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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 05:02
L’argent
                                                  L’argent ne représente que le sida du monde – V.V.
 
 
Le pèze… le flouze
l'oseille… le blé
en un mot
comme en mille
l’argent… oui l’argent
toujours l’argent
rien que l’argent
plus rien… que l’argent…
 
Tout est devenu synonyme
de possession…
de puissance
et la Bourse incarne
le temple de la gloire
où régner sur autrui
devient l’aboutissement suprême !
 
Alors… ce culte admirable
de la Richesse
aussi éphémère
qu’illusoire
a peu à peu
remplacé le cœur
où vivait le poète !...
 
Son souvenir fut piétiné
comme une ombre
ridiculement inutile
mais la tristesse et l’ennui
s’emparèrent aussitôt
de cet homme « tiroir caisse »
qu’un coup de vent
un jour d’automne
arracha des mains
de la corbeille maudite !...
 
Emporté au milieu
d'une foule anonyme
et solitaire
cette caricature insolente
ne trouva soudain
que l’indifférence
d’un ciel d’encre
et les railleries d’une chanson
pour conduire promptement
les billets de sa dépouille
aux enfers de l’orgueil
et de la cruauté…
 
© Victor Varjac
Antibes, 14 décembre 1999
 
Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS
I soldi
 
Il denaro non è altro che l’AIDS del mondo -V.V.
 
 
I contanti… i quattrini
la pecunia… la grana
in una parola
come in mille
i soldi… sì i soldi
sempre i soldi
soltanto i soldi
nient’altro… che i soldi
 
Tutto è diventato sinonimo
ti possesso
di potenza
e la Borsa incarna
il tempio della gloria
dove regnare sugli altri
diventa l’abbruttimento supremo!
 
Così… il culto ammirevole
della Ricchezza
tanto effimero
e illusorio
poco a poco
sostituisce il cuore
dentro cui viveva il poeta!...
 
La memoria è stata calpestata
come un’ombra
ridicolamente inutile
ma la tristezza e la noia
sequestrano immediatamente
quest’uomo (cassaforte)
come un colpo di vento
in un giorno d’autunno
che strappa le mani
 dal cestino maledetto!
 
Messo al centro
da una folla anonima
e solitaria
questa maschera insolente
spesso non trova
l’indifferenza
d’un cielo d’inchiostro
e le provocazioni d’una canzone
per condurre subito
i biglietti dei suoi resti
agli inferi dell’orgoglio
e della crudeltà
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 26 novembre 2017

 

 

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 07:49
Horloge astronomique de Prague – photo Jay8085
 
 
 
 
 
Surtout ne me dites rien. Si l'envie de réagir à mes propos, dans un sens comme dans l'autre, atteignait toutefois son paroxysme, ayez la présence d'esprit de vous contenter seulement de hocher la tête.
 
Une fois pour oui, deux fois pour non et, de mon côté, je m'engage à revenir sur ces susceptibles divergences d'opinions en fin d'analyse.
 
À présent, voyons voir...
 
En fait, il ne faut pas être devin pour pronostiquer votre avenir.
 
Quand on peut se vanter de posséder douze maisons, un sacré ascendant qui, malgré son nom, Cancer, est souvent considéré de bon augure, il n'y a vraiment pas lieu de s'inquiéter.
 
Vous ne tarderez d'ailleurs pas à être promu cadre et il ne fait aucun doute qu'à peu près toutes vos entreprises seront couronnées de succès.
 
Juste un tout petit bémol, si vous le permettez : le jour où vous vous sentirez l'âme d'un grand voyageur, évitez autant que possible la Chine où, associé depuis votre naissance à un tigre, il se pourrait que vous risquiez d'être capturé et, dans le meilleur des cas, échangé d'ici une quinzaine d'années contre deux pandas géants et leurs éventuelles progénitures.
 
En gros la chance vous sourira, car vous bénéficierez dès le départ d'un magnétisme assez puissant pour déboussoler vos partenaires de jeu et même rouler sur l'or après avoir arraché au démon de midi ses cornes d'abondance.
 
Un dernier point en votre faveur et donc, par conséquent, un bon signe : être né vierge présente l'avantage de jouir jusqu'à la mort de ce bien curieux privilège, à la fois gage de pureté et source de raillerie, mais plus que suffisant à lui seul pour faire de vous un être exceptionnel allant jusqu’à se tailler la part du lion, censée pourtant le précéder.
 
Le fait que vous finirez par passer maître dans l'art de l'imprévu ne signifiera pas non plus pour autant que vous subissiez les revers d'une quelconque imprévoyance.
 
Le contraire serait étonnant, même si l'effet de surprise constitue une fois pour toutes votre carte maîtresse, autrement dit votre principal atout.
                                                    
©Michel DUPREZ
 
(Extrait du recueil « Faim du monde », janvier 2017)




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7 décembre 2017 4 07 /12 /décembre /2017 07:54
Fleur d'Azur

 

 

 
Là-haut dans l’azur,
là-haut dans l’infini.
Je contemple les horizons,
Les coins perdus de l’oubli.
L’azur m’élève pour mieux voir
les jardins de la différence,
qui cultivent l’identité avec la reconnaissance.
Des jardins qui mélangent en abondance
tout ce qui ne peut franchir les limites de la tolérance.
C’est là que je te vois de là-haut,
tu te fais ton coin qui grandi qui s’étend,
Il est gay il est beau,
il s’épanouit dans les murmures du vent.  
Tu es le parfum des roses,
tu es le parfum du jasmin
Tu puises ton énergie dans le regard de l’azur,
et c’est de là que je te bénis
c’est de là et que je te rassure.
C’est dans le bleu de mes espérances,
dans cette étendue saphir,
que je dessine les fortunes
des contraires qui cohabitent et qui s’attirent.  
Le regard de l’infini n’a pas de limites,
le regard de l’azur est éternel.
Il se pose sur toi et tu étincelles,  
une partie de lui unique et sans pareil.
Oui, tu es l’azur
dans sa grandeur et son allure
tu domines les horizons
l’infini qui de sont éclat
azure l’espace et le temps…
 
©Djida Cherfi
27/11/2017.
 

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 07:29
Simplement nous étonner – Photo nicholasbuer
 
 
 
 
 
Simplement nous rassembler
Autour des feux de nuit,
Pour qu’un violoncelle et un oud
Relient l’Occident à l’Orient.
Puis, dans les premières lueurs de l’aube
Où miroitent encore les pluies du soir,
Simplement nous étonner
De la caresse du vent dans les palmes,
Du roulement des vagues sur la grève,
De la scintillante blancheur de l’écume.
Simplement nous interroger
Sur les idéogrammes mystérieux,
Des pattes d’oiseaux imprimés sur le sable
Pour dialoguer avec le ciel.
Simplement ramasser
Les étoiles tombées des galaxies,
Comme des perles de cristal et d’argent.
Simplement s’éblouir
Du miracle d’un calame,
Gravant la matière et colorant l’inconnu.
D’un sourire suspendre le temps,
Composer de la lumière avec l’obscur,
Peindre l’icône de la vie
En écoutant la symphonie de la création.
Simplement déciller
Nos regards sur les premiers
Frémissements de l’embryon
D’un nouveau crépuscule.
 
©Michel Bénard.
 



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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 08:05
Oeuvre en titre: Dessin d'un modèle vivant de Ode©

 

 

 

 

Vous n'étiez qu'un rêve
Secret, que je portais, enfoui en moi
Je l'effleurais, à peine, du bout de l'âme
Le touchais, délicatement, de la pointe du cœur
Mais jamais je n'osais le regarder
Avec mes yeux de femme
Avec mes yeux de flamme


Et pourtant, il a bien fallu qu'un jour
Vous apparaissiez dans la Lumière
De mes temps sombres
Vous avez suivi le chemin
Tracé par le Grand Topographe
Décodé les signes, les symboles
Et êtes arrivé jusqu'à moi, guidé par Éole


Mon Prince des Ombres et Lumières
Vous m'apportez sur ce plateau d'or
Les rites secrets des amours anciennes
Vous offrez sur cet autel sacré
Vos joyaux les plus fins
Votre âme, votre corps
Vos yeux d'émeraude dans leur velours écrin


Beauté bien réelle, vous m'apportez
Aussi les mots des poètes
Ceux qui se sont tus
Enfermant en eux les secrets les plus sombres
Les cris des âmes blessées
Les sanglots des délaissés
Les Écritures retrouvées


Vous n'étiez qu'un rêve
Vous voilà réalité
Mon Prince des Ombres et Lumières
Venu du néant
Don de l'Univers
Je Vous ai rêvé !
Je Vous ai créé !


Vous n'étiez qu'un rêve


©Ode
7 novembre 2001

Source : http://zodode.5.50megs.com/DO/qunreve.htm
 
 
 
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4 décembre 2017 1 04 /12 /décembre /2017 07:59
Naviguer parmi les écueils

 

 

 

Viens vers les rivages
Marin des jours bons
Et des nuits sauvages
Tu avances en dépit
Des mauvais présages
 
Tu ne crains nulle tempête
Tu te moques des vents contraires
C’est droit vers l’étoile du berger
Que tu mènes ta barque
Tes biens et tes équipiers
 
La route est longue
Qui va de la naissance
Aux derniers instants
Là où tu trouveras enfin
Ce calme auquel nous aspirons
 
Souvent tu as hissé la grand-voile
Pour filer toujours plus vite
Entre l’amour et la folie des mitrailles
Aux femmes tu offrais ta ville et ses murailles
Il n’est qu’avec elles que tu déposais les armes
 
Elles seules pouvaient conquérir ton cœur
Car elles seules possédaient la clef
De tes nombreuses forteresses
Pour te conduire aux portes du bonheur
En t’offrant quelques îles parfums et senteurs
 
Tu as fini par connaître
La route de ta vie
Ses pièges et ses joies
Ses beautés et ses laideurs
Ses vérités et ses mensonges
 
Lorsque, bientôt, âme lassée
Tu poseras les pieds à terre
Tu jetteras un triste regard
Sur ce que fut ton destin
Et tu diras « Quoi, c’est déjà la fin ? »
 
Et tu comprendras
Qu’on ne choisi guère
Ce que l’on devient
Mais qu’on peut l’aborder
Ou tristement le fuir…
 
©Jean Dornac
Mulhouse, le 4 décembre 2017




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1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 05:33
Le réveil - Eva Gonzalès

 

Vol d’aurore – Claude Luezior
 
le cambouis de la nuit à fini de
couler dans mes artères
 
entre chien et loup s’allongent les
ultimes rapines du noir
 
dans ses brumes en charpie, le jour
ébroue ses victoires premières
 
ton sourire s’amarre à mon regard
 
au bouquet des sens respirent des
fumets d’aube
 
le bruissement des couleurs est à
marée haute
 
tutoyer la lumière
 
 

©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan
Il volo dell’aurora

 

Il fango della notte ha finito
di colare nelle mie arterie
 
tra cane e lupo si distendono
le ultime rapine del buio
 
nelle sue nebbie lanuginose, il giorno
sbuffa le sue prime vittorie
 
il tuo sorriso è ormeggiato al mio sguardo
 
nella dolcezza dei sensi respiriamo
gli effluvi dell’alba
 
il fruscio dei colori è
un’alta marea
 
prossima alla luce

©Francesco Casuscelli
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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 07:38
Couverture du livre "j'aime la vie et la vie m'aime", de Stéphanie Wyon, édition Le lutrin Magique

 

 

 

J’aime grimper sur l’arc-ciel, partir sur un rayon de lune pour embrasser une étoile.
J’aime me couliner dans les fissures de l’extraordinaire, saisir le brin de lumière qu’il y a dans l’ombre, réciter un poème au milieu des fougères, courir pieds nus dans un champ de narcisses, patauger, la nuit, dans un marécage en compagnie des feux-follets.
J’aime écouter le silence, marcher à pas lents, consciente de l’instant présent et de la terre qui me porte, humer les odeurs et rêver…
Rêver de terres inexplorées, de fleurs échevelées et de prés d’herbes folles,
de forêts primitives, de jardins en délire, de tourbières  venteuses, de fêtes quotidiennes, de clown et de pitreries.
J’aime filer flocons de neige et cheveux d’ange avec aurore et transparence. J’aime violon tsigane, funambule et ver luisant.
J’aime passerelle, coquelicot, chuchotis et asphodèle.
J’aime cloques de lumière effilochées de brume, oiseau vole au vent, mouette rieuse sous la lune.
J’aime plantations de mots, germinations de joies.
J’aime à la folie, j’aime à cœur perdu, j’aime à mains tendues.
J’aime sauvagement, j’aime délicieusement.
J’aime…
 

©Michèle Freud





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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 07:37
Cœur en fleur

 

 
 
 
                                               Nul ne sait où se croisent les lignes…
 
Nous nous sommes aimés
Sans avoir pris le temps
De nous connaître
Sur la foi d’un baiser,
D’une caresse
Et de nos corps étonnés
D’un même frissonnement.
Entre tes bras,
Je fondais comme neige,
Respirant le bonheur
De la grève sous l’écume,
De la terre où se penchent les blés,
De la rosée où s’enivre l’aurore.
Tu me donnais la volupté
De tendresses oubliées,
Et j’étais la voyageuse
Arrachée au désert,
Buvant la vie peu à peu
Pour ne pas en mourir.  
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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28 novembre 2017 2 28 /11 /novembre /2017 07:41
Âmes sœurs

 

 

 
 
 
Les chemins parallèles
Finissent par s’unir,
Élevés par le même appel.
 
Mystérieuse concordance
Qui nous fait découvrir
Des âmes-sœurs en multitude,
Fanaux fidèles
Autour de nous.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
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