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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 07:40
Photo Jdornac©

 
Un oiseau donne naissance à la lune
Un oiseau amincit mon chagrin
Un oiseau m’ouvre le chemin des étoiles
Un oiseau m’annonce que tu seras là demain
 
~*~
 
Un uccello infonde la vita alla luna
Un uccello attenua il mio dispiacere
Un uccello mi apre il cammino delle stelle
Un uccello mi annuncia che tu sarai qui domani
 

Ode©

Extraits du recueil Médaillons poétiques
 
Medaglioni poetici Extraits du recueil du même nom par Ode,
traduction de Mario Selvaggio Édizioni Universitarie Roma
     
 
 
 
 
 
 
 

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22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 07:42


 

 

j’avais tant à lui offrir
mais elle est passée
sans me voir
sans me regarder
et moi, coeur brisé
je m’en suis retourné

la vie est cruelle
à qui sait aimer
dans une époque
de fer et de cruauté
où on admire l’avoir
mais si peu l’être

nul n’est parfait
nous le savons bien
mais si aux femmes
nous offrons
toujours le respect
pourquoi n’être pas aimé

je l’ai tant attendu
l’amoureuse inconnue
qui me parlait
depuis l’éther
de l’univers
du ciel ou de l’enfer

je l’ai trop attendue
à en user
au jour le jour
mes blancs cheveux
et mes espérances
trop folles

je l’attendrai encore
au cas où
par miracle
elle entendrait
la voix de mon coeur
qui l’appelle toujours

je l’attendrai
au-delà de la vie
au coeur du néant
puisque jamais
l’amour ne meurt
son parfum toujours demeure
 

©Jean Dornac
Lannion, le 21 novembre 2022            
 
 
 
 

 

 

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21 novembre 2022 1 21 /11 /novembre /2022 07:36


Dessin de Jeanne Champel Grenier

 

Bleu, le ciel d'amplitude inespérée
Blanche, la terre sous les reins
Brûlante l'épée du soleil
Entre les branches d'orangers
Qui filtrent les rayons de feu

Au loin le duende des vagues
Sous leur résille de sel
Et par tièdes et tendres rafales
Le moussant parfum du jasmin
Qui déborde des jardins

Seul dans un corps en feu
Danse un cœur Carmen
Et son éventail qui vibre
Au filigrane orgueilleux
Du dangereux l'équilibre
Entre ollé et amen

Incluse dans la terre des ancêtres
Grenade au profond d'une fleur
Chuchoter et s'emplir le cœur
Des ''Légendes du Guatémala''
Castagnettes et guitarillas
De Miguel Angel Asturias

Rouge, le ciel d'amplitude dévoilée
Rouge, la terre sous les reins
Rouge, l'épée du soleil
Et sentir vibrer sur ses tempes
Les cigales des maracas
Et le son des bandjos
De Chichicasténango  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER                              
 
 
 
 

 

 

 

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20 novembre 2022 7 20 /11 /novembre /2022 07:47


 


N’est-ce pas dans la mémoire
qu’il faut chercher un abri
c’est un refuge commode
et lâche diront certains

Je n’en sais pas de meilleur
et les heures difficiles
je ne puis les accepter
qu’en usant de subterfuge

Ce qui fut ne sera plus
c’est bien vrai quoi que l’on fasse
mais on peut se lamenter
il ne dépend que de nous
de goûter ce qu’il en reste

Un souvenir heureux ne peut pas être volé

 

©Louis Delorme    

Extrait du recueil imprimé par Louis Delorme lui-même, recueil nommé : « Le point de rupture »
 
     

 

 

 

 


 
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19 novembre 2022 6 19 /11 /novembre /2022 07:56

photo Leafar Izen


 
Qui tremble le plus
De toi ou la terre
Quand son ventre gronde
Et accouche
D'un géant de cendres
Et de pierre ?
 
Qui tremble le plus
De toi ou du ciel
Quand s'y déploie
Comme une armée
Des ailes plus noires
Que toute obscurité ?
 
Qui tremble le plus
De toi ou l'éclair
Qui signe
Entre ciel et terre
Le testament des peurs
Et des regrets ?

Et surtout
Qui a tremblé
Le premier ?


© Leafar Izen      

Extrait du recueil « souvenirs du néant »


L'auteur travaille actuellement sur un 4eme roman : "L'Homme qui n'existait plus"

 

 

Présentation de l’auteur par Jeanne Champel Grenier :
Léafar IZEN est un poète de valeur dont les désormais célèbres recueils  :'' La forme et le temps, Souvenirs du présent, Souvenirs du néant, L'Hypothèse du Tout (Précis de (méta)physique) ont conquis un lectorat de qualité. Cet auteur s'illustre désormais aussi dans le roman de science-fiction d'un genre nouveau tels que GRAND CENTRE publié par Les Éditions du Bord du Lot, ouvrage dont le succès n'est plus à démontrer.
 
Désormais, Léafar IZEN est publié chez Albin MICHEL ; son premier livre édité dans la belle collection : ''Albin Michel imaginaire'', s'intitule LA  MARCHE DU LEVANT . Il s'agit d'un livre très original mi polar, mi science-fiction, original tant par sa forme que par le fond, un livre qui vous emporte loin des préoccupations quotidiennes grâce au choix du sujet, au sens du suspense et à cette écriture jeune, attachante, particulière à l'auteur, une écriture où la poésie et la pensée jouxtent toujours l'infini des possibles.
 
Salutaire, cette ''MARCHE DU LEVANT'' !  Ou comment s'extraire du quotidien morose tout en s'ouvrant l'esprit et l'âme de fort belle façon !

Le site de Leafar Izen et son site de vente par correspondance  http://www.leafar-izen.com http://www.leslibraires.fr/      
 
 

 

 

 

 

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18 novembre 2022 5 18 /11 /novembre /2022 07:45


 

 


La nuit affamée
rôde autour
des lumières vives
telle une sauvageonne
qui cherche à mordre
la jeunesse des flammes
au corps impétueux…

Le sablier se livre
au premier vent d’images
et l’obscur incendie
assaille toute chose
et roule doucement
l’abandon de nos corps…

Le galop de l’espace
sur la lande mouvante
se tord la cheville
dans le piège des ravines…

L’heure tressaille
entre les herbes emmêlées
et marche goutte à goutte
sur la berge des rêves…

Le grand feu noir ensorcelle
jusqu’à l’épuisement
la passion de nos êtres
et de l’abîme surgissant
les premiers doigts de l’aube
qui touchent nos paupières…

© Victor Varjac
Antibes, 31 mars 2001

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS      
 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2022 4 17 /11 /novembre /2022 07:46

 

 

pays arraché
racines englouties
astres immolés
il nous reste à apprendre
la vanité du retour
la futilité d’un quelconque pardon

 

©Hafid Gafaïti      
Survivants de la défaite, Éditions Al-Amar (Alain Gorius), Paris, 2019, p. 25.
 
 
 

 

 

 

 

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16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 07:44

Tableau :

PYTHIE, huile, 1993
(Exposé à Bruxelles, au Conservatoire Royal, en 1999.)
© Monique Thomassettie

 


Le front ailé
mais les chairs se révoltent
Tant que le verbe vole
fraternel il se plaît à souffler
Incarné
il revendique un nom
Ni plus ni moins que ses frères

 

Mon visage de vierge
enchante les uns  irrite les autres
Excédé me sort de la bouche
un diable décevant les premiers

 

Sous leur cloche de verre les Blanche-Neige
attendent le charmant baiser
Peu importe :
les cailloux charriés par les eaux de l'amour
en paroles austères s'entrechoquent
avant que de rouler au-dehors de la Terre
pour autour d'elle graviter
Satellites nous entraînant en ronde folle
survolant le village du monde
La Fête retrouvée
Nous graviterons en exode cosmique

 

Écrit en été 1994, ce poème est une page de L’ANGE DIAGONALE,
premier Volet de mon recueil TRIPTYQUE
(240 pages, Éd. Luce Wilquin avril 1997)


©Monique Thomassettie
         
 
 

 

 

 

 

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14 novembre 2022 1 14 /11 /novembre /2022 07:52
Les crimes de Poutine

 


Qu’est-ce que le crime ?
Où sont les criminels ?
Peut-être là où on ne les attend pas,
dans les activités de la vie quotidienne,
dans l’impétuosité d’un geste,
l’inconscience des désirs,
la dépendance à l’adrénaline.
Quelles sont leurs armes ?
Tout objet même le plus banal
dévié de son usage premier
et livré aux aléas de la violence
mais les pires sont les objets de passion,
ceux qui donnent autant de plaisir
qu’ils rendent de services,
comme par exemple
un fusil de chasse,
une voiture ou une moto…
Et quand il y a imprudence délibérée,
que quelqu’un en meurt,
on préfère s’en tenir
à la définition ambigüe du code pénal,
et parler d’accident.
Prendre volontairement le risque de tuer
ne serait donc pas tout à fait un meurtre…

 

©Kathleen HYDEN-DAVID  
Extrait de « Les mots du regard » Éditions Paroles & poésie – Collection de l’Eglantier                          
 
 
 

 

 

 

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13 novembre 2022 7 13 /11 /novembre /2022 07:39

Editions Unicité, deuxième trimestre 2022

 

« Heureux qui comme Ulysse a fait un beau voyage »
                                                       J. Du Bellay in Les Regrets

 


Ce nouveau recueil est différent des nombreux opuscules rédigés par l’auteur, il n’est pas une suite de poèmes, mais un récit poétique ponctué par vingt chapitres tous à la gloire de la Provence.


Dans ce livre, deux thèmes se détachent nettement : la Provence, et la recherche de fraternité, du pardon.


Comme Le Guen-Kâpras nous l’a écrit dans son aimable dédicace cette ode à la Provence féconde la flamme du cœur.


La Provence elle ne cessait de m’émerveiller par sa propension à iriser follement les oliveraies immortelles, les sarments charnels, et les richesses arbustives.


L’auteur se plonge dans les origines de cette région qu’il aime, quelque part dans la nuit je renouais avec les origines historiques de Marseille, l’âge d’or de cette cité quis’estompe en l’an 49 av J.C.


Tout le fascine : les paysages, les peintres, les écrivains, le moulin de Daudet et sa sensibilité piquante qui s’élevait comme un écrin, l’odeur des épices marchandes, la nourriture spirituelle dans les lieux culturels, Arles le retient avec son théâtre antique, sa scène vertigineuse/ remparts d’une flamme propre à éclairer/ un jupon d’offrandes, les Arènes, la fondation Van Gogh, le musée Réattu dont le prieuré règne sur une antique destinée.


Et lorsque la ville d’Aix en Provence se déploya sous mes pieds, la vie de Paul Cézanne s’enveloppa d’un drap royal.


Moult réflexions surgissent sous la plume érudite et poétique de l’auteur pour endiablée qu’elle fût, la vie sondait l’indicible, ce qui m’était caché parmi les vérités qui nous construisent : l’acquisition du savoir, la plénitude des émotions, le monde du rêve, l’écoulement du temps, il ne nous reste plus qu’à méditer, réfléchir… une hirondelle s’envole ; un voile de nuages flotte dans le vent. 


Le Guen-Kâpras est hanté par la recherche de la fraternité, cœur tourné vers la source, il écoute le feu du levant se demandant s’il faut brûler pour renaître à la fraternité ?


Vêtu de sable, de nuit, de rêve, il avance sous la lente morsure du vent, sachant que chaque vie est assaillie de rythmes, c’est pourquoi l’auteur prend cette résolution : je vivrais attentif à l’écoute des actes barbares et inhumains.


Bien que, étant totalement opposées, Poésie et Réflexion se fondent, s’interrogent, l’une vit dans les chimères, le rêve, le pourquoi pas, l’autre dans la maîtrise des pensées, c’est ce que réalise l’auteur dans ses questionnements pour rebâtir un monde, de fraternité, d’amour, d’ordre : je me sens démuni face à un monde sanguinolent …, le bien fondé de notre société n’est pas seulement de mettre l’homme debout, mais de chercher ce qui élève sa quête de l’au-delà  et ici l’auteur songe à V.Hugo : la solidarité des hommes est le corollaire invincible de la solidarité des univers.


L’auteur est un méditatif, un pacifiste, aucun peuple, aucune ethnie, aucune religion n’est exemplaire si chacun, a ses héros.


Il marche en quête perpétuelle vers une vie meilleure, pacifiée, une vie où le pardon grandit l’homme, c’est pourquoi je cherchais la fraternité féodale.


Réconforté par son périple, ses réflexions :  face aux tristes larmes que j’avais oubliées, je préférais cultiver le pollen du soleil, c’est peut-être la voie de l’espérance.


Le recueil de Le Guen-Kâpras nous fait penser à une phrase de Khali Gibran : la poésie n’est pas une opinion qu’on exprime, c’est une mélodie qui s’élève d’une plaie béante ou d’une bouche de sourire », mais les oiseaux ont parfois des ailes de glace…


Nous ne pouvons que conseiller au lecteur de lire, méditer sur ce recueil qui le fait voyager, réfléchir sachant que nous déroulons sans cesse un fil à nœuds qui se balance contre les parois du vivre.


Nous reprendrons ici une phrase du poète Claude Luezior : Écrire, c’est officier sous la voûte des étoiles, c’est chercher le gui à mains nues, sur les ramures du chêne. Lire, c’est participer à la grand messe de l’esprit. Et prier à sa manière. Lire, c’est remplir son âme d’alcools fort. C’est ce qui se passe à la lecture de Cet Outrerose qui fascinait le saphir du cœur.

                                                   

©Nicole Hardouin.              
 

 

 

 


 
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