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13 novembre 2023 1 13 /11 /novembre /2023 07:43


 
 
 
cette fleur de soleil
est le temps voltigeant
 
ses rayons émettent
le bourdonnement du large
 
quand les cœurs se rassemblent
dans une vibration de pétales
 
se lève la fleur
ce bel insecte solaire
 
dans le rouge des corps
et l’or du pollen
 
 

© Christophe Pineau-Thierry
Extrait du recueil : Le regard du jour - Editions du Cygne
       
 
 
 

 

 

 

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11 novembre 2023 6 11 /11 /novembre /2023 07:37


 

 

Tant que le papillon
N’arrive à déployer
Son aile entière et libre
Hors de sa chrysalide,
Il lui vaut mieux rester
Chenille en perfection
Sur l’aile d’une feuille.

© Luce Péclard

Extrait du recueil « Le Feuil », aux Editions du Madrier                      
 
 

 

 

 

 

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10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 14:39

Rêverie
Passagers voguant au-dessus
Des Continents,
Déserts, Montagnes, Océans,
Partis du Levant ou du Couchant,
Du Nord ou de l’Est,
Destinations le chaud soleil
D’Afrique, d’Amérique du Sud,
Vers neige et glaces éternelles,
Savent-ils,
Que sous l’espace infini survolé,
Un passionné, rêveur
Sur la chaise longue
L’esprit en balade,
Les yeux éperdus dans le bleu
De l’azur vierge de nuages,
Suit les blanches traces éphémères
Striant le ciel,
Porteuses de rêves.
Il se demande s’ils savent,
Ces passagers des hautes altitudes
Eveillés ou endormis,
Que leur survol passe
Sur la Bretagne,
« Péninsule spectatrice de l'océan* »
Pays de Légendes et de Hauts Personnages,
Découvreurs, pour certains,
En des temps lointains,
De leur Pays.

* Pline l’ancien

Aquarelle Gérard Gautier


 
© Gérard Gautier

Saint-Brieuc


  Gérard Gautier a été honoré de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.

 

 

 


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10 novembre 2023 5 10 /11 /novembre /2023 08:01


 


Le calme
Avant la tempête
 
Ton rire
Par-dessus ton sourire
 
Le chat
Qui ronronne
 
Une poignée
De mains
 
La pluie
Traversière
 
Un bonjour
Sans fard
 
Mon whisky
Avec deux glaçons
 
Des mots simples
Comme bonjour
 
Le calme
Après la tempête

© David Chomier
Extrait du nouveau recueil de David Chomier : Vivons à Mort                                              
 
 
 
 
 
 
 
 

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9 novembre 2023 4 09 /11 /novembre /2023 07:54

 

Le matin verse aux vertes cimes. La forêt prend visage. Coiffe d’Iroise, chevelure d’algues, glauque est sa robe. La brume murmure blanche de nuit. Le feuillage brille de mille écumes.
Sur l’ailleurs, trouble réel, le poème porte visage.


Une lune en bouton perle sur la nuit. Telle l’aube, elle éclos pâle de senteur. Le silence est plein du déchirement des bourgeons qui éclatent mûris d’astres. Le vin doux de la vie court sous l’écorce et l’arbre étourdi de sève rêve à ses fruits
Nuit d’odeurs, la floraison soupire.
Le verger appelle. La forêt espère.
Aux branches de l’ombre le poème mûrit.

©Béatrice Pailler


Extraits d’Aubier
Revue Écrit(s) du Nord
N° 35-36 2019


   
 
 
 

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8 novembre 2023 3 08 /11 /novembre /2023 07:47



 
Rien qu’une fois encore
se donner la main et s’aimer
marcher au bord du ravin
sur le fil tendu par un ange
et laisser nos empreintes solaires
dans le sable chaud
caressé par la mer.
 
Pour  mieux te voir
je fermerai les yeux
et gouterai aux fruits de la passion.


©  Eliane Hurtado               
 

 
 

 

 

 

 

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7 novembre 2023 2 07 /11 /novembre /2023 07:54

Pétra - Jordanie

 

je te donne le grès rose de mes rêves caravaniers
prends aussi la peau-papier le parchemin
le poids des murs de toute une ville de vélin
je suis cet animal déchaussé qui écoute passer les épices
au loin
dans l’éternité sans cesse déroutée la terre se souvient
de ces yeux trop grands qui tournaient leur alphabet autour
d’un soleil
j’ajuste mes liens et je repose mes moissons dans la charrette
de tes yeux
y germe le mot muet sans autel autre que la pierre levée
le silence aussi a le droit à son temple de beauté

 

© Barbara Auzou.                

Extrait du recueil « Mais la danse du paysage » @( Poèmes)-Barbara Auzou-5 Sens Editions Genève( Suisse)        
 
 

 

 

 

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6 novembre 2023 1 06 /11 /novembre /2023 07:47



 Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2023
 

 

Comme les 7 jours de la semaine
William, 7 lettres qui ont changé ma vie.
Le dimanche c’est le M,
Le W, un lundi

 

William, c’est mon frère.
On dit que c’est moi en petit.
Mais son entier caractère
N’a rien d’une photocopie.
 
Il est espiègle, rieur, bougon.
Il est câlin, colère, bruyant.
Tantôt avare en affection,
Tantôt le plus adorable enfant.
 
Il manipule comme personne,
Ses jouets, son frère ou ses parents.
Même quand sa mauvaise foi résonne
Il déploie un sourire désarmant.
 
Comme les 7 notes d’une gamme,
William, 7 lettres qui ont changé ma vie.
Le W, le Do de l’entame ?
Le M final, comme un Si.
 
Par son oreille musicale
William est aussi intransigeant.
Il aime les chansons radicales ;
Jamais les airs complaisants.
 
Est-ce bien normal à moins de 4 ans,
De s’entêter comme un petit âne ?
Répéter, qu’aux bluettes pour enfants ?
Il préfère Gringe et Orelsan !
 
Impossible de résister
A ses traits d’esprits hilarants.
Pas plus que de composer
Avec son lunatique tempérament.
 
Comme les 7 boules de cristal,
William, 7 lettres qui ont changé ma vie.
San Goku infernal,
Capable de rallier ses ennemis.
 
 
Tornade domestique
Qui piétine et casse mes jouets.
Pourfendeur de plastique :
Mes playmobils peuvent témoigner.
 
J’ai passé 5 ans sans toi,
Enfant unique de nos parents.
5 ans passés en étant roi
Avant de partager leur temps.
 
Mais ces 5 ans qui me séparent
De William, mon frère adoré,
Sont des éclats du temps dérisoire.
William, 7 lettres que j’aime à tout jamais.
 

©Evan ADAM COUDOUX – CM2
94130 NOGENT/MARNE
1er prix 2023 Section CM2 et 6ème    
                                                               
 
 

 

 

 

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5 novembre 2023 7 05 /11 /novembre /2023 07:30

Illustration : Roland Souchon

 

 
En livrée d’ébène et d’ivoire, trois grands cormorans célèbrent l’aurore sur l’île des Landes.
La baie du Mont Saint-Michel déploie son éventail aux sept couleurs du vent.
 
Deux amis cheminent sur le chemin de ronde dominant le port de la Houle à Cancale.


Briac, ornithologue, recherche les corniches où, dans les fissures des parois abruptes, il reconnaît les œufs bleutés du cormoran sur un nid fait d’algues et de branchettes.


Gwenola, libraire à Saint-Malo, aime partager ses envies d’évasion sur les landes et les côtes bretonnes.


Malo, pêcheur à pied, doit les rejoindre en fin de matinée.


Tous les trois ont une passion commune pour les saveurs culinaires et les plaisirs raffinés du palais.


 
Au gré des marées, la mer s’en va et revient, nappe de soie moirée, frangée d’écume où s’amusent les bleus de l’azur.


Ici, l’esprit des hommes et des femmes est absorbé par la mer.


Le trésor de Cancale, c’est l’huître.


A marée basse, les parcs à huîtres tressent la baie, maillage où miroitent le ciel, le soleil, la pluie et le vent.


Sur le sol de sable vaseux, installées dans des poches, perchées sur leurs étals, les huîtres grandissent à chaque marée et acquièrent ce goût de noisette, fin et délicat, renommée de l’huître de Cancale.


 
Crochets, épuisette et haveneau au repos dans sa cabane de pêcheur, Malo rejoint Briac et Gwenola à la cale de l’Epi.


Construite en 1837 au port de la Houle, cette jetée dite cale de l’Epi , est un ouvrage remarquable du patrimoine maritime breton.


Ses vingt et une arches en forme d’escaliers laissent passer les courants chargés d’alluvions, et permettent aux marins cancalais de débarquer leurs pêches.


Malo, sexagénaire buriné, a les joues creusées d’ornières décelant d’irréparables fatigues le long des grèves et sur les récifs de la baie où il ramasse coques, bigorneaux, crevettes, étrilles, crabes, homards et huîtres sauvages.


Aujourd’hui, il a délaissé bottes et ciré pour retrouver ses amis, un foulard bleu azur au triangle de l’encolure de sa vareuse.


Ardent mystique, son imagination fleurit à chaque phrase.


La baie du Mont Saint-Michel lui a offert, au fil du temps, cet art consommé de la narration. Une jeunesse inouïe chante en lui.


Son regard un peu lointain laisse toujours la place à l’émerveillement lors du passage d’une natte blonde.


 
Malo tire de sa besace six douzaines d’huîtres sauvages ramassées ce matin, jour de marée d’équinoxe au fort coefficient.


Briac s’est chargé d’assurer une ample provision pour rafraîchir les gosiers.


Gwenola apporte tendresse et sourire : fusion où son charme se multiplie.


 
Dans ce décor marin commence la dégustation des huîtres, fraîches ouvertes, souriantes dans leurs coquilles de nacre.


Les huîtres glissent sur la voûte du palais et les papilles de l’imagination dessinent le chant des goélands.


A l’unisson, les trois amis aspirent, à même la coquille, la bonne eau salée qui vient étoiler une bouchée de pain de seigle beurré.


La première douzaine envoyée au paradis, Briac débouche son ambroisie :
La Coulée de Serrant, 2005 de Nicolas Joly –  vin servi frais, à la même température que les huîtres.


Discret et réservé aux premiers instants, ce blanc sec a eu la sagesse de patienter en cave pour délivrer aujourd’hui son florilège d’arômes où dominent les fruits jaunes juteux comme la mirabelle. Sa longue caudalie s’appuie sur une texture ferme, d’une élégante amertume avec une tonalité saline.


 
Eole revient en arabesques de sable et d’embruns.


La ripaille continue ; l’occasion pour Gwenola de faire l’éloge de la gourmandise.


L’huître, c’est à la fois le prélude et l’extase, une volupté sensuelle, une délicatesse veloutée, un plaisir à conjuguer au masculin et au féminin, un feu insoupçonné qui jaillit en vous.


Oui, oui , encore une belle charnue, fraîche à souhait, élégante avec sa collerette de dentelle.


 
Bruissant de coquillages, le jusant répond à l’appel des sirènes.


Maintenant, les vagues ramènent le parfum couleur ardoise des îles Chausey, puis vient le visage d’une Muse, ourlée d’écume sur l’estran de leurs rêves.
 
Au son des biniou et bombarde, Gwenola, Briac et Malo déclament en cœur :
 
Fleurs d’équinoxe sur l’étrave de la vague


Affleurement d’ailes à la godille de l’esquif


Sur l’hélice du nautile s’enroule la bonne aventure.
 
                                                           Kenavo
 

©Roland Souchon
2023
www.rolandsouchon.com          
 
 

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SOURCES :


- Histoire de la nourriture de Maguelonne Toussaint-Samat chez Larousse
- Gens de Bretagne de Christian Bougeard aux Editions du Chêne
- Le grand Larousse du vin
 
L’HUÎTRE :


La conchyliculture est l’élevage des huîtres, moules et coquillages, dont l’ostréiculture pour les huîtres et la mytiliculture pour les moules.


En France, l’ostréiculture se fonde sur l’élevage de deux espèces d’huîtres : la plus ancienne, la « plate » ou Ostrea edulis, renommée de Cancale , et la « creuse » ou Crassostrea gigas, importée fortuitement des Indes jusqu’à l’estuaire du Tage au XVème siècle par des navires  de commerce portugais dont la coque a servi de collecteur naturel.


A travers le monde, en eau salée, douce ou saumâtre, on compte une bonne centaine d’espèces d’huîtres.


Au siècle dernier, les bisquines, typiques bateaux de Cancale, remontaient les dragues utilisées pour prélever les huîtres sauvages sur les bancs situés en eau profonde ; ensuite les huîtres étaient élevées dans des parcs.


Cette pêche était autorisée un mois par an en avril. C’était la fameuse « caravane » si bien racontée par Roger Vercel ; celle-ci rassemblait 425 bateaux et 2323 marins en 1884. La pêche était débarquée sur les grèves à marée haute, puis triée par les femmes et les enfants à marée basse. Les femmes chargeaient sur une charrette les paniers d’huîtres appelés « mannequins », d’un poids de 50 kg, en vue de l’expédition, notamment vers Paris.
 
Il est intéressant de développer la sexualité et le mode de reproduction de l’huître qui est hermaphrodite, alternativement et successivement femelle et mâle. En été, durant les mois sans R, c’est la période de reproduction avec 3 pontes de juin à juillet, soit plusieurs centaines de millions d’œufs qui attendent la semence mâle qui peut être celle de l’huître elle-même ou celle de la voisine car devenue mâle, elle disperse sa semence à l’extérieur dans le milieu marin.


A la fois père et mère, l’huître accomplit jusqu’au bout sa double mission parentale et porte les œufs fécondés durant une dizaine de jours jusqu’à ce que, devenus larves (naissain), ils soient expulsés.


Pourvu de cils vibratiles, le naissain a 2 semaines pour chercher un support (exemple un rocher) pour se fixer, grandir, aimer et se reproduire.


Le grand art de l’ostréiculteur est de piéger le naissain pour ensuite l’élever.


L’huître, si elle échappe aux nombreux prédateurs (étoile de mer, bigorneau, huîtrier pie, goéland argenté - violent courant de tempête - mazoutée par un bateau pollueur ou enfin être mangée par d’élégants bipèdes), peut atteindre l’âge de 50 ans, sachant que les huîtres ne sont plus si délicieuses au-delà de 5 ans.


Le goût de l’huître tient au climat, à la salinité des eaux, à la nature des fonds marins, du plancton et aussi aux gestes qui président à son élevage.


L’affinage se fait en eau claire dans des bassins, eau constamment renouvelée où l’huître va prendre ce goût de noisette et sa couleur ardoise grâce à la présence d’une algue, la navicule bleue.


Le premier affinage se fit à Belon, d’où le nom de l’huître.


 
LE VIN : La fameuse Coulée de Serrant


AU XIIème siècle, Henri II Plantagenêt, Comte d’Anjou devenu roi d’Angleterre, fait servir les vins d’Anjou à sa cour.


L’Anjou est une vaste région viticole qui part de Nantes et longe la Loire jusqu’à Saumur et Angers.


Il existe un triangle magique formé de trois communes : Savennières, Bouchemaine et La Possonnière.


Arrêtons nous au lieu-dit La Coulée de Serrant. Le vignoble regarde passer la Loire. Au fil des jours se tresse ce lien qui unit l’homme, le terroir et la vigne. Le chenin, son cépage unique, est ancré sur des coteaux traversés de veines schisteuses avec un fond de sables.


Curnonsky, prince des gastronomes, classait La Coulée de Serrant au même rang qu’un Château-Chalon ou encore le mythique Montrachet.


Il en découle cet aimable conseil : Fin gourmet, vivez glorieusement dans le péché et Dieu reconnaîtra les siens.

 

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4 novembre 2023 6 04 /11 /novembre /2023 07:44

Photo Denis Portay

 

C’est la blessure première,
Réfléchie par les lames duelles
De la Vie.
Captive de l’onde immobile
C’est la fissure du miroir céleste
Sabrant les eaux du silence
Dans l’espérance de l’envolée
Qui libère.

 

©Nicole Portay    

 Nicole Portay a été honorée de la distinction d’Ambassadeur de la Paix.

 

 
 

 

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