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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 07:50

 

 

 

 

 

 

Mon pendentif à croix ansée
Est suspendu à la paroi.
 
Par les hasards du mouvement,
Il est tourné du côté pile,
Sa surface argentée
De la sorte allumée
Par les feux du matin.
 
Il me présente alors
Un ange de lumière,
Ample robe et bras écartés,
Qui m’accueille en son sanctuaire.
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
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8 janvier 2018 1 08 /01 /janvier /2018 07:46
« Te rejoindre »

 

 

 

 

Je voudrais
cueillir le mot à sa source
retenir l'oiseau et ses plumes
déplacer rêves et confidences
 
tramer les feuilles
élargir le nid de tes phrases
affranchir encre et métamorphoses
 
laisser glisser le songe aux yeux clos
pétrir les lignes tissées d'aurore
libérer l'urgence des mirages
 
écouter ton pas s'évader du tumulte
oser l'accord des harpes nocturnes
sur la nervure rouge de nos rêves
 
te rejoindre
avec l’envol des oiseaux de légendes
dans l’ambre des nuages.
 
©Nicole Hardouin 
 
 
 
 
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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 05:47
Vous n'étiez qu'un rêve
 
 
Vous n'étiez qu'un rêve
Secret, que je portais, enfoui en moi
Je l'effleurais, à peine, du bout de l'âme
Le touchais, délicatement, de la pointe du cœur
Mais jamais je n'osais le regarder
Avec mes yeux de femme
Avec mes yeux de flamme
 
Et pourtant, il a bien fallu qu'un jour
Vous apparaissiez dans la Lumière
De mes temps sombres
Vous avez suivi le chemin
Tracé par le Grand Topographe
Décodé les signes, les symboles
Et êtes arrivé jusqu'à moi, guidé par Éole
 
Mon Prince des Ombres et Lumières
Vous m'apportez sur ce plateau d'or
Les rites secrets des amours anciennes
Vous offrez sur cet autel sacré
Vos joyaux les plus fins
Votre âme, votre corps
Vos yeux d'émeraude dans leur velours écrin
 
Beauté bien réelle, vous m'apportez
Aussi les mots des poètes
Ceux qui se sont tus
Enfermant en eux les secrets les plus sombres
Les cris des âmes blessées
Les sanglots des délaissés
Les Écritures retrouvées
 
Vous n'étiez qu'un rêve
Vous voilà réalité
Mon Prince des Ombres et Lumières
Venu du néant
Don de l'Univers
Je Vous ai rêvé !
Je Vous ai créé !
 
Vous n'étiez qu'un rêve
 
©Ode
7 novembre 2001
Non siete altro che un sogno
 
 
Non siete altro che un sogno
Segreto che portavo sepolto in me
Lo sfioravo appena con l’estremità dell’anima
Lo toccavo delicatamente con la punta del cuore
Ma mai osavo guardarlo
Con i miei occhi femminili
Con i miei occhi infiammabili
 
Eppure è successo che un giorno
siete apparso nella Luce
Dai miei tempi bui
Avete seguito il sentiero
Tracciato da un Grande Topografo
Decodificando i segni, i simboli
E guidato da Eolo siete arrivato fino a me
 
Mio Principe delle Ombre e della Luce
Mi portate su questo vassoio d’oro
I riti segreti degli antichi amori
Offrite su questo altare sacro
I vostri gioielli più belli
La vostra anima, il vostro corpo
I vostri occhi di smeraldo nel loro scrigno di velluto
 
Voi mi portate la vera bellezza
Anche delle parole quelle dei poeti
Coloro che si sono ammutoliti
Che tengono in sé i segreti più oscuri
Le grida delle anime ferite
I singhiozzi dell’abbandono
Di scritture ritrovate
 
Non siete altro che un sogno
Ecco la vostra realtà
Mio principe delle ombre e della luce
Venuto dal nulla
Dono dell’Universo
Vi ho sognato!
Vi ho creato!
 
Voi non siete altro che un sogno
 
©Francesco Casuscelli
Dairago, 5 dicembre 2017

 


 

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6 janvier 2018 6 06 /01 /janvier /2018 07:47
Catastrophe de Courrières : D’après « Le Petit Journal. Supplément du dimanche », paru en 1906)

 

 

 

 

 

Roches aux sourdes comptines
Où l’eau à demi-voix clapote
Soudain se sauve et le bois plie,
Où le feu couvant grignote
Soudain crache et le bois crie.
Roches aux sourdes comptines
Où l’air-gazé chante bas
Soudain rit et dans la main
La rivelaine s’assoupit.
 
Un poids de genèse force, et le chêne plie, crache ses esquilles. Un feu de genèse brûle, mais à petites flammes, la lumière pâlit. Quelque part, dans sa prison de roche, une oiselle gazouille bleue de flammèches. Quelque part au souffle des houillères, le grisou mord la mèche.
 
Au carreau, la foule, la foule des femmes
Lampiste hâte toi compte tes feux.
Au carreau, la foule, la foule espère en tes flammes
 
Croisée des chemins
Croix en calvaire
Absente au socle de pierre
À peine dressée ne reste qu’une ombre.
Dans l’usure du temps
Échine pliée, visage avalé
Aux trames de verdure
Elle gît, feu de pierre.
 
©Béatrice Pailler
Recueil Gaillette
In l’anthologie les Poètes, l’Eau et le Feu
Edition du net 2017  
 
 
 
 
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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 07:53
Coucher de soleil et cage aux oiseaux © Fotolia / adrenalinapura

 

 

 
 
Livre-toi,
Délivre-moi,
Laisse-les vivre,
Enivre-nous.
 
Que le sang du silence
Abreuve les blessures.
Que les cris de douleur
Eux aussi soient ivres de joie.
 
Quand les éclats de voix
Terrassés par le givre
Ne seront plus que murmures
 
Et que le chant, pour survivre,
Poursuivra seul
Son chemin dans les chairs.
 
Délivre-nous des livres.
 
©MICHEL Duprez
 
 
 
 
 
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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 07:42
Nouredine Bouzidiart

 

 

 

Zina, symbole de la beauté !
 
Tu es la beauté de l’amour
de la figure maternelle,
tu es la douceur de mes jours
mon bonheur éternel.
Tu es celle qui a comblé le vide dans mon cœur,
tu as élevé mon esprit et mon corps.
Plus que tout, tu es la beauté,
la beauté du bonheur de mes jeunes années
Ton image sera à jamais encrée,
dans mon être que tu as su aimer.
Zina, je dessine ton nom dans un poème
plus qu’une promesse plus qu’un « je t’aime»
l’incarnation du bonheur sur mon chemin,
Beauté de mon passé orphelin !
 
©Djida Cherfi
27/06/16.  
 
 
 
 
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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 07:43
Œuvre de Nadine Amiel©

 

 

 

 

 

 

Dans la nuit nos corps
Se conjuguent, fusionnent,
Se mêlent, se confondent,
S’harmonisent et s’accordent
Comme deux violons
Jusqu’au seuil de l’aube,
Où inconscients ils sombrent
Dans les rêves évanescents
Des mystères de l’amour.
 
©Michel Bénard.  
 
 
 
 
 
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2 janvier 2018 2 02 /01 /janvier /2018 07:49
Photo Ode©


 

 


« Je suis rivière
tu es ruisseau
tu coules en moi
nous dérivons vers
le Grand Fleuve
Nous sommes unis
en infimes gouttelettes d'eau...
Nous sommes immenses
nous sommes Océan
nous sommes vagues
sommes torrents
sommes le calme
sommes la tempête
sommes inséparables amants...
Nous nous abreuvons
chacun à la fontaine de l'autre
d'éternité, il en sera de même
l'un à l'autre, toujours
L'un pour l'autre, pour l'Éternité... »



~¤¤~


Le Ruisseau



« Tu es là
et je m'apaise...
Je retrouve en toi
ce qui manquait en moi
pour que la Vie
me reprenne dans ses bras. »



~¤¤~


La Rivière



« Tu es là
je te retrouve en moi
tu me manquais déjà...
La Vie reprend ses droits
et nous prend dans Ses bras...
Déversons-nous dans le Fleuve
pour y faire le plus beau
voyage... »



~§¤§~


Le Fleuve
Source éternelle
Débordante
Des amants d'O


~§¤¤§~



Ode ©
20 décembre 2000


Création de la page par Ode ©
 
 
 
 
 
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1 janvier 2018 1 01 /01 /janvier /2018 07:41
« Monsieur Prudhomme vouant son fils au culte du nouveau Dieu des Parisiens », caricature d’Honoré Daumier, Charivari, 1857. © Selva/Leemage

 

 

 

 

 

 

Quand le chiffre d’une année change

Ne peut-on penser qu’elles jouent

Les coquines, avec nos jours, nos ans

Pour ne pas parler de nos dents…

Mais il vrai que ce jeu étrange

D’un amusant saute-mouton

Se pratique dans bien d’autres disciplines

Par exemple au jeu des Institutions…

 

Il en est ainsi lorsqu’un Président

Tout émoustillé, fier comme un galet bien poli

Prend la place du précédent

Marri comme un plat mal cuit !

C’est que le siège était confortable

Et la fonction bien en vue et bien payée…

Il en est beaucoup qui aimeraient

Faire saute-mouton à tout va…

 

Moins amusant mais tellement courant

Les riches qui jouent à ce cruel jeu

Sur le dos des pauvres

Ils en écrasent parfois au passage par des pillages

Bien calculés et avec l’aide de qui vous savez !

Il faut bien que leurs dames

Aient une riche garde-robe

Cela vaut bien des gens de peu laminés ou mourants…

 

Certes, il arrive que les gueux se révoltent

Coupant ici une tête à monter sur une pique !

Coupant là une chose qu’on ne peut écrire ici

Car il faut veiller à la bienséance, n’est-ce pas ?

Il faut donc que charge la maréchaussée

Toute de cuir vêtue derrière ses boucliers

Lacrymogènes en main, casquées et sans pitié

Renversant les gueux sur les pavés…

 

Car enfin que deviendrait la nation

Si l’on ne garantissait plus les droits de ses puissants ?

Ne serait-ce pas, tragiquement

Une sorte de méchante chienlit

La racaille, la rue, les bouseux ignorant la finesse

Dont seuls savent se parer les biens nés !

Pour ceux-là, rien n’est plus irritant que la rue

Lorsqu’elle crie ses droitsprétendus  !

 

Et puis, assez parlé de la rue

Restons entre gens à la culture raffinée

Au ventre et joues plutôt ronds

Restons avec nos dames

De bijoux chargés

Plutôt que de nous soucier

Des harpies déguenillées

Qui sans pudeur exhibent leur laideur !

 

                  * * *

 

Bien sûr, vous l’aurez compris

Il s’agit juste d’un conte

Aucun élu ne pourrait

De la sorte agir ou parler

Cela se saurait… N’est-il pas ?

 

©Jean Dornac

Mulhouse, le 1er janvier 2018 

 

 

 

 

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31 décembre 2017 7 31 /12 /décembre /2017 05:20

 

Acrostiche de Robert Bonnefoy©

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