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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 06:46
Regards – Jean Dornac

 

Photo J.Dornac©
 
Poème inspiré par l’œuvre de « Anne B. Sculptures » nommée « Regard » que j’ai prise en photo avec son autorisation.
 
 
 
Plonger mon regard dans le tien
Comme s’il ne devait plus y avoir de lendemain
Me fondre dans ton visage
Qui jamais plus n’aura d’âge
Tant je te trouve belle
Tant ta beauté sera éternelle
 
Trouver le mystère de ton âme
Dans le vert de tes tendres yeux
Découvrir dans tes pupilles la femme
Celle qui me fait gravir les cieux…
Ecouter battre ton cœur
Criant l’intensité du bonheur…
 
Plonger mon regard dans le tien
Celui d’un homme si tendre et beau
Et savoir que tu te donnes pour devenir mien
Prendre avec toi enfin le bateau
Qui nous mènera sur l’archipel et les Îles
Que forment tes superbes cils…
 
Trouver les failles de ton cœur
Pour m’y glisser à toute heure
Rechercher tes faiblesses
Pour vaincre toutes nos détresses
Etre de ton cœur la tutrice
Et de ton âme la cantatrice…
 
Plonger nos regards dans notre amour
Face à face, main dans la main
Pour vivre chaque instant de chaque jour
En osmose et cœurs carmin
Marcher ensemble vers l’avenir
Pour que nul ne puisse nous désunir…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 18 juin 2016
 

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« Anne B. Sculptures » - Photo J.Dornac©
Regards – Jean Dornac
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 06:35
LE VOYAGE – Pierfetz
D'où vient-il, ce pêcheur dans la barque qui rentre au port ?
 
 
 
 
Je connais cet attachement qui nous ramène
sans cesse à la terre de nos racines.
Cette terre qui parfois se voile d'un crépuscule
enveloppé d'un ciel en nuages où le noir domine peu à peu.
  
Celle qui nous donne la vie a revêtu, pour la circonstance,
un tulle vaporeux, éthéré.
Il est l'heure de rentrer en son sein pour s'y ressourcer.
  
C'est à ce moment que le rêve me saisit
avant l'endormissement nocturne.
 
Me voici déjà reparti pour une nouvelle aurore. 
Ma barque fait face à la belle endormie.
Je la trouve belle comme une espérance.
Je suis déjà parti pour le grand large.
 
*
  
L'important n'est pas le départ ou l'arrivée,
la naissance ou la mort,
mais la VIE : le VOYAGE.
 
 
S'ouvrir au monde sans s'y perdre.
Au large, l'Ineffable cohabite mieux avec l'horizon sans fin.
 
Pierfetz©
 
 
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:43
J’ai fait de la raison – Salah Bekka
 
 
 
 
J’ai fait de la raison une vraie compagne d’esprit,  
Mais la vive tentation ébranle toujours ma vie,
J’ai aligné dans l’ordre le respect dans ses normes,
J’ai cédé au désordre des appâts aux belles formes.
 
Et à mon cœur j’ai imposé plusieurs dictées utiles,    
Mais dans sa vie d’assoiffé, il me fuit comme un reptile ;
J’ai secoué des âmes à chaque palier des âges
J’ai allumé des flammes aux angles de chaque virage,
 
Où certains regards perçants ont amorcé les vifs désirs
Dans mes yeux envoutants et accueillants les plaisirs ;  
J’ai amassé des blâmes à chaque changement d’étage,
Et dans mon esprit au calme, j’ai su tourner les pages ;
 
J’ai même fini victime de mes jumelles d’envies,
J’ai rédigé des rimes dissipatrices d’ennuis,
Elles miroitaient au cœur ce qu’il chérit le mieux,
Elles le berçaient de bonheur dans les moments mielleux.
 
J’ai fait de la raison une vraie compagne d’esprit,
Mais les plus vives passions vivent de mon cœur épris.
Puis, j’ai savouré le bien, le beau, et ses mystères,
Comme j’ai noué des liens aussi solides que le fer.
 
Et dans chaque séparation où je me voyais puni,
Une nouvelle apparition me redonnait une vie
À courir de nouveau et sans l’oubli de raison,
Dans des agissements qui remplissent mes saisons ;
 
Et, j’ai fait de l’amitié une topique à mon cœur,
Pour le mettre dans l’allée des protecteurs d’honneur,
Comme j’ai refusé souffrances en parfumant mes jours,
Mais, je n’aurais cette délivrance qu’au bout de mon séjour.
 
©Salah BEKKA. Auteur
Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France  




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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 07:01
Elle n’a pas de nom – Kacem Issad
 
 
 
 
 
Sous un ciel tailladé par le tonnerre
Je flagelle mon dos
Sous les coups d’une averse
Juste pour ouïr le chant de tes talons.
Mes yeux, ces choses créées pour voir le monde
Ne perçoivent que toi
Et au contact de ton arôme
Leurs couleurs se dulcifient.
Mes mains !
Oui, ces mains
Qui t’ont jadis caressé, grelottent
Pas de froid, mais de désir inachevé.
Et ces genoux, qui ont supporté le poids
De ces années passées près de toi,
Titubent comme cet intempérant à la vue d’une Bordelaise
La maîtresse de son destin.
 
©Kacem Issad
 




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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 06:42
Histoire de fou – Michèle Freud
 
 
 
 
Au fond d’un coffre vermoulu, j’ai découvert un vieux cahier qui dormait dans les plis d’une somptueuse robe à paniers dont la neige des ans n’avait pas altéré la beauté. Sur ces feuillets desséchés, j’ai réveillé, en la lisant, l’étrange histoire d’un fou hors du commun : un fou non dangereux, non agressif, mais tout de même un fou qui liait en bouquets fantaisistes, des épluchures de carottes, finement ciselées en corolles. Et chose remarquable, dans la tête de cet extravagant poète, flottait  un petit cerf-volant, délicieusement croquignolet, avec sa couronne fleurie de baies d’églantines et d’ocelles de plumes de paon. Un petit chef-d’oeuvre construit avec les fils multicolores d’une pensée-feu d’artifice ! Et puis dans le cœur de cet homme ennuagé, joliment timbré, vibrait un drôle de violon : un violon dingue qui distillait, selon son humeur, une musique de chevaux de bois ou de lions en délire.
 
Un jour, l’homme eut envie de jouer… à la moulinette ! Il voulait passer dans son petit moulin, afin de créer un oiseau-fleur, un mon qui n’en finissait pas d’étirer ses vingt-trois osselets gigotants. C’était le célébrissime, secrètement détesté : an-ti-cons-ti-tu-tion-nel-le-ment. Mais ce cabotin ne se laissait pas faire. En dansant, en sautant, en bondissant, il réussissait brillamment à éviter le couteau menaçant de cet affreux presse-purée. Et le fou tournait, tournait patiemment, mais en vain, la petite manivelle dont la chanson ironique émoustillait les neurones d’un cerveau fantaisiste. Tout concourait donc à un échec sans fin. Mais comme si dans sa tête jaillissaient de petits feux-follets, notre ami eut une idée, une idée rafignolesque : il osa jeter dans la cuvette du Moulinex, où se gobergeait le prétentieux mot le plus long, un mot magique, le mot ABRACADABRA qui fit disparaître, en un éclair, les vingt-trois lettres rebelles, tandis que s’échappait du moulin, un colibri ! Et le fou cria au miracle !  Il saisit alors son violon dingue et joua, joua jusqu’à faire miauler son chat…
 
©Michèle Freud



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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 06:40
Nuances – Denise Bernhardt
 
 
 
 
Nos gestes s’environnent de beauté
Et de moments de grâce
Quand tu viens m’emporter
Hors du temps
Qui se veut immobile.
 
Quand nous avons tout donné
De nos corps abandonnés,
Ton visage se fait grave
Marqué des embruns de l’amour,
Et tes yeux gagnent les profondeurs.
 
Alors il demeure
L’impalpable douceur
D’un baiser
Que délivre ton cœur.

©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 06:46
La force de l’élan – Luce Péclard
 
 
 
Sur son coursier lancé,
Mon élan me dépasse,
Héraut de haute instance.
 
Au galop sur les routes,
Il entraîne les paysages.
 
Et flottent les bannières
Au bout des hampes déployées !
 
C’est un combat de l’avant-garde,
Emmené par sa propre force.
 
L’élan doit survivre
Aux mains du coureur
Qui prend le relais.  
 
 © Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 
 
 
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 06:47
TOI QUE J’AIME - Nancy Turnier-Férère
Bacchus et Ariane de Jules Dalou
 
 
 
Ce que ce vin exquis et mielleux
du jus de ta treille
m’étourdit bien la tête, et
imbibe mon corps chaleureux.
Enfin, je bois ta boisson.
Plus tu m’enivres,
plus je t’aime.
 
Avec tes mains qui jalonnent 
et parcourent mon être,
c’est bien l’amour défendu.
Plus je savoure ton vin délicieux,
plus je tangue et papillote,
plus nous faisons l’amour par terre,
plus je t’aime.
 
Dans ta hutte rêveuse,
on se fiche, on se moque
des us et des coutumes,
on s’en balance, on méprise
le qu’en dira-t-on.
Plus tu es fougueux,
plus je t’aime.
 
Buvons ton xérès doux
jusqu’à l’aube triomphant.
Versons ton tafia savoureux
abondamment ça et là.
Plus je vacille,
plus je valse à ta cadence,
plus je t’aime.
 
Plus nous créons l’amour,
plus nous transvasons à foison,
cette boisson qui nous chavire.
Plus tu me soûles,
plus j’ai le mal d’aimer,
plus je t’aime…
 
©Nancy Turnier-Férère



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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 06:50
Le chemin de la vie – Victor Varjac
 
 
 
 
Le chemin de la vie
nous entraîne
de l’aube au couchant
comme un grand mystère
qui se fait toujours attendre
et nous sentons bouger
dans nos poitrines nues
son âme silencieuse…
 
Ah ! Si seulement nous pouvions
tenir le soleil
dans le creux de nos mains
et voler jusqu’au fleuve
où naissent les paroles !
Mais il faut chaque fois
perdre un jour nouveau
et suspendre notre marche
au dessus des ténèbres…
 
L’espoir est une torche vivante
où l’hymne inscrit
au milieu des blessures
l’itinéraire de son apprentissage…

©Victor Varjac
Le Vauban, juin 1999

Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume




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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 06:51
Soupir – Béatrice Pailler
 
 
 
Fraîches heures, douceur de mélancolie,
Des larmes miellées,
L’araignée tisse sa toile.
Un long plissé de voile
Qui dans la fraîcheur des douces heures
Effleure mes ancolies, l’âme des fleurs.
 
©Béatrice Pailler 


 

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