Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 06:22
Fatrasie, sculpture d’Etienne Fatras ©

 

J’ai la joie d’accueillir un nouveau membre dans Couleurs Poésies. Il est, certes, poète, mais de plus sculpteur ! C’est avec joie que je lui souhaite la bienvenue et j’espère que vous tous qui aimez la poésie de ce blog, vous aimerez les œuvres d’Etienne Fatras ! (Jean Dornac)

 

 

Es-tu une poésie

Héritière de formes anciennes

Es-tu fantaisie

Tout juste sortie

Des rêves d’Etienne ?

 

La main au menton

Stigmate de la réflexion,

Toi aussi, tu t'interroges.

Peut s'en faut que tu en perdes la tête,

Quel créateur t'a ainsi faite

Et de l'académisme, tant, déroge ?

 

Il t'avait fait un joli port de femme,

Il avait choisi une belle robe,

Volant et s'ouvrant subrepticement

Épousant tes formes et le mouvement,

Puis soudain ton corps se dérobe,

Pulsion créatrice ou vague à l’âme ?

 

Écoute Fatrasie

Tu es faite ainsi

Parce que ton sculpteur écrit des vers

Avec son imagination et un peu de terre,

Symbiose artistique

Faisant de toi, assurément, un être unique.

 

©Etienne Fatras

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 06:34
Photo sur le site de la maisondelapoesie.be

 

 

                                                    à la mémoire du poète Jean-Luc Wauthier

 

 

comme son nom semblerait l’indiquer,

un recueil serait-il fait

pour se recueillir ?

Et s’il s’agissait plutôt

de récolter ce que l’on a semé,

de recueillir les fruits de nos pensées,

les raisins de la raison

devenue momentanément imprévisible,

assoiffée de liberté,

de telle sorte que, quand le vin est tiré,

le hasard s’allie à la nécessité

en toute sympathie,

pour vous offrir un vers,

ensuite encore un autre,

et puis encore un autre.

Si bien qu’au bout d’un certain temps, on y prend goût,

on apprécie l’arôme des mots,

et qu’après tout on se dise

qu’il n’y a peut-être jamais vraiment eu d’écrits vains,

jamais eu de bons ni de mauvais poètes,

seulement des éternels jeunes premiers

ou jeunes premières

sous l’inspiration de quelque état de grâce,

face à l’envie irrésistible

de répéter ce que leur a soufflé

l’étrange voix qui les habite.  

 

©Michel Duprez

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 06:33
Dessin de Jeanne Chample Grenier©

 

« Insomnie », poésie en connivence

 

 

J'ai passé bien des nuits à tenter de dormir,

Me tournant, retournant, en pensant à la bonne,

La bonne position, et ses idées friponnes,

À moitié endormi, à grogner, à gémir.

 

J'ai pensé bien des fois à ce bon Casimir,

Qui entre dans la chambre et doucement chantonne,

Pour plomber la paupière, aussitôt d'une tonne,

Mais ça n'aidait pas mieux le sommeil à venir.

 

Lors, un jour j'ai trouvé l'outil indispensable ;

Armé de mon crayon et du marchand de sable,

J'ai rêvé éveillé sur un bout de papier.

 

En me voyant rêveur, elle s'est assoupie,

Ma muse, au bout d'un vers en décomptant mes pieds.

La poésie avait vaincu mon insomnie.

 

© Gérard Cazé

 

* * *

 

J'ai passé bien des nuits à tenter de dormir*

Usant tous les sésames, les moutons qui moutonnent

Pour finir bien souvent par le mot de Cambronne

Et m'en aller l'oeil clair, dans un trou noir, gésir

 

Ah ! Que ne suis-je un chat qui dort sans coup férir

Dans un soulier, un plat ou bien une bonbonne

Sans chercher à savoir qui est au téléphone

S'il est en train de rire ou alors de mourir

 

Moi, je suis aux aguets, pauvre âme misérable

Il suffit d'un moustique et je me mets à table

Faisant de la rencontre trois tomes au fablier

 

J'y vais donc de la plume, la pire des manies

Et bien mieux que Pierrot je sèche l'encrier

En allongeant les mots qui recouvrent mon lit

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

*Vers de Gérard Cazé ( INSOMNIE)

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 06:41

 

 



Vraiment je n'y comprends rien, mes mots ont disparu. Ils étaient là, pourtant, posés sur ma page blanche comme des papillons sur une fleur éclose. Le temps d'une distraction, ils avaient pris la fuite. Devant mes yeux surpris, ne dansait que du blanc.


J'eus beau chercher partout, fouiller toute la maison, visiter le jardin, le petit bois joli, les rives du ruisseau, tous les petits chemins aux senteurs enivrantes, j'aperçus seulement un arbre tout en fleurs avec des oiseaux blancs.
J'eus beau me triturer, me creuser les méninges, j'eus beau me gratouiller, me griffer le cabochon, je ne vis rien venir qu'un petit lézard vert glissant sur le balcon.


A voir le ciel si bleu, le jardin si joli, toute la nature en fête, je me mis brusquement à rire et à danser, enfin à m'envoler avec le papillon et la bergeronnette.


Dites que vous reviendrez, mes petits mots chéris, embellir joyeusement tous les jours de ma vie. Ensemble nous partirons, nous irons nous chauffer à mille autres soleils. Et nous nous offrirons, tout près d'une fontaine, un poème de Verlaine...
 

©Michèle Freud

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 06:28

 

 

 

 

Dans les griffures du temps

les amarres se rompent

l’indifférence floconne

reines et cavaliers dorment sur un damier gelé

                             j’apprends à te désaimer.

Au gibet de l’hiver

le joyeux délire des fantasmes se balance

la famine ripaille

l’insouciance efface ses marelles

la rosée noircit

les mots butent à cloche-pied

les légendes roulent leurs chimères.

                              Pourtant

mon cœur faseye encore

aux notes de ton rires

personne ne joue plus

sauf toi

                              ailleurs.


©Nicole Hardouin

 

In Le Rire de l’Ombre

Ed l Harmattan, préface de C. Luezior
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 06:30

 

 

 

 

La colère, dit-on, est de mauvais conseil

Lorsque les cieux éclatent et que l’orage gronde

Sommes-nous à l’abri de désastres pareils ?

Car l’être est bien petit face au mur de la fronde.

 

L’homme est parfois aussi sujet à des excès

La colère, dit-on, est de mauvais conseil

Alors il sort les armes et commence le procès

Chacun esquive en vain, examine et surveille.

 

L’enfant n’est pas exempt de gestes irascibles

Il casse ses jouets, les jette sans pareil

La colère, dit-on, est de mauvais conseil

Et la chambre aussitôt devient inaccessible.

 

Le chaos sur terre créé par les courroux

Montre que les hommes sont toujours en éveil

Lorsqu’il s’agit d’être de vrais loup-garou

La colère, dit-on, est de mauvais conseil.     
 


©Eliane Hurtado
 
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 06:55
Photo J.Dornac©

 

 

 

Il est frappant de voir aujourd’hui que le peuple silencieux des végétaux sort de sa cachette pour entrer dans notre quotidien.

 

Notre société réapprendrait-elle à aimer dame Nature ?

 

                                        « Pourquoi meurt-il l’homme dont la sauge pousse dans le jardin »

 

Ce vers, que les médecins de l’école de Salerne, célèbre au Moyen Age, ont consacré à la sauge, est le plus bel hommage aux bienfaits de la nature.

 

Bosquet, haie et fossé sont, outre la beauté qu’ils portent, des trésors de générosité.

 

Les poètes en ont fait des sonnets pour les déclamer à la veillée.

 

Je viens aujourd’hui vous parler d’une plante, papilionacée bien connue en ce mois de mai. C’est le genêt.

Sa fleur jaune qui sent si bon le miel, regardez-la d’un peu plus près : vous y verrez le fameux étendard dressé, et, à son pied, la carène en forme de bateau.

Observez bien la carène par-dessus ; de chaque côté se présentent deux protubérances : ce sont des repose-pattes pour les bourdons.

A l’atterrissage, sous son poids, le bourdon fait ouvrir la carène d’un seul coup.

Aussitôt, de longues étamines jaillissent pour lui projeter par-derrière un petit nuage de pollen sur le dos.

Pour assurer le coup, les courtes étamines s’y mettent pour, par-dessous, lui en coller sur le ventre.

 

Après, retour direct à la ruche pour servir dame abeille.

 

La fleur et l’insecte sont liées par des ententes amicales et profitables pour les deux.
La fleur du genêt n’existerait pas sans le bourdon et, à l’inverse, il n’y aurait pas d’insecte si les plantes, il y a des centaines de millions d’années, n’avaient inventé la fleur et ne cessaient de la perfectionner.

 

Dès le onze mai, si vous le pouvez, partez  à la rencontre de la fleur du genêt et du bourdon. Ils vous confieront leur secret.

 

*Tutoiement poétique autorisé, même aux adultes

 

©Roland Souchon

www.rolandsouchon.com  

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 06:41
Franceleine Debellefontaine - Abondance©

 

 

 

Un rayon lumineux

Se dépose sur le galbe

Naissant de vos seins,

Puis parcourt lentement

Tout votre corps nacré

Encore noyé de sommeil

En sa demi-nudité.

Le ciel s’assombrit,

Se met en petite mort

Se parant d’étranges couleurs

D’or et de sang.

En cet intemporel instant

Je voudrais cueillir l’invisible,

L’emprisonner par peur

Que ne se déflore

La complice confidence,

Figer ce mirage

Dans une impression

De nuances laiteuses.

Etrange ballet mû

Par un rythme méconnu.

   

©Michel Bénard.

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 06:29
Oeuvre en titre : « Perception » de Paul W. McCormack©

 

 

 

Tes yeux gris-vert par temps ensoleillés
Deviennent rayons dorés, raisins andalous
Comme vin doux et fort à la fois

Je m'agrippe à tes grappes et m'y enivre


Ô destinée dans le versant du soleil de midi
Élévation de l'amour
Sous le feu salé des baisers de mer

Je me cramponne à tes braises


Ton cou comme tronc d'arbre
M'élève jusqu'aux étoiles
Nocturnes sacrées

Je m'accroche à ta lune


Incommunicabilité de l'extase
Sensuel silence des désirs
Il fait nuit sur mon île, don à l'amour

Je m'agriffe à ta chair

 

© Ode

4 avril 2005

 

Sources : http://zodode.5.50megs.com/Mots_Bleus/cantique_andalou.htm

 

Création de la page par Ode©

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 06:39
Le jour d’après…

 

 

 

 

 

Quelle étrange expérience

Que celle d’être enfermé

Au moment où le soleil

Décide enfin de briller…

 

Nous irions pourtant

Semer notre joie

Au bord des ruisseaux

Parmi le chant des oiseaux…

 

Mais plus encore, qu’il est étrange

Que pour éviter l’étouffement mortel des gens

Il nous faille accepter, un temps, l’absence de liberté

Cette indispensable respiration de la vie !

 

Mais si nous sommes des êtres responsables

Possédant encore une véritable conscience

Comment refuser ce geste gratuit au coût mental si lourd

Mais tellement plus léger que le poids des vies à jamais anéanties ?

 

Sachant combien les uns des autres

Nous sommes dépendants

Il n’était pas possible d’oublier

Que pour un simple petit souffle éparpillé

Nous risquions d’effacer à jamais

Nos proches ou nos amis,

Mais encore une foule d’inconnus…

 

Le devoir des hommes

En cette cruelle période

Était de savoir et comprendre

Que nous pouvions

Sans le savoir

Porter en nous

L’ennemi mortel

Celui qui tue comme à plaisir !

 

Quel étrange sentiment

Que de sentir peu à peu

L’ange noir

Porteur de la sinistre faux

Nous approcher pour nous tuer…

 

On ne sait plus si l’on devient fou !

Qui est contaminé ?

Qui est le danger ?

Toi, moi, nous ?

Le voisin, l’étranger ?

 

La peur blafarde occupe notre esprit

Qui suppose trop vite que le virus

Recouvert de sa couronne

Est déjà en nous !

 

Oui qu’il est étrange ce temps

Ce temps de paix, mais aussi

De libre prison pour sauver des vies

Les nôtres, les vôtres, les leurs…

 

Alors, qu’il est léger le prix à payer

En songeant à toutes les vies

Que nous aurons épargnées 

Au prix d’un si léger confinement…

 

©Jean Dornac

Lannion, le 10 mai 2020

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche