Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 07:42
PHOTO EMILIO D. GARCIA, ASSOCIATED PRESS

 

 

 



Dans sa prison de décombres, un homme, sur un morceau de plâtre et avec une pierre pointue, essaie d'écrire son nom. Pas de belles lettres ni d'arabesques mais une bouleversante œuvre de vie. Pour apprivoiser sa peur et ses angoisses, pour amadouer la mort et se sentir vivant, il écrit, sans réfléchir, toute une liste de mots.


Soudain, il entend des bruits : c'est la Vie qui vient, elle court, elle arrive, elle est là, devant lui. Il la regarde intensément, il ne l'a jamais trouvée aussi belle. Elle lui sourit et dans ce sourire, il découvre un paysage d'une infinie beauté.


La Vie le prend dans ses bras et l'emporte vers la lumière, vers le pays des bleuets et des coquelicots...  

 

©Michèle Freud

 





 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
30 décembre 2018 7 30 /12 /décembre /2018 07:31

 

Recension – Claude Luezior « Clames » - Librairie Editions Tituli – Paris – Format 21x14 nombre de pages 82.

                                                

 

 

S’exprimer, oui ! Mais surtout surpasser la médiocrité, le vulgaire et ici c’est bien cela que notre poète aguerri et engagé clame, avant tout sortir de la fange, du cliché, du langage au rabais, du ravaudage de faubourg. Oui clamer, transmettre avec discernement et sagesse comme le barde, trouvère ou griot, restituer une signification au Verbe et hisser haut les mots.

Faire du langage un refuge protecteur, une vigie sur les chemins hasardeux de la vie.

Au travers de ses « Clames » Claude Luezior dont nous connaissons depuis bien longtemps la qualité de poète « orpailleur » dont la parole fait foi, se présente à nous sous une facette nouvelle, sorte de défi oscillant entre réaction et provocation.

L’écriture se découvre à nous cadencée, rythmée, syncopée. Claude Luezior joue avec quelques subtilités de langage, sortes de jeux verbaux, sens, contresens, métaphores, mais le tout reposant toujours sur les fondations de la réflexion.

La forme tient en quelque sorte au principe du « slam » voire par extension du « rapp » mais avec l’élégance de relever le défi en l’habillant de subtilités qualitatives. Ce que ces deux nouveaux modes de vulgarisation ont souvent quelque peu oublié.

Il est indéniable que Claude Luezior se fait plaisir avec ses exercices de style riches et recherchés. Ce dernier joue de la dérision avec talent et comme un chat retombe toujours sur ses pieds. A propos de pieds, ne voyez surtout pas ici une allusion facile.

Les mots coulent, s’enchaînent, se font, se défont, se heurtent, s’enlacent, s’embrassent.

En un mot, il fait de la grammaire sa petite cuisine entre impératif et subjonctif, conditionnel et inconditionnel. Il joue à saute-mouton de mots en mots, de vers en vers, le tout en l’absence de point et de virgule. Usez vous-même de votre propre ponctuation.

C’est en fait avec beaucoup de plaisir et de surprises, que nous évoluons au cœur de ce recueil, butant sur certaines formules ou nous éblouissant de son verbe.

Il me semble que Claude Luezior se fasse un peu clairvoyant lorsqu’il écrit :

 

« Les barricades surgissent dans la ville

en enfilades

pour escouades.../... »  

 

Sans doute ne pensait-il pas être à ce point au cœur de l’actualité :

 

« Le blasphème consume la ville

stratagème

suprême

qu’on essaime.../... » 

 

Mais bien au-delà des jeux de mots, de la fantaisie, la démarche se révèle profonde car elle dénonce le monde dépersonnalisé dans lequel nous vivons actuellement, son coté éphémère et superficiel n’existant que dans l’immédiat, perdant sens et raison, la voix visionnaire du poète en amplifie l’inconsistance.

Claude Luezior ironise indéniablement, mais surtout s’insurge, hurle son dépit face au chaos d’une société se délitant, s’étiolant, face à une civilisation humaine qui sombre dangereusement vers son autodestruction.

 

« assez de ces brutes, assez de ces scandales, assez de ces vandales, assez des canonnades etc. etc. »

       

Le poète nous avertit, nous informe, il y a urgence ! Les « Clames » se font confessions, sans doute une manière de survivre en exultant poétiquement.

La poésie est un combat pour l’amour qui doit fédérer le devenir de l’humanité.

Afin de mieux les clamer Claude Luezior extirpe les mots de leur contexte, leur donne un sens nouveau, une vibration différente, question de survie en composant une sorte de patchwork bigarré. Il faut sortir de l’incertitude des reliques.

 

« Mettre le feu

Aux parcelles du rêve.../... »

 

Peut-être que cette néo-cryptographie est un antidote aux drames contemporains.

Poèmes parfois ludiques détenant ce mystère de la métamorphose kaléidoscopique.  

Le Verbe prend aussi la forme d’un « J’accuse » face à cette société bradée et condamnée à légiférer sur des peccadilles nous détournant de la réalité.

C’est clair, le poète exige une « renaissance » pour d’authentiques valeurs et une autre Liberté !

Le poète qui se veut lucide ne confondra jamais clames et clameurs, il ose le clamer ! 

 

Michel Bénard.

 

Lauréat de l’Académie française.

Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres.

Poeta Honoris Causa.

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 07:13
Oeuvre en titre de Kiff Holland©

 

 

 

 

Les chairs encore chaudes

Tremblantes, énamourées

Dans le grand lit défait

De tant ébats, détrempé

 

Les corps reprennent haleine

Sang chaud dans les veines

Dans les ondes évaporées

Des orgasmes répétés

 

C'est le retour au réel

Abstraction des éphémères moments

Avec aux corps un goût de ciel

Extatiques instants

 

Dans l'alcôve silencieuse

Un ange passe

De ces heures délicieuses

Qu'un doux souvenir, hélas !

 

Et les regards se posent

Sur les amants épuisés

Un sourire, une rose, deux corps

Tendres, ils vont s'aimer encor...

 

Ode©

9 novembre 2001

 

Création Ode©

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/DO/aplamour.htm

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 07:39

 

 

 

Croire au retour de l’amour

Par ses paroles et son sourire

Croire au retour de l’amour

Et oublier de mourir !

 

Elle attendra bien

La cruelle faucheuse

Que leurs amours joyeuses

Ne soient pas un tout petit rien !

 

Mais croire encore à l’amour

Tête couverte de cheveux gris

Imaginer qu’il revient toujours

Et que son cœur peut encore être pris !

 

Se dire qu’il ne s’agit nullement d’une folie

Mais bien d’une inaccessible étoile

Qui par sa lumière intense changera sa vie

Comme une tempête qui souffle dans les voiles…

 

Mais croire encore en l’amour

N’est-ce pas justement la folie ?

Son âme en rêve encore et toujours

Et même son corps lui crie « vas-y » !

 

Il aura suffi que passe une brise

Quelque chose de frais et d’inattendu

Pour que son cœur s’irise

Et tende enfin vers l’absolu…

 

Pourvu que Dieu leur prête vie

Qu’éclose la rose d’aimer

Entre elle et lui

Pour un temps ou pour l’éternité…

 

©Jean Dornac

Lyon, le 24 décembre 2018  

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2018 4 27 /12 /décembre /2018 07:36
Shawna Erback, peintre surréaliste

 

 

 

 

Refrain

 

A chaque fois que j’y pense

C’est comme une évidence

on est juste en sursis

on le sait  et on l’oublie

comme le dit l’ami Prévert

Il faudrait essayer d’être heureux

Rien que pour donner  l’exemple

Il faudrait faire de son mieux

sans les religions ni les temples

 

Elle est déjà si vieille

Et elle se désespère

La vie comme une romance

toutes ses envies de danse

Ces envies de petite fille

Où ne compte que sa famille

Figée dans un printemps

Qui n’est plus depuis longtemps

Elle ressasse le temps passé

Et je m’attriste d’y penser

 

A chaque fois que j’y pense

C’est comme une évidence

on est juste en sursis

on le sait  et on l’oublie

comme le dit l’ami Prévert

Il faudrait essayer d’être heureux

Rien que pour donner  l’exemple

Il faudrait faire de son mieux

sans les religions ni les temples

 

Les senteurs envahissent les prés

Je ne vais plus l’écouter

Et m’éloigner de ce naufrage

Ne garder que les partages

L’avenir et ses surprises

Et mes voyages en friandises

Mes caresses aux chats

Et à tous ces enfants

Nés de tous les continents

Qui ont besoin d’un toit

 

A chaque fois que j’y pense

C’est comme une évidence

on est juste en sursis

on le sait  et on l’oublie

comme le dit l’ami Prévert

Il faudrait essayer d’être heureux

Rien que pour donner l’exemple

Il faudrait faire de son mieux

sans les religions ni les temples

 

Je ne t’entends plus maman

Je vois des matins plus grands

Je rêve à des chansons

Je creuse des sillons

Les mots pour adoucir les pleurs

 En offrande à nos peurs

Relire Aimé Césaire

Et pour ne plus se taire

Se relever les manches

le bon pain sur la planche

 

© Florence Issac


 

Sa bio : http://www.florenceissac.com/   

Sa maison d’édition : http://www.lechappeebelleedition.com/   

 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
26 décembre 2018 3 26 /12 /décembre /2018 08:06
© Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

 

 

Tous les oiseaux s'étaient tus

depuis la veille au soir

En ce coin inconnu,

oublié des  feux

et des tourments de la ville

la neige défaisait le monde

 

Silhouettes de blanche poussière

lentement s'effaçaient les arbres

Les lisières s'éloignaient doucement

On n'y voyait plus au loin...

Mais à l'intérieur de soi

une mystérieuse élévation

vous soulevait de terre

 

Une aile vous déposait

nu comme un nuage

tout en haut de la page blanche

de la vie

au pied d'une étrange clarté 

chaude et douce à la fois, si délicate

qu'elle vous éclairait

le fond reculé de l'âme

 

Et la nuit ne descendait pas

sur nos mains

 

Était-on pour toujours

sur l'autre versant de la vie 

On entendait parfois

dans le courant du silence

un glissement à peine audible

Etait-ce un oiseau,

un renard des neiges

ou bien la barque de la foi

la barque éphémère

qui ne fait que passer

vibrante et légère

sur toutes les voies du silence

avec un ténu mais serein

tintement de troïka...

Etait-ce cela ?

 

Non, c'était la Joie de Noël

tout simplement la Joie

comme une rivière aurifère

qui emporte les cœurs

bien au-delà de soi

 

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
25 décembre 2018 2 25 /12 /décembre /2018 07:44

 

 

 

 

 

au cortège

d'une enfance retrouvée

me recueillir

dans les pétales d'un rêve

que sculptent les marbres

de l'imaginaire

 

à l'abri des futaies

écouter au paradis

l'appel d'une âme simple

pétrie de bienveillance

loin des dédales fracassés

où gisent les brisures

 

au-delà des colosses

et de leurs agonies

qui emmurent les sentes

et absorbent nos horizons

puiser dans l'ossature du sol

les racines d'un vin nouveau

 

à l'appel des enclos

où paissent les brebis

se nouent tendresse

et quiétude partagées

sans traque

ni gueule meurtrière

 

à l'instant

goûter ce brin de vie

et sa goutte éphémère

juste à l'instant sacré

me nourrir

d'enluminures

 

 

 

prendre la pause

d'un émerveillement

quand la fraîcheur

d'une grotte

féconde nos mains

de frémissements 

 

©Claude Luezior

www.claudeluezior.weebly.com

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2018 1 24 /12 /décembre /2018 07:30
La colombe de la paix de Lydie Godbillon

 

 

 

 

Émissaire de la planète paix

Il est temps poète,

Debout à la proue de ta nef

Relève haut la bannière de l’amour

À l’effigie du cœur,

Il devient si difficile d’égrener la douceur

Sur les fumerolles sournoises

Se faufilant parmi les naufragés de la rue.

Il est temps poète,

Ceint de ton étole festonnée d’étoiles

Rassemble à ton bord l’armée libre

Des mains fraternelles de la création,

Brandit ton étendard au blason d’or,

Réveille les flammes du feu des larmes,

Transgresse

Ose Clame Dénonce,

De ton glaive de lumière

Pourfend le mur de la haine

Et livre ta brassière bienfaitrice

À l’humaine destinée.

Poète! voici venu le temps

Du dialogue avec les anges,

Une aurore nouvelle aspire à éclore

Sous l’habit noir de la détresse.  

 

©Nicole Portay

 

                         

Nicole Portay - Poétesse

Déléguée BDR de la Société des Poètes Français

Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF

0621666124

 

site: www.societedespoetesfrancais.eu

blog: www.societedespoetesfrancais.net

 

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2018 7 23 /12 /décembre /2018 07:31
©Patrick Galibert photographe professionnel

 

 

 

 

 

 

Dans la Paix
Il n'y a plus de souffrance
De pensée offensante,
La peur a disparu,
Le temps ne compte plus...

 

La quiétude est là
Docile et ronde aria,
Horloges et clochers
Se sont arrêtés
Laissant l'éternité
Devenir un été ;
Dans cet air presque chaud
Le vol des oiseaux
Suivra les arcs-en-ciel
Au pays des merveilles.

 

La violence ne sera guère
Qu'une erreur d'hier
Et dire qu'on fait la guerre
Pour cette Paix exemplaire...

 

Dans la Paix
Renait la liberté
Comme un tendre bouquet
D'étoiles et de sérénité.
La beauté de son âme
Sourira dans le calme
La Paix sera un jour
Notre ciel de Toujours...  

 

©Lydia Montigny

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 07:28
Œuvre de Louis Delorme

 

 

 

 

Combien de maillons différents

pour que la chaîne des bipèdes

aboutisse à l’homo sapiens ?

Mais tout n’est pas fini

nous prenons juste rang,

entre le passé jusqu’à nous

et le futur d’autres êtres

qui sauront prolonger

cette marche en avant

que constitue l’évolution.

 

Qui sait le but, la raison,

le mobile ?

Qui dans la nuit des temps

a décidé de mettre en place

le processus de vie,

de progression vers la conscience ?

 

Et pourquoi nous, hommes civilisés,

continuons-nous sans relâche

d’enchaîner nos frères

au travail,

à la roue,

à la chaîne,

à la peine,

sans donner à chacun

la part qui lui revient de rêve ?

 

Et pourquoi moi dans cette suite,

inséré à mon insu,

à mon esprit défendant

comme une simple appoggiature

dans la partition symphonique

en train de devenir cacophonie.  

 

©Louis Delorme  

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche