/image%2F0992079%2F20220811%2Fob_495d95_univers.jpg)
De chair et d’os
Vous, moi, nosotros
Extrait du nouveau recueil de David Chomier : Vivons à Mort
/image%2F0992079%2F20220811%2Fob_495d95_univers.jpg)
/image%2F0992079%2F20220810%2Fob_5dbc68_1-0.jpg)
on reste assis sur l’herbe
une steppe sauvage d’eaux entre nous
où s’ondoient paresseux
nos désirs et nos rêves
un air tel un souvenir nous envahit
et se dépose sur nos yeux
sa brume légère
fait trembler la lumière
on n’est pas seuls
même si le monde entier nous sépare
nous portons chacun
sur nos dos et nos bras
dans nos yeux et dans nos corps
nos êtres passés
que nous envoyons des fois
à notre place
tels les spectres beaux et blancs
les flèches les transpercent comme l’air
ils tournent tel un feu
et des fois ils ressemblent à la mort
© Elina Adam
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
/image%2F0992079%2F20220809%2Fob_468de6_9a9ace4ea8609edf635092e17e12ff4f.jpg)
Emportés par la vague
tous les pas ont disparu.
Ciel et mer se confondent
tout est bleu
tel un tableau de Marie Laurencin.
Un homme est seul sur la plage.
Il s’avance dans l’eau
disparait peu à peu.
Notre civilisation
perd chaque jour
un peu de sa beauté.
©Eliane Hurtado
* Kroyer, peintre impressionniste danois
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
/image%2F0992079%2F20220808%2Fob_5f3a3e_giorgione-venere-dormiente-meiste.jpg)
Ce matin, le rose délicat d’un Tiepolo a jailli sur la ramille d’un pommier.
Cette tendresse suffisait à mon bonheur quand un éclat vermillon est venu avec La Vénus endormie, tableau de Giorgio da Castelfranca, dit Giorgione, peintre vénitien de la Renaissance italienne.
Ce tableau, parfois considéré comme le premier nu intégral, a certainement été peint dans un boudoir pétri de volupté où se froissent dentelles et soies colorées.
Giorgione a bien compris que Titien, son brillant élève, serait bientôt le Maître incontesté de la couleur, peintre à l’écoute de cette mélodie secrète qui se dévêt petit à petit, touche après touche.
Pour peindre une telle Vénus, il a fallu rencontrer de belles dames qui, adossées aux coussins de velours pourpre, laissent au bord de leur tasse l’exquise empreinte d’un rouge à lèvres couleur de feu.
Aux lisières de ces saveurs inouïes, une femme nue s’est endormie.
Ebloui, Giorgione a capté les suaves couleurs ambre, safran et rouge vermillon.
Sa palette est devenue le levain qui se lève et s’épanouit sur un corps brûlant de désir.
Fusant vers des transparences violettes, les jaune de Naples, ocre jaune et terre de Sienne peuplent le corps de cette Vénus que Giorgione a voulu comme la Sérénissime alanguie sur la lagune.
Un fleuve de couleurs s’engouffre sur cette lumineuse mosaïque de chairs d’où rayonne le sublime jardin des délices.
Quand une vénitienne déplie sa corolle, un subtil poème prend l’universelle couleur de la beauté.
Le soleil rouge de la déesse Hathor veille sur le sommeil de Vénus.
Seul le baiser d’Orphée peut la réveiller.
2022
©Roland Souchon
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
/image%2F0992079%2F20220731%2Fob_c754cd_immagine1-la-scrittura.jpg)
Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2022
Je n'écrirai pas à ta place. Parce que je ne sais pas utiliser les mots aussi bien que toi. Lorsque moi je regarde la mer, je vois la mer. Toi, lorsque tu regardes la mer, des vagues de proses s'agitent dans ta tête et à la fin, je suis trempée d’émotions.
Je n'écrirai pas à ta place. Parce que je n'ai pas cette capacité à retourner le cœur des gens, retourner les mots dans tous les sens pour leur donner une nouvelle existence. Je ne sais pas les rendre sublimes ; je ne fais que les regarder, alors que toi, tu les réveilles pour nous montrer en eux toutes leurs beautés.
Tu fais des virgules, des respirations pour ceux qui étouffent. Tu fais des points, des racines pour ceux qui dans leurs souffrances, s’engouffrent.
Je n'écrirai pas à ta place, parce que je ne sais pas associer douceur et gravité : Tu sais parler de la mort sans jamais rendre ce sujet, lourd, d'une tristesse infinie ; tu le transformes, je suis la spectatrice, tu es la magicienne qui sort de son chapeau, les colombes de la poésie.
Je n'écrirai pas à ta place. Parce que tu n'as tout simplement besoin de personne pour écrire comme tu le fais. Ai confiance en toi, le monde a besoin de tes mots pour pouvoir enfin respirer.
Lola BERTHOME
– ETUDIANTE – 17400 LA VERGNE
PRIX DE LA PROSE POETIQUE 2022
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Une curieuse aventure
à mener sans bateau
si possible sans ramer.
A l’eau se jeter, plonger
aux abysses de mémoire
y barboter, s’y prélasser.
Qu’importe si l’on en revient
alourdi ou non de poissons
pourvu qu’enrichi d’un plus
de conscience de notre chance
de présence au monde
©Jeannine Dion-Guérin
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits...
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Liminaire et illustration de couverture de l’auteur.
Format 13 x 21 ½ - Nombre de pages 158 –
Editions – Librairie-Galerie Racine – Paris- VI -ème
Cet ouvrage récent du Claude Luezior « Un Ancien Testament déluge de violence » est sans doute dans sa longue bibliographie une de ses œuvres la plus révélatrice, mais également la plus lucide et à n’en pas douter la plus incisive.
L’Ancien Testament ! Nous le savions, mais c’est pour le moins sidérant, car au-delà de toutes ces horreurs divines, il s’agit bien parait-il d’un « bon Dieu » d’amour et de compassion. Cependant les révélations donnent froid dans le dos.
Il est des livres dits Sacrés ou Saints qu’il vaut mieux ne pas mettre entre les mains de certaines personnes fragiles ou avides de pouvoir, ce qui pourrait leur donner de très mauvaises idées, car, de par leurs penchants naturels, ils n’ont vraiment pas besoin de conseils douteux ou mal interprétés.
Quant à prêter serment ou jurer sur la Bible cela peut apparaitre comme une insoutenable hypocrisie et un mensonge éhonté.
Au travers de son ouvrage « Un Ancien Testament déluge de violence » Claude Luezior ne porte aucun jugement, simplement il se place en simple observateur. Belle clairvoyance sur ces plaintes mortifères ayant poussé sur un terreau dénaturé.
Claude Luezior soulève et remet en question les aspects majeurs des livres Saints ou Sacrés, censés nous oindre des huiles de leurs sages paroles ou aphorismes, alors que le plus fréquemment ce n’est qu’un déferlement de violence, de haine, de vengeance, d’intolérance, bien évidemment le tout brodé par les fils de l’ignorance.
Claude Luezior ne fait que souligner les points sensibles et les excès des religions, des controverses, des révélations aveugles et primaires, des drames oubliés ou détournés par les absurdités de certaines lois dites divines.
La légende perdure, Dieu créa l’homme ! Mais à n’en pas douter il semblerait que ce soit plutôt l’homme qui créa Dieu ! Mais à qui adresser la plainte pour cette supercherie ? Cet Ancien Testament était déjà la base fondamentale de La Commedia dell Arte. Même les enfants auraient du mal à cautionner ces bouffonneries. Mensonges, délations, trahisons, incestes, sodomies, toute la panoplie du genre humain de la plus méprisable espèce.
Ici, le souffle divin n’est guère porteur d’amour, il dispense des senteurs de génocides, de terres brulées, de crimes contre l’humanité avant le nom, la grande farandole biblique s’organise, le tout cautionné par la sainte contribution des miracles inexpliqués autant qu’inexplicables.
Claude Luezior nous offre un ouvrage qui extirpe de l’ombre les esprits obtus en dénonçant les inepties des religions, sans parler des multiples duperies et arrangements des écritures apocryphes. Simple jeu de bon sens.
C’est à croire que l’histoire se renouvelle malgré l’expérience du passé et les dangers programmés. Les incohérences, les infantilisations, les grandes mascarades et bouffonneries prennent la dimension de la mise en scène biblique. Les absurdités sont pléthores.
Notre poète souligne ou ironise sur l’absurde kafkaïen des situations, les constats sont multiples et croustillants, il suffit de lire simplement cette démonstration biblique où carnages, guerres, génocides, lynchages, mise à mort ou ce besoin de juger sont toujours à l’honneur. Dieu en sa grande mansuétude est juste et bon, ses actes ne peuvent être remis en question ou gare ! Sans oublier que notre Dieu tout puissant a ses serviteurs zélés dans la lignée des Savonarole en autres où les buchers purificateurs ne sont jamais bien loin.
Inepties, controverses, aberrations sont de mises à chaque page du Saint Livre. Même sur le plan de la symbolique la plupart de ces préceptes bibliques, ne sont qu’interprétations des lois en fonction d’une cause ou d’une autre, l’ensemble se révélant être que d’inquiétantes incohérences.
Claude Luezior qui a le sens de l’humour, n’en a pas moins le sens du sacré, du mysticisme, se pose la question devant les épouvantables colères célestes : « Vous avez dit bon Dieu ? »
C’est sous cette éclairage courageux, lucide, critique, mais toujours objectif, que notre poète évoque tout le questionnement que peut soulever ce livre, ces livres prétendus Saints.
Mais avant de conclure, il me semble que tous les auteurs, traducteurs, exégètes et théologiens de tout ordre auraient dû consulter Erasme, auteur de l’ « Eloge de la folie » qui sans doute aurait trouvé le remède et les aurait aidés à démêler tous ces imbroglios bibliques au risque lui-même d’être frappé par la colère divine.
« Le nombre de fous est infini. » (Ecclésiaste 1, 15, selon la Vulgate.)
Un espoir cependant, tout à la fin de cet ouvrage qui comporte plus de 350 citations bibliques: Claude Luezior, qui ne prétend nullement être un théologien, distingue bien entre l'Ancien et le Nouveau Testament. Perspective humaniste et de paix entre les peuples, au milieu de ces plaies d'Egypte et affres d'ailleurs : ce qui est rassurant, c'est que le premier à les avoir remis en perspective est un rebelle d'un nouveau genre, incarnation du pardon et de l'amour, le Nazaréen Jésus Christ.
Lisez ce livre « Un Ancien Testament déluge de violence » vous serez étonnés, voire bousculés dans vos convictions, mieux, d’accord ou pas d’accord avec les dits de Claude Luezior vous serez emportés dans la spirale d’une interrogation qui ne vous laissera pas insensibles.
©Michel Bénard.
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Là où s'envolent les rêves en réverbération contre les montagnes,
Tu m'as mise face à moi même,
Face A la réflexion de ce qui se cache au fond de mes entrailles.
Il a suffit d'un instant
Pour oublier le présent
Il a suffi d'un éclat de rire
Pour concevoir tout un avenir.
On dit que ça rend fou
Mais nous l'étions déjà je crois,
Cela ne venait pas que de nous
Mais du destin et de ses lois.
Je t'ai enfin rencontrée toi ma destinée
Mon futur volé mon ambition refoulée.
Tu reviens en appartenance
A celle pour qui tu as longtemps été symbole d'espérance...
©Djida Cherfi
Le 11/07/2022
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits...