SOCIÉTÉ DES POÈTES FRANÇAIS - REGLEMENT du CONCOURS INTERNATIONAL
de POÉSIE JEUNESSE FRANCOPHONE 2023-2024
Parrainé par le Ministère de la Culture
Ouvert du 20 juin 2023 au 15 mars 2024
Article 1 : Sont appelés à participer à ce concours gratuit, les jeunes poètes francophones, par candidatures individuelles ou collectives de la classe de CM2
jusqu’à 20 ans révolus à la date de clôture du concours, scolarisés ou non.
Article 2 : Seront acceptés de 1 à 3 textes rédigés en langue française, chaque texte étant limité à 30 lignes. Il est vivement rappelé de respecter les règles de grammaire, de conjugaison et d’orthographe sous peine de rejet de la candidature. Les textes envoyés par les enseignants devront être réunis en un seul fichier.
Article 3 : Les modes d’écriture poétique - classique, néoclassique, libre ou libérée, prose poétique – sont acceptés, thème libre.
Les traductions sont exclues.
Article 4 : Les lauréat(e)s des années précédentes ne pourront concourir l’année suivant l’obtention de leur prix.
Article 5 : Les poèmes sont à adresser exclusivement en pièce jointe au format WORD (Times New Roman, taille 12 ou 14) à Nicole Portay, Responsable du concours jeunesse : spfconcours.jeunes@gmail.com avec copie au Président de la S.P.F. : spf.jeancharlesdorge@gmail.com
Article 6 : En tête de chaque poème seront notés :
- les nom et prénom de l’auteur(e), sa nationalité,
- sa date de naissance, son niveau scolaire
- et l’adresse complète de son établissement
- son adresse postale complète (pays y compris),
- son numéro de téléphone,
- une adresse-mèl de contact.
Article 7 : Chaque participant est tenu au respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur. Par conséquent, il doit s’assurer que la conservation et la diffusion de sa contribution ne constituent pas, notamment :
- Une atteinte aux droits de propriété intellectuelle d’un tiers (reproduction/représentation d’un élément soumis à des droits de propriété intellectuelle, une marque, un modèle déposé, etc. sans autorisation préalable expresse du titulaire des droits) ;
- Une atteinte aux droits des personnes (atteinte à la dignité humaine, atteinte aux droits de la personnalité : droit à l’image, droit au nom, droit au respect de la vie privée, diffamation, insultes, injures, etc.) ;
- Une atteinte à l'ordre public et aux bonnes mœurs (apologie de crimes contre l'humanité, incitation à la haine raciale, pornographie, incitation à la violence, etc.).
Article 8 : Le jury se réserve le droit de la dénomination des prix attribués. Ses décisions sont sans appel.
Article 9 : Le palmarès sera adressé par courriel à tous les participants fin mai 2024. et sera affiché sur le blog de la Société des Poètes Français www.societedespoetesfrancais.net
Les lauréats recevront un diplôme virtuel.
Article 10 : La SOCIÉTÉ DES POÈTES FRANÇAIS, seule destinataire des candidatures, se réserve le droit de publier les poèmes reçus avec le nom de l’auteur(e), primés ou non, sur tout support existant. (Anthologie jeunesse, revue et blog de la SOCIÉTÉ DES POÈTES FRANÇAIS, presse, Facebook, etc.).
Article 11 : Chaque lauréat(e) aura le droit de se prévaloir de son prix, soit dans sa biobibliographie, soit par un avis apposé sur l’ouvrage primé, en indiquant :
« Lauréat(e) du Concours International Poésie Jeunesse 2023-2024 décerné par la
Société des Poètes Français ».
Article 12 : La seule participation implique l’acceptation sans réserve du présent règlement.
N’est-il pas bon de rêver
c’est la drogue la plus douce
on embarque sans secousse
on est de suite arrivé
il ne faut pas s’en priver
le bonheur nous éclabousse
quand la brise qui nous pousse
nous incite à dériver
tant pis si l’on n’en rapporte
qu’une moisson déjà morte
quand on repasse l’étang
il nous reste des images
et repartir sans dommages
est possible dans l’instant
C'était un coin d'Espagne tout incrusté d'églises
le jour de procession des femmes endeuillées
Elles avaient dans les yeux une sorte d'emprise
alors que scintillaient les feux de leurs colliers
Penchées comme des arbres inclinés par le vent
dix d'entr'elles hissaient une Vierge-à-l'enfant
de bronze et d'or fleurie de myriades d'oeillets
Les femmes arboraient de belles robes sombres
et portaient sur leur front la mantille de soie
où brillait par instant leur regard mêlé d'ombre
Des chants montaient soudain sanglotants vers les cieux
Puis s'ensuivait un long et douloureux silence
où la lenteur des pas annonçait l'imminence
d'un drame ressurgi de l'époque des Dieux
Parfois dans l'assemblée s'élevait un cri rauque
un air de liturgie arabo-ibérique
plein d'improvisations d'arabesques baroques
Frappé par la ferveur de la pavane antique
où la Vierge semblait s'élever dans les airs
mon esprit envouté ne se pouvait distraire
du rythme passionnel des accents mélodiques
Les âmes s'éventaient dans leur élan mystique
immuable espérance que rien ne ravine
À travers la pâleur du visage christique
je croyais voir la Sainte avec ses voiles d'or
et ses précieux joyaux dansant sur la poitrine
esquisser le sourire oriental d'Aliénor
quand elle s'en revint tout droit de Palestine
Rue de l'imaginaire
La petite Camille
Avance doucement
Jusqu'à la vieille grille
Du numéro vingt et un...
Tout au fond de la cour
À l'ombre des grands arbres
Où murmurent les rêves
La boutique s'étire
En poussant ses volets...
Pierre le magicien
Encourage ses fleurs
Mélange les parfums
Avant de disparaître
dans une salle secrète...
Camille n'ose pas
Franchir le seuil étrange
Car son coeur bat si fort
Et les mots dans sa bouche
Ne veulent plus rien dire...
Comme le monde est vaste
Quand on est si petit !...
Rentrer à la maison
Serait une défaite
Camille le sait bien...
Pour tous ses compagnons
Elle entre dans la cour
Et marche sur les ombres
Des grand arbres surpris...
Les fleurs ont reconnu
La grâce d'une fée
Dans cette jeune enfant
Capable d'affronter
Du haut de ses dix ans
Cette lourde aventure...
Les fleurs sur son passage
Lui font la révérence
Posant sur chaque doigt
De la brise invisible
Un petit mot qui danse...
Camille maintenant
Entre dans la boutique
Ses paroles sont les chants
De l'enfance magique...
À suivre ..."Le nouveau royaume de Camille" (suite et fin)
Le pire de l’ennui
est certainement la honte qu’il suscite.
La vie serait par nature
riche d’innombrables bonheurs et malheurs.
On ne cesse de le proclamer.
Honte à celui
qui prétend souffrir d’ennui…
Il se verra, tel le lépreux,
banni du monde des vivants.
Mais soyons honnêtes,
qui n’a pas connu,
parfois dès son enfance,
l’étirement douloureux et infini du temps ?
Et de se demander soudain
pourquoi ici, pour quoi faire ?
Pour l’oeuvre à accomplir,
pour l’amour donné et reçu,
pour les enfants, à naître… ?
Pas toujours facile d’échapper
à la sournoise attraction du vide.
De quoi est-on alors coupable,
si ce n’est de s’être trop penché
à la fenêtre de la vie
au risque de tomber…
dans le vide.
Pourtant il faudra bien un jour
Déshabiller tes rêves
Des affres du passé.
Enfouir en toi les pleurs
Et les gémissements.
Les blessures des fers
Les stigmates vermeils des fouets.
Il faudra devenir
« Homme sans mémoire »
pour une île nouvelle.
Par deux fois le monde à oublié ses morts
Pour reconstruire
Par deux fois nous avons cru renaître.
Ne me crois pas, mon ti mamoun*
Ma plume est mensongère
Ton histoire doit rester gravée
A jamais dans ton coeur.
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...