Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
14 mars 2022 1 14 /03 /mars /2022 08:47

 

Photo Hélène Bourgès©

 

 


A la semelle des vieux souliers,
Tant de départs à l’aube,
Un rai de soleil perce la brume,
Chaque pas est abandon.

 

Fine poudre des sentes du causse,
Rebond des cailloux, rapiettes effarouchées,
La boue du ruisseau, caché dans les herbes,
L’eau qui s’insinue, morsure glacée.

 

De trop de route, le lacet cassé,
La ficelle bleue de la botte de foin,
Les pieds las, la fatigue joyeuse,
La cendre du feu au soir finissant.

 

Marcher sur les chemins de pluie,
Ou happé par la dune au désert,
Oublieux du monde, couper à travers,
Sans laisser de trace, serrer mon chemin.


 
©  Bernard Delpech
 
 
 
 
 
 
 

 Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
13 mars 2022 7 13 /03 /mars /2022 07:40


 

ÉMEUTES, de Claude LUEZIOR, Éd. Cactus inébranlable (Belgique), 78 pages,
ISBN : 978-2-39049-054-8, 2022

 
 
« Émeutes » ? De quoi s’agit-il ?
 
« Ce bref recueil, pavé y en a marre, se lit comme un brûlot, avec incandescence. », nous dit l’auteur en guise de préliminaire. Voilà qui est bien vu.  En une phrase se révèlent déjà son opinion sur le sujet, l’ironie dont il use avec subtilité et son incroyable habileté à faire parler les mots.
 
Mais attention, dans ce petit recueil de poche, il n’est pas question d’opinion politique. Si l’auteur « conteste parfois les contestataires » avec insolence, c’est parce qu’il n’y a « pas de syntaxe, mais des pavés que l’on descelle ». De même, « La rhétorique de pacotille éructée par un chef quasi-mussolinien... » suscite sa douce ironie mais aussi peut-être sa crainte face à des débordements, par exemple devant les Parlements allemands ou américains.
 
« Je déteste l’émeute » avoue Claude Luezior, tout en s’interrogeant « peut-être est-elle libératrice ? » Racontée à sa façon, pas de doute, le rire est thérapeutique, voire libérateur. L’auteur nous y invite, d'ailleurs : « Riez, braves gens ! »
 
Son humour n’exclut ni le jugement sur la nature des actes ni l’empathie pour la cause. Le ton de son de précédent livre : Un Ancien testament déluge de violence (Éditions LGR Paris), exprimait déjà le refus de cette violence.
 
Poète, médecin empathique, observateur de la société, de ses affres, de ses souffrances, en un mot de son Histoire…, Claude Luezior est bien fondamentalement tout cela à la fois comme en témoignent ses écrits ; « Émeutes », peut-être plus que jamais
 
Le tableau de l'artiste-peintre Philippe Tréfois en première de couverture est en belle synergie avec le texte déjanté de Luezior.
 
Poésie d'une société en désarroi, film doux-amer, pièce de théâtre de l'existence... Ce petit livre édité par l'éditeur wallon Cactus inébranlable pique mais tient chaud dans la poche...
 

Kathleen Hyden-David
 
https://cactusinebranlableeditions.com/produit/emeutes-vol-au-dessus-dun-nid-de-paves/
 
    
                                               
 "Bonne feuille" :


En miroir, les gens d'armes, sombres bataillons dont la lippe inassouvie, emprisonnée par un casque, mâchonne on ne sait quelle pensée provisoire.
 
L'attaque est imminente contre la racaille en sursis car ces feux follets, ces vociférations bancales et leurs débris jetés à l'encan ne sauraient s'emboîter dans les murailles de hautes dynasties.
 
Puissance, impuissance.
 
Masques et boucliers derechef alignent d'avides gourdins, tandis que s'amassent manants et gueux en lamentable engeance.
 
Ébauche de danses mutuelles à la crête d'éboulis où se menacent, instinctifs, des mondes tiers, effilochant les valeurs d'un improbable credo.
 
Une femme en guenilles, lèvres ouvertes et poitrail au vent, brandissant son étendard de liberté, folle égérie née de la populace : on l'appelle Marianne.
 
Sous sa visière de jais, le gendarme suintant sa peur. Face à lui: sa propre chair.

Claude Luezior

 


* * *
*

 

Recension : Claude Luezior – «  EMEUTES vol au-dessus d’un nid de pavés. »
Liminaire de l’auteur.
Illustration de première couverture - Philippe Tréfois -
Cactus Inébranlable éditions -  Printemps 2022 -
Format 10,5 X 18,5 – nombre de pages 78 –

Surprenant, percutant, voici un nouvel ouvrage de l’incontournable poète, essayiste, romancier et ami des arts Claude Luezior, qui, derechef annonce la couleur : dans son liminaire, il déteste « l’émeute » mais avoue d'emblée : « Peut-être est-elle libératrice ? » Cet opuscule est croustillant de dérision dans l’observation de certains troupeaux où paissent faiseurs de morale et fossoyeurs endimanchés de la nation.


Bienveillance et humour grinçant face à un système sociétal en déshérence ?


L’auteur n’est pas avare de recommandations. face aux nouvelles recrues de la « manif », aux élus et ténors de la contestation, aux vaillants moustachus biberonnés de syndicalisme. Preuve évidente d’une certaine expérience analytique (pas mal, pour un neurologue-poète !) sur le comportement des dynamiques de masses.


Ce recueil est un cri contre le crétinisme bon enfant d'une populace en marche. C’est un clin d’œil aux petits-enfants de Robespierre, victimes de leur propre engouement à casser du flic ou du bourgeois. « Rions un peu ! »


Notre poète joue, selon son habitude, du langage avec subtilité et intelligence ; pour les frères de François Villon, pitoyables gibiers de potences, la condamnation sera lourde pouvant aller jusqu’à « cent ans de démocratie ». Est-ce bien raisonnable ?  


Nous sommes là, sur les pavés de la discorde, face à un recueil qui fleure bon le pneu brulé et le gaz lacrymogène. Dansons la Carmagnole ! Nous ferions facilement, de ce condensé, un livre de chevet tant il est pertinent. Le verbe y est raffiné dans son combat dénonciateur, il ouvre un espace de lumière lorsque l’esprit s’enténèbre.


Images à la Eugène Delacroix, lorsque les gueux lamentables se retrouvent devant les forces de la loi qui transpirent sous leurs casques et visières. Alors apparait Marianne, telle une guerrière salvatrice.


En bon révolutionnaire de substitution, Claude Luezior  fait feu de tout bois:  la Commune, mai 68, les gilets jaunes, les cégétistes, les trotskystes et autres produits de la panoplie contestataire. Sans oublier les saucisses, les idéaux échevelés et le picrate qui tache. La populace recolore le monde, surtout en rouge : couleur de la colère, de l’espoir international et de la soi-disant liberté. Déguisements pour un carnaval de l’insurrection.


Ce recueil « Emeutes, vol au-dessus d’un nid de pavés. » risque bien de faire grincer quelques chicots, tant il sonne vrai. Aveugle du pire celui qui ne veut pas voir. Sans doute y aura-t-il un Savonarole, un Robespierre ou un Danton pour contredire le bienveillant écrivain dans sa description de notre monde en proie aux idées partisanes.... Claude Luezior se surprend à découvrir du beau dans le « sfumato » des gaz lacrymogènes et des fumées en volutes des saucisses grillées. À qui sait la voir, la poésie est partout.


Certes, le souffle de la fraternité est bien mal mené et la mondialisation capitalisante n’est pas étrangère au chaos qui est de plus en plus prégnant, avec ses technologies nouvelles qui conduiront l’homme à l'aliénation et servitude. Et notez bien, face à l'émeute devant le parlement de Berlin : « N’oubliez pas le mot Reich, n’oubliez pas les chemises brunes et leurs sombres cohortes. »


Si la plume de Claude Luezior joue avec humour et dérision, elle sait aussi être grave, émouvante devant une telle misère qui se débat dans les filets d’une société infiniment blessée. Ici le poète revendique son droit au rêve, passage vers le pays de l’utopie :  « les pavés s’envolent tels des oiseaux de paradis. »


Alors oui mon Frère : « Lève-toi avec vigueur et majesté contre le tyran, dresse tes piques mais que ton combat ait du corps et de l’audace chevaleresque ! » 


Ce recueil impose le respect : quelques braillards en guenilles pourront se nourrir de ces fruits. Tout lecteur les trouvera pertinents et visionnaires.

 

Michel Bénard.  

 

PS : Art brut ou art singulier, l’illustration en couverture, « Le couple » du peintre Philippe Tréfois,  symbolise magnifiquement le côté dépareillé et fractionné de notre société en perte de valeurs. 

Partager cet article
Repost0
12 mars 2022 6 12 /03 /mars /2022 07:32
Source : Facebook

Lien sur la page d'origine : - https://www.facebook.com/photo/?fbid=1598494163563898&set=a.546828048730520

Partager cet article
Repost0
11 mars 2022 5 11 /03 /mars /2022 07:47

En raison de l'infâme guerre menée par Poutine contre l'Ukraine ses civils, femmes, enfants, vieillards, tous sans défense, je bouleverse l'ordre habituel des publications d'auteurs. Priorité aux textes qui parlent et/ou condamnent l'agression et l'agresseur ! (Jean Dornac)

www.bienpublic.com


 

 

Passé et souvenirs des Trente Glorieuses,
pour beaucoup d’enfants de ce temps-là,
ce ne fut que découvertes et passions,
promesses d’un nouveau confort de vie.
De quoi se souviendront demain
les enfants ukrainiens d’aujourd’hui ?
Du bruit effrayant des bombes,
des maisons et des rues éventrées,
des jours et nuits au fond des abris,
de la fuite sur les routes sans fin,
des larmes aux yeux de leurs mères,
des visages assombris de leurs pères
qui s’éloignent et disparaissent,
ignorant quand ils les reverront.
Qui eut cru que l’Histoire se répéterait
en Europe devenue cette grande famille.
Mais tapie dans l’ombre diplomatique,
une bête sauvage attendait son heure.
Difficile de protéger l’un des nôtres
sans risquer de déclencher l’Apocalypse ?
Et si la bête prise à son propre piège,
devait finalement mourir de sa folie.
Alors à nouveau, pourraient jouer
les enfants de l’Ukraine libérée.
Mais leur mémoire gardera à jamais,
les sombres souvenirs de l’an 2022.

 

                   Écrit le 4 mars 2022

 

©Kathleen HYDEN-DAVID  
     
 
 
 

 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
10 mars 2022 4 10 /03 /mars /2022 07:34
Président Putler...


 

 

 

je croyais être assez vieux
pour n’avoir pas à implorer
les hôtes de tous les cieux
afin qu’ils arrêtent les guerriers

 

mais le ciel ces jours
semble comme toujours
faible et vide pour les petits
fort pour les tyrans en folies

 

Un dictateur de flibuste
succède à un tyran nazi
tous les deux voulaient un buste
mais ne méritent que des lazzis

 

il faut une bonne dose de drogue
pour se transformer en bull-dog
et déclarer la guerre en étant ivre
à un pays qui veut juste vivre !

 

ou quand un petit capitaine
d’une police criminelle du passé
dévoré d’une cruelle haine
décide de s’en prendre à la Liberté !

 

et nous voilà avec sur les bras
un gros boulet russo-soviétique !
les missiles volent bas
lancés pour ce dictateur typique  

 

ses collègues mafieux
qu’on appelle oligarques,
implorent les cieux
se sentant de plus en plus patraques

 

ridicules sont leurs angoisses
face aux haines qui croissent
et les vengeances à venir
des peuples qui crèvent d’agonir !

 

©Jean Dornac

Lannion, le 9 mars 2022                     
 
 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
9 mars 2022 3 09 /03 /mars /2022 07:29

du monde … perd son latin 

Dessin de Jeanne Champel Grenier©

 

 

 

J'ai vu la Nuit arriver à l'Est

avec son troupeau apeuré

son cabas rouillé plein de bas filés

et de paroles noyées, saisies de glace

dans la passoire à idées du jour épuisé

 

Elle avançait, harassée de ressasser

l'horizon hérissé d'ombres

fussent-elles celles irisées du Bolchoï

rubans fleuris, barbes à papa et chapkas

spectacle fièvreux, toujours sur le qui-vive

Voix et moral incendiés par la tyranie punitive

l'espoir écrasé, l'avenir rasé au fil du rasoir

par des loups à visage de grand-mamans

''pour mieux vous manger mon enfant''

 

Elle avançait, la Nuit, souffle court

rageusement poussée par le vent mauvais

Certains disent qu'elle reculait

déjà au pied du jour suivant

pris dans les glaces d'un autre temps

Qu'en dis-tu Sergueï, y a-t-il un espoir

Dans tout ce blanc couvert de noir ?

Patience...On croit qu'il fait noir

 

Mais la Nuit, comme Mélanie

(les Slavent le savent toujours)

fait son nid au creux de mélanine

le temps d'un rêve suave en retard

Et hop ! Au soleil, elle devient Zagreb

un grain de beauté sur la main du jour

et plein de jalousies qui filtrent les regards

 

C'est glaçant mais c'est ainsi

on n'y voit que du feu

rien ne s'éteint dans la Nuit

partout des foyers hurlants

attisés par le mauvais vent

On a beau essayer de remonter ''l'Autan ''

on risque d'importer Levant

il y a tant d'eau trouble sous les ponts

subliminaux nippons!

 

Où trouver une chaude seconde d'espoir ?

L'horlo-geai a fait long feu

remplacé par la gelée de l'or-tolan

fiduciairement trop lourd et trop lent

On se perd dans la Nuit d'étang

à Grosny comme à Neverland

en silence, les yeux noyés de larmes

quand s'en vont, tout seuls, les enfants

 

Qui va calmer la Nuit des tanks ?

Compte-t-on sur la noirceur des banques ?

Qui va stopper ce monstrueux iceberg en dérive de l'Est

Ce tyran qui a peur du ''Mistral gagnant'' de l'Ouest ?

 

Courage Irina Nicolaï, Vassili, Igor, Alexis,Véra,

Ivan, Vladislav, Boris, Natacha...

D'ci peu, ensemble on trinquera

Ici on boit l'iode comme vous la vodka !

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER
 
 

 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
8 mars 2022 2 08 /03 /mars /2022 07:48
Dessin de Louis Delorme

 


C’était un petit Africain
Qui voulait faire du pain
A quatre sous la livre
Pour que ses frères vivent
Mais il n’avait pas de blé
Ni d’argent pour en acheter.

Il prit de la terre,
Y mit sa misère
Et modela dans ses doigts
Deux grands parisiens siamois ;
Il les mit à cuire
Avec un sourire
Dans un rayon de soleil
En songeant qu’à son réveil,
S’il ne leur arrivait rien,
Il mangerait à sa faim !

Il fit un beau rêve
Et vit sur la grève
Une file de bateaux
Que déchargeaient des gâteaux,
Il se dit qu’en songe
On est heureux comme au ciel
Et que les éponges
Ont leurs trous remplis de miel ;
Et le pauvre môme,
Pâle comme un fantôme,
Eut trop peur que ses enfants
Ressemblent un jour à des blancs ;

Alors pour être certain
De ne plus manquer de pain,
Il décida de dormir
A n’en plus finir.

 

©Louis Delorme  

Extrait du recueil « La Criée – Les Vagissements » de 1974. Recueil imprimé et gravé par l’Auteur sur sa presse artisanale.              
 
 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
7 mars 2022 1 07 /03 /mars /2022 07:41
©Tableau de Jean Claude Bemben


 

 

L’homme endormi
cherche dans les ravins
où le rêve poursuit
le quotidien morose
une chair d’ambre
aux effluves de fièvre…
Comme il court
comme il court
ce désir interdit
où l’illusion d’être
efface les blessures
des caresses retenues…
La féerie de l’irréel
ressemble au vertige
d’une aube indiscrète
qui derrière un fouillis
d’une douce blancheur
cache le parfum d’un corps…
Mais cette nuit
l’homme
aux mains de braises
effleure seulement
la crinière de l’extase
sans jamais oser
rompre l’interrogation
du voile prometteur…
Pourtant le silence
brûle comme un cierge
et la belle inconnue
porte encore le masque
aux doigts tremblants
que le dormeur timide
n’ose par retirer…
Les ongles de l’attente
s’enfoncent doucement
comme une dague
à mille têtes
et portent la douleur
jusqu’au fond de la chair…
La peau crépite
sour le galop du sang…
La sève éclate
telle une vague nouvelle
le regard déborde
et le désir insupportable
déchire et bouleverse
plus sûrement qu’une tempête
celui qui marche
sans paupières
au milieu de son lit
dans une chambre
où les ténèbres
ont déjà tué la lumière !

 

© Victor Varjac
Antibes, dimanche 04 janvier 2002
 
Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS            
 
 
 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
6 mars 2022 7 06 /03 /mars /2022 07:41
A fleur de Plante - AFT ©


 


Pour bien assurer sa relève,
Elle s'était transformée en fleur.
Le temps pressait, la vie est brève,
Elle ne devait pas perdre une heure.


De l'enveloppe protectrice,
Couleurs et parfum de corolle,
Le pistil jaillit du calice,
Et du bourdon attend le vol.


Posé sur ce jardin d'Eden,
Il donne avec délicatesse,
Son plein d'amour et de pollen,
A cette fleur de la tendresse.


Pierfetz © 2004


 sources : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-6Printemps.htm        
 
 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
5 mars 2022 6 05 /03 /mars /2022 07:43



Ce poème figure dans le recueil Mais la danse du paysage / 5sens Editions

 

parfois un oiseau te frôlait de son aile
et je te parlais de soif
de ces cerfs qui scissionnent les plateaux
tranchant jaune le genêt
je te disais les saisons du visage
de l’anémone printanière à l’anémone soufrée
la terre nous ouvrait son flanc de blocs ardents
en plein ciel parait à la nudité sur le sein
de ton abîme
les soubresauts d’une montagne que l’on croyait
éteinte
montrait sa dimension sauvage
poumons de tonnerre sur l’herbe basse
que forçaient tes rayons
que forçaient tes étreintes
derrière les barrières de feu et ses travaux en cours
dormait ce rêve de nous que nous inventions de vivre
et je buvais la trame et l’épilogue dans ce bol arrondi
que tu levais dans le jour

 

© Barbara Auzou.

 

                           

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche