Visuel : Cité corsaire
©Roland Souchon
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Visuel : Cité corsaire
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J'ai le plaisir de vous recommander le nouveau livre de Roland Souchon !
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Le poète doit être un témoin.
Il éclaire les êtres et les choses sans aucune distinction entre grand et petit, entre l’important et l’insignifiant. La nature, source inépuisable, est son miroir.
Le poète suit, au quotidien, le sentier de l’émotion.
La poésie est temps de lumière ; elle ignore l’indifférence.
La poésie est ardeur, parfois refus et même révolte pour faire vivre l’invisible.
Peindre, c’est ouvrir par la force créatrice de la couleur un immense espace de poésie et de liberté. Peindre, c’est sans cesse partir en quête, s’émerveiller au fil des quatre saisons.
Peindre, c’est aimer.
Écrire, peindre
C’est apprivoiser l’ombre et la lumière
C’est cueillir à la source des mots l’eau vive des couleurs.
Mon seul désir est la recherche de la beauté
Bon de réservation d’ouvrage dédicacé
à adresser à : Roland SOUCHON - 8, rue Henry Dunant - 94370 SUCY
L’écharpe d’Iris
72 pages 15X21cm – 38 poèmes – 4 nouvelles – 4 calligraphies – 3 reproductions d’œuvres picturales - de Roland SOUCHON
Avant-propos de Alain FC MORINAIS – Post-face de Philippe COURTEL
Nbre :.........X 10€ (+ frais d’envoi unitaires) soit 10,00€ l'unité + 5,22€
soit .........................€
Chèque à établir à l’ordre de Roland SOUCHON
Nom en lettres majuscules du ou des destinataires de la dédicace : ...................................................................................................... ...................................................................................................... .......................................................................................................
Le ou les exemplaires seront expédiés par voie postale à, Nom et adresse : ......................................................................................................... ......................................................................................................... .......................................................................................................... ......................................................................................................... ............................................................................................................
© Roland SOUCHON
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Illustration reçue de l’auteur du poème
Faire du vent coupant des matins enjoués
Faire de la pluie des soirs joyeux
Faire du doute un argument de conquêtes
Faire de l’hésitation et de la réflexion des alliés plus sûrs que l’audace la plus téméraire et l’émoi le plus fin
Faire du mystère et du secret un couple d’émotions au parfum d’une muse
Faire d’un bleu la couleur qui réchauffe et les cœurs qui s’émerveillent.
©Roland Souchon
le 1er août 2024
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© PHOTOPQR/LE TELEGRAMME
Au vent de galerne
Claque le Gwenn-ha-Du
Bonjour Bretons et Gallos,
Dites moi pourquoi avez-vous choisi neuf rayures horizontales (cinq noires et quatre blanches) brisées près du mât d’un rectangle d’hermine ?
Il se dit du côté de Landerneau que les ducs de Bretagne sont des cadets des comtes de Dreux. En effet, c’est à l’occasion d’un mariage avec Damoiselle Alix de Thouars que l’hermine arriva en Bretagne.
Le carnassier au poil blanc immaculé apporta en Bretagne innocence et pureté. Tout un programme !
Alors me direz vous :
Où sont les fourrures d’hermine caressant les jolis minois et les camails des vénérables ecclésiastiques ?
Qu’en est-il à présent du blanc et de l’association avec du noir, couleurs à part entière ?
Le blanc reste la voie du Sage, de la prudence et de la pureté. C’est la charnière du visible et de l’invisible. Le blanc prend naissance à l’Est dans la clarté de l’aube et vient finir sa course à l’Ouest sur les rivages maritimes où toutes les couleurs du jour s’évanouissent au profit de la nuit.
Quant au noir, c’est la contre - couleur du blanc.
Il se situe, comme le blanc, aux deux extrémités de la gamme chromatique.
Placé sur l’axe Nord - Sud, le noir exprime la chute, la mort du soleil, le silence éternel.
Il est aussi les eaux profondes, les abysses de la grande obscurité gestatrice, le grand réservoir de vie latente où vivent les déesses - mères de la fertilité.
Aujourd’hui, le vent hurle sur la presqu’île de Crozon et le drapeau flotte sous les embruns.
Entendez vous le biniou sous la hampe du Gwen-ha-Du ?
Il s’égaye de bleu, de rouge et de jaune : les couleurs de la VIE.
©Roland Souchon
le 1er août 2024
www.rolandsouchon.com
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Suite à la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République, un levain d’inquiétude s’est levé.
A droite, à gauche, au centre, le torchon brûle.
A entendre des mensonges du matin au soir, nous finirons par ne plus croire personne, à commencer par les agitateurs du « Nouveau Front populaire ». Il y a ceux qui gâchent la République, ceux qui se rallient à un mouvement politique pour être sûrs d’être élus députés et de rester au chaud pendant cinq ans sous un énorme édredon rembourré des plumes du reniement de leurs idées premières.
Et puis, il y a ceux qui préfèrent le chemin de la franchise avec le courage de dire la vérité.
Ne nous fions pas aux guirlandes de lampions trop vite éteints.
A nouveau, la société doit changer.
Mesdames et Messieurs les candidats, entendez la bonne ivresse de la jeunesse.
Elle n’écoutera pas les balivernes de circonstance.
Elle ne jettera pas de pavés. En revanche, elle a une très forte envie d’écouter un poème, de lire un conte de fée en trois volumes et d’entendre, main dans la main, une musique tsigane jusqu’au bout de la nuit.
Demain s’envoleront les pigeons du parvis de Notre-Dame, et je ne me lasserai pas de suivre ce sillon bleu où chante la liberté.
R S - juin 2024
SOURCES :
Il y a 88 ans, sorti des urnes du 4 mai 1936, c’est le Rassemblement populaire qui l’emporte.
Dès le lendemain, les grèves se multiplient. Léon Blum accepte la responsabilité de chef de gouvernement.
Les conséquences du mouvement de juin 1936 sont considérables.
Le 11 juin, sont ainsi votés les congés payés, les conventions collectives et le 12, les quarante heures.
Il convient de préciser que, ni les 40 heures ni les congés payés ne figuraient dans le programme du Front populaire.
A la fin de l’année 1936, le bilan du Front populaire est bien moins rose qu’on ne l’a souvent dit.
La hausse des prix annule très vite les augmentations conquises en juin.
Par ailleurs, rien n’est fait sur les retraites.
La France sort du Front populaire avec un système d’indemnisation du chômage totalement désuet.
Les femmes n’ont toujours pas le droit de vote et se retrouvent, dès 1937, rejetées du marché du travail.
Il reste que Léon Blum était d’une humanité profonde.
Sur le plan des idées, il n’a, à aucun moment, voulu imposer, mais toujours convaincre avec le courage qui l’animait.
Il s’agissait pour lui de dire toujours la vérité.
©Roland Souchon
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Huile sur bois de peuplier - Tondo, diamètre 80 cm
www.rolandsouchon.com
L’équinoxe de printemps est dans un ciel de soie bleue aux sillons d’écume
Avril tintinnabule de tonalités nouvelles
Le chemin volte et cabriole, ébloui par la tendresse de l’aube
Fuyant la ligne droite, il préfère les sentes ondoyantes où chantent les pierres.
ODE :
L’âme des pierres
En quête de la fascination des origines, ses pas s’allongent sur le chemin brodé de vent
Entre alisiers et sorbiers, c’est une mélodie fécondée par la magie du printemps
A chaque instant, une gorgée de renouveau illumine son âme
L’humble pierre est son talisman, gardien de l’étincelle primitive
Ô toi pierre des sentes bûcheronnes
Ton échine aux arêtes vives prend l’allure altière d’un cheval fougueux
Ô toi pierre, roche magmatique
Tu es couleur dans le chant des voyelles
A pour ton mica qui brasille
E pour ton quartz blanc
I pour ton rouquin feldspath
Ô toi pierre incrustée de mystère, à peine apaisée de l’érosion des millénaires
Ton cœur palpite dans le silence d’un matin de brume
Ô toi pierre de l’adret
Tu es ce brandon de braise où se dessine un frais minois
Ovale angélique rêvé des sculpteurs helléniques
Sur le chemin du temps, les pierres savent que la roue tourne, infatigable
Il faut donner pleine confiance aux pierres, mémoire à ciel ouvert
Ô toi pierre de l’ubac
Tu t’émerveilles à l’offrande de la première neige
Ô toi pierre, tu aimes ceux qui étreignent l’arbre sous la morsure de l’hiver
Ô toi pierre, roche éruptive
Sous les sanglots du ciel
Tu restes fidèle à celles qui n’ont ni consolation ni douceur
Ô toi pierre
L’aube de mai te reconnaît
Lorsque le pollen poudre la lèvre des fées
Ô toi pierre
A l’étiage de la rivière
Tu sédimentes une partition aux reflets céladon
Seule la pierre sait que, sur la feuille du roncier, tout le jour a guetté le dernier soleil pour s’endormir dans un éclat de garance.
©Roland Souchon
2024
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image : Roland Souchon
L’astre brillait
Un enfant jouait à l’ombre d’un jujubier
Aveugle, un fusil s’est armé
Sous le soleil de Palestine, un enfant de Gaza s’est écroulé
Sur les ruines de la haine, un papillon s’est posé
De ses ailes empourprées, des voix se sont élevées
Mirage d’une paix enfouie à jamais
Et la nuit est tombée
Dans le ciel, la lune.
©Roland Souchon
avril 2024
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VISUEL : Manuscrit : Une rature féconde
Au feu de la forge, le poète façonne ses métaphores.
Chantez rêves éveillés où murmure une voix qui vient de loin, d’une terre incarnée aux mille visages.
Dansez lanternes vénitiennes au bal des quintil et sonnet.
Impatient, le stylo plonge dans l’encrier ; quelques gouttes d’encre étoilent la page blanche, puis la plume se ressaisit et glisse toute en harmonie.
Sans cesse, il faut essayer de nouveaux accords, ouvrir de nouvelles fenêtres, essayer les vers syllabiques sans rime de six ou huit pieds pour, au final, se rapprocher de l’allure, du chant originel.
Esperluette et guillemet sont aux aguets, tandis que l’allegro fringant du i chevauche vallons et collines.
Voluptueuse mise en scène où le temps est gorgé de couleurs sur la lumineuse hampe d’une rime.
Vague après vague, l’encrier déverse amples consonnes et riantes voyelles, quand, sur l’échancrure de la marge, arrive une rature féconde.
Gemme au cœur d’une rime, un poème vient de naître :
Les syllabes du vent
Magicien du levant
Un fringant soleil
Eveillait la roche millénaire
Lentement
J’avançais dans le vent
Quand
Sur la révérence d’une digitale
L’incarnat se mit à chanter
De-ci de-là
Un air cristallin
Festoyait sur les hautes futaies
Une danse câline
S’invitait au frisson des frondaisons
Refuge d’un bestiaire vivant
Enluminé des syllabes du vent.
©Roland Souchon
www.rolandsouchon.com
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VISUEL : La grappe des Pierres bleues
Premières lueurs
Alors qu’une outarde canepetière s’envole à grands coups d’ailes, l’Alsace s’éveille.
Sur le coteau, une fumée bleue monte en volutes d’un brasero où brûlent les sarments : première mélodie de la vigne dans la bise de janvier.
C’est aujourd’hui jour de la taille et du liage des sarments.
Estelle, blonde vigneronne aux yeux clairs, m’offre une leçon de choses :
- Toi l’auvergnat, regarde ce cep de vigne ; son corps tourmenté cache en réalité une grande douceur à qui sait la prendre.
La vigne est une liane ; il faut la tenir, sinon elle s’échappe.
Durant le solstice d’hiver, ma vigne est telle une Dame habillée de soie, poudrée de frimas.
Tous les jours, je viens à sa rencontre.
Avec la taille, j’anticipe le trajet de la sève. La coupe des sarments se fait toujours en biseau, en laissant quatre ou cinq yeux, pas plus. C’est aussi l’heure de donner au pied de vigne une forme harmonieuse.
Regarde à nouveau ce cep. N’y vois-tu pas une harpe, bien aérée pour laisser le vent chanter ?
Roides sont les heures où Borée arrive par surprise avec la dent dure d’une gelée.
Bistre sont les jours où les ceps deviennent des statues immobiles dans un lourd sommeil.
- Estelle, ta vigne est tissée de mystère et d’amour.
Va et ne te soucie guère, le duvet de la brume est porteur d’espérance.
- Tu as raison l’auvergnat. Il faut croire en demain.
J’ai appelé ma vigne Les Pierres bleues. Elle est orientée sud-ouest pour bénéficier du soleil et du vent, avec un sol constitué de rhyolite, une pierre qui renvoie fort bien la chaleur la nuit.
Le jour décline et sonne l’heure du retour pour déguster la fierté d’Estelle :
Les Pierres bleues
Riesling, 2008
Une ode monte du terroir alsacien.
Comment vous définir ce vin ? Je perçois un peu de volatile. Si, vous voyez bien, quelque chose comme la plume du geai au creux de la chênaie. Et ça, ce n’est pas rien !
Puis arrive , avec le blond sourire d’Estelle, un brin de poésie :
LE CHEMIN BLEU
Habillé d’écailles et de perles
Le chemin m’entraîne
Vers les rets des abysses bleutés
Ô Sirène
Emporte moi vers l’azur
J’enfourcherai Pégase
Pour cueillir l’inépuisable ondée
Source de tes baisers.
©Roland Souchon
janvier 2024
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La courbe caressante d’une lumière d’hiver annonce les fêtes.
Une nappe damassée est dressée avec deux bougeoirs en faïence de Nevers, bleu persan.
Dans un soliflore, une rose sauvage éclaire de son délicat parfum le chemin de table.
Voici le temps des plaisirs gustatifs pour devenir gourmet, sans trop mélanger vins, épices et fumets.
Bien sûr, il y a le civet de saumon frais au Vosne-Romanée, la langouste farcie, doucement rôtie au four sous une neige de Parmesan, arrosée de cognac, finement flambée et servie dans le soleil du champagne.
Mais existent aussi des agapes plus simples où toute l’attention sera réservée au style, à la manière de servir, à ce je ne sais quoi qui émerveille, toutes papilles en éveil.
Le sublime de l’art culinaire n’est il pas la simplicité qui ne vise jamais l’effet.
Le gourmet sait se préparer aux finesses, aux innovations sans extravagance, à l’audace d’un accord dessert et vin.
Le gourmet est un connaisseur de fameux crus ; il suscite l’échange, les bons mots qui viennent porter aux nues l’échanson.
Bec-fin, c’est à vous maintenant, loin du bruit, d’accueillir massepain et pâte de coing.
Pour ce faire, l’imaginaire doit prendre le pas avant la dégustation.
Croquer délicatement un massepain suppose de rencontrer L’amandier en fleurs de Bonnard.
Sa floraison festoie aux premières aventures de mars.
L’amandier
Entends tu la flûte du vent
Sur le bourgeon ébloui de tendresse
Cœur intemporel à la source de l’aube
Les nymphes à coiffes blanches
S’envolent sans fin
Cueillir le bleu de l’azur
R S
L’amandier devient joie de vivre dans l’exaltation des couleurs.
Une jubilation. Une fête. Une envolée lyrique. Un émerveillement hors du temps. L’espérance.
Quant à la pâte de coing, il faut toujours s’imaginer la passion du jardinier ; elle s’accompagne de ténacité, du courage de celui qui n’abdique jamais au verger.
Cueillir un coing, c’est comprendre le travail des sèves où se résument beaucoup de sagesse et de douceur de vivre.
C’est une vérité poétique qui élève au-dessus du petit profit.
Sur le jaune soyeux d’un coing dansent tous les soleils d’automne.
Caresser la hanche d’un coing, c’est épouser ce vent de frugalité, cette saveur subtile loin des symphonies rutilantes.
Ancêtre du dessert, le coing est le symbole de l’amour dédié à Vénus.
Le massepain mordoré est servi sur un plat de vermeil, tandis que vient en écho la pâte de coing à l’échine fauve, gage d’harmonie et de bonheur.
Ce duo est l’assurance d’une santé pour le corps et l’esprit.
Régalez vous avec ce savant dosage d’abandon et de retenue.
Prenez le temps de déguster le bouquet fleuri d’un Sancerre blanc qui, dans son verre de cristal, fera revivre vos chatoyantes années de jeunesse.
Bonnes fêtes
le seize décembre deux mille vingt-trois
©Roland Souchon
2023
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LE SANCERRE :
Le vignoble de Loire s’est constitué autour du sillon creusé par le fleuve le plus long de France.
Le fleuve Loire traverse des terrains géologiques très divers qui, conjugués aux fluctuations climatiques et aux différents cépages, influencent le caractère des vins.
Le SAUVIGNON est l’unique cépage du SANCERRE blanc.
L’appellation AOC Sancerre s’étend sur une mosaïque de sols : les caillottes (calcaire dur), les grillottes (calcaire plus friable), mais aussi les terres blanches ou les silex, ce qui confère aux vins autant d’expressions aromatiques, notamment vivacité et souffle minéral intense.
La température idéale de service pour le Sancerre blanc est 8-10° C.
Autrefois, les sancerres mûrissaient essentiellement en bouteille ; aujourd’hui, le Sancerre blanc issu de sauvignon, vinifié avec un passage en barrique, est capable de vieillir en cave pendant plus de 15 ans.
Source : Le grand Larousse du vin