveur aux ailes de grandeur déployées,
Je heurte en vain les murs de leur regard étroit.
Chacun de mes mots s’effondre
Dans leurs oreilles en un vain contrepoids.
Ils ignorent mes cieux, lieu de mes songes.
Ils ignorent les vents où mon cœur voyage.
Mais qu’importe la foule aux albatros ?
J’erre, noble albatros, en chantant,
Fuyant ce monde sans évasion.
Seul le cygne noir entend ma chanson.
Inédit
© Arwa BEN DHIA
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