Parfois le ciel est bleu Parfois le ciel est bleu Mais combien de temps Avant que ne vienne l’orage Qui couve déjà à l’horizon ? Il n’y a pourtant aucun nuage Entre ton cœur et le mien ! Alors pourquoi entendre déjà Le tonnerre au lointain ? Peut-être en raison De cette étrange lueur Qui passe par instants Au fond de tes yeux Un rapace vole au-dessus de ton âme Il a figure d’homme autre que moi Tu lui souris pendant que tu m’oublies Entre lui et moi, un éclair surgit ! La tempête se rapproche Je la sens, là, si proche ! Tout ton corps le crie Tu le veux, pas moi, mais lui ! Alors, sur tes yeux comme sur les miens Tombe la pluie en averse Pour tenter d’inonder Ce feu qui nous consume ! Mais rien n’y fait De moi tu te détournes Et, en t’éloignant, tu me dis Dans un large sourire : « Je n’ai rien à te reprocher ! » Et, pourtant tu t’en vas ! Le cœur léger tu m’abandonnes Sur une étagère des objets perdus Une autre pourra me ramasser Dans un an et un jour mais pas avant… ©Jean Dornac | A volte il cielo è blu A volte il cielo è blu Ma per quanto tempo Prima che arrivi il temporale Che già s’intravede all’orizzonte? Non c’è ancora nessuna nuvola Tra il tuo cuore e il mio! Quindi perché aspettarsi I temporali da lontano? Può essere in ragione Di questa strano bagliore Che passa a momenti Al fondo dei tuoi occhi Un rapace vola sopra la tua anima Ha una figura umana diversa dalla mia Gli sorridi mentre mi dimentichi Tra lui e me si scarica un fulmine! La tempesta s’avvicina La sento così vicina! Tutto il tuo corpo gli urla Tu lo vuoi, non me, ma lui! Quindi, su i tuoi occhi come su i miei Piove un acquazzone Per tentare d’inondare Questo fuoco che ci consuma! Ma non riesce Mi volti le spalle E allontanandoti, mi dici Con un grande sorriso: “non ho niente da rimproverarti!” E mentre tu vai via! Mi abbandoni a cuor leggero Su uno scaffale degli oggetti perduti Un’altra potrebbe raccogliermi Fra un anno e un giorno, ma non prima... ©Francesco Casuscelli |