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30 décembre 2017 6 30 /12 /décembre /2017 07:46
« Je t’ouvrirai dans les reflets d’un ressac »

 

 

 

Coquillage
 
 
au moment même
où se déploient
l'intime plénitude
 
et les noirs de jais
sur tes ambres
à la dérobade
 
je t'ouvrirai
dans les reflets
d'un ressac
 
tel un coquillage sacré
où luit la nacre
de tous les désirs
 
© Claude Leuzior
Aux franges de l'essentiel
Conchiglie
 
 
nel momento stesso
dove avviene
l’intima pienezza
 
e i neri brillanti
sulla tua pelle ambrata
danno l’evasione
 
ti aprirò
nei riflessi
della risacca
 
come una conchiglia sacra
dove splende la madreperla
di tutti i desideri
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 23 novembre 2017
 
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29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 07:39
La conjugaison d’Hugo

 

 

 

 

Je chois, tu chois
voilà une belle chute à deux
chute de deux corps dans le gouffre du plaisir…
Chut ! Ils s’aiment ;
Ils sèment des graines d’amour et d’espérance ;
Ils sèment à tous vent
et les grains chutent un peu partout.
Je chois, tu chois, il choit, nous choyons.
Oh oui, de tout notre cœur,
choyons la vie, choyons-la
comme un enfant, une fleur fragile, un petit arbre.
Et puis choyons-nous les uns les autres
pour éviter les chutes douloureuses…
 
©Michèle Freud



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28 décembre 2017 4 28 /12 /décembre /2017 07:41
J.B. Arnaud-Durbec - Commune de Paris, construction d'une barricade

 

 

 

 

 

Comme un fleuve en crue,
Monte la révolte des humbles,
Par la rage contenue
Dans leurs poings serrés,
Et leurs veines gonflées.
Les mots sont restés impuissants
Devant l’insolence du monde.
Trop de portes se sont fermées,
Trop de coups sont tombés,
Et le temps ignore les blessures.
Chaque matin éveille
Les mêmes souffrances,
Et le désespoir s’écrit toujours
Avec les mêmes mots.
Mais un jour,
Des mains de la colère,
Jaillira la force irrésistible
Restituant aux hommes spoliés
Leur terre de liberté.  
 
©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.




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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 07:43
" Leurs survols de frelons armés "

 

 

 

 

Ils ont divisé pour régner,
Avec la guerre et la terreur.
Ils ont terrorisé
Sans discontinuer.
Ils ont multiplié par cent
Leurs nids de guêpes militaires,
Leurs survols de frelons armés.
 
A coup de menaces
Et de représailles,
Ils se sont fait ouvrir
Les cadenas aériens,
Et ils ont pollué l’espace,
Et l’air, au sol et à l’entour.
 
Ils ont fait sauter
Jusqu’au cœur des pierres !  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 07:32
Photo Claude Luezior©

 

 

 
Tes mots en fusion
         coulées soufrées
ébrèchent les bruissements de l’ascèse
         tel le sang du vent
tu me nourris de feu
les lances de l’impatience effritent
         le ruissellement du silence
à l’oraison de tes frôlements d’encre
          ma bure s’habille de chair
          nudité mûrie à la braise de tes motets
tes cantiques de sable courbent mes mirages
          tisons d’eau vive
          tu bois ma soif
goutte à goutte l’ossature de la sève
s’érode aux aveux de l’orante
lèvres à lèvres la fumée des cierges
se tord aux égarements de l’amante
            dévorantes empreintes
dans le sanctuaire des ombres tourmentées
l’attente creuse la morsure dévoilée
             cendre de rosée.
                                                         
©Nicole Hardouin 
 
 
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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 07:54
Lumière de Noël

 

 

 

 

I giorni dell’attesa scivolano via
e ci avviciniamo impreparati
all’incontro con il mistero della Natività.
Questa è la festa in cui ritorniamo
ad essere fanciulli
pronti ad emozionarci per un saluto,
per un messaggio d’auguri, o per un regalo.
Questo è il momento in cui riscopriamo noi stessi
nel dialogo sensoriale
con tutto quello che ci circonda
e con Colui che ci guida.
Questo è anche il periodo in cui, aprire le braccia
per offrire il nostro cuore, non è solo un gesto
ma una richiesta e un atto d’amore
per aiutarci insieme a vincere
la banalità del quotidiano,
e rendere speciale un semplice saluto
con il suono della voce e la luce di un sorriso.
 
©Francesco Casuscelli
 
Les jours d'attente s'échappent
et nous approchons, pas préparés,
de la rencontre avec le mystère de la Nativité.
C'est la fête dans laquelle nous redevenons
des enfants
prêts à être heureux pour le salut,
pour le meilleur des voeux, ou pour un cadeau.
C'est le moment où nous nous redécouvrons
dans le dialogue sensoriel
avec tout ce qui nous entoure
et avec Celui qui nous guide.
C'est aussi la période où, ouvrir les bras
pour offrir notre coeur, ce n'est pas juste un geste
mais une demande et un acte d'amour
pour nous aider à vaincre ensemble
la banalité du quotidien,
et rendre merveilleux un simple salut
avec le son de la voix et la lumière d'un sourire.
 
©Francesco Casuscelli
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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 06:53
Eugène d’Astanières – L’Enfant à la vague

 

 

 
C’est à peine plus qu’une haleine marine qui se pose
intangible sur la forêt des cils.
C’est à peine plus qu’une larme au pli de l’œil qui hésite.
Qui hésite et se lance aux sables des joues.
C’est à peine plus qu’une goutte nouée que le vent délie,
l’ondée caressant la coupe des flaques. Ce n’est ni le soir
ni le matin.
C’est un crépuscule d’enfance que berce le vent.
 
Et l’enfant, dansant, nu,
Désarmé, aux plages d’éternité
Foule l’opale des flaques
Boit le vent des marées.
Le temps qui fut ou deviendra lui est inconnu
Et sur la grève étale,
L’enfant court vers la vague
Plonge au métal des flots.
Nageant, nu,
Désarmé, aux mers d’éternité
 
©Béatrice Pailler
Recueil SACRE
In l’anthologie les Poètes, l’Eau et le Feu
Edition du net 2017  
 
 
 
 
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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 08:05
Dessin pour "Moralité du sommeil" de Paul Eluard par René Magritte

 

 
 
 
Il était laid comme un désastre, mais d’une intelligence nettement supérieure à la moyenne. Dès qu’il avait déployé sa longue vue de l’esprit, on n’entendait plus une mouche voler à la ronde. Le silence du recueillement après qu’une pensée fraîchement cueillie illumine son regard.
 
Auteur d’une époustouflante théorie selon laquelle tout poème s’écrit jusqu’à un certain point, appelé final, il a toujours su qu’un jour cette belle aventure se terminerait comme elle a commencé : à fleur de peau, face au tableau noir supposé avoir jailli du néant.
 
Il pouvait dès lors dire adieu à cette divine créature avec laquelle il avait tant d’atomes crochus, la femme invisible qui profitait souvent de son sommeil pour ramener à la vie l’enfant qu’il fut.
Tout cela est, certes, relatif, mais je pense qu’au fond il n’a jamais rien fait de bien méchant à autrui. Plusieurs de ses semblables n’hésitèrent même pas à affirmer qu’il aura été leur bon génie. Comme quoi !
 
Son nom ? Ah, aurais-je donc oublié de vous le dire ?
 
C’est insensé et d’autant plus impardonnable que, mis à part la biographie de ce grand chercheur d’idées, je ne me souviens pas de m’être octroyé d’autres distractions.
Il s’appelait Einstein évidemment, Franck Einstein.
 
©Michel Duprez 
 
 
 
 
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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 07:28
L'Amitié

 

Je dédie ce poème à une amie pas comme les autres. C’est un personnage unique, adorable et formidable. Pour toi, Naima !
 

Tu es formidable,
même quand tu dis que je t’embête.
Tu es adorable,
dans tes expressions les plus bêtes.
Tu es la grandeur dans l’ordinaire,
la bonté du cœur et sa lumière !
 
Tu es unique en ton genre,
dans tes idées et tous tes efforts.
Une petite lumière qui étincelle,
la beauté du cœur qui ensorcèle !
 
Tu t’étonnes de tout, insolite ou banal,
tu donnes son importance au moindre petit détail.
Tu te saisis de tout  avec ou sans faille,
tu donnes de la valeur au moindre petit détail.
Une naïveté sans pareille,
l’intelligence du cœur dans son plus simple appareil !
 
Tu es formidable !
Formidable et adorable
dans tes expressions les plus bêtes
qui font que, moi, je t’embête.
Tu es formidable !
 
Continue d’être ce que tu es et,
moi, je serai toujours là pour t’embêter.
C’est aussi ça l’amitié !
 
©Djida Cherfi
21/11/2015.
 

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 08:14
Graphisme – Jacques François Dussotier ©

   

 

 

 
Nous nous ferons mendiants d’amour,
Nous protégerons sous nos manteaux d’étoiles
Les liens secrets de notre intimité.
Nous apprendrons à laisser  nos corps chanter,
De cœurs et d’âmes nous irons
Ciseler des signes de beauté
Sur le livre de nos destinées. 
Pareils à des artisans nous œuvrerons
Afin que notre communion devienne
La permanence de nos états de grâce.
Et nous nous promettrons de saupoudrer
Les pigments de nos rêves
Sur les parcelles fragiles de nos vies,
Pour déposer sur nos mots d’amour
Les chatoyantes couleurs d’un miracle.
 
©Michel Bénard.  
 
 
 
 
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