De quoi avais-je donc peur ?
De quelles trahisons,
de quels abandons
ne me suis-je pas remise
au point de fuir
les instants de bonheurs
que la vie voulait m’offrir.
Un ou deux échecs,
une trahison, suffisent parfois
à nous faire renoncer à l’amour.
Alors on reste seul
pour continuer la route
avec dans ses bagages
quelques sombres souvenirs…
Ce petit copain de vacances
qu’enfant, on retrouvait chaque été
avec tant d’impatience
jusqu’à l’arrivée de l’autre.
Plus tard, cette autre encore
qui brisa des fiançailles,
à dire vrai, déjà bien fragiles.
Et puis nos propres choix
parfois dévastateurs,
comme renoncer à la tendresse
pour d’improbables
et flamboyantes conquêtes.
Et le temps passe
avec son quotidien de solitude.
Peut-être est-on responsable
Comment ne pas s'interroger ?
Proposé par Michel Bénard grâce à qui je peux faire cette publication ce jour.
Gigantesque panne informatique.
« Was ich nicht weiß, macht mich nicht heiß », dixit Goethe – je vous le cite en allemand pour la joliesse des rimes créée par les paronymes « weiß » et « heiß » et la saveur de l’intraduisible jeu de mots –, mot à mot « Ce que je ne sais pas ne me rend pas chaud bouillant », « Ce que je ne sais pas ne m'excite pas », c’est-à-dire « Moins j’en sais, mieux je me porte ».
Ce vieil adage « Ce que l'on ignore ne peut pas faire de mal » ne s'applique pas lorsque l'on parle de cybersécurité et d'obligations de conformité réglementaires.
La souris de Damoclès, la cyberattaque suprême… Ce qui nous pend au bout du nez ?…
Que nous réserve la suite ?
« Was ich nicht weiß,
Macht mich nicht heiß.
Und was ich weiß,
Machte mich heiß,
Wenn ich nicht wüßte,
Wie’s werden müßte. »
Goethe, Gedichte, 1827.
(Ce que je ne sais pas
Ne m’excite pas.
Et ce que je sais,
A pu m’exciter,
Si je ne savais pas,
Comment cela devrait se passer.)
Ce proverbe est l'expression d'une stratégie pour éviter les choses désagréables en ne voulant pas les connaître.
Ne pas savoir implique toujours un état d'esprit plus calme, ce qui peut être un soulagement, en particulier lors d'événements sur le déroulement desquels une personne n'a aucune influence.
Au Moyen-Âge déjà, il existait des expressions au contenu similaire : « Daz ich niht enweiz, daz ist mir ouch kein schade » (Ce que je ne sais pas, ce n'est pas non plus une honte pour moi), écrivait le moine Berthold au XIIIe siècle.
Sans compter la tautologie qui résonne et raisonne comme un aphorisme : « Ce que l'on ne sait pas, on ne le sait pas » écrivait Sebastian Franck en 1541 dans son recueil de proverbes.
La variante suivante se trouve déjà dans la collection de proverbes de Franck Q : « Was einer nit weyss, das thut jm nit wee ».
Quid de la souris de Damoclès ?
Suzanne Dracius
Pointe des Nègres et partout dans le monde, quasiment tous azimuts,
19 juillet 2024
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Le pointe des mots perfides,
Lame acérée, a entamé la plénitude
Au diapason
Des sentiments conjugués,
Le coutelas de l’amour passion bafoué
A finement ciselé le cou de la Belle.
Radicalement.
Tombeau des amants de Teruel - Teruel, église San Pedro
De mes amours de papier
Ne restent que des marbres
Au cimetière des regrets,
Des mots gravés
Sous un ciel de Toussaint
Quand d’étranges lueurs
Vacillent
Autour des tombes.
Les jeux d’amour épistolaires
Les rires, les mots doux
Les bruissements de palmes,
Se sont évanouis
Telles des fumées d’encens
Aux porches des églises.
Mes espoirs déchirés
Par les blessures de l’absence
Mes rêves piétinés
Mon Eden profané
Je te les donne
Sans larmes ni contraintes
Pour que s’épanouissent
Comme d’immenses fleurs
D’autres lendemains.
Goutte bleuté en suspension
Qui échappe à a pesanteur,
Effleure en biais la houle des arbres
Et finit par se fondre au loin
Dans la vague géante du Jura.
Il ne reste plus sur l’azur
Que quelques stries bien alignées,
Code-barre insolite de nuages.
C’est l’instant subtil où la lumière décline,
Où le soleil dispense une ultime flèche d’or
Sur le fond du vallon
Où un vent inspiré
Répand l’écume blanche
Des pommiers en fleurs
Enveloppant d’une vague irisée
Mon arbre à poèmes.
Ses feuilles flammes reliées
D’un fil de soie en frissonnent encore.
Sur le sol naissent des ombelles de pensées
Aux racines entrelacées
Sécrétant la mémoire végétale et minérale
D’une même parole d’amour
Germinée en un terreau spirituel.
Le silence est tel le vent bousculant la cage des yeux. À l’œuvre sous
les paupières, par le sel et l’eau, il recrée le monde. Tempête aux
regards, le réel n’a plus terre. Tempête, la barque du jour oscille.
Sans attache, légèreté d’être silence, une brise infime rejoignant hors
le temps la mémoire du monde : ses œuvres vives où se rêvent chaque
arbre, chaque herbe, tous les souffles à naître.
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...