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19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 07:40
Photo : « Port-Joli mes amours » de Ode© 2005

 

 

 

 

 

Et que la fête commence !
Que nos âmes s'entremêlent en une fusion éclatante !
Que les vagues des océans se déhanchent,
Turbulentes et passionnées, tumultueuses, puissantes,
Comme nos corps le feront
Se confondant l'un à l'autre dans la cinquième saison,
Dans la cinquième dimension,
Celle de nos amours d'éternité

Je vous veux en moi de plus en plus
Pénétrez mon âme
Que je m'en sustente
Amant !

Oui, nos âmes, comme vêtements
S'entrouvrent lentement
Pour se découvrir mutuellement
Mise à nu de deux âmes solitude
Deux immenses signes qui dans les étoiles
Se dessinent pour ne plus jamais s'effacer
Pour crier à la face du monde qu'ils s'aiment...
Qu'ils se sont retrouvés

Je nous rêve, uniquement
Je nous rêve amants

Chorégraphie inédite
Corps et âme confondus en un éblouissant rythme
Seuls auteurs de ce ballet duet
De ce ballet naufrage
De ce ballet sauvetage
Rythme ondulatoire
Comme vagues ou papillons
Tangage comme voilier
Qui affronte la lame de fond
Titanesque grandeur
Des Amours éternelles
Et des âmes vibratoires

~~~§~~~

Je pleure devant la Beauté imaginée
À la seule portée de la pointe des cœurs
Dans ce parterre d'origines fleurs
Par les Grandes Amours sculptées


Ode©
20 novembre 2000

Source : http://zodode.5.50megs.com/DO/fusion.htm

Création Ode©  
 
 
 
 
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18 décembre 2017 1 18 /12 /décembre /2017 07:55
Stephan Sinding : Un homme et une femme
 
 
 
 
Je voudrais t’offrir le monde entier
Toi qui es si généreuse et sans hésiter !
Mais que puis-je t’offrir
Tu possèdes déjà tout, des pleurs aux rires ?
 
Ta beauté est à nulle autre pareille
Tant à l’extérieur que dans ton cœur
Le mal, chez toi, n’est pas même en sommeil
En toi, il n’existe pas, car tu es tendre bonheur !
 
Certes, la perfection en ce bas monde
N’est qu’une illusion, un but vers lequel tendre
Mais je ne connais nulle âme à la ronde
Qui sache mieux d’amour se fendre !
 
Pour aimer famille et inconnus
Tu es capable des plus grands exploits
Ton âme par l’amour est mise à nu
Pour cette cause, toutes tes forces tu emploies !
 
Je sais que quelque part dans le ciel
Ton nom orne l’âme d’une brillante étoile
Il évoque les contrées douces et le miel
Tu es de celles qu’un peintre dépose sur une toile
 
J’irais bien, pour toi, décrocher la lune
Mais je n’ai pas trouvé d’assez grande échelle
Alors, je t’emmènerai sur la plus haute dune
Pour admirer ce fanal au goût d’éternel !
 
Mais qu’importe le luminaire de nos nuits
Car dans tes yeux coule une rivière de diamants !
Je voudrais un jour pouvoir m’y noyer
Pour qu’à jamais par amour nous soyons amants…
 
©Jean Dornac
Mulhouse, le 17 décembre 2017



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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 07:56
V. Hugo, Taches en forme de paysage (DR)

 

 

 


Une lame de fond a brisé ma défense,
S’est infiltrée en moi par vagues jusqu’au cœur... 
Une larme se fond sur ta joue qui s’offense,
Ruisselle en émoi divague sa rancœur,
Et l’arme gît au fond des ans de mon enfance..

 
©Robert Bonnefoy



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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 04:43
Photo ©Claude Luezior

 

 

Espaces 
 
en marge
de nos écritures
le goût acidulé
d'espaces
 
marge vierge
mais brûlante
où peut éclore
juste un graphe
de l'indicible
mot-clef
d'une parenthèse
 
à la marge
de nos dédales
et de nos chiffres
une ou deux
taches d'encre
 
hiéroglyphes
indélébiles
de nos attentes
empreintes
au fond de soi
 
ces marges
annotées
ajourées
si humaines
que personne
ne publiera
et pourtant
essentielles
à nos silences
 
marge d'erreur
où respire
la tolérance
tranche d'espoir
où repose
l'essentiel
d'un aimé
d'un non-dit
 
© Claude Luezior
 
Spazi
 
Ai margini
delle nostre scritture
il sapore acidulo
degli spazi
 
margine bianco
ma scottante
dove può schiudersi
solo un grafico
dell’indicibile
parola d’ordine
d’una parentesi
 
al margine
dei nostri dedali
e delle nostre cifre
uno o due
macchie d’inchiostro
 
geroglifici
indelebili
delle nostre aspettative
impronte
del nostro intimo essere
 
questi margini
annotati
fessure dell’animo
così umani
che nessuno
pubblicherà
sono
essenziali
ai nostri silenzi
 
margine d’errore
dove respira
la tolleranza
parte di speranza
dove riposa
l’essenziale
d’una persona amata
del non detto
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 11 Dicembre 2017

 

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 05:24

 

Choisir ou subir
 
 
Viens vers les rivages
Marin des jours bons
Et des nuits sauvages
Tu avances en dépit
Des mauvais présages
 
Tu ne crains nulle tempête
Tu te moques des vents contraires
C’est droit vers l’étoile du berger
Que tu mènes ta barque
Tes biens et tes équipiers
 
La route est longue
Qui va de la naissance
Aux derniers instants
Là où tu trouveras enfin
Ce calme auquel nous aspirons
 
Souvent tu as hissé la grand-voile
Pour filer toujours plus vite
Entre l’amour et la folie des mitrailles
Aux femmes tu offrais ta ville et ses murailles
Il n’est qu’avec elles que tu déposais les armes
 
Elles seules pouvaient conquérir ton cœur
Car elles seules possédaient la clef
De tes nombreuses forteresses
Pour te conduire aux portes du bonheur
En t’offrant quelques îles parfums et senteurs
 
Tu as fini par connaître
La route de ta vie
Ses pièges et ses joies
Ses beautés et ses laideurs
Ses vérités et ses mensonges
 
Lorsque, bientôt, âme lassée
Tu poseras les pieds à terre
Tu jetteras un triste regard
Sur ce que fut ton destin
Et tu diras « Quoi, c’est déjà la fin ? »
 
Et tu comprendras
Qu’on ne choisi guère
Ce que l’on devient
Mais qu’on peut l’aborder
Ou tristement le fuir…
 
©Jean Dornac
 
 
Mulhouse, le 4 décembre 2017
 
 
 
Scegliere o subire
 
 
Vieni verso le spiagge
Marinaio dei giorni buoni
E delle notti selvagge
Avanzerai nonostante
I cattivi presagi
 
Non temi nessuna tempesta
Ti prendi gioco dei venti contrari
È dritto verso la stella del pastore
Guidi la tua barca
I tuoi beni e la tua squadra
 
La strada è lunga
Va dalla nascita
Fino all’ultimo momento
dove finalmente troverai
La serenità a cui tutti aspiriamo
 
Spesso issi la grande vela
Per navigare più veloce
Tra l’amore e la follia delle mitraglie
Alle donne offrirai la tua città e le sue muraglie
È soltanto con loro che deponi le armi
 
Soltanto loro possono conquistare il tuo cuore
Poiché solo loro possiedono la chiave
Delle tue numerose fortezze
Per condurti alle porte della felicità
Offrendoti isole di profumo e sentore
 
Hai infine conosciuto
La strada della tua vita
Le sue trappole e le sue gioie
Le sue bellezze e le sue cattiverie
Le sue verità e le sue bugie
 
Quando presto l’anima sarà stanca
Poserai i piedi per terra
E getterai uno sguardo triste
Su quello che è stato il tuo destino
E dirai «ma come, è già la fine?»
 
E comprenderai
Che noi scegliamo poco
Di cosa diventiamo
possiamo avvicinarci un pò
Ma non lo sfuggiamo
 
©Francesco Casuscelli
Dairago, 5 dicembre 2017
 

 

 

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 07:49
Corps célestes

 

 

 

 

 

 
Le fou prit une grande échelle, l’appuya contre le nuage qui coiffait la montagne et se mit à grimper tout en buvant à la régalade le bleu du ciel. La voie était libre, libre de faire quelques détours pour admirer un lac, un torrent, des marmottes. La lumière rutilait et ruisselait de toutes parts. Le fou, heureux, gravissait, en chantant, les barreaux tressés de fleurs multicolores, sur lesquels chevauchaient d’étranges insectes. Son regard pétillait : on y voyait les manèges d’une fête foraine. Oui, le fou jubilait, il ne savait plus où donner de la joie. Il se mit à éprouver des sensations inédites qui lui donnèrent des ailes. Et il s’éleva dans le ciel dans un jaillissement sublime. Il souriait de toute son âme et son sourire était un sourire de soleil. Il racontait son bonheur aux oiseaux qu’il croisait, aux feuilles qui dansaient.
 
A force de rêver grand, un fou venait d’acquérir le pouvoir d’accomplir des miracles…  
 
©Michèle Freud




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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 07:22
Les Mains des Amants – Auguste Rodin / Crédit photo : Flickr/ Wallyg

 

 
 
J’irai te chercher
Au milieu de la nuit
Quand du silence renaît
La mémoire de ton visage.
Sur le miroir,
Tendu par le destin,
Nous nous dévoilerons
Dans le ballet hésitant
De nos mains.
Alors s’ébauchera
Un intime face à face,
Pour s’approcher, se dérober,
Se donner, se reprendre,
Mimant le jeu d’amour
Toujours recommencé.  
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 07:31
Œuvre de Michel Bénard

 

 

 

 

Dans ma perception
Des réalités,
J’aime idéaliser
Les êtres rencontrés,
Vivre au large avec eux
Au fil d’une mémoire
Allégée et sereine.
 
Je sais bien qu’ils ont un présent
Les enchaînant à leur destin,
Mais je leur invente
Une autre existence
Libre de toute entrave,
Une entrée avec moi
Dans le ballet des âmes.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 05:37
Igor Voloshin, 2012

 

FOLIE
 
Et s’il me plaît
à moi, démone
d’errer dans des courses folles
d’où je rentre meurtrie
et s’il me plaît
d’enserrer dans des rayons de crépuscule
des grappes de lumière
ivresse suprême
élixir trompeur
de mes réveils solitaires
serait-ce déraison ?
 
La raison
je ne vois que folie.
 
Et s’il me plaît
à moi, sirène
de m’enivrer de tes breuvages de sorcellerie
de me gaver de tes mets d’enfer
dans de folles agapes sabbatiques
drogue mystiques
de mes journées angéliques
serait-ce un hors temps ?
 
Le temps, pourquoi ?
le réveil n’a plus d’aiguille
le temps  pour qui ?
              indifférence.
               Solitude.
 
© Nicole Hardouin
Follia
 
e se mi piace
a me, demone
di vagare in corse folli
da dove rientro contusa
e se mi piace
di trattenere nei raggi del crepuscolo
dei grappoli di luce
ubriachezza suprema
elisir ingannevole
dei miei risvegli solitari
sarebbe irragionevole?
 
La ragione
io non vedo che follia.
 
E se mi piace
a me, sirena
di ubriacarmi delle tue pozioni stregate
di ingoiare cibi infernali
in folli riti sabbatici
droghe mistiche
delle mie giornate angeliche
sarà una perdita di tempo?
 
Il tempo per cosa?
la sveglia non ha più spilli
il tempo per cosa?
indifferenza
Solitudine
 
©Francesco Casuscelli
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10 décembre 2017 7 10 /12 /décembre /2017 08:01
La Gloire tirant Auguste de Villiers de l'Isle Adam de son sommeil éternel

 

 

 

 

 
 
                                                    A Villiers de L’Isle Adam
 
 
Il se tenait debout
prêt à suivre
le silence
tel un mot important
dont la forme étrange
soutenait
ce qui était perdu…
 
Immobile et tenace
son histoire l’attendait
comme l’espérance
mais ses yeux accrochés
à l’épaule du rêve
ne franchirent jamais
l’aventure du jour…
 
Alors la terre pensive
se tourna
pour reprendre
la transparence de cet homme
dont les pas un peu fous
disparurent
sans avoir
véritablement existés…  
 
© Victor Varjac
Antibes, 21 décembre 1999

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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