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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 07:37
Au chalet bleu de là-bas au bord du fleuve – Photo Ode

 

 

 

                                                   Regards à l'intérieur du Grand Fleuve

 

 

 

 

 

 

 

L’absence vide

Attendre sans plus rien attendre

Regarder le jour qui passe

Le temps qui fuit

 

Hier, j’étais petite

Je savourais la vie

La savoure plus encore

 

~*~

 

Présence

Elle porte ton nom

 

Le soleil joue à cache-cache

avec les nuages silencieux

qui se fondent avec l’oiseau

 

Des canards se font entendre au loin

 

Tout est vert, jaune et bleu

Autour de moi

Tout est lumière

 

~*~

 

Solitude nue

 

Indécente

Presque

 

Je viens briser le silence

j’en ai le désir

très fort

 

M’entendre écrire

M’écouter penser

M’écouter me taire

 

~*~

 

Aucun regret

Si ce n’est

Toi

et

L’absence

de tes lèvres

d’où ne viendra

plus

un mot tendre

 

Toi l’oiseau blessé

Que naîtra de toi

Si ce ne sont

Tes mots

Ceux que tu nous a laissés

 

~*~

 

Et tu es là

Absence

Tu te souviens

De l’île

 

Comme je me souviens

De tes sables

Où tu es enfoui

à jamais

 

~*~

 

Je prends soin de ma maison de mots

et leurs sens

Je les aime

comme tu les aimais

avec passion

 

~*~

 

Il faut qu’à la pierre luisante

de la marée basse

On se souvienne

Que l’on écoute chanter les mots

qui s’alignent

comme les vagues

qui remontent

remonteront

jusqu’à

marée haute

engloutiront la pierre

cracheront les mots sur la berge

pour que tu les lises

et

que tu te souviennes

d’où tu viens

où tu es

et

où tu vas

 

~*~

 

Écoute le vol de l’oiseau

il te guidera

le long du Fleuve

jusqu’à l’Atlantique

Tu y ramasseras les galets

pour en faire des statues

Tu les nommeras

de tes noms originels

tu t’y retrouveras

te reconnaîtras

 

~*~

 

Bien au delà du rêve

Tu verras la rose s’épanouir

Tu flotteras au-dessus des plaines

et des battures

En cherchant à atteindre l’horizon

que jamais tu n’atteindras

Mais tu atteindras la rive

Et la sente qui te conduira

En tes lieux

 

Nous tournons en rond

Autour de la terre

Depuis la nuit des temps

C’est la quête

 

Et les Gardiennes du Temple

T’ouvriront enfin leurs bras

 

~*~

 

Ode©

11 juillet 2008

 

 

sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/regards_interieur_fleuve.htm

 

 

« Archéologie Imaginaire » Le site des œuvres d'art de Ode  

 

 

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 07:40

 

 

Un poète aimant la beauté
Ne peut pas aduler la guerre
Et toutes ces vies massacrées
Il ne peut pas supporter les larmes
Des innocents sacrifiés
Et la sauvagerie des guerriers !

 

 

Jusqu’au bout,
Je me demanderai
Pourquoi la vie ?
Pourquoi la violence ?
Où donc se trouve le sens
De nos existences
Si c’est pour nous entretuer
Sans âme ni réflexions ?

 

Et dire que certains
Sont fiers
De commettre leurs crimes
Parfois au nom de la raison
Parfois au nom des croyances
Souvent par avidité
Ou stupide jalousie
Voire juste pour des principes

 

Ah les principes
Et les religions !
Que de crimes
Commis en leur nom
Alors que cela
N’est jamais
Que convictions
Personnelles !

 

Tuer des innocents
Avec pour prétexte
La supériorité d’une pensée
N’est que la preuve
D’une tragique stupidité !
Certes, l’argent et le sexe
Mènent le monde
Mais on oublie la stupidité !

 

On oublie que tous les tyrans
Se rangent dans cette catégorie
De la bassesse et de l’idiotie humaine
Celle de gens qui n’ont jamais compris
La valeur unique de chaque vie
Ils préfèrent tuer
Ceux qui ont raison
Et qui prétendent leur ouvrir les yeux !

 

Crions et agissons
Contre l’abjecte violence faite aux femmes !
Crions contre l’abominable et toujours criminel
Racisme, contre tous les racismes sans exceptions !
Crions contre les violences imposées aux enfants
Innocents depuis toujours et à jamais !
Crions contre la joie de tuer
Vécue et voulue pat trop de chasseurs !

 


Poètes mes frères
Poètes mes sœurs
Crions ensemble
Qu’il en est assez
De se conduire
En idiots criminels
Au nom de l’argent et du pouvoir
Au nom de simples convictions !…  
 

©Jean Dornac
Lyon, le 17 février 2019  
 
 
 
 

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17 février 2019 7 17 /02 /février /2019 07:24

 

 

 

 

 

                                                                                          Il est humiliant d'expirer...

                                                                                                         V. HUGO.

 

Malgré mes bras tendus, malgré mon cœur tenace,

Vous entrez avant moi, compagnons de mes jours,

Dans l'attirante terre, exclusive et vorace,

Qui resserre sur vous ses humides contours.

Voilà donc l'avenir, c'est donc cela qui dure :

La tombe, le caveau, le cloître souterrain !

Et nous, vantant toujours la trompeuse Nature,

Avec les yeux ravis du pâtre et du marin

Nous bénissions le jour luisant, le soir serein ;

-Vous seule êtes fidèle, ô secrète ossature !

Autrefois, je voyais se dérouler le temps

Comme une route blanche entourant la montagne,

Et que gravit, dans l'ombre où l'aigle l'accompagne,

Une foule au cœur gai, aux espoirs exultants ;

Mais cette sinueuse et noble perspective,

Ce haut pèlerinage au but ambitieux

Etaient un enfantin mirage de mes yeux.

L'humanité chantante, héroïque et pensive

Retombe dans la terre ayant rêvé des cieux !

-Hélas, mes disparus, mes archanges sans ailes,

Vous marchez devant moi pour m'éviter la peur ;

Et par vous je sens croître et brûler dans mon cœur,

Au milieu d'une calme et stupéfaite horreur,

Le sombre amour qu'on doit à la mort éternelle !

Déjà combien de mains ont délaissé mes mains...

-Du moins, battez plus fort, cœur empli de courage !

Entraînez avec vous vos morts sur les chemins.

Que leurs regards nombreux brûlent dans mon visage,

Que mon âme abondante abreuve les humains,

Et que je meure enfin comme on vit davantage !...  

 

Anna De Noailles. (1876-1933)

 

Source : http://www.poesies.net/20eme.html

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 06:49

 

 

 

 

Ils sont là rassemblés

Pas de noms, pas de mots

Juste des numéros

Où vont-ils ? Qu'ont-ils fait ?

Pourquoi sont-ils parqués ?

Ce hangar sans hublot

Est-il réalité

Où cauchemar plutôt ?

 

Un train vient de passer

Dans un grand bruit glacé

On entend des jets d'eau

Un jardin, à deux pas ?

Quelqu'un vient les chercher

Ils ne sont pas perdus

Il faut garder espoir

Et regarder l'étoile

Le berger n'est pas loin

Il connaît ses élus

 

Lui a déjà compris

Mais il joue à y croire

Jouer n'est pas le mot

Il compte sur l'Esprit

À s'y fendre le cœur

À s'y fondre les yeux

Et répète sans fin

La prière enseignée

(La prière en saignait)

 

À quoi cela sert-il ?

De se frapper la tête

Contre le mur sacré

Qu'on emporte avec soi ?

C'est la force du faible

Si tous abandonnaient

Le mur s'écroulerait

Tout s'anéantirait

 

Il regarde le ciel

Le gris-bleu enneigé

Des toitures alignées

Les oiseaux dans le vent

Les oiseaux innocents

Qui repassent l'espace

Et le ciel qui se froisse

La vie est à deux pas...

 

Il fait passer des mots

Pour laisser une trace

Il est toujours poète

Et reçoit la disgrâce

Au milieu de sa quête :

L'odeur des fours là-bas

Tout près, juste à deux pas...

 

Il lui faut tout écrire

Tout écrire ! Il le faut !

Il a beau être en nage

Il a froid jusqu'aux os

 

Il écrit... il écrit :

J'entends des bruits là-haut

On dirait des oiseaux

Le ciel bleu

Le printemps

Mon amour

Il fait beau

Je t'attends

Je suis à Birkenau...

 

Il écrit... il écrit

À deux pas de la vie

La neige de la page

Ensevelit ses mots  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 07:24

 

 

 

 

l’Orient sommeille dans ma mémoire

 

 

ses chevelures d’encens

l’ébène de ses nomades

qui rutilent de laines bleues

 

ses déesses arborescentes

les braises de ses fakirs

qui rougeoient de défis

 

ses mages tisonnant leurs exorcismes

les palmiers de ses oasis

qui transgressent le désert

 

ses danseuses drapées d’élégance

au ventre doré de strass

où pulse déjà une vie de femme

 

 

l’Orient brûle dans la soie des mes rêves  

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Mendiant d’utopie » aux éditions L’Harmattan





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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 07:38

 

 

                                                              Le poète « envisage la poésie en termes de poiéin, d’action-création »

                                                                                                                                                Marcella Leopizzi

 

 

 

Ancrer sur le fil de la création

Les larmes carmines des mots

Endeuillés au bord de la haine,

Diluer d’un faisceau de lumière

L’aigreur amère de ternes saillies,

Imprimer les murmures espiègles

Des feuillages argentés

Sur de jeunes pages,

Que le verbe s’élance

Vers le feu rédempteur

Et enfante la créaction,

Qu’un filet de bleu ciel

Encre en nos cœurs

Le reflet d’une goutte d’eau

Blottie dans le bec du colibri.  

 

©Nicole Portay

Extrait du recueil « Fileuse d’espoir » aux Éditions les poètes français

 

 

 

 

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 08:58

Ce texte très fort de Michel Bénard se suffit à lui-même. Cependant, je veux dire quelques mots au regard de ce qui se passe ces derniers temps dans notre pays et en Europe. La bête hideuse du racisme imbécile tente à nouveau d’hypnotiser nos esprits ! Alors, soyons forts, crions un non ferme et définitif à cette saleté innommable que des gens à l’esprit noir et limité veulent nous imposer ! Jean Dornac

 

 

 

 

Quand les inconcevables et insoutenables errances de ce siècle retournent vers l’obscurantisme inconscient, les religions d’autres époques, réductrices et humiliantes, les fanatismes aveugles, canalisés et superstitieux, la xénophobie primaire et haineuse, il est rassurant de croiser sur sa route, des hommes, des poètes, des artistes, des penseurs osant nous faire encore croire que l’Amour universel existe, autrement que dans les flèches d’un innocent petit Cupidon, qu’il demeure toujours en nous au plus profond de l’âme et du cœur et que nous devons absolument  le cultiver dans tous les sens du terme.

 

Peut-être peut-il encore sauver l’humanité, il serait bon de l’envisager !   

 

Que sont devenues les espérances du siècle des Lumières ? La tolérance ? La libre circulation des idées ? L’humanisme ? L’universalité ? L’amour déculpabilisé ?

 

L’Amour est une fenêtre ouverte sur le bleu de l’infini, il vibre comme une symphonie printanière dans les premières lueurs de l’aube ou les irisations d’un vitrail au soleil couchant.

L’Amour est le germe de la beauté et de l’harmonie, il est bon alors de confier ce germe à des jardiniers de l’esprit, de la sagesse, du bon sens tout simplement, pour qu’ils rendent vie à ce jardin que nous avons tant piétiné, pour y revoir fleurir en toute Liberté, l’Amour dans tout le scintillement de sa Vérité.

 

Convaincu à l’instar de mon maître, le grand poète Marc Chesneau,                        

que « Dans un instant d’amour un siècle peut tenir… /… »     

 

©Michel Bénard.







  

 

 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 07:33

 

 

 

Dessine un O bien rond :

O rigine de tOut,

Infini précision,...                             

Et pourtant rien du tOut....

 

Il rOule et s'arrOndit,

Essentiel à la vie,

Un fascinant sOleil

Une pure merveille...

 

La perfection est là,

Juste, inégalée,

La nature a tracé

Un cercle dans l'au-delà

 

Personne ne sait comment

Le prendre sans le briser

Et d'Or, l'iriser...

Trace deux O bien ronds

Et en les reliant

L'infini en aura raisOn...  

 

©Lydia Montigny

 

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 07:21

Ce poème de Louis Delorme est extrêmement fort, puissant ! Je suis fier et heureux de pouvoir le publier sur mon blog et je ne sais comment remercier Mr Delorme pour sa confiance ! (Jean Dornac)

Peinture de Louis Delorme

 

 

- LES HURLEMENTS - LXVII -

 

 

 

                                                       A Emmanuel D'ASTTER, le 12 février 1968.

 

 

Le cercle s'est bouclé pour une année encore,

La guerre a fait peau neuve, elle a trouvé du fric ;

Elle a changé de mode et gardé son folklore :

Acteurs médiocres, mais... nous sommes bon public !

 

Les engins font du bruit ; alors, des hommes tombent ;

On crèvera parce qu'il faut

Contre un seul épervier, dis, combien de colombes,

De mésanges pour un gerfaut ?

 

On crèvera pour que les promesses soient sauves,

Pour que les beaux discours soient pris au sérieux

Parce qu'il ne sied pas, même repus, aux fauves

De fuir sous les ruées du bélier furieux.

 

On crèvera parce qu'il faut trop de courage

Pour dire : « Nous faisons la paix ! »

Pour oser le premier des deux tourner la page,

Reconnaître qu'on se trompait.

 

Quand on est le plus fort, il est bien dur d'admettre

Que l’on n'a pas aussi davantage raison :

Nous traitons des héros d'assassins et de traîtres

Alors qu'au désespoir, c'est nous qui les poussons.

 

Massacrez tout un peuple et faites place nette,

Egorgez, tuez le Viêt-nam :

Des faibles il y en aura sur la planète,

Toujours, ad vitam æternam !

 

Quand vous aurez tué tous les hommes qui luttent,

De bonne volonté, de peine ou de couleur,

Pour assouvir encor vos bas instincts de brutes,

Vos frères vous prendrez comme souffre-douleur.

 

Dans quelque temps, contre eux, vous tournerez vos armes,

Vous sacrifierez vos amis

Et vous arracherez à vos mères des larmes

Répandues sur vos ennemis.

 

La Terre est donc à vous, peut-être aussi la Lune !

Dommage que là-haut n'y ait que des cailloux,

Point d'êtres à meurtrir, pas de sang à la une,

Personne à qui chercher dans la paille des poux.

 

 

S'il se trouvait jamais des mondes dans l'espace

Qui soient dans votre champ de tir,

Des peuples de robots à qui donner la chasse,

Des monstres à faire pâtir,

 

Vous nous auriez fiché la paix sur cette terre,

Vous nous auriez laissé profiter du soleil,

Attraper nos poissons, replanter nos rizières,

Rendu la liberté, le rêve et le sommeil.

 

Le jour où dans vos champs on portera la guerre,

Sur vos villes, sur vos maisons,

Vous comprendrez alors ce que c'est la misère,

La gangrène et sa déraison..

 

Vous verrez vos buildings plus que châteaux de sable

Crouler de peur comme si la terre tremblait ;

Vous saurez que l'enfer quand on n'est plus le diable

Perd tous les charmes dont il nous ensorcelait.

 

Vous verrez vos enfants courir comme des dingues,

Vos femmes se tordre d'horreur,

Lorsque, du fond du ciel, fondront sur vous les zingues

Comme des oiseaux de malheur.

 

Vous saurez ce que c'est que les feux d'artifice,
L'absurde au goût du jour, la mort se rebiffant,
Les atrocités qui laissent des cicatrices
Sur les petits-enfants de vos petits-enfants.

 

Vous ne nous vaincrez pas, quel que soit le déluge
Que vous fassiez pleuvoir sur nous ;
II restera toujours quelqu'un dans un refuge
Pour ne pas se mettre à genoux.

 

Qu'on m'arrache la langue, elle n'a rien su dire !
Qu'on me crève les yeux qui n'ont pas accusé,
Qu'on me coupe les mains qui n'ont pas su qu'écrire :
Elles voulaient se battre, elles n'ont pas osé !

 

Qu'on me crève le cœur, qu'on m'arrose d'essence !
J'y mettrai moi-même le feu.
Celui qui ne combat qu'à grands coups de silence,
Je crois, n'en mérite pas mieux.

 

Les enfants de demain contre nous crient vengeance :
Êtes-vous sourds que vous n'entendiez pas leurs cris ?
Ils viennent témoigner contre vos expériences,
Ils plaignent leur forêt, pleurent leurs champs de riz ;

 

Ils vous montrent leurs plaies sur leurs bras et leurs jambes
Du napalm ils ont hérité !
Cette chair, cette peau qui se tord et qui flambe
Est peut-être l'humanité !

 

C'est vous qui les avez estropiés par mégarde,

En frappant ceux qui leur donneront vie un jour.

Tous ces pauvres enfants que vos avions bombardent

Verront bientôt les leurs infirmes à leur tour.

 

Est-ce le goût du mal, le besoin de carnage

Ou la soif de domination

Qui pousse l'homme au meurtre avec autant de rage,

Depuis tant de générations ?

 

Est-ce peur ou folie/ n'est-ce que l'insouciance,

Le doigt dans l'engrenage, est-ce la contagion,

Qui des êtres les plus doués d'intelligence

A fait les plus abjects de la création ?

 

Dans cent millions d'années, s'il reste encor des êtres

Qui sait ! descendront-ils de ce gosse brûlé

Qui porte pour ses fils, nos espoirs de renaître

De revoir, par leurs yeux, l'univers constellé,

 

De vivre par leurs sens, de sentir par leur âme,
D'encore respirer les fleurs,
D'être dans leur mémoire une petite flamme
Qui leur fait vaciller le cœur,

 

Notre chance d'aimer, d'admirer notre terre,
D'avoir des joies, du rire et des larmes encor
Dans vingt mille ans, de trouver belle la lumière,
Le sentiment de n'être pas tout à fait morts.

 

S'il porte, ce petit, l'humanité future,
Laissons-lui toute sa santé !
Et n'empêchons pas d'être, pour lui, la nature
Ce que pour nous elle a été. 

 

©Louis Delorme  

Extrait des Hurlements

© by Louis Delorme 1975

Le brontosaure éditeur.

 

 

 

 

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 07:39
Source : www.paulinevandongen.nl/ - Photo Liselotte Fleur

 

 

 

 

Il se tient au courant,

Orienté plein sud,

Son toit en pente raide

Muni d’yeux photovoltaïques

Et scrutateurs de ciel.

 

Qu’attendons-nous pour revêtir

Nos habits de panneaux solaires,

Nos houppelandes lumineuses,

En raccordant les fils,

Nous serons en prise directe !  

 

© Luce Péclard



 

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 

 

 

 

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