Un nouveau poète, un nouvel ami arrive sur couleurs poésies. Bienvenue à Gérard Cazé recommandé par Louis Delorme. Son premier poème est plus que bienvenu face à la montée des extrêmes et de l’antisémitisme. Levons-nous pour que la bête ne renaisse pas, ne renaisse jamais ! (Jean Dornac)
Pour ne pas oublier ce qu'est un génocide,
Un juif, un holocauste, un SS, un kapo.
Pour ne pas oublier la cruauté morbide
Des coups de la milice et de la gestapo.
Pour ne pas oublier que l'étoile était jaune,
Son port obligatoire à partir de six ans.
Pour ne pas oublier qu'il existait des zones
Où le fait d'être humain n'était plus suffisant.
Pour ne pas oublier ce que Shoah veut dire :
"Catastrophe", en hébreu et dans le monde entier.
Pour ne pas oublier les témoins du martyre,
Les rafles du Vel’ d'Hiv’, Barbie, Papon, Touvier.
Pour ne pas oublier le trajet sans escale
De Drancy à Auschwitz au camp de Birkenau.
Pour ne pas oublier la "solution finale",
Treblinka, Buchenwald, Ravensbrück et Dachau,...
Pour ne pas oublier que dans un crématoire,
Après la chambre à gaz, on enfournait les corps.
Pour ne pas oublier les Ombres de l'Histoire,
Des lois de Nuremberg aux "marches de la mort".
"POUR NE PAS OUBLIER", répétons ce message
A l'enfant d'aujourd'hui qui le dira demain,
Pour que d'autres, plus tard, transmettent l'héritage
Juste un petit hommage à Francesco Casuscelli dont les lecteurs de Couleurs2poésies ont maintes fois pu lire les traductions de divers auteurs en italien. Ce poète a également publié le recueil sus-mentionné dans la langue des anges. Cette dernière, par la richesse de ses voyelles et de son vocabulaire donne à la poésie une dimension musicale issue d'un paradis.
Ingénieur en chimie travaillant dans la recherche pharmaceutique près de Milan, Casuscelli triture également avec bonheur les molécules du verbe et du rêve. Son imaginaire fait preuve d'une grande sensibilité, toujours au service de la fraternité et de l'amour.
Son propre blog est : www.sospensionimolecolari.blogspot.com . Casuscelli organise par ailleurs des présentations de livres dans des institutions culturelles et anime des cénacles poétiques. Plusieurs de ses textes sont parus sur divers sites et dans la revue littéraire Il Convivio. On trouvera ci-dessous un poème traduit par lui-même en français.
Je marchais depuis une heure, quand surgirent, dans leur parure de rêve et leur blancheur nacrée, les amandiers ! Ils dressaient fièrement, comme des promesses, leurs branches fleuries dans le bleu du ciel, " distribuant aux yeux de tous leur gratuite espérance " . Leur floraison extraordinaire confinait au merveilleux et j'étais sous le charme de ces arbres qui illuminaient la colline. Toutes ces fleurs blanches ou roses, délicates et fragiles, étaient comme des flocons d'espoir qui annonçaient le renouveau.
Mais la fleur ne s'épanouit pas uniquement pour notre bonheur. Son aboutissement, c'est le fruit, qui est comme un trésor caché dans une coque crevassée, elle même enveloppée dans un brou verdâtre et pelucheux. L'amande, si elle est douce, réjouit tous les palais : elle se croque, se déguste sous forme de nougats, de dragées, de pralines, de calissons... C'est un régal pour les gourmands !
Les amandiers, qui ont en hiver, un profil triste et tourmenté, se métamorphosent, dès le mois de février, en énormes bouquets de fleurs, si fines, si légères, qu'elles semblent immatérielles, voire spiritualisées.
Dans cette clarté radieuse, j'écoutais avec mon cœur, les notes douces d'un violon magique, qui s'envolaient avec des pétales blancs, pour s'unir à l'azur. La nature, autour de moi, m'offrait le premier sourire du printemps...
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...