Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
27 novembre 2019 3 27 /11 /novembre /2019 07:39

 

 

 

 
 
 
La musique est vivante
La musique est femme
Écoute combien elle t’envoûte
Combien elle tourne ta tête !
Elle s’enroule autour de ton âme
Avant d’emporter ton cœur !

J’ai vu l’impossible frémissement
Qui ta saisi au plus sublime de la mélodie
J’ai compris ton émotion
Par tes yeux soudain humides
Ton souffle plus rapide
Et les vibrations de ton corps

Tu écoutais s’égrener les notes
Mais tu craquais devant la rondeur
Et l’exquise sensualité
De toutes les notes assemblées
Pour mieux te faire délirer
Jusqu’au point de te lever et danser

Vous ne faisiez plus qu’un
La femme-mélodie
La magicienne féerique
Et ton cœur en folie !
Ce n’était plus un pas de deux
Mais une sarabande infernale !

Et tu tournais
Tenant dans tes bras tendus
Un être invisible
Une femme merveilleuse
Que toi seul voyais
Que toi seul embrassais

Les compositeurs
Sont des magiciens
Qui tiennent nos cœurs
Au bout de leur plume
Au bout de leurs baguettes
Au bout de leurs notes divines !

Et toi, l’être si sensible
Tu ne demandes pas mieux
Que d’être emporté aux septièmes cieux
Par Dame Mélodie
Pour te fondre à jamais
Dans la céleste romance… 

 

©Jean Dornac

Lannion, le 27 novembre 2019  
 

 


 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 07:20

 

 

 

 

 

Un chuchotis d'oiseau sur le fil du réveil

a fait un pas vers moi dans le dos du soleil

Il a ouvert l'espace juste avant mon passage

puis en parle à ses frères, vérifie ses repères

J'avance dans un monde de murmures et d'images

qui a vraiment connu et mon père et ma mère

 

Un éclair de lumière au pied de la haie d'ombre

dépliée du sommeil, si près de tout connaître

attend que j'élucide ce que je crois savoir

Un tison de soleil qui me suit pas à pas

me touche un peu les mains pour me garder du froid

de l'ubac à la ronde, d'un monde sans fenêtre

 

Des souffles à peine nés passent en grand silence

dans d'aériens couloirs d'une forêt profonde...

Un oiseau affolé, un petit geai, je pense

me donne des nouvelles d'un ciel où tout commence

Le sommeil des étoiles redevenues des pierres

efface les fortins des neiges du vieux monde

 

Partout s'éveillent alors les nids de la lumière...

Déja au pied soyeux de la dernière brume

le bleu du ciel contemple le front d'une rivière

qu'un souvenir de menthe et de mousse parfume

Des pensées évasives me filent entre les doigts

comme truites sauvages et soulevées de joie

 

Mes rêves retenus se détachent du quai

et retrouvent le large qu'ils n'auraient dû quitter

Mille silences suivent, ils savent naviguer

de trou noir en quasar et dans l'obscurité

ils sont la parabole de la vie en allée

et comme les lucioles allument leur briquet

 

 

Et comment revenir, esseulée, sur ses pas

alors que tout ce bleu satine le trépas

et qu'un peu de chaleur réanime la foi...  

 

© Jeanne CHAMPEL GRENIER

  

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 06:25

 

La maire de Chanteloup-Les-Vignes a partagé sur Twitter la photo du chapiteau incendié, samedi 2 novembre 2019, dans le quartier de la Noé. (COMPTE TWITTER DE CATHERINE ARENOU)

 

 

 

 

Le pire des suicides est intellectuel.

 

La vie à fait de vous des hyper-arriérés !

Toi qui as incendié ta maison de culture

Et toi, l'école où tu n'as pas pris la mesure

De ce qu'est le savoir dans ce monde égaré.

 

Votre avenir, vous l'avez tous les deux barré

Sur la page qu'on tourne en cherchant sa nature ;

Vous avez choisi que votre âme reste impure :

C'est le noir qu'au grand jour vous avez préféré !

 

Si vous pensez avoir remporté la victoire,

Vous vous leurrez ; vous avez détruit la mémoire

Des grands ordinateurs de notre société.

 

On ne fait pas d'exploit avec l'ignominie,

Tout au plus on commet une triste infamie :

Vous confondez la chaîne avec la liberté.  

 

©Louis Delorme   

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 07:29
Photo Jean Dornac

 

 

 

 

Automne

Le gris des pluies

Le rouge des pommes

toute une féérie de couleurs

qui enchante les bois

Les arbres sont des astres rayonnants.

 

* * *

 

Autouno

lou gris de la plueja

lou rouge de la pouma

touto no fadario de coulour

que enchanto lou bouei

Lou aubrei soun astrei raiounant

 

* * *

 

Autounno

il grigio delle pioggie

il rosso delle mele

tutt’una magia di colori

che incanta i boschi

Gli alberi sono astri raggianti 

 

©Béatrice GAUDY

 

Les traductions sont l’œuvre de Béatrice Gaudy  

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droit

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2019 6 23 /11 /novembre /2019 07:29

 

 

 

 

 

tandis que des missels

effeuillent leurs psalmodies

 

mon regard grignote

les courbes d’une sainte

aux voiles de lumière

et gestes polychromes

 

dans le ventre de la cathédrale

qui croise et décroise ses arches

pour engendrer en son amnios

le peuple d’embryons bénis

 

 

tandis que frémissent des ave

et serpentent les suppliques

 

un regard flotte

en obsédante marée

vers cette femme qui tisse

les rets de mon péché

 

et les cierges à la parade

se mettent à jouer

un insidieuse sarabande

pour amants en délire

 

 

tandis que se bousculent

d’assourdissants miserere

 

mon regard dévore

l’innocente pyromane

qui saccage mon missel

et damne mes repentirs

 

sur la dalle de l’oratoire

brûlent mes hosties

singulière communion

aux forces du désir 

 

©Claude Luezior

 

Extrait du recueil « Prêtresse » aux éditions L’Harmattan





Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2019 5 22 /11 /novembre /2019 07:23

 

 

 

 

 

Je suivrai le silence

comme le centre de tout

car nous n’allons nulle part

et nulle part est partout !

 

Je vois mon sang

devenir peu à peu

un nuage de cendres

et la trace de mes pas

n’atteint plus le soleil !

 

Comment témoigner

quand l’ombre refuse

d’accroupir notre image

sur le sentier de nos vies ?

 

Je dois refaire chaque fois

ce qui n’est pas écrit…

 

Les pages griffées d’encre

sont les combats des rêves…

cette audace ridicule

brave l’orage du geste

et contient la dignité

que mon cœur exige !

 

Demeurer debout

face à la mort

le plus longtemps possible

n’est-ce pas comprendre le Verbe

avant de disparaître

et braver l’agonie

qui nous serre dans l’ombre ?  

 

© Victor Varjac

Le Vauban, juin 1999

 

Extrait du recueil « Le chemin des rêves » aux éditions Chemins de Plume

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 07:08
plutot-mourir-que-courir

 

 

 

 

Pour commencer, petites foulées

Pour échauffer les petits mollets !

Inspire deux fois et souffle trois,...

Hop et Hop, il faut grimper là !

 

Tu vas monter sans t'arrêter
Du bout des pieds, ça va aller !
Eh ! Respire avant d'exploser !

Une, deux, une... tu vas y arriver !

 

Sur le plat, on peut s'étirer

Houla Hop, se contorsionner...

Et inspire comme une apnéiste,

Fais une roue et l'équilibriste

 

Pour un sprint, tu poses au départ

Prête à bondir, tel un guépard !

Ne ris pas, tu vas t'étaler,
Le top départ n'était pas donné !

 

Et tu repars en pas chassés

Droite puis gauche, et sautiller,

Souffle fort, c'est ça le sport !

Quel bonheur dans ces efforts !

 

Dîtes, vous, qui êtes assis là
A lire tout ça sans bouger,
Hop et Hop, petites foulées,
Palmes, vélo, fonte ou ballon,
De l'énergie et une deux trois !
Il y a des champions en chaussons ??  

 

©Lydia Montigny

  

Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2019 3 20 /11 /novembre /2019 07:27
www.lanoque.com/article-le-chateau-de-villandry

 

 

 

 

Glycines et lilas

Signent d’avril la fuite…

 

Nous retrouvons soudain

Le jardin préservé

D’un autrefois lointain.

 

Il y avait des buis

Le long des plates-bandes,

Le gravier sous les pas

Égrenait ses colliers.

 

Dans la mémoire intacte,

L’éternel éphémère

S’installait à demeure

Pour les ans à venir.  

 

© Luce Péclard


Extrait du recueil de Luce Péclard, « Pars si tu peux » aux éditions du Madrier


 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 07:30
autourde.over-blog.com/2018/08/special-lecture-en-pleine-air

 

A la fleur de l’âge juste avant le déclin
Se hâter
Loin des vocables violents
De la souffrance,
De la mort des croyances.
Rester fidèle à un ciel lavé des nuées bleues
Qui révèle ses secrets stellaires,
S’abreuver à la source de la liberté
A l’orée de ma forêt métaphore.
Avec le vent tourner les pages
Suspendues au feuillage
D’où s’envolent des vocalises
Nées au cœur de l’oliveraie.
Bercée par les larmes de cristal
Des notes perlant
Sur les murailles de pierre,
Entendre le plain-chant
De la prière éternelle,
Obole des mots enlacés
Aux élans de l’âme.
Juste avant le déclin
L’arbre devient parabole.  

©Nicole Portay
 
Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF
 

site: www.societedespoetesfrancais.eu    
blog: www.societedespoetesfrancais.net    

 
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 07:27

Billet de Florent Toniello - https://www.dailleurspoesie.com/billets-de-florent-toniello.html


 
 

« Une médiation muette », nous annonce Carolyne Cannella en quatrième de couverture de Parcelles d’infini, paru aux éditions Alcyone dans la collection soignée « Surya » au beau papier nacré. Et qui d’autre, effectivement, que le dieu Soleil de l’hindouisme pour présider à ces quintils à forte connotation spirituelle ? Car la poétesse ne craint pas de s’adresser à une entité supérieure, pas nommée formellement, mais qu’elle salue par une capitale (« avec la fleur de Ton sourire / et son parfum qui luit / de toute éternité »), avant, presque dans le dernier poème, de lui dédier l’ouvrage en quelque sorte : « En Toi, le puzzle de l’univers / la clé de tous les sons / la gamme de toutes les couleurs ».

 

Ce dernier quintil montre aussi la prévalence du vocabulaire musical dans le recueil. Concertiste autant qu’autrice, Carolyne Cannella accorde une importance capitale aux « répons », aux « cantilènes », aux notes en tous genres. « Immuable / se meut la mélodie secrète » de ses vers ; avec ou sans rimes, c’est selon, mais toujours avec une harmonie issue de la vibration primale. Pour le rythme, elle use de mots que la prosodie classique a forgés pour agencer les longueurs de ses vers (encor, jusques) et distribue dans l’espace des blancs, créant ses partitions poétiques comme elle créerait des orchestrations de miniatures musicales. Tel est le sens, on le pense, de la répétition à un vers près d’un poème aux pages 32 et 38, la disposition sur la page changeant elle radicalement, invitant à une lecture à haute voix pour apprécier la différence de scansion.
 
D’inspiration orientale (« Ces libres torii, solitaires / qui ponctuent le silence »), la poésie de Carolyne Cannella flirte avec le genre du haïku dans une version quelque peu allongée (« Tandis que l’ombre s’estompe / dans les mille éclats du jour / sur l’âpre et haute colline s’ancrent / fraîchement écloses / les fleurs de prunier ») ou se revendique clairement du tanka, dans un hommage à Rimbaud. Sa spiritualité est entièrement assumée, telle une hymne sacrée à l’harmonie de l’univers qu’une chamane lancerait à la figure des lectrices et lecteurs, avec sincérité.

 

Une pomme de pin
un prélude de Bach
la caresse de la brise…
 
tout nous est donné
tout est beauté

 

Florent Toniello

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche