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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 05:25
Photo Djida Cherfi©

 

 

Tu peux dire que je suis barrée,
je ne vais pas changer.
Tu diras que je suis tarée,
c’est parce que tu n’arrives pas à m’assumer.
Toi, le conformiste de la médiocrité,
ne me demande pas d’être ce que je « devrais »
Je suis peut-être à côté de mes pompes,
mais, je sais exactement pourquoi je me trompe.
C’est à cause de regards comme le tien,
qui viennent d’un ongle imposant sa définition du bien.
Pour moi ce n’est absolument rien,
J’ai mes opinions et je m’y tiens,
J’ai ma propre définition de ce qui n’est pas pour les chiens.
Mon tempérament est tout simplement humain !
 
©Djida Cherfi
28/02/2018.
 
 
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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 07:52

 

 

 

 

 
 
Simplement je voudrais pouvoir
Restituer un sens à l’amour,
Véritable pierre diamantée
Incisant le miroir illusoire.
Simplement je voudrais pouvoir
Ecrire les premières paroles de l’aube,
Celles estompées par les secrets de nuit.
Simplement je voudrais pouvoir
Te dire les paroles profondes
Gravées sur le bleu d’un ciel
En lettres de lumière.
Simplement je voudrais pouvoir
Lorsque je veille ton sommeil,
Voir danser dans mes rêves
Le poème qui me calligraphie
Les secrètes arabesques de ton corps
Suspendues au silence de tes lèvres.
 
©Michel Bénard.  



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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 07:43
Oeuvre en titre: « Music » de Djordje Prudnikoff©

 

 

 

 

Je m'ouvre à toi
Mais, tu ne me veux pas
Je m'offre à toi
Tu ne me prends pas

Déjà parti, avant que le soir ne tombe
Déjà parti, avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !

Je t'invente des plages blondes
Tu n'y viendras pas
Je crée des autels
Tu ne m'y sacrifieras pas

Déjà parti, avant que le soir ne tombe
Déjà parti, avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !

Toi, qui me manques avant même l'aube
Toi, l'ombre qui ne reflète pas
Tu ne m'as jamais touchée
Et tu me manques déjà

Déjà parti, avant que le soir ne tombe
Déjà parti, avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !

Je t'imaginaire des musiques pendant des nuits
Tu ne les chanteras pas
Je te sculpte des étoiles merveilles jolies
Tu ne les attraperas pas

Déjà parti, avant que le soir ne tombe
Déjà parti, avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !

Je te peins des mers, des pays de légendes
Tu n'y vogueras pas, tu ne les verras pas
Toutes les Fées du monde
Jamais ne verras, jamais n'aimeras

Déjà parti, avant que le soir ne tombe
Déjà parti, avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !

Je t'ai inventé
Tu n'existes pas !

Déjà parti, avant que le soir ne tombe
Déjà parti, avant l'hécatombe
Déjà, tu n'es pas là !

Et, tu me manques déjà !


Ode©
7 décembre 2000
 
 
 
 
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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 05:13
22-02-2018 - J.Dornac©

 

 

 

Sacré Yves à qui je dois certains de mes cheveux blancs
Cette fois, heureusement que j’étais assis sur un banc !
Car voici qu’au premier jour de l’An
Tu es arrivé avec une fille, presque en coup de vent !
 
Quelle merveilleuse surprise, ô Laura !
Tu me laissais sans voix tant est belle ton aura !
Je savais qu’Yves avait bon goût
Mais, là, il dépassait vraiment tout !
 
Et vous m’avez appris
Que, très vite, vous alliez vous marier !
J’en suis vraiment ravi
En découvrant Laura je l’ai espéré !
 
Comme des oiseaux de Paradis
Jeunes et beaux, de surcroît amoureux
Demain, vous partirez peut-être vers le midi
Pour contempler la vie sous d’autres cieux !
 
On n’enferme pas la liberté dans une cage
C’est en écoutant les autres cultures que vous serez sages !
Vous ne vous donnez pas l’un à l’autre pour vous enfermer
Mais pour vous ouvrir au monde et aux humains à aimer !
 
Vous saurez ensuite apprendre à vos enfants
Lorsqu’au monde ils arriveront
Que toute vie est belle et respectable sur tous les continents
C’est par ce chemin de connaissance qu’ils grandiront !
 
Durant tout ce temps où vous serez loin
Vous me manquerez, n’en doutez point !
Mais il n’est pas d’amour sans liberté
Alors mes enfants, ensemble, vers le monde, courez !
 
©Jean Dornac
Mulhouse, le 28 janvier 2018
 



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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 07:36

 

 

 
 
S’IL m’avait été dit d’être plus méfiant                   
ME serais-je laissé posséder par surprise ?          
FALLAIT-il que je fus sot pour aller sans prise,  
CHOISIR le chemin doux au vrai crucifiant…       
                                                                                  
ENTRE l’un glorieux, l’autre bêtifiant,
LA fausseté est là, cette plaie en emprise,
GLOIRE des gens sournois, petits dans la méprise,
ET qui se montrent haut d’un doigt gratifiant…
 
LA fausse vérité donnée en délétère,
VERTU prise comptant pour couvrir l’adultère,
JE m’en veux de n’avoir pu lire sa raison…                          
 
CHOISRAIS - je dès lors de couvrir le mensonge ?
LA morale m’a dit de sortir de mon songe,            
PREMIERE leçon très dure en déraison !
 
©Robert Bonnefoy
 
"s'il me fallait choisir entre la gloire et la vertu, je choisirais la première" — Journal, 7 juillet 1854. Léon Tolstoi




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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 05:41

 

 

 

 Oublier
 
tes énigmes au galop
sans mors ni bride
et ces débris
d'instants fracassés
 
ne plus piller
ces lambeaux de mémoire
que pulvérise encore
la meule des heures
 
quand se délitent
nos paumes écorchées
et s'accrochent
de viles déchirures
 
ne plus suffoquer
à l'ombre maigre de bétons
qui emmurent la fournaise
convoquant nos asphyxies
 
au pas, la tessiture
de nos voix en chamade
qui hument désormais
 
© Claude Leuzior
Aux franges de l'essentiel
Dimenticare
 
i tuoi enigmi galoppano
senza morso né briglie
in questi detriti
d’istanti spezzati
 
smetti di saccheggiare
questi frammenti di memoria
che la macina delle ore
ancora polverizza
 
quando si disintegrano
le nostre mani scorticate
e s’aggrappano
ai vili strappi
 
non soffocare più
all’ombra secca del cemento
che mura la fornace
provocando la nostra asfissia
 
nel passaggio, il tessuto
delle nostre voci in marcia
respirano oramai
le vertigini del silenzio
 
© Francesco Casuscelli
Dairago, 21 novembre 2017

 

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 13:53

Il n'y aura pas de publication de poème les trois prochains jours, donc jusqu'à vendredi inclus. Je serai absent pour participer au mariage de l'un de mes fils.

Donc, en principe, à samedi 24 si vous appréciez mon blog de poésie !!

Jean Dornac

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 05:19
« Un mot se cherche, et se retrouve » L. Péclard

 

 
 
 
Un mot se cherche, et se retrouve
Égaré dans les champs d’oubli.
 
Il fut ensemencé un jour
Avec tout l’amour du langage.
 
Il a levé,
Il a mûri,
 
Il a balancé dans le vent
Ses espoirs et ses certitudes.
 
Un jour ses graines
Ont pris l’envol,
 
Et le voici usé, blanchi,
Oublieux de son être même !  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 05:14
La Danse du Sabbat. Paris 1870.

 

 

 

 

 
Conquérantes, les peurs ancestrales se nourrissent de fantasmes.
 
C’est l’heure du chahut.
 
Sorcières aux ongles griffus et nymphes aux chairs lisses sortent des arbres creux pour jouer avec la morsure des flammes. Les pointes brunes de leurs seins, attirent un épervier. Gourmande fixité de son regard.
 
Le sabbat piétine, dresse des tréteaux, sort ses chaudrons, jongle avec les roues du silence.
Soumis depuis longtemps à la loi de l’errance, les esprits nouent des alliances avec le charnel. Ils osent l’interdit. Illicites accouplements.
 
                                                      Transgression.
 
 ©Nicole Hardouin.
Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos




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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 05:28
« Rendre à la lumière son infinie transparence » V.Varjac
 
 
 
 
Je connais le désir
de prendre le sentier
indécis et confus
qu’un peuple imaginaire
traverse au milieu
du sommeil des hommes…
 
C’est un lieu admirable
où le temps s’incline
sous la chevauchée
des jours introuvables
qui ne vieillissent pas…
 
Errer parmi tous ces visages
dans la clairière du secret
comme les ailes d’une chanson
sur les lèvres du bonheur
n’est-ce pas rendre à la lumière
son infinie transparence
et aux hommes éphémères
l’éternité de l’âme ?...  
 
© Victor Varjac
Antibes, 11 janvier 2000

Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS




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