Ô toi Françoise, ô toi la mésange et ô toi la tourterelle, l'amour vaincra, mes amies, l'amour vaincra par l'acte de poésie ; il y aura de la passion, il y aura du ciel bleu sur tes ailes, mésange ; il y aura du pain à partager, et il y aura un toit bâti par le Charpentier, il y aura la naissance du Fils que prédit la mésange, comme il y aura les salutations et l'amitié de la tourterelle, et pour toi Françoise, une main tendue pour faire durer notre amour, qu'espérer dans un monde aux bouleversements de toutes sortes, qu'espérer d'autre que des amours qui unissent, mes amies, mes amours, qu'espérer d'autre...
Poème de Barnabé Laye et la sculpture est de Franceleine Debellefontaine.
Eaux primordiales
Eaux d’avant toute chose
Etes-vous eaux du commencement
Eaux mères de toute vie ?
…
Eaux mouvantes
Eaux malléables
Eaux sensibles
Eaux sensuelles
Parlez-nous de l’Atlantide oubliée
Un jour je dirai adieu
A mes amants de papier
A ceux qui m’ont traînée
De rivières endormeuses
En rêves chimériques.
Je m’évaderai de leurs pages
Je quitterai leurs paysages
Déposant à leurs pieds
Des brassées d’orchidées
Et des corbeilles de délices.
J’oublierai leurs visages
Leurs regards innocents
Et leurs voix recélant la magie
Des îles caraïbes.
Je fermerai le livre
J’effacerai les mots
Les parfums les couleurs,
Mais toi, mon ti mamoun
Mon âme soeur
Tu seras toujours dans mon coeur.
Depuis des lustres
La vieille dame recluse
Vivait avec son chat.
Il comblait sa solitude,
Elle l’aimait,
Tendrement.
Un jour Elle tomba
Morte définitivement
Anonyme
Ignorée des vivants,
Pour Elle c’était la fin.
La faim qui tenailla le matou.
Il l’aima.
Beaucoup.
aujourd’hui plus passionnément redescendue
dans les demeures profondes du songe
je dors au scaphandre de nos désirs fendus
que battent deux rames de patience
comme la première intention des mains
et à l’éponge du plus tendre de soi déjà parti en mer
je mesure ce peu de distance qui nous sépare encore
du soleil du thym sauvage et du cumin
que l’on foule au matin comme des ors
d’icônes parfumées
Les feuilles blondes tombent de l’arbre.
Sciure d'automne frissonne sous le ciel,
sous le pas des rares passants,
parmi le croassement des corbeaux
qui fend le silence de novembre.
Ce silence d’or capable de rompre les étoiles,
de tordre les troncs burinés des érables,
capable de mordre les nuages,
d’effrayer le cœur tendre
des abeilles d’or encore écloses.
Ce silence de novembre
capable d'ensevelir
les fragiles souvenirs du soir,
de briser l'or des feuilles d’automne,
d’assombrir le bronze des meules de blé,
de piétiner l’argent des éteules.
Ce silence qui s’accroche aux étoiles,
froisse l’infini de mon ciel d’enfance.
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...