Vers les levants je pars,
Mais en miroir demeure
Mon ombre et que ne meure
Tel jour en bris épars.
Claude Gauthier©
In Memoriam. janvier 2008
Toi qui pars
Toi qui t’éloignes vers les levants
Regarde pour moi ton pays bleu
Retrouve les gammes de ton enfance
Ne me perds pas dans ce vaste océan
Regarde vers l’Ouest et plus tard
De l’autre côté du miroir
Peut-être m'y verras-tu ?
Un océan infini nous sépare
Nous en connaissons les rives opposées
Il porte les mêmes eaux
Il porte l’immensité
Des chagrins
Je me tiendrai au bord de mon fleuve
Au miroir de l'eau, j'y verrai ton ombre
Regarderai partir ses eaux vers l’océane tristesse
Un peu de moi s’en ira sur ta plage
De là où tu es, me verras-tu ?
Dans les parfums de cannelle et de chair
Dans les feux de mer et de sang
Dans ton éternel sommeil de sable
Dans les sueurs de ce que furent tes rêves
Tu entendras la vérité qui m’habite
Que je ne tais plus
Et mon désir ira mourir sous le tien
Là-bas, loin, très loin…
De l’autre côté des Grandes Eaux
Au grand jour de la fin
La promesse tant attendue
Y sera-t-elle
Pour honorer l’amour de son Amour ?
Ode©
27 février 2008
Création Ode©
Il me fallait te dire les choses
Avant que nos archives ne soient closes
Elles meurent aussi, les roses...
Ode©
Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/toiquipars.htm
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Petit, tu viens de naître
Tu n’as rien dit, rien fait
Mais tu bouleverses ma vie
Et celles de ta famille
Ta puissance est vaste
Alors que tu ne fais qu’une chose
Tu vis, c’est tout, mais c’est immense
Et c’est incroyable !
Ton sourire radieux
Est mon dernier avenir
Il dit que tu m’adoptes
Que tu acceptes ton grand-père !
Tu es le plus jeune
Je suis le plus vieux
Une chaîne d’amour
Nous relie tous les deux
Des mondes et des ans
Font un gouffre sans fond
Entre toi et moi
Mais ton nom est écrit dans mon cœur
Dans ton regard
Si insistant et beau
Quand tu le poses sur moi
Tu me parles si fort
Tu me dis que tu es
L’un des nôtres
Le nouveau maillon
De la chaîne des générations
Il me dit que tu es, certes, des nôtres
Mais qu’au-delà tu es enfant d’un monde
Sans frontières ni races
Qu’il n’y a pas d’étrangers !
Dans ton monde d’amour il n’y a
Aucune de ces horreurs qui font la haine !
Dans ce monde d’où tu viens
Cette vie d’avant que tu as quittée
Dans cette douce et chaude quiétude
Où tu as grandi
Avant de franchir la porte de la vie
Seul compte l’amour, le reste n’est juste rien !
Je suis déjà fier de toi
De l’être humain que tu es
De l’homme que tu seras
Un jour, mon tout petit Yanaël !…
©Jean Dornac
Lannion, le 15 octobre 2019
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Espérance,
En notre Belle Bretagne,
Que le temps qui passe puisse voir
S’estomper les relents pétainistes
Faire tomber les frontières invisibles,
Artificielles,
Œuvre d’esprits néfastes,
Irresponsables
D’obscurantistes
Valets du centralisme
Niant et reniant l’Histoire
Les richesses
Des Terroirs, des Patrimoines,
De l’Humain, de l’Histoire,
Des Cultures, des Langues,
De la Diversité, des Racines,
Pour créer un Monde sans âme,
Et, ubuesques, seulement nourrir
Leur éphémère pouvoir, leurs égos.
Que le temps qui passe, puisse,
Comme celui de Berlin,
En Belle Bretagne,
Voir tomber le mur
De l’ignorance
De la vassalité
Voir renaître
Les Marches de Bretagne
©Gérard GAUTIER
15 octobre 2019
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Prière du bédouin solitaire
J'aimerais tant avoir le regard fier
Sans tourment, sans pli amer
J'aime le rire des peuples du djebel
Les mains franches, les saluts fraternels
L'échine des dunes en farandole
Le vent d'ici connaît l'éternité du sable
Hélas, le soir ramène toujours la brume
La paix quitte le sol et s'envole
Dans l'oasis où grandit l'amertume
Comment oublier la nouvelle plaie du monde
Les sabres brillant dans la nuit sombre
Comment ne pas boire le thé d'inquiétude
Quand soudain l'Orient du rêve
Devient sanglante solitude
Où sont passées les caravanes
Et les échanges pleins d'espoir
La douce quiétude des douars
Où les femmes à plusieurs
Peignent leurs mains de dentelle
Tandis que les enfants rieurs
Courent après les chamelles
Je cherche un coin de fraîcheur
Dans l'oeil fier du dromadaire...
Il connaît la piste de l'eau
Qui lave les cœurs et la terre
Je me vois dans la planète
Pure de son regard
Et j'interroge ma foi
Lorsque, tête haute
Il mâche sans effroi
L'herbe rare du désert
Ah pourquoi cette haine
pour tous ceux de la plaine
qui n'ont pas le même Dieu?
Tant de terreur dans leurs yeux !...
© Jeanne CHAMPEL GRENIER
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Comment peut-on chasser tous ces gens de leur terre ?
Disperser leurs enfants, démolir leurs maisons
Alors que va venir la mauvaise saison :
Elle est jolie, joyeuse, étonnante la guerre !
C'est ici qu'ont vécu leurs mères et leurs pères,
Hélas ! La soif de sang supplante la raison !
Ça va faire des morts, des blessés à foison,
Il faut laisser passer la folie meurtrière.
Les Grands sont empêtrés dans leurs affreux dénis :
Il ne lèveront pas le doigt pour ces bannis ;
Ils traînent comme des boulets leurs casseroles !
Les Kurdes, on en veut bien quand on a besoin d'eux ;
S'ils font appel à nous, nos promesses s'envolent :
Oh ! que l'homme est petit, que ce monde est hideux !
©Louis Delorme
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Cerises abricots
prunes poires pêches pommes
noix noisettes, châtaignes
et les figues et les citrons
et les olives et les kakis
et tous les autres
J’avais oublié les arbres nourricières*
Et tandis que je m’émerveille
des houppiers verts comme seins
où se colorent des fruits
sous les rais du soleil
me vient comme naguère à mon arrière-grand-père
de laisser aux arbres
leur originel genre féminin
©Béatrice GAUDY
*Le latin arbor, dont vient le mot arbre, était féminin
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louve des vents
où s’égarent mes brûlures
louve cruelle
où mes flèches maladroites
se tordent et s’effritent
en fétus épars
et s’effarouchent
mes déchirures
louve
louve des éclairs
quand gronde
la fissure des bourrasques
et gémissent au nom des louves
les troupeaux des nuages,
quand s’ébranlent
en galops furieux
mes plaintes génitrices
louve
louve au corps léger,
à l’échine qui vibres
au gré des rafales
louve mienne
qui humes le souffle
de mes tempêtes
et déchires pour moi
le silence des steppes
louve
louve qui dévores
mes alphabets
louve qui harcèles
mes nuits insomniaques,
ombre solitaire et multiple
où fléchissent mes prières
et s’éparpillent
mes ultimes suppliques
louve
hurlante louve
au fond des steppes
où brûlent nos absences
mors-moi, ma Louve
dans tes mâchoires
mors mes lambeaux
en mal d’amour
en mal de moi
©Claude Luezior
Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan
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Le passé est un présent
à la dérive
un avenir qui s’efface
dans le brouillard
de l’oubli…
Le sang sous notre peau
suit le même chemin
discret comme un murmure
dans l’oreille du rêve…
Il faut aimer
aimer sans réserve
aimer comme la lumière
qui tombe du soleil
pour vêtir le temps
d’un visage nouveau…
L’homme chante l’espoir
entre le tourment
et le malheur
comme une plante
sur un talus en friches
poursuit
sans jamais comprendre
l’épanouissement parfumé
de son rire solaire
et quand le fouillis du ciel
armé des lances de cristal
laboure la campagne
la terre porte déjà
les graines du futur
qu’un baiser de printemps
éveillera bientôt
car la naissance et la mort
sont les deux faces
de ce monde
pour l’éternité…
© Victor Varjac
Le Vauban, mai 1999
Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume
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©Lydia Montigny
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris
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