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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 07:42
Oeuvre en titre de Ode©

 

 

 

 

 

Novembre arrive déjà

Avec son sombre manteau de deuil

Il annonce les froids

Et la neige blanche au seuil

 

Partis les oiseaux migrateurs

Vers des pays plus accueillants

Partis les papillons aux cent mille couleurs

Reviendront-ils au clair printemps

 

Et moi je m'enferme dans mes ailleurs

Je me retire ainsi dans mes appartements

Comme le faisaient autrefois les Dames

Non visibles à la Cour pour un temps

 

Et je pense aux étoiles

Aux magnifiques soirs d'été

Et de mon âme ôte le voile

Une nouvelle toile est née

 

Ce bleu de ciel du mois d'août

Ces myriades de luminaires

Ô ! Que j'en cherche les tons doux

Pour en peindre les lumières

 

Et je bâtis mon ciel

À la lueur du clair pinceau

Pas un ciel bagatelle

Un beau ciel ritournelle

 

Et je danse avec les étoiles

Car elles me font, oui, penser à toi

Et nous sommes là sur la toile

Que je suis bien entre tes bras !

 

Ode©



1er novembre 2001



Création Ode©

 

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/DO/dansetoi.htm
 


 


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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 07:28
Photo Jean Dornac© (Fêtes de la Lumière, Lyon 2018)

 

 

 

 

J’éteins les feux d’enfance au souffle de la vie


Quand l’horloge s’arrête un instant simplement


Sans comprendre parfois ce que l’amour vraiment


Sait des chagrins épris de la mélancolie…

 

© Christian Boeswillwald

 

 

 

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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 07:25

 

 

 

C’est le retour de l’une des toutes premières poètes à m’avoir proposé certaines de ses œuvres lorsque j’habitais encore à Paris. J’espère qu’a elle aussi, vous réserverez un bel accueil ! Jean Dornac

 

 

 

 

 

 

 

Dans ta cave le désordre des armoires

Comme pour souligner la fin d'une histoire

Sommes-nous faits de ces débris ?

Reliquats d’un passé qui s'enfuit

 

Il aurait fallu m'extraire

Laisser le jour suivre son cours

A m'agiter dans la poussière

Mes mains hésitent tout autour

 

Les objets inertes ont-ils une âme ?

Nous les prisonniers de leurs flammes

A charge de détisser les souvenirs

Ces fantômes que l’on dresse à loisir

 

On gardera le peignoir de Rémi


Je l'imagine contre toi si petit


Mon cœur trésaille et puis s'épanche

De quoi sera fait notre Dimanche ?

 

Brasser, balayer, trier, vider

Affranchir l'Esprit encombré

Ai-je aperçu dans ton regard ?


La joie inquiète de ce nouveau départ

 

Le petit vélo rouge sur le trottoir

A peine posé il est déjà parti

Je vois l’enfant dans les miroirs


Qui va et rit, va petit vélo vis !

 

Les derniers rayons sur la terrasse


De sa caresse nous embrasse

Laissons nos ailes se déployer

Uniquement portés par les baisers



 

© Florence Issac


Sa bio : http://www.florenceissac.com/  

Sa maison d’édition : http://www.lechappeebelleedition.com/  

 

 

 

 

 

 

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 07:26

 

 

 

 

À force d'agiter tous les moulins à vent

À force de se battre comme insecte englué

Aux prises avec l'instant qui semble le dernier

La vraie vie se dissout : « Dix sous, la Vérité ! »

 

Personne pour enchérir, c'est de l'histoire ancienne

Et l'ancien n'a plus cours, on brade le présent

Crédit sur l'Avenir qui frissonne toujours

Comme peau de chagrin et sème l'épouvante

Au chant du CAC quarante avant le chant du coq

 

Personne pour pleurer le temps qu'on a perdu

En couacs, en larmes bues, en rentabilité

Sonnante et trébuchante, avec sa faux sanglante

Sans aucune vision, à corps et fonds perdus

La vie s'en va-t-en guerre contre sa vérité

La vie s'en va t-en guerre contre l'humanité

 

Oubliée la tendresse et le temps qui roucoule

Dans les bras du printemps qui prenait tout son temps

Et l'odeur de la pluie au bord de la fenêtre

Et les prés dévalés de roulade en roulade

Et les bois si secrets et si clairs à la fois

Nous n'entretenons plus la paix de nos forêts

L'écureuil désormais représente une banque

 

La vie s'en va en guerre contre l'humanité

La vraie vie se dissout : « Dix sous la Vérité ! »

 

( Mes magnifiques bois d'enfance ont été vendus, rasés ;

on y a implanté un bâtiment géant du Crédit Agricole ! 

'' Le bon sens près de chez vous '')  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

 

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 06:26
©Photo J.Dornac

 

 

 

 

 

à la base même du bourgeon

où s’étreignent

suc

et soleil

quand s’émaillent les carmins

de corolles enceintes

 

juste au renflement insensé

à l’embranchement

entre ronces

et délires

de couleurs en gésine

 

tout au ventre

fécond

d’une rose très fr^le

où s’ébrouent les gouttes

au matin des partages

 

où l’on devine

le scandale des pétales

 

lèvres en désir

pour impudiques abeilles

 

où fantasment les silences

de la chlorophylle

et les moires

de limbes

offertes

 

juste là, ne riez pas :

les noces d’un puceron

attendant en vain

sa belle puceronne 

 

©Claude Luezior

 

 in : Jusqu'à la cendre, Ed. Librairie-Galerie Racine, Paris, 2018

https://editions-lgr.fr/claude-luezior/  

 

 

 

 

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 07:33
Le calumet comme symbole de concorde

 

 

 

 

Mon ami, entends la clameur de haine,

Vienne l’aurore et son ruban d’or

Qu’il nous donne en offrande

Ses fleurs de soleil

Rayonnant du nectar divin,

Que résonne le bruissement

Des soldats de la paix

Qui se profilent au secret des cœurs,

Qu’ils révèlent le lien d’argent invisible

Et délivrent à l’oiseau en pleurs

Le fil d’ange​ opalescent,

Abolissant les chaines de la discorde,

Vienne l’aurore et son ruban d’or

Que les ailes de la concorde

Prennent leur envol !  

 

©Nicole Portay

 

 

 

 

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6 décembre 2018 4 06 /12 /décembre /2018 08:22
Pierre-Auguste Renoir – Petite Bohémienne

 

 

 

 

Petite fille du soleil


Pétale de rose au cœur de miel

Elle va pieds nus sur ce chemin

Droit vers l’étoile de son destin...

 

Petite gitane aux cheveux noirs


Dans tes yeux brillent tous les espoirs

Elle connaît tous les chants d'oiseaux

Et dans son rêve, il fait si beau...

 

Elle est un torrent déchainé,


Un ouragan, un ciel d'été,


Un feu de bois qui fait danser


Dans mille lumières ses petits pieds...

 

C'est un printemps sur un solfège

Un hiver bleu dessus la neige,

C'est une nuit toute étoilée


Un jour de vent en ciel voilé

 

Petite fille du soleil


Quand tu souries dans ton sommeil

C'est à l'ange gardien de ta vie.

 

Petite gitane aux yeux de braise

Il n'y a que l'amour qui apaise

La panthère qui dort ici...  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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5 décembre 2018 3 05 /12 /décembre /2018 07:40

 

 

 

 

 

 

Dessinez mes mains

La joie en arabesques

Dans la fluidité de l'espace,

Car la vie vire-volte

Tout au bout de mes doigts,

Là où naît la danse

Dans les ondes fugitives de l'air.

Libérez de mon coeur,

Les chants de lumières,

Les désirs solaires

M'emportant au-delà

De toutes les pesanteurs,

Quand s'épanouit

La respiration du jour

Aux ruisseaux bleus

De mes veines.  

 

©Denise Bernhardt



 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « Le chant des Nébuleuses », aux éditions JEBCA, collection l’Immortel.

 







 

 

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4 décembre 2018 2 04 /12 /décembre /2018 07:28
Peinture de Louis Delorme©

 

J’ai le plaisir d’accueillir aujourd’hui un artiste complet, Louis Delorme, poète et peintre. Il m’a été recommandé par Jeanne Champel Grenier et Claude Luezior que vous pouvez lire régulièrement ici. J’espère que vous lui réserverez un très bon accueil ! Jean Dornac

 

 

 

 

L’épouvantail est mal en point

qui garde le bois de mes rêves.


Qu’importe ! les corbeaux qui ne trouvaient plus rien


sont partis voir ailleurs,


rechercher leurs agapes


et, dans ma pauvre tête,


plus blanche que la neige


que reste-t-il de bon,


de frais,


de parfumé ?


Oh ! si je le savais,


ce serait suffisant pour que changent les choses,


pour retrouver de moi


ne fût-ce qu’un semblant d’image


que j’aurais du plaisir à regarder.


Au fond l’épouvantail a peur


de ne plus faire peur...


qu’à son ombre elle-même.

 

©Louis Delorme  

 

 

 

 

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 07:33
Fleur de givre, à Lajoux, Jura, France - Annick MONNIER — Travail personnel

 

 

 

 

 

Ma fugitive au pays des vergers de nuages, tu habites là où

l’eau source des étoiles.

 

Mon échappée au goût de flammes, tu allumes des bûchers de

mémoire dont la fumée me revient comme un songe de vent.

 

Ma voyageuse aux métamorphoses de givre, tu as veiné un roc

entaillé.

 

Un doigt d’ombre caresse ton silence.

 

©Nicole Hardouin.

in Pierres de Brume, éditions L.G.R Paris  

 

 

 

 

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