L'été a ouvert grand ses portes,
La plage est où je me téléporte
Pour goutter à l'écume salée,
Aux hautes vagues, hors de ma portée
Aux grains de sable dorée
Brûlants, réchauffant mes pieds.
L'été a fait son entrée,
À présent, nuit blanche à volonté
Pour les esprits insomniaques éveillés,
Ou plutôt créatifs et pleins de projets.
Sous les étoiles qui illuminent le ciel
Le repos n'est pourtant pas éternel.
Profitons alors tant que l'on peut
De cette jolie saison et soyons heureux.
Un poème de l’un de ses amis proposé par Gérard Gautier : Echarpe POESIE 2022 AMIS
Entrée du code cosmique
Depuis l'ère mégalithique
Et au-delà
Entrée des vents de lumière
Dans la Nouvelle ère
Celle de la Rédemption
Inaugurée par l'Aimé
Le Christ solaire
Et au-delà
Dans ce Champ cosmique
Se déploient les arcanes
Les atomes de l'ère nouvelle
Ère nouvelle, Cosmique
Inaugurée par le Ciel
Déploiement des lumières
Venues du Ciel
Plongée dans le Temps
Dans les images du temps
D'avant
De bien avant
Celui d'hier
Et de bien avant
Qui rejoint celui du Maintenant
Celui du devant
Plongée dans les images figées
Dans la Lumière du premier temps
Du départ initial
De la Création
Plongée silencieuse
Pour retrouver le Départ du Temps
Et des escales dans le long Chemin de Vie
Quelques secondes sur la Route infinie
Du Temps
De l'Univers
Marqueurs oubliés
Cachés
Dans le Fil du Temps
Du Fil déroulé dans la Mémoire oubliée
Chants oubliés et retrouvés soudainement
Dans la Mémoire de l'humanité
Chants longtemps cachés
Recyclés
Enfouis dans les Nombres
Sacrés
Dans les pyramides
Dans les pierres du monde
Dans les mondes souterrains
Les mondes de l'intra-monde
Les mondes de l'éther blanc
De l'invisible
Cachés dans les vibrations
Du Temps
O pèlerin
Passe ton chemin
Et va silencieux
Sur la Route des étoiles
Des cieux
Qui entre-ouvrent les Portes du Nouveau Temps
Celui du Verseau
À cheval sur les étoiles
Du Temps
Dans le Souffle infini
De l'Instant
Sois toujours présent
Dans ta Quête de Lumière
Dans l'Instant
TABLEAUX D'UNE EXPOSITION, poésies et proses de JEANNE CHAMPEL GRENIER, éditions France Libris, 82 p., 2022, quadrichromie, préface de Michel Lagrange
Non, ce n'est pas l'essai ripoliné d'un historien de l'art qui distille ses références et qui, à bout de souffle, se laisse déborder par un élan poétique. D'emblée, on sent chez Jeanne Champel Grenier (appelons-la Jeanne, à l'instar de son préfacier Michel Lagrange) une complicité avec les grands maîtres et ces 35 toiles ici reproduites en un miroir de bon aloi. L'écrivain s'adresse à Mona Lisa :
Tu nous suis du regard, immortelle présence
Signée Léonardo qui t'a sans doute aimée...
Poésie verticale ou prose, qu'importe, si le verbe est beau! Continuum d'émerveillements, d'étoiles, de berceuses, de caresses pour des peintures aimées et qui ont façonné son existence. Superbes expressions. Jeanne rebaptise les œuvres pour ses propres textes : ainsi, La sieste de Van Gogh devient La moisson :
Ce grand champ de la vie
perforé de grillons (...)
Ou bien, à propos des Nymphéas de Monet :
Ici le ciel est tombé tout entier dans le Grand Bassin bordé d'ajoncs et ce n'est que surprises, tapis de soie fleurie flottant à fleur de nuages qui s'étirent, deviennent transparents et s'évanouissent.
Quelques mots, parfois tout simples, pour tout dire :
Il s'appelait Dali, Gala était son miel
Ou cette magistrale citation de Picasso, en 4e de couverture, sur fond noir, et qui prend toute la place :
Au fond, je crois que je suis un poète qui a mal tourné.
Tendresse et passion de Jeanne, dont on sait les dons en écriture et en peinture. Verbes et pinceaux semblent être pour elle une nature seconde : ce périple, empruntant son titre à Moussorgski, s'imprègne de ce monde, poussière de couleurs, que ne cessent de révéler poètes et artistes; mais aussi contre-jour d'une certaine inquiétude, d'ombres fertiles dévorées par la lumière.
Et aussitôt, la chaleur solaire de la poétesse plaide pour une sarabande nouvelle, celle des Coquelicots (...), derviches miniatures :
Leur flamme doit courir
Et danser, c'est un jeu
Mieux vaut brûler pour eux
Et ne pas les cueillir...
Ainsi firent Monet, Renoir ou Morisot
Qui pour les emporter en firent des tableaux :
Toute une éternité dansant le Flamenco !
On retrouve par ailleurs la profondeur humaine de l'écrivain dans son texte qu'elle intitule Maria enneigée de vivre, face à une affiche d'exposition concernant Eva Muder, par Edvard Munch (dont une majorité de gens ne connaissent que son Cri) :
J'eus envie de la prendre contre moi
de la serrer dans mes bras
de la réchauffer un peu
et de retenir son nom...
Maria, elle s'appelait
C'était un peu ma mère
d'une autre vie
ou bien moi
au seuil de ma nuit
Heureux traits de plume pour les gestes d'artistes majeurs : Chagall, Matisse et Bonnard vibrent sur la page.
De mon travail que reste-t-il ?
J’ai pétri une motte d’argile
Que mes doigts malhabiles
Ont transformé en silhouette immobile.
Un drap recouvre entièrement
Un corps assis pensivement
Posément, dubitativement,
La silhouette attend.
Le drapé dessine en vain,
A droite, pas de main,
Des jambes et des pieds, rien,
Dans sa main gauche, il tient
Un masque au regard impavide
Découvrant sa tête, vide ….
Soyons lucides,
Ne restons pas timides,
Osons, une autre vérité,
Même d’un suaire habillé,
Même sous un visage masqué,
Il n’y a rien….et pour l’éternité.
Poème en français et en roumain inspiré par le tableau Nu sur la terrasse de Mircea Bochiș
Je suis sur la terrasse, nue,
dans mon vêtement naturel, en été,
les eaux azurées du ciel me rafraîchissent,
la lumière ruisselle sur mon corps,
le bleu couvre ma nudité
que personne ne me voie, seul ton regard,
sous la branche d’un cèdre,
dans une sorte de rêverie
d’où me réveillent les cyprès,
sur leur cime la lueur de l’attente,
à côté, la table ronde et nue,
le cercle de ma vie,
la pierre bleue du commencement,
l’autel sur lequel tu es prêt à me sacrifier,
l’œil de l’amour sans crépuscule,
ce n’est pas la table du silence,
mais le miroir où je me regarde
comme le ciel, les cyprès et les cèdres,
tu es quelque part dans le paysage, je ne te vois pas,
je sens ton regard, ton frissonnement descendre
de mes épaules sur mon corps, ton embrassement, ton attente,
tu cherches la couleur à même de me faire parler
qu’il ne reste pas seulement le silence,
l’air doux entre nous, le ciel,
moi, nue, toi, peintre, hors du tableau,
les cyprès frémissent matin et soir,
le bleu m’embrasse tendrement,
je suis toujours sur la terrasse,
je serre la lumière glissée en nous dans mes bras.
Poem inspirat de tabloul
Nud pe terasă de Mircea Bochiș
Stau pe terasă, goală,
în veșmântul meu natural, e vară,
mă răcoresc apele cerului, azurii,
mi se revarsă pe trup lumina,
albastrul îmi acoperă goliciunea
ca nimeni să nu mă vadă, numai privirea ta,
sub ramura unui pin, într-un fel de visare
din care mă trezesc chiparoșii,
în vârful lor lumina așteptării,
alături, masa rotundă și goală,
cercul vieții mele,
piatra albastră a începutului,
altarul pe care ești gata să mă jertfești,
ochiul iubirii neînserate,
nu e masa tăcerii,
ci oglinda în care mă privesc
precum cerul, chiparoșii și cedrii,
tu, undeva în peisaj, nu te văd,
îți simt privirea, înfiorarea, coborând
de pe umeri pe trup, îmbrățișarea, așteptarea,
cauți culoarea potrivită să mă facă să-ți vorbesc,
să nu rămână doar tăcerea, aerul blând între noi, cerul,
eu nud, tu pictor, în afara tabloului,
dimineața și seara foșnesc chiparoșii,
albastrul mă cuprinde tandru în brațele lui,
sunt tot pe terasă, strâng în brațe lumina din noi.
Sonia Elvireanu, 17 iulie 2022
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Ah ! Partir de sa langue
Sortir du mot et s’ouvrir au son
Balade au palabre en cohorte
L’émotion du dit qui fuit
Entends s’essouffler la parole
Parcours au fil des rives
Étendue des corps. Démesure se répand
Dans l’ondulence de discours
À ton oreille s’enchaînent les présences
Partir de sa langue, sortir
Un flux, anse de sonorités
Aigus graves s’écoulent, traversent nos attentes
Et le vide expurge son trop plein
Sortir de la prison du normal.
Objecter que tout doit être parfait alors qu’il n’en est rien.
Retrouver le primitif de la nature et toute sa magie.
Contrer les forces de la déprime et de l'ennui.
Imaginer les plus merveilleuses des choses.
Écouter les bruits de l'infiniment petit.
Recevoir des dons de la nature et donner en retour.
Et maîtriser la magie.
Enora SIGNORINI
– CM2 - 03190 VALLON EN SULLY
PRIX 2022 de l’ACROSTICHE
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Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...