Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 06:44
L’ombre s’incline sur la pierre – Victor Varjac
 
 
 
 
L’ombre s’incline sur la pierre
comme les ailes d’un baiser
entrent dans l’aube du rêve…
 
La marche régulière du soir
rassemble les fleurs du silence
et peu à peu les formes s’engloutissent
dans l’écume sombre
où s’efface l’indéchiffrable dessin
des ornières sauvages…
 
On aperçoit alors
la dernière clarté
qui doucement se courbe
sous le poids d’un ciel
où flottent les ténèbres…
 
La passion du couchant
pour l’incendie de lumière
a fait de cet aveuglement
un horizon de cendres
dont l’ultime étincelle
livre la fatigue des hommes
à la poussière du sommeil…

©Victor Varjac
Antibes, septembre 1999

Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 06:45
Oubli - Béatrice Pailler
 
 
 
 
 
Dans un adieu glacé aux Dieux énuclées.
Rougissant les nues éclairées
Le glas s’est tu, sombre et nu.
Et, dans la nue sans âge rouge sang,
Aux yeux des nuages odieux,
Sombrent les aveux gelés,
Rougeoyants et aveuglés.
 
©Béatrice Pailler



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 07:03
Fausse rumeur – Michel Duprez
Giorgio de Chirico
 
 
 
À mon tour de prendre un peu de recul. Après un repos bien mérité, plutôt mourir que de végéter sans le savoir dans la peau d'un auteur sous influence, l'idéal étant qu'après être rentré en soi, on parvienne à en sortir afin de pouvoir enfin donner un nom à l'être ou la chose qui a bien pu nous rendre aussi pauvres de nous.
 
Le bruit court que je m'enfermerais régulièrement à double tour pour interpréter en soliste les notes consignées par mes soins dans le plus grand secret. Mais il y a pire : plus moyen de chasser l'idée reçue et malgré tout encore assez bien répandue que j'aurais profité de ma retraite paisible pour me retrancher dans une tour d'ivoire. Allons donc !
 
D'abord c'est complètement ridicule, ensuite impossible, étant donné que j'habite un plain-pied.
 
©Michel Duprez
 
(« Nom de plume : Oiseau », Chez l’auteur, 2013)



 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 06:42
La révérence – Djida Cherfi
 
 
 
 
Il est concevable que dans la vie,
On sente que l’on s’est lassée ;
Quand débarque l’ennui,
On se dit qu’on en a assez.
On  ressent  le besoin d’avancer,
Sans que rien ne vienne… déranger.
 
Il est possible que l’on pense,
Que quelque part on a offensé,
Et que l’on préfère tout arrêter.
IL se peut aussi que l’on juge avoir été touché,
Et qu’on choisisse de s’éloigner.
 
Cela arrive quand l’amitié sincère,
Commence à devenir peu claire.
Quand on en dévoile le revers,
Celui dont personne n’est fier.
 
« …IL arrive que l’on se sente de trop ! »
Si tu penses que dans ta vie je suis de trop,
Dis-le !! Je te prendrai au mot.
 
Quand on sent venir l’aleurode
Qui détruirait ce qui a été semé,
Mieux vaut se résigner.
Quand la cacophonie se mêle
A la joyeuse sarabande,
Mieux vaut arrêter de danser.
 
Si tu penses que je suis de trop,
Dis-le et, je te prendrai au mot.
Je te le demande saisis cette chance,
Et moi… moi je tirerai ma révérence.      
                                            
©Djida Cherfi
22/05/15.



 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 06:37
Dans le silence de nuit – Michel Bénard
 
 
 
 
Dans le silence de nuit
Lorsque je ferme les yeux,
Tu m’apparais soudain
Comme une lueur solaire
A l’heure du couchant.
Alors très humblement
Pour toi j’écris ce poème
D’encre et de lumière,
Sur les ailes d’une colombe
Ne rêvant que d’espérance,
D’amour et de paix.
 
©Michel Bénard.



 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 06:41
Cantique 1 – Ode
Oeuvre en titre : « Dentelle » sculpture porcelaine de Ode©
 
 
 
 
Ma main sera pour toi
La plus tendre des caresses
Mon ventre, ton couffin

Le miel n'est pas plus doux
Que tes baisers

Le Ciel, je le vois dans tes yeux,
Même les jours nuageux

Les vagues de la mer,
Tanguent au rythme
De mes hanches
Au rythme de ton corps
Mon homme des mers
Calmes et houleuses 

Ta chevelure est ma forêt.
Tes bras sont branches d'arbres.
Je m'y perds, m'y enroule
M'y retrouve
Rituel amoureux 

Ton cou, en est le tronc
M'y agrippe
M'y pends 
Lorsque tu me prends

Mon âme est pour toi le bateau
Dans lequel tu te réfugies
Je suis ton Vaisseau d'Or
Tu en es le Maître

Lorsque le Soleil d'Orient se lève
C'est toi qui m'accueille
Me console et me soutiens

Ton amour est invincible
Devant toi je me dénude
J'avance vers toi
Portant dans ma main
Le Chiffre Unique

J'ai vu se lever la Lumière
Elle ne s'éteindra jamais
Tu es présence
Tu donnes vie aux rites

Tu es ma joie païenne
Mes encens
Mon merveilleux amour...

Ode©
7 janvier 2003
 
http://zodode.5.50megs.com/CS/cantique.htm



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 06:51
La machine infernale – Jean Dornac
 
 
 
 
Les heures s’écoulent lentement
Comme si elles s’excusaient
D’exister sans le leur avoir demandé
Comme si elles voulaient ne pas s’imposer
 
Elles ne manquent pas d’humour
Ces heures quasi mécaniques
Qui passent pour qu’on trépasse
Avec leurs sourires ironiques…
 
Et de fait, qu’avons-nous souhaité
Avant d’arriver ici-bas, sur cette terre
Qui ne sait qu’engendrer la misère
Parsemée d’un peu de beauté…
 
Les jours s’effacent doucement
Comme nos traces sur le sable fin
Sous l’écume du temps qui trépasse
Au rythme d’un cheval de course…
 
Les ans rapidement disparaissent
Aspirés par le trou noir du néant
Cette chose étrange sans début ni fin
Qui absorbe tout ce que nous sommes…
 
La vie passe si vite après l’enfance
Qu’on dirait qu’une gomme mauvaise
Nous poursuit pour mieux supprimer
Les quelques traces que nous risquions de laisser
 
Oui, elle est folle la spirale de nos jours
Elle s’affole à mesure que le temps passe
Elle s’emballe quoi que l’on fasse
Oubliant tout, même la beauté de l’amour…
 
Qui donc est à la commande
Du mécanisme infernal
Qui impose rides et morts
A tout ce qui fut vivant ?
 
Ce n’est pas même une loterie
Que l’on soit petit ou grand
On disparaît dans le même tourbillon
Après une trop courte et ridicule pirouette…
 
Jean Dornac
Lyon, le 3 juillet 2016



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 06:48
Le visage dans l’ombre – Victor Varjac
 
 
 
 
Le visage dans l’ombre
a le goût de la poussière
et les mots dans le silence
peuplent le vent des solitudes…
 
L’espérance piégée
s’arrête sur les rives
de nos lèvres tremblantes…
 
Fragile et vulnérable
la pensée cherche la force
qui pousse dans la chair
mais déjà nous sommes pris
par les griffes du temps…
 
Le portail s’est ouvert
sur le compte à rebours…
 
La mort vient d’engendrer
la seconde éternelle
qui métamorphose le corps
en voyage d’oubli !

©Victor Varjac
Antibes, août 1999

Extrait de « LE CHEMIN DES RÊVES » aux éditions Chemins de Plume




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:41
Si … - Salah Bekka
©Vladimir Kush
 
 
 
Si ta bouche me dit peu pour me laisser inquiet,
Tes yeux allument ce feu, qui ne lâche plus de fumée,
Tu veux cacher au cœur ce qu’il couve de plus beau,
Mais tu élargis l’erreur, en t’entourant du faux.
 
Si le jour t’alourdit par ses images troublées,
Cherche au creux de tes nuits un rêve à savourer,
Il sortira tout seul, comme un bourgeon d’une rose,
Ou juste un beau filleul à notre sincère cause.
 
Si le noir te fait peur, moi je savoure son ombre,
S’il ébranle ta demeure, moi je cherche dans les cendres
De ces journées brulées par l’orgueil redondant
Que tu as pu imposer à mon cœur émouvant.
 
Si j’appelle à ton cœur de se saigner d’amour,
Je chasserai la fureur, qui me chauffe comme un four,
Où vit une flamme douce aux couleurs arc-en-ciel,
Puis je filerai aux trousses du bonheur, même au ciel.
 
Au contact de ma main, pour te prendre dans cette course,
Ensemble nous trouverons ce chemin vide de frousse,
Nous vivrons de belles aubes, sans remuer l’histoire,
Nous ferons nos tournées, sans nous soucier des soirs.
 
Si le beau crépuscule nous attend pour le voir,
Dans son rouge il bouscule les anciennes tâches noires,
Il veut brûler pour nous, les erreurs du passé,
Il veut nous rendre fous, dans notre douce amitié.
 
Si ton cœur est d’accord pour livrer ses secrets,
Le mien s’approche du bord, où avant tu l’attendais,
Pour écouter ton souffle jusqu’ au fond de tes yeux,
Et nous formerons ce couple, d’insurgés et d’amoureux !
 
©Salah BEKKA. Auteur
Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France  




Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 06:46
Je la veux, je la désire – Kacem Issad
 
 
 
 
Je tourne sur moi-même,
Je me frotte à elle
Je cherche à me parfumer de son odeur
Comme ce chat désirant une once de tendresse.
Oui, sur les ailes d’un ange
Je l’observe de là-haut
De loin, de très loin
Et médite sur sa respiration
Comme ce disciple avide de sagesse.
Je la veux ?
Oui, je sais que je la désire 
Comme le désir de cet aveugle
D’apercevoir la lumière
La lumière de sa vie.
 
©Kacem Issad



Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche