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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 06:53
 
 
 
 
 
Mais je suis belle d’être aimée,
Vous m’avez donné la beauté,
Jamais ma robe parfumée
Sur la feuille ainsi n’a chanté,
Jamais mon pas n’eut cette grâce
Et mes yeux ces tendres moiteurs
Qui laissent les hommes rêveurs
Et les fleurs même, quand je passe.
 
Cécile Sauvage
 
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11 juillet 2018 3 11 /07 /juillet /2018 06:44

 

 

 
 
 
A l’aune de la passion des mots
Nos corps s’effleurent d’amour,
Je vous ressens comme un embrasement,
Je m’imagine investi entièrement
Des feux et des braises
Semblables à deux flammes jumelles,
Soumises aux jeux des vents
Nos âmes en harmonie se mêlent,
S’enlacent d’un élan d’extase,
S’habillent d’intimes nuances
Où l’instant se veut résurrection.
Votre amour tout de transparence
Nous érige l’intemporel espace
Que tout de délicatesse je pénètre,
Au cœur rose de votre perle nacrée.
A l’aune de la passion des mots
Votre sourire m’est tout de douceur,
Telle une malicieuse caresse
De plume d’ange.
Par magie vous êtes devenue
Le poème secret que j’aime.  
 
©Michel Bénard.




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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 06:37
« Nu » de Ode©

 

 



Dans le silence
De ce jour renaissance
Au fil de soie de l'O
Je me pose
Crescendo

Qu'il est doux de se dévoiler
Au gré de l'O
Les pieds dans la barque
De nos Libertés

Le Grand Fleuve de l'Imaginaire
Nous mène là, à l'Océan
Et rend nos rêves
Réalité

Je ne fus point cette enfant
Au bord de l'eau
Mais celle au milieu
De la Grande-O-Bleue

De combien d'espace ai-je besoin
De combien d'air pour respirer
Plonger en apnée
Pour aller au fond, te retrouver

Brume matinale, nature éveillée
Musique celtique
Douce chaleur de début de journée
Vous êtes là, amours magnifiques

Comme je préfère être moi
Que ces insectes qui m'étonnent
Papillons, libellules qui ondoient
Et ne verront jamais l'automne

Je foule les parfums
De sable et de dunes
Dans ce désert quotidien
Recouverte d'Habit Rouge

Soleil de plomb
Journées lourdes
Je chante une chanson
Pour remplir ma gourde

Une ombre se dessine au loin
J'avance sans crainte
Se sont mes mots
Qui l'on fait naître

Je me fonds, me confonds en elle
Ô Poésie, quand tu tiens L'O
Tu lui donnes des ailes
Ou un lourd manteau

Que ne ferais-tu, Muse, pour un mot 
Un seul 
Que ne ferais-tu, dis Muse ?

« L'Amour, L'O ! »

« L'Amour ! »


Ode©
23 novembre 1999

sources : http://zodode.5.50megs.com/DO/lo.htm

 
 
 

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9 juillet 2018 1 09 /07 /juillet /2018 06:38
Deux frères, années 50, photographe anonyme

 

 

 

 

Il n’était pas Caïn
Je n’étais certes pas Abel
Nous étions plutôt
Deux doigts d’une même main
Inséparables en dépit des distances
En dépit des absences.
 
Alors oui, il manque celui qui est parti
Sans en avoir eu envie…
Celui dont la vie a été tranchée
Sans raison ni motif
Départ, ô Dieu, que rien ne justifiait !
Qui suis-je pour dire cela ?
 
Je suis né du même sang
La vie me l’avait donné comme frère !
Elle me l’a enlevé sans pitié
Comme on enlève et jette
N’importe quoi :
Un sarment, des feuilles jaunies,
Un souvenir, des déchets
Quelque chose d’inutile…
Sans compassion
Sans amour et brutalement !
 
C’est de l’insondable néant
Qu’est venue la décision !
C’est le vide qui happe nos vies !
Il n’y a rien derrière le rideau
Rien qu’apparences et suppositions !
L’homme s’invente mille dieux
Mais nomme l’argent comme maître des lieux,
Une sorte de consolation
Face à la brièveté de nos jours
Comme pour se rassurer devant le trou noir !
 
Face à l’inéluctable destinée !
Je pleure le frère qui n’est plus
A jamais, il me manquera
Car jamais plus je ne le verrai
Je ne l’entendrai
Jamais plus je ne pourrai
Admirer son intelligence
Et aimer ses capacités d’amour…
 
Il fut un homme, un vrai
Refusant la violence
La haine ou le mépris.
Il voulait aimer
Apprendre à tout le moins
Car qui peut prétendre
En ce bas monde
Savoir aimer vraiment ?
 
Disparu de la vie
Il poursuit la sienne
Dans mon cœur
Si triste, si désemparé…
Qu’ils furent beaux
Nos jours ensemble
Aux temps de l’enfance
Aux temps de l’innocence…
 
Qu’ils furent bref
Nos jours ensemble
Trop vite usés
Trop vite effacés
Mais que je n’oublierai jamais…
La vie est une garce sans pitié
Mais parfois, elle offre l’amour et la beauté…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 8 juillet 2018

 


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8 juillet 2018 7 08 /07 /juillet /2018 06:46
Composition de Robert Bonnefoy

 

 

 

 

« FLEUR D’AUTOMNE QUI ME RAPPELLE DOUCEMENT A ELLE.
ELLE ME PARDONNE D’AVOIR QUITTE PRINTEMPS, ETE » (Eloix)
 
FLEUR aux pétales doux, je vois dans ta chaleur
D’AUTOMNE les pastels d'un été qui s'étire…
QUI d'autre mieux que toi, peut avec ta pâleur
ME dire tous ces ans d'un passé qui m'attire ?
RAPPELLE-moi la joie qui berçait ma valeur !
 
DOUCEMENT tout d’abord, cela semblait nourrir
A l’étoffe d'un rêve, en une brume blanche…
ELLE ondulait en moi, se fixant sans pourrir.
ELLE m’envahissait, puis telle une avalanche,
ME soufflait doucement, « Comment peut - on mourir ? ».
 
PARDONNE - moi, ma vie, d’être comme un voleur,
D’AVOIR pillé mes jours et vécu bien trop vite !
QUITTE donc mon esprit, folle idée de malheur !
PRINTEMPS, ô mon passé, reste encor, je t'invite !...
ETE, ma passion, laisse-moi tes couleurs !...
 
©Robert Bonnefoy
 
Acrostiche en calligramme (Voir la composition ci-dessus)

 


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7 juillet 2018 6 07 /07 /juillet /2018 06:46
Marooned (Pirate Abandonné) (1909), huile sur toile de Howard PYLE (1853-1911)

 

 

 
il en est toujours ainsi :
 
 
            les îles
            en leurs lagunes
            vierges
            abritent
            les plus sulfureux
            pirates
 
 
un jour, seras-tu mon île, Trésor ?
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Mendiant d’utopie » aux éditions L’Harmattan




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6 juillet 2018 5 06 /07 /juillet /2018 06:30

 

 
 
 
C’est un verger aux fleurs de printemps
Verdoyant comme un poème
Inscrit sur une terre aride
Abreuvée de sueur humaine.
Ses arbres de vie aux branches noueuses
S’offrent à la mouvance des bleus du ciel
Explosion de pétales roses en cortège
Au cœur d’impressions cotonneuses,
Torsion des couleurs effilées par le vent
Au goût de pêches juteuses
Nourries par les ailes du soleil.
C’est un verger à la floraison éphémère
Inscrit sur l’or séculaire
De moissons pérennes.
 
©Nicole Portay




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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 06:44
Portrait de Louise-Victorine Ackermann par Paul Merwart
 

 

 

 

Mes pleurs sont à moi, nul au monde
Ne les a comptés ni reçus ;
Pas un œil étranger qui sonde
Les désespoirs que j’ai conçus.
 
L’être qui souffre est un mystère
Parmi ses frères ici-bas ;
Il faut qu’il aille solitaire
S’asseoir aux portes du trépas.
 
J’irai seule et brisant ma lyre,
Souffrant mes maux sans les chanter ;
Car je sentirais à les dire
Plus de douleur qu’à les porter.
 
Louise-Victorine Ackermann
Paris, 1835.
 
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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 07:07

 

 
 
 
J’ai le mal de la fleur sans pollen,
De la terre sans semence,
De ton silence.
J’ai le mal de l’ombre
En quête de lumière.
J’ai le mal des blés
La veille des moissons,
De la plaine défaite de vent,
De la terre en souffrance de pluie.
J’ai le mal des rizières
Attendant la mousson.
J’ai le mal de la louve
Les soirs baignés de lune
Quand je cherche en vain
L’autre partie de moi-même.
 
 ©Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 07:03
photo Maria-Lina

 

 

 
 
 
Ô papillon d’albâtre
A la vitre du soir,
 
Ton vol irrésistible
Vers l’illumination
S’est brisé sur la toile
De l’ombreuse araignée.
 
Te voilà cloué net,
L’aile encore agitée
De battements furtifs.
 
J’arrive juste à temps
Pour couper tes liens
Et te rendre au sublime !  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier

 

 

 

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