Il reste en elle un instant tu
Envol au vent de printemps
Des mots épars épris du moment
Elle se répand sur l’attente
Écoutant les échos inaboutis des ans
La mémoire dépourvue de souvenirs du passé
Elle fuit aussi dans le chant de l’oubli
Grande joie, pour moi, de publier les lauréats de ce superbe concours de la Société des Poètes Français grâce à le confiance que m’accorde Nicole Portay responsable de ce concours.
Le mot de Nicole Portay : Voici l’édition 2022-2023 de notre concours jeunesse parrainé par le Ministère de la Culture, dont la dernière session fut encore une fois une belle réussite avec la participation de 22 pays ! La SPF et moi-même comptons sur vous pour participer à pérenniser nos joutes poétiques.
N’hésitez pas à en parler autour de vous et merci de bien vouloir transférer la diffusion suivante sur vos réseaux et adresses amies.
* * *
Aujourd’hui, j’ai l’honneur de publier le lauréat du Prix francophone du sonnet 2023, Abdallah Ali de Niamey au Niger…
* * *
Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2023
Amour singulier ! - Abdallah ALI
Ô ma beauté ! Ma foi, je n’ai qu’un sentiment :
Celui que j’ai pour toi seulement et unique.
Là, c’est un beau sonnet que je t’offre en tunique,
Pour lessiver ton cœur de tout ressentiment.
Écoute-moi, belle âme, ô vénusté, dûment !
Je voudrais par un mot clandestin et magique,
Te chanter la douceur sous un temps idyllique,
Et te faire valoir le regard tendrement.
Tu sais, tout mon bonheur vient de toi, dulcinée ;
Je préfère rester dans ton vaste empyrée
Où le zéphyr juteux me pénètre aussi fort.
Tout à fait, nos baisers sentent la confiance ;
Et tes beaux yeux d’amour m’inspirent le confort,
Sur le flanc du soleil en toute vraisemblance.
Il y a peu d'oiseaux dans ma cité.....qu'importe,
j'ai trouvé quelques plumes de pigeons ramiers
et je les ai fait glisser dans le blanc de mes cheveux
afin d'intégrer la tribu de mes indiennes merveilleuses
Elles tressent serrées leurs nattes pour de jolies oreilles
qui couvrent leurs épaules comme des cordelettes
Je m'efforce de ne pas tomber sous le charme
de leurs petits yeux sombres, noirs et noisette,
qui percent le Temps, et d'oublier le bleu de mes yeux
Elles ne scrutent ni le ciel ni les étoiles
attentives seulement à l'envolée céleste du Manitou,
qu'elles soignent avec douceur de leurs doigts calmes
et lorsque le Chef aux mille plumes de couleur
projette l'esprit des oiseaux vers les nuages,
elles se reposent sur leurs lauriers de servantes
Totem, fasse que le sommeil vienne me visiter
et que serein je retrouve le chemin de quelque chasteté.
Je n'ai pas d'autre ambition que de sucer
les doigts à taille égale de leurs petits pieds
nus et à l'éloquence animale.
________________________________________
Parfois j'obéis au rire enfantin d'une squaw
dont les seins purs n'ont pas encore allaité
Irrésistible, son regard est chargé de reproches
mais vêtue d'habits dorés, ses bracelets de prix
se rejoignent en musique à son poignet
annonçant les prochains présents de la nature humaine.
Mon cœur ni mes yeux de vieux trappeur
ne souffrent liés à son poteau de torture
et je suis surpris de ne verser qu'une larme minuscule.
- Coucou, dit le petit panda en se blottissant dans le creux du cou de Noémie. J’aimerais tant que tu m’emmènes à l’école avec toi !
- Mais ce n’est pas possible, répondit Noémie, en caressant doucement le pelage blanc du panda pour qu’il n’eût pas trop de peine.
- Et pourquoi ? demanda ce dernier en la regardant de ses grands yeux tristes et bordés de noir. Noémie fondait toujours de tendresse lorsqu’il faisait ces yeux-là.
- Ben, c’est que tu n’es pas comme tout le monde, dit-elle. Alors je ne peux pas t’amener à mon école. Tu n’arriverais pas à lire ni à écrire et tout le monde se moquerait de toi ! Et ça me ferait trop de chagrin et à toi aussi !
- Mais nous nous parlons bien, toi et moi, et nous nous comprenons !
- Ah, c’est parce que nous avons un langage secret tous les deux, et moi, même si tu ne parles pas la langue d’homme, je te comprends. Mais c’est un secret entre toi et moi !
- Oh, réfléchit le petit panda, et comment je m’appelle alors dans la langue d’homme ?
- Mais tu le sais bien ! Tu t’appelles Bastien !
La scène est soudain balayée de lumières de couleurs agressives, fluo. Durant ces flashes, par l'autre côté des coulisses arrive Dogre. Il s'assied au bout du banc et se met à jouer sur un harmonica. Arrive le père, d'un pas lourd. Il s'affale à côté de Dogre, se couche, recroquevillé, et tourné vers le public ; il ferme les yeux. Entre Aimée par l'autre côté des coulisses. Elle tient un carnet de croquis. Les flashes s'arrêtent.
Aimée :
Je vais dessiner les mendiants de la ville. Ils retrouveront leur dignité. (À Dogre :) Voulez-vous poser pour moi ?
Dogre(Il arrête de jouer, baisse son harmonica, rigole) :
Entre artistes, il faut s'entraider !
Aimée : Continuez de jouer... Restez naturel...
Dogre place l'harmonica devant sa bouche, mais ne joue pas. Il pose. Le père ouvre un œil.
Le père(D'une voix lasse qui se veut ironique) :
Naturel ? Naturelle misère ? Pas contagieuse au bout de ton crayon, fillette !
Le père se tourne vers les maisons, se rendort. Aimée a soudain l'air abattu, mais Dogre cligne comiquement les yeux, lui fait un signe de tête approbateur et joue sa musique. Aimée, encouragée, le dessine avec zèle. Elle a terminé.
Aimée : Merci !
Dogre : C'est moi qui vous dis merci !
Aimée sourit, lui glisse discrètement quelque chose dans la main, et quitte la scène par les coulisses. Le père s'assied lourdement.
Le père(À Dogre) :
À votre place, j'aurais refusé. Profiter de notre misère !
Dogre : J'ai donné et j'ai reçu !
Dogre se lève, quitte la scène par les coulisses.
Le père : Reçu ? Donné ?
Intrigué, il quitte la scène à son tour. De l'autre côté des coulisses, arrive la mère.
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...