Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 06:32
Fleur du désert...

 

 

                                          « Je meurs de soif auprès de la fontaine » (François Villon)
 
 
Au cœur des nuits sélènes
Quand la mer est un voile
Parcouru de silence
Où frissonnent des ailes de lumière,
J’ouvrirai mes doigts
Comme une fleur des sables
A tes mains émouvantes,
Pour que ta bouche, trop douce
Parte à la découverte
Et s’abreuve
Dans le bruissement infini
Des mondes
Aux sources secrètes de la vie.  
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 06:22
La vague qui déferle

 

 

 

 
C’est une vague qui déferle,
Déroulée, enroulée,
 
Elle danse au milieu des flots,
Soulevée, abaissée,
 
Ivre de s’aérer
Hors de la pesanteur,
 
Avec le seul élan
Qui vaille la peine
De vivre un long temps.  
 
© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 06:36
Photos Drriss & Marrionn - Dallas - Le Baiser (Constantin Brancusi, 1907)

 

 

 

 
Dans le giron des ombres, le jour chuchote d’ultimes recommandations au crépuscule.
Lèvres à lèvres tous deux s’abandonnent à l’éclosion de leurs gémissements.
Sur les hanches de l’horizon s’instille le trouble doré d’Hélios.
Lente pénétration dans la courbure de la nuit.
 
Adultère initial.
 
©Nicole Hardouin.
Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 06:33
William Turner

 

 

Dans l’espace incertain
de l’heure primitive
la déesse de l’aube
noue une à une
ses mèches de lumière…
 
La tempête méconnaissable
git sur le commencement
de cette métamorphose
et peu à peu les formes
abandonnent leur masque
et reprennent timidement
la beauté de leur visage…
 
Le jour nouveau
vient de se jeter
dans les bras du soleil…
 
© Victor Varjac
Antibes, le 23 décembre 1999

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 07:00

 

 

 

 

 

L’insouci comme une indolence,
Une déraison de soi dérisoire.
L’insouci comme une indifférence :
Voilure offerte,
Vêture au monde,
Un glissement où je m’efface,
Une perte où je m’absente,
Un retranchement de fêlure.
 
©Béatrice Pailler
 
Recueil « Brisement »
Revue L’Agora de la Société des Poètes Français
3ème trimestre 2017
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 06:33
Le baiser de la mer – Octavio Ocampo

 

 

 

1
 
Le papier lyrique ?
Tout ça dépend dans quel sens
on le fait chanter.
 
2
 
Pour celui qui vibre
au contact de l'insolite,
le son devient sien.
 
3
 
L'oiseau de bonheur
se profile à l'horizon
d'un seul trait de plume.
 
4
 
Donnons-lui le la,
il nous rendra crescendo
l'air qu'on y a mis.
 
5
 
Nos regards à peine
engagés dans ses pensées
retrouvent la voix.
 
6
 
Les mots lui échappent,
mais leurs points de fuite annoncent
maintes perspectives.
 
7
 
L'impair est de mise.
Une histoire impersonnelle ?
Non, pas quand on aime.
 
 
©Michel DUPREZ
 
(Haïkus extraits du recueil « En toute co-errance », janvier 2016)
 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 03:56
Monique
 
Je ne sais pas pourquoi nous sommes nés
Je ne sais pas pourquoi nous devons mourir
Je sais, enfin.. je pense que je vis,
Mais qu’est-ce que cela veut dire ?
Je l’ignore comme tous ceux
Qui doutent qu’un dieu existe
Et se sentent infiniment seuls…
 
Pourquoi ces questions vitales ?
Parce qu’une amie est morte
Parce qu’elle a choisi de partir
Comme on dit pudiquement
Pour taire le mot « suicide » !
Mais à bout de souffrance
Comment ne pas la comprendre ?…
 
Elle a tiré le voile de fin sur sa vie
Venant d’un autre continent
Pour finir sa route non loin d’ici
Dans un pays que l’on dit neutre…
Cela ressemble à un suicide
Mais tâchons d’être un peu lucide
C’est un système qui l’a poussée…
 
Dans son pays, pas de soins gratuits
Pas de prise en charge valable
Le message tragique était :
Tu payes ou tu meurs !…
Les sans-cœur étaient au pouvoir
Les sans-âmes prenaient les décisions
Ils n’avaient qu’à mourir les trop pauvres !
 
« Ils ne servent à rien les gueux
S’ils ne remplissent pas nos caisses
Ils ne sont que bouches inutiles
Ils ne sont que des êtres nuisibles
Voire possiblement des ennemis
Du système qui, si bien, nous enrichit !
Sans argent à donner, qu’ils crèvent !... »
 
Monique ! Oui, ils t’ont tuée
Refusant de te soigner
Lorsque c’était encore possible !
Ils t’ont condamnée
Car ils ignoraient la compassion
Ils ne reconnaissaient que la richesse
Et la leur comptait plus que ta vie…
 
Mais leur vie n’est rien qu’un naufrage
Certes, leurs cales sont pleines
Des larcins commis contre nous tous
Mais si le ciel est vide
Leur âme n’est que néant
Et si le ciel est habité
Ils se puniront céans !
 
Pour avoir préféré leurs coffres à l’Amour
Ils habiteront dans les ténèbres !
Et toi, belle âme au corps lourdement torturé
Tu vivras dans l’éternelle lumière…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 11 février 2017

 

Monique
 
Non lo so perchè siamo nati
Non so neanche perchè dobbiamo morire
So soltanto che io vivo,
ma cosa vuol dire questo?
Io l’ignoro come tutti quelli
Che dubitano che Dio esiste
E si sentono infinitamente soli...
 
Perchè queste domande esistenziali?
Perchè è morta una amica
Perchè ha scelto lei di partire
Come diciamo con pudore
Per tacere la parola “suicidio”!
Ma nella profonda sofferenza
come non comprenderla?
 
Lei ha strappato il velo della fine sulla sua vita
Venendo da un altro continente
Per finire la sua strada poco lontano da qui
In un paese che definiamo neutrale...
Quello assomiglia a un suicidio
Ma neghiamo d’essere un poco lucidi
È un sistema che l’ha spinta
 
Nel suo paese non ci sono cure gratuite
E nessuna cura sanitaria valida
Il tragico messaggio è chiaro:
paghi o muori!...
Al potere ci sono i senza cuore
Le decisioni sono prese da quelli senza un’anima
Cosa resta ai poveri se non morire!
 
«Non servono a niente i mendicanti
Se non riempiono le nostre casse
Essi sono delle bocche inutili
Sono degli esseri dannosi
Vedi possibilmente dei nemici
Un sistema che abbiamo ben arricchito
Senza soldi da dare, puoi crepare!»
 
Monica! si loro ti hanno ucciso
Rifiutando di curarti
Finché era ancora possibile!
Ti hanno condannato
Poiché ignorano la compassione
Non riconoscono che la ricchezza
E quella conta più della tua vita...
 
Ma la loro vita non è che un naufragio
Di certo le loro casse sono piene
Dei furti commessi contro di noi
Ma se il cielo è vuoto
La loro anima non è che nulla
E se il cielo è abitato
Allora lì saranno puniti!
 
Per aver preferito i loro averi all’Amore
Abiteranno nelle tenebre
E tu anima bella di un corpo pesantemente torturato
Tu vivrai nella luce eterna...
 
©Francesco Casuscelli
Dairago, 30 settembre 2017
Partager cet article
Repost0
11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 08:26

 

© Gérard Beaulieu

 

 

 

                                               Texte dédié à Jacques-François Dussottier,
                                                    l’ami poète des femmes et de l’Amour.
 

 

 

Comme une larme d’émois
Perle sur la joue,
Ce poème très humblement
Sera dédié à l’inconnue, à l’anonyme,
A l’éternelle première,
Au mystère de la femme
En mémoires du mythe indéfini.
Les mots n’y seront pas choisis,
Ils s’offriront naturellement
Pareils au vent qui court
Dans la montagne,
Caresse les campanules,
Rafraichit les corps pris
Dans l’extase des jeux d’amour.
Femme comme une invitation
A la tendresse, aux extrêmes embrasements,
Cris qui offre la vie et déchire la nuit.
Femme bourgeon d’émotion,
Génitrice de passion, mémoire gravée
Sur tous les plus fabuleux mausolées.
Femme souffle précurseur
De l’image d’un paradis,
Jamais très éloignée des tourments de l’enfer.
Femmes éveillant en nous
Le rêve et le mystère.
Tendresse, pulsion, violence,
Tout n’est plus que confusion,
Tout devient fusionnel,
Seul l’amour en sort victorieux.
Femme effleurement de l’acte suprême,
Chant de l’essentiel,
En toi tout du cœur se consume,
Tout s’y résume.
Femme en toi je vis la passion
La montée du Carmel,
Je réinvente les vestiges
De l’amour bâtisseur ou destructeur.
Femme souffle d’infini,
Me voici mendiant
Du miel salé de tes lèvres.
Femme conquérante par le sang de la vie
Je m’inspire de ta nudité,
De l’orbe de tes seins,
De la courbe de ton ventre.
J’effleure l’énigme de ta vulve
Nacre précieuse de l’intime
Où se perdent mes écumes.
Femmes je te vois éternelle offrande,
Je me fonds en toi, j’exulte,
J’oublie le vrai du faux,
Le bien du mal,
Ma vie se dérègle, se désoriente,
Ignore toute logique.
Femme dont le seul parfum
Me met le cœur en liesse, éveille mes sens.
Femme pour toi j’érige
L’autel lacté de mes voluptés.
 
©Michel Bénard.



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 06:33
Oeuvre en titre : Monotype de Ode©

 

 

 

 
 
Laissez-la vivre, comme elle l'entend !
Ne lui faites pas de mal !
Laissez-la rêver !
Elle ne fait que passer.
 
Laissez-la rire !
Laissez-la pleurer
Des larmes de rosée
D'orages ou d'ouragans !
 
C'est une âme immortelle
Qui passe et repasse dans l'espace-temps
Qui contient en elle, tous les printemps.
Laissez-la vous frôler de l'aile !
Laissez-la parler d'elle !
 
Laissez-la se raconter !
 
Sa poésie est aussi intense que vraie.
Poésie qui monte vers les cœurs
En bouquet de fleurs.
Offrande qu'il ne reste qu'à cueillir
Au bout de la pointe d'une Étoile
Ou dans l'Océan, où se perd
L'Arc-en-ciel.
 
Elle a trouvé où est son Vœu d'Étoile,
La poétesse.
Laissez-la le réaliser !
Dans la Lumière, elle marche,
Chaque mot l'y conduit.
 
Laissez-la entrer, la poétesse,
Dans votre bulle d'intimité !
Laissez-la s'installer !
Une fois terminée la rencontre céleste,
Laissez-la quitter !
Elle est libre, la poétesse,
Comprise du Vent, son ami
Et de sa sœur, Liberté.
 
Elle ne fait que passer,
La poétesse,
Laissant derrière elle une nuée
De poussières d'étoiles,
De paillettes d'ors.
 
Elle ne fait que passer,
La poétesse.
 
Elle ne fait que passer.
 
Ode©
11 avril 2000
 
 
 
Création Ode©

 



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 06:36
La chaîne des générations

 

 

 

Comprends-tu ami
Que tu n’es que le maillon
D’une chaîne peut-être éternelle ?
Tu n’es que vraiment que ça
Mais si tu ne l’étais pas
La chaîne n’existerait plus !
 
Tu es l’élément indispensable
Nul autre que toi ne compte plus
Nul autre que toi ne compte moins !
Souvent tu te dis que tu n’es rien
En te comparant aux parvenus
Qui imaginent encore être tout !
 
Mais n’écoute pas ceux qui disent
Ô ! Les pauvres fous
Que sans études tu n’es rien !
Ô ! Pauvres gosses trop gâtés !
Ceux-là ne connaissent pas la vie
Trop pourris dans le luxe et dans l’or…
 
Toi, tu pratiques l’université de la vie
Tu te frottes chaque jour
Aux réalités d’une écrasante existence !
Tu sais le poids de la chaîne
Que tous nous portons
Depuis la nuit des temps !
 
Alors laisse aux ignorants
Le pouvoir et l’argent !
La fortune fait les imbéciles
Les esprits vides et arrogants !
Ils disent que tu es fainéant ?
Car tu refuses d’obéir et de les servir…
 
Mais toi tu es libre !
Libre de l’argent
Libre du pouvoir
Libre de leurs folies d’orgueil
Libre d’aimer la vie et la nature
Avec toutes leurs beautés !
 
Mais toi, tu chantes avec le vent !
Tu récoltes l’amour à tout bout de champ
Tu sèmes la liberté comme un brave paysan !
Et tu assumes de n’être qu’un maillon
De la chaîne qui nous lie tous
Depuis le commencement des temps…
 
Poursuis ta route, tu n’es pas fainéant
Tu n’es pas rien, tu es l’essentiel
Sans toi, pas d’argent ou de bénéfice
Sans toi, ces pauvres d’esprit ne sont rien
Ne leur resteraient que les mains vides
Et leur coutumière fatuité…
 
Va et sème la vie
Celle qu’on aime
Qui à personne ne nuit
Va compagnon de souffrances
Comme le poète on te méprise
Oublie-les, leur cœur est rance…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 8 octobre 2017

 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche