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13 octobre 2023 5 13 /10 /octobre /2023 06:27


Dessin de Jeanne Champel Grenier
Relu à l'occasion de la guerre au Proche Orient

 

 

Souviens-toi, c'était hier...
« Blewu ! » Chante Angélique Kidjo
Aux chefs d'états réunis sous l'Arc de triomphe
Écoute la Déesse noire, idole béninoise
En hommage aux tirailleurs sénégalais
Dont la couleur de peau ne gênait pas l'armée ...
Si lointaine, si exotique cette paix
C'est un rêve éveillé d'oiseaux de feu
Aux vasques débordantes du fleuve
Ces oiseaux d'eau légers, vifs et somptueux
Espèce première, intouchée, aux plumes bleues
Oiseaux du paradis, si prés de nous
Que malgré la distance et la mer
Leur chant d'amour pagaie nos âmes

« Patience ! » crie l'oiseau du couchant
Tout n'est pas perdu, tout renaît toujours
Le soleil bat son or et l'Amour bat des ailes
Nul ne le perce, nul ne le met en cage
Nul ne l'enterre, nul ne l'oublie
L'Amour attend le désir de l'homme
C'est un fruit multicolore, une grenade
Qui s'ouvre pour le partage ou bien éclate
Et vous met la douceur de paix à la bouche

Lorsque, traîtreusement, rejaillit l'ancestrale haine
Se retenir avec courage de choisir son camp
Se souvenir que partout : désert, montagne ou plaine
Des fourrés de la vengeance se multiplient les serpents
Quand un dieu en qui tu as foi demande de verser le sang
Oublie le ! C'est un démon imaginé par les méchants
Regarde le grand ciel bleu et blanc sans frontière
Nul besoin de rouge pour embellir la bannière
Juste un oiseau, blanc dont on connaît le chant


Écoute les Sages chanter jour après nuit
La longue et belle marche du cœur et de l'âme
À travers les mille pistes rouges de la terre
Écoute, c'est juste un battement de tam-tam
Mais il bat patiemment depuis la nuit des temps
Lève les yeux, enfant, au delà des jours de deuil
Et vois défiler les esprits neufs, debout sur le seuil

Écoute la voix des hommes du partage
La seule, l'unique voix humaine
Non pas le cri guttural du poison de la haine
Et tu entendras dans les accalmies du vent
S'ébrouer la paix, et la fraternité tranquille
Tu sentiras les parfums que tu aimes
Parfums d'ailleurs, parfums de fruits
Douceur des mots, chants d'harmonie
Dans les feuilles nouvelles du temps
Dans tous les yeux qu'ils soient noirs ou bleus
Qui ne te demandent pas le nom de ton dieu
 
 
© Jeanne CHAMPEL GRENIER                  
 
 

 

 

 


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12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 06:39

Illustrations Bernard Capelle


 
 
Le petit chien blanc s’approcha, que dis-je, courut vers une paire de baskets qui traînaient abandonnées sur le parquet. Il renifla, tourna autour, renifla encore, s’étonna qu’il y eût des fleurs dedans. Il tira sur les lacets et entendit : - ouille ! Surpris, il tira à nouveau sur un des lacets et à nouveau surgit un - ouille ! Cette fois, il était sûr d’avoir bien entendu, et en plus, que cela venait des chaussures.
- Tiens, dit-il, des chaussures qui parlent !
- Ben oui, lui fut-il répondu. Tu parles bien toi !
- Oui mais moi, rétorqua le petit chien blanc, c’est parce que je suis intelligent.
« Ah ! Parce que tu crois que c’est pas être intelligent, pour des chaussures, de protéger les pieds des gens ? dirent-elles en chœur.
- Bon, bon, ne vous fâchez pas. C’est parce qu’on dit bête comme ses pieds, alors les chaussures... Et pourquoi - continua le petit chien blanc, vous avez des fleurs dedans ?  
- C’est elle qui nous met du parfum pour sentir bon. Les pieds, ça transpire, tu sais, après avoir beaucoup marché. Et nous ne sentons pas bon.
Elles soupirèrent.
 
Le petit chien blanc à la curiosité insatiable, allait demander : - qui elle ? lorsqu’il entendit : - Bastien, ne traîne pas et mets tes baskets ! 
 Et Bastien sortit de son doux rêve. - oui maman !
 

Histoire extraite de HISTORIETTES et CHANSONNETTES POUR L’ENFANT QUI EST PARTI…
 

©Chantal Capelle.

Le 20 décembre 2017.      
 
 
 

 

 

 

 

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11 octobre 2023 3 11 /10 /octobre /2023 06:44

 
Si j’ai l’air de deux airs ?
Au fond, pourquoi pas. Tout est possible
et, d’ailleurs, quand on réfléchit bien,
il y a celui que l’on respire.
Un peu d’oxygène heureux de revitaliser
les moindres recoins de nos poumons
pour que le monde entier bénéficie
de la fraîcheur répondant à tous ses désirs.

Il y a aussi celui de la musique,
même s’il ne fait pas toujours la chanson.

Celui qui règle la cadence et l’harmonie
de chaque son émis autour de nous.

Toutefois, je suis désolé de vous contredire

et devoir m’excuser pour mon attitude

attestant par sa seule existence
que jamais deux sans trois
n’est pas seulement qu’un proverbe
et encore moins le fruit de notre imagination.

Alors, selon vous,
après cette mise au point devenue nécessaire,

de quoi j’ai l’air à présent ?
De quelqu’un qui a la tête en l’air ?
 

©Michel Duprez                                    
 
 
 
 
 
 
 
 

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10 octobre 2023 2 10 /10 /octobre /2023 06:48


 
Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2023

 


Sans écriture, je suis réduite au silence,
Mains attachées, toute la journée, mon esprit est en prison.
 
Mais le soir, brisant mes chaînes,
C’est tout mon corps qui se réveille.
 
Les mots courent sur le cahier,                               
Filent entre mes doigts
 
Écrire en liberté ou en pleine consigne
Entre les lignes,
Je me transporte dans un autre monde
Imaginaire.
 
Couchant mes pensées sur papier,
Mon âme en stylo plume                                                              
n’est qu’audace,                                                                      
Révolte.
 
Hélant mes rêves, mes impatiences, 
Le temps se fige.
Je ne souffre plus,
Personne ne peut m'arrêter.
 
C’est une plume de plaisir qui m’a tout appris,
Toute entière noyée de bleu,
Dans un encrier de volonté face à la page blanche
 
Quand je ne peux pas parler, j’écris.

 
 Collectif Images et mots – CM1 à 5ème
 
  Prix Gabriel Celaya jeunesse 2023
                                               
Clara Santos, Grand lycée franco libanais Madrid – Hana HADJ-MABROUK, 94550 Chevilly Larue –Zélie SCHMITT, 69008 Lyon – Maïa TOPRIDES PUYDUPAIN, 38114 Allemond – Calixte DEMOUSTIER de COLOMBE, 31500 Toulouse – Louison BREGIROUX, 93260 Les Lilas – Hao Xuan SHI, 75015 Paris – Mina ROBERT FOURMIGUÉ 75011 Paris        
 
 
 

 

 

 

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9 octobre 2023 1 09 /10 /octobre /2023 05:48


 


Sa maison, réelle ou rêvée,
avec le soleil glissant à travers tous les murs,
habillée dans les nuances de l’arc-en-ciel
de l’aube blanche aux flammes du crépuscule,

émaillée de bleuets et de pavots,
au parfum d’azur, sur son vert de mer,
des vagues de mouettes emportent
sous les ailes des vers de tous les coins du monde,

des chaînes de poèmes s’élèvent au ciel
dans la danse rituelle du soleil,
un bleu collier d’étranges  perles,
comme on peut en voir seulement en peinture ou en poésie,

une maison bleue, une île dans la mer,
un arrêt pour tous les voyageurs téméraires,
prêts à affronter la tempête pour une rencontre rare
avec l’étrange esseulé de la terre,

orange dans le crépuscule qui se pose silencieux
et serein sur la plaine et sur les crêtes des montagnes,
sur la plage, le vent nuageux ne la traverse pas,
seulement les brises de la mer et  l’azur,

une maison dans la plaine, le ciel dedans,
sous la voûte de la vigne, un pain
et un verre de vin pour les pèlerins.            

©Sonia Elvireanu
Poèmes extraits du manuscrit Le regard... lever de soleil

       
 
 
                                               

 

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8 octobre 2023 7 08 /10 /octobre /2023 06:49


 


Ils sont comme des enfants
Ils ne veulent pas dessiner
Ils veulent un papier propre
Le leur est un peu raturé

Toutes les vies Sont un peu gribouillées
Il reste pourtant toujours
De la place
Pour dessiner


© Leafar Izen      
Extrait du recueil « Oeuvre incomplète »      
 
L'auteur travaille actuellement sur un 4eme roman : "L'Homme qui n'existait plus »  
 
Le site de Leafar Izen et son site de vente par correspondance   http://www.leafar-izen.com
http://www.leslibraires.fr/                    
 
 

 

 

 


 
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6 octobre 2023 5 06 /10 /octobre /2023 07:36

La planète rouge – 1991 – tableau de Monique Thomassettie

 

Imaginaire (100 cm x 100 cm)

Reproduit dans Intuition Tome III (MonéveiL 2015)

et dans le Livre I de mes œuvres plastiques (M.E.O. 2020).

 

© Monique Thomassettie

 

 

 

 

Ma lettre à Salvatore Gucciardo

 

Lettre parue en été 2003 dans la regrettée revue « Remue-Méninges » à propos du beau livre* consacré à la peinture de Salvatore, analysée par Anita Nardon.

* « Traces de l’art », Éditions Art in Belgium, 2002.

 

 

 

Le 29 janvier 2003

 

Cher Salvatore,

 

À peine sortie de mes visions, de mes intérieurs et extérieurs voyages (il y a un an, je me trouvais en Inde du Sud), me voici invitée à celles, à ceux de ton livre !

Je ne puis y entrer qu’avec mon propre regard, ma propre entente. D’éminent(e)s critiques ont analysé ta peinture. Aussi, est-ce en tant que seule peintre et seule poète que je la contemplerai.

Hier soir, quand tu m’as téléphoné pour une autre invitation, celle de t’envoyer quelques dessins et poèmes pour « Remue-Méninges », je venais de vivre un épisode poétique, de ceux qui créent des légendes.

Sur le plus grand des deux tablas indiens (achetés en Inde du Nord en 1978) décorant un coin de ma demeure, j’avais pianoté, puis tambouriné avec cette colère qui est l’autre versant de mon énergie.

Aussitôt, le vent au-dehors se leva. Un orage éclata.

Ces coïncidences me remplissent toujours d’un immense bonheur.

Quelle ne fut ma surprise de voir ensuite tomber la neige ! Des éléments du ciel se mêlaient. Le vent, le tonnerre, la neige : l’air, le feu, l’eau. Tous trois dans des états extrêmes.

De ma fenêtre, je voyais avec ravissement le sol blanc tandis que la foudre se canalisait dans quelque paratonnerre. Et ma colère, et mon énergie extrême, étaient au ciel ! C’est le cas de le dire.

Alors, tu me téléphonas. Je repris ton livre aux beaux tableaux dont les ciels aussi mêlent différents éléments. Je passai la soirée à le redécouvrir, c’est-à-dire à le mieux découvrir.

 

« La spirale de la vie »...

Dans le conte (La Source d'Incandescence, 2002 Bruxelles et Inde du Sud) que je viens d’écrire, encore inédit, un taureau, terrienne monture de Shiva, s’envole. Dans ta vision, la corne est d’or ; son or, d’abord de la Terre, devient solaire en s’effilant. Un croissant de soleil !

À l’image de ton nom – Salvatore –, ce croissant sauve. Il semble sauver la ronde harmonie de notre planète. Il la sauve, la contient, la maintient hors des crevasses et des abruptes chutes, telle une main émergeant encore de marais enliseurs qui voudrait sauver une étincelle de vie. Dans ta sphère, cette étincelle est le soleil. Combien, cher Ami, je suis sensible à ces images, étant sans cesse animée, habitée, par de pareilles ! Cette étincelle, ce feu, est d’ailleurs le départ de mon dernier conte. Que l’on me pardonne de parler à nouveau de moi, mais c’est dans le cadre d’un dialogue de visions.

Ta spirale qui est spire, est-elle involution ou évolution ? Elle me semble repli méditatif en un monde qui s’effrite, se fissure, se brise. La bonne Terre, symbolisée par l’animal le plus terrien : le taureau, est enlisée dans une destruction, un écroulement. Une seule corne en émerge qui peut-être deviendra cosmique. Si tu as voulu cette corne de bélier, on peut espérer un bond, un saut par-dessus les abîmes.

Dans mon conte, j’ai doté d’ailes l’animal.

Mais la Terre, chez Gucciardo, est massive et opiniâtre, elle a d’autres moyens, d’autres envols.

 

• Dans « La destinée humaine », un Ange féminin apparaît, discrètement, qui désigne du doigt une voie hors cadre, tandis qu’un musclé humain montre le centre du tableau, un couple au pied duquel est assis un serpent apprivoisé – et ailé !

Cette « destinée » place résolument l’Humain au milieu, sa rédemption est dans le couple. Dans l’androgyne, peut-être, car trône au-dessus, telle une divinité, presque une idole, un homme au visage de femme.

 

• Le nuage compact du « Jugement dernier » est-il vraiment tragique ? Il semble plus contenu qu’atomiquement explosif... Ne sortirait-il pas du cerveau de l’accusé, de celui montré du doigt par le représentant d’une foule dans l’ensemble plus passive qu’effrayée ? Assis comme le « Penseur » de Rodin, le désigné n’est-il pas incompris des gens agglutinés de part et d’autre de lui ?

Bordé par tout ce monde, un chemin relie le solitaire à la perspective de sa création : à un jugement ?

Les solitaires et créatifs artistes sont-ils jugés dans leur vision ? Dans leur pensée ?

De quelle sorte d’explosion sont-ils accusés ?

 

Salvatore, je ne connais pas les dates de tes tableaux. Mais, même si « Le jugement dernier » est postérieur à la « Traversée flamboyante », l’accusé du premier pourrait être l’homme rivé de la seconde. Rivé à sa planète, en formant un croissant, gravitant sans errance au-dessus d’un paysage doux et suave qui, telle une rose, comporte quelques épines, des tours ou collines acérées. L’homme aux mains absentes fut-il ainsi condamné ?

Dans cette éventuelle condamnation, est-il aussi heureux que celui ou celle enfermé(e), protégé(e), dans la translucide sphère de « La joie sacrée » ? Sans doute, car sage et serein est le profil de son visage. Si la métallisation de son corps est un vestige de la robotisation d’une ancienne période de Gucciardo, elle l’a coulé en sculpture, dans un alliage de terre et de feu.

 

Voici, cher Salvatore, quelques étapes dans le voyage que je viens de faire au sein de ton livre.

Lorsque, naguère, tu me fis découvrir de tes tableaux, je restai abasourdie devant nos affinités cosmiquement visionnaires.

 

Avec ma visionnaire sympathie,

 

Monique

 

©Monique Thomassettie

 

 

Tableaux de Salvatore :

« La spirale de la vie »

« La destinée humaine »

« Le jugement dernier »

« La traversée flamboyante »

« La joie sacrée »

 

 

N. B. :

Mon conte La Source d'Incandescence, écrit en 2002, est paru en 2004 aux regrettées Éditions de la

 

©Monique Thomassettie

N. B. :

Mon conte La Source d'Incandescence, écrit en 2002, est paru en 2004 aux regrettées Éditions de la Page. Il vient d’être réédité aux Éditions M.E.O., en 2022.


 
 
 

 

 

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6 octobre 2023 5 06 /10 /octobre /2023 06:32

 

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5 octobre 2023 4 05 /10 /octobre /2023 06:41


 

 

Le silence est de feu
à force de distance
et d’espace

La tourmente en mon corps

Seul un orage fort
saura calmer ce brasier

~*~

Il silenzio è di fuoco
a furia di distanza
e di spazio

La tormenta nel mio corpo

Solo un forte temporale
saprà calmare questo braciere
 
 

Ode©
Extrait du recueil de ODE : Médaillons Poétiques, français et italien – Traduction en italien de Mario Selvaggio                  
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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4 octobre 2023 3 04 /10 /octobre /2023 06:55

Yasir Ali
 

 


L’automne est arrivé
je le sais
je le sens
mon corps le crie
par mille douleurs
et froids ressentis

L’automne de la vie
arrive toujours trop vite
les cheveux blanchissent
comme feuilles mortes
qui tombent
naissent les valises sous les yeux

Les chairs souvent
perdent toute fermeté
et je ne parle même pas
du regard des autres
qui pensent que
votre fin est proche

Et pourtant, nous
les « vieux »
nous savons
que la sève de vie
coule encore dans notre esprit
nous disant de vivre

Alors je m’approche
du plus vieil arbre
que mon âme a reconnu
je lui parle
je le touche
espérant une réponse de sage

Il en a subi des outrages
des insultes
des blessures aussi
comme ces coeurs
gravés sur sa peau
par les amoureux de passage

Et à présent
c’est le ciel
qui le châtie
trop peu d’eau
trop de froid ou de chaud
bonheur des parasites

Viens mon copain
pied en terre
tête dans le ciel
on ne veut plus de nous
nous sommes passés de mode
il est temps qu’on s’en aille…

©Jean Dornac
Lannion, le 3 octobre 2023

                                     
Jean Dornac a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.  

 

 


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