Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 03:49

 

Recension : Salvatore Gucciardo –  « Ombres et lumières. »

Préface de Giovanni Dotoli.

Illustrations Salvatore Gucciardo.

Editions  L’HARMATTAN  « AGA » collection L’ORIZZONTE  

Format 14x21.  Nombre de pages 113.

                      

 

Salvatore Gucciardo « Ombres et lumières » une clé initiatique.

 

Le préfacier, maître et professeur émérite Giovanni Dotoli, voit en cet ouvrage particulièrement remarquable du peintre et poète Salvatore Gucciardo, créateur aux multiples talents : « Une fenêtre ouverte sur l’origine » ce qui me fait immédiatement songer à ce tableau bien connu de Gaspard Friedrich, où l’on aperçoit une femme de dos dans l’encadrement d’une fenêtre et face à l’immensité inconnue d’un paysage romantique. A quoi songe cette femme, que cherche-t-elle ? Une réponse sur l’absolu, une révélation sur l’origine ? Qui suis-je ?    

Cette image symbolique correspond parfaitement au personnage de Salvatore Gucciardo que je connais depuis les balbutiements de notre intronisation dans le monde des arts et des lettres, c’est-à-dire plus d’un jubilé.

Ce dernier recueil mixte, poésie, prose et graphisme se révèle être en quelque sorte l’aboutissement et la concrétisation du message transmis opiniâtrement toute une vie durant dans l’œuvre initiatique et ésotérique du visionnaire hors pairs qu’est au travers d’une constance immuable, Salvatore Gucciardo.

Les illustrations sont d’une grande qualité et de belle unité, l’ensemble chargé de signes, de codes ésotériques et de symboles révélateurs.

C’est indéniablement une chance et un privilège que de rencontrer au cours de sa vie de semblables créateurs libres et indépendants de tous systèmes et de toutes influences des modes éphémères, tant peintres, poètes, sculpteurs, musiciens etc. J’ai eu dans ma vie cette chance de croiser des personnages flamboyants. Victor Hugo ne disait-il pas pour reprendre un vers en exergue de cet ouvrage majeur : «  Chaque homme dans sa nuit s’en va vers la lumière. »

Rapprochons-nous de l‘œuvre pour en percevoir la mélodie et en découvrir les richesses symboliques s’exprimant de manière binaire, s’équilibrant où se complétant d’un dessin poétique à une écriture graphique. Alliance détonante, alchimie enchantée où l’émotion transcende sur la raison. L’énergie développée ici soulève autant de questionnement que d’admiration, car l’œuvre de Salvatore Gucciardo est gigantesque et prodigieuse, je ne lui connais pas une seule journée où il n’a pas peint, dessiné, ébauché, écrit quelques lignes ici et là, car l’écriture bien que plus tardive est devenue aujourd’hui d’une haute importance.

Pour en revenir au professeur Giovanni Dotoli, il a parfaitement perçut le côté médiumnique de Salvatore Gucciardo et qu’au travers de cette inspiration transcendantale, il retourne et se nourrit aux archétypes des origines, aux sources de nos essences, dans le magma de la création et des champs cosmiques, magnétiques et autres mondes parallèles. Une œuvre de ce dernier est une respiration sur le créé universel. L’artiste fusionne avec un environnement stellaire, il en lit les mythes, les sphères, les cercles comme une grande partition cosmogonique.  

Les plus grands spécialistes ayant connu Salvatore Gucciardo ne pouvaient que le confirmer, à commencer l’immense maître Marcel Delmotte son père spirituel en quelque sorte, sans oublier le peintre ésotérique et symboliste Aubin Pasque, la grande figure de la littérature fantastique Thomas Oven, ainsi que le remarquable spécialiste de la démonologie l’inoubliable Roland Villeneuve, l’incontournable critique d’art Anita Nardon  et beaucoup d’autres spécialistes de l’occulte, du satanesque, de l’animisme, du manichéisme sont présents autour de l’œuvre unique de Salvatore Gucciardo toujours porteuse de ce combat des origines entre le bien et le mal, la lumière et la ténèbre, à ce point particulier que le regard qu’il porte sur le monde contemporain est parfaitement d’actualité, à cette seule différence que cela fait plus de cinquante ans que Salvatore Gucciardo tire la sonnette d’alarme. Mais hélas l’homme est aveugle et sourd. Aujourd’hui nous sommes au seuil d’un chaos et nous sommes bien obligés de convenir que l’artiste-poète avait vu juste sur le devenir éminent d’un monde en souffrance est en perdition.

Salvatore Gucciardo est un passeur d’énergie qu’il transforme en vision divine et en restitue une sorte d’image sacrée, encore faut-il en déchiffrer le code. L’œuvre de cet artiste singulier se mérite et pour que cette lumière sacrale nous guide il faut en être digne, c’est une œuvre génératrice d’absolu. Dans le cas contraire ce ne serait que paroles jetées aux profanateurs ignorants, réducteurs  et obscurantistes.

Introduisons-nous dans l’ouvrage qui s’ouvre sur la porte des « ombres » et des corps épuisés aux pieds des terrils qui se souviennent, ainsi que de la vulve du néant d’où sort un embryon conçu avec l’eau des ténèbres, la prémonition se confirme, l’homme géniteur du mal sera l’esclave de ses actes, des erreurs de son incohérence et cupidité.

Les illustrations à l’encre de chine insérées dans le recueil « Ombres et lumières » sont tout en courbes et alternances entre le blanc et le noir. Nous y retrouvons toute la dualité contenue dans les pages de l’ouvrage.

Pareils à bon nombre d’artistes et poètes Salvatore Gucciardo à l’instar des prophètes aimerait restructurer le monde, le nourrir d’actions salvatrices et corriger les erreurs de « Dieu.» Pour vouloir faire entendre sa voix les épreuves sont nombreuses, les obstacles multiples et insoupçonnés et c’est le plus souvent une avancée vers l’inconnu. Comme Arthur Rimbaud l’un de ses poètes de compagnonnage, Salvatore Gucciardo est un artiste d’une extrême lucidité car il se fait  « voyant, » porteur d’une belle sensibilité mettant dans sa besace de créateur des brassées de tendresse, des gerbes d’espérance et des réserves d’amour qui seront essaimées et incrustées dans chacune de ses œuvres. Pas une œuvre où ne soient symboliquement présentent toutes les valeurs fondamentales de l’humanité. Lorsque l’émotion devient trop forte ce sont toutes les fréquences vives de ses œuvres qui lui échappent et le consument. L’artiste est dans une sorte de brassier ardent, avec Dante il franchit les cercles de l’enfer et comme Ulysse il doit s’attacher au mât de l’existence et devenir sourd pour ne pas succomber à l’appel illusoire et hypnotique des sirènes.

Mais un artiste tel que Salvatore Gucciardo se ressaisit toujours pour se détourner des pièges et supercheries. Comme tous les authentiques artistes, Salvatore Gucciardo  prends le temps de l’instant de grâce, cet espace de réflexion entre deux œuvres, les temps de la mesure des cohérences de l’expression graphique et du langage écrit.

Dans l’œuvre de Salvatore Gucciardo, graphique ou écrite, nous rencontrons cette recherche d’absolu où la femme et l’homme ne feraient qu’un, sorte d’idéal premier de l’hermaphrodisme, symboles ancrés dans la mémoire collective et que nous retrouvons dans les écritures avec ce mythe incontournable d’Adam et Eve. Epoque reculée où l’homme et la femme étaient censés ne faire qu’UN : « Nous représentons l’histoire de l’humanité. » « Essor fervent / Illumination sacrée / Sublimation / De l’homme et de la femme. »   

Avec Salvatore Gucciardo nous sommes souvent enveloppés d’effluves vaporeux alchimiques ou philosophiques, l’Athanor caché dans les brumes de l’atelier où le silence du scriptorium n’est jamais bien loin. Mais rassurons-nous, beaucoup plus en lien avec la réalité notre créateur sait faire chanter et chante la femme. Ne parle-t-il pas de l’homme et de la femme : « Habités par le feu de l’exaltation. » ou encore dans un esprit similaire : «  Que la lumière sacrale est dans nos gènes. » Sans oublier  ce regard de femme déposant sur le poète un duvet de douceur.

Au fur et à mesure de notre avancée dans les arcanes gucciardiennes, véritable cheminement initiatique nous nous engageons vers une forme de connaissance, de dépouillement allant jusqu’à côtoyer l’ivresse extatique des sages. Ensemencer l’ignorance,  féconder l’inculte tel serait le désir de notre peintre-poète s’imaginant tout à fait en train d’enluminer les livres sacrés, c’est sur ce point tout à fait utopiste que je rejoins mon ami Salvatore Gucciardo, là où la bête surgit de l’Apocalypse, l’homme peut redevenir fondamental : «  Chaque image de l’homme est une anthologie. »

Le temps, grand timonier de l’univers est le maître mot du combat de Salvatore Gucciardo  dont l’œuvre globale, peinture et littérature, se voudrait intemporelle, passé, présent, futur se confondent, fusionnent, ils ne font qu’un, mieux , au niveau cosmique, le temps est censé ne pas exister, cela notre artiste visionnaire l’a parfaitement compris depuis longtemps. Une fois initiés nous sommes occultés par son œuvre et nous parvenons à voyager dans un espace hors temps.

Il est toujours hasardeux et délicat de prétendre aborder un artiste de l’envergure de Salvatore Gucciardo, parce qu’il possède des clés que nous ne détenons pas, il entretient un dialogue en communion avec l’univers au travers des mythes, royaume de la poésie et de l’espace tangible au niveau de la réalité physique, voire scientifique. C’est ainsi qu’il interprète et transpose les messages célestes.  

Thaumaturge, démiurge, alchimiste, mystique, initié, voyant, philosophe, peintre et poète ? Toutes proportions gardées et sous certains aspects Salvatore Gucciardo est tout à la fois, mais c’est avant tout un homme d’une belle humanité, qui peut et sait regarder les ombres et les lumières du monde.

Ici, je laisserai le mot de la fin à son prestigieux préfacier Giovanni Dotoli, qui confirme que la poésie de notre visionnaire : «.../... est un éclat d’absolu qui nous illumine. »

Ainsi, avant que vous entrepreniez ce merveilleux voyage dans le monde insolite de Salvatore Gucciardo, je vous suggèrerai de prendre le temps nécessaire pour méditer sur ces deux vers :

« Il ne faut pas combattre le temps. Il faut chevaucher la lumière. »

 

Michel Bénard.

Lauréat de l’Académie française

Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres

Poeta Honoris Causa.

 

Quatrième de couverture

 

Partager cet article
Repost0
1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 06:38
www.histoiresordinaires.fr


 

                                                                                            « Le matin t’est donné »            
                                                                                                 GUILLEVIC

 

Et pourtant
La terre tourne impavide,
Matins bleus
Etonnés de clarté
Promesses d’herbe verte
Violettes et pâquerettes
En jupons diaprés,
Au printemps du Covid.
Et pourtant
Le soleil rouge des dieux indifférents
Fissurent les murs
De silences insolites,
Arbres debout
Respirant la lumière
Racines tissant des ponts
Sur les mots vides
D’un temps qui se délite.
Et pourtant les matins bleus
Guident les yeux ouverts,
Pari sur l’avenir.

©Nicole Portay
 
Nicole Portay - Poétesse
Déléguée BDR de la Société des Poètes Français
Responsable Nationale du concours de poésie jeunesse SPF
site: www.societedespoetesfrancais.eu     
blog: www.societedespoetesfrancais.net      

 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 06:32
Autoportrait avec Bonito

 

 

Tu es pilier d’indécence

Et ton corps-colonne

Tes pinceaux-lames le dissèquent.

Tu es de sincérité brisée

Et sur ta peau

Tes pinceaux-larmes banquètent.

Idole

Au chatoiement d’étoffes

À ton cou

Caracole le Mexique.

Tu es toile sonore.

 

Aux sillons de ton front

La nuit source noire, île sombre,

Dans la saignée de ton regard

Toujours la nuit,

Au nid de tes lèvres

La nuit nouvelle-née, son duvet d’ombre.

Et, se cachant aux lianes de ta chevelure,

Je vois la nuit volée au ciel nocturne.

Et à ton corps où rayonnent amulettes et tissus,

À ta peau où flambe la terre,

Je sais la nuit des douleurs inquiètes.

©Béatrice Pailler  

 

Béatrice Pailler /Recueil SACRE

Éditions Racine & Icare 2019

http://www.editions-racine-icare.weonea.com/

Carine Roucan : 10 rue Jean Lemarcis 76610 Le Havre

Prix public 13€

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 06:19
 

 

 

 

Parce que je n’ai que tes poèmes

Pour répandre leur lumière

Sur l’ombre de ma vie,

Et ces moments trop courts

Qui me furent donnés,

Je viens encore à toi

Comme on cherche le jour

Quand je ne suis que larmes

En désespoir d’amour.

 

©Denise Bernhardt

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 06:20
Photo Alberto PIZZOLI / AFP – Le Dauphiné.com

 

 

Dis
Tu t’en rappelleras
De moi
Le damné
Dis tu t’en rappelleras
Comme je t’ai aimée
À m’en écarteler
Finissant
Âme rincée
Débris...
Dis tu t’en rappelleras
De moi
Le con
Damné
Dis tu t’en rappelleras
Comme je t’ai aimée
Jusqu’aux portes de l’enfer Finissant
Par tuer la mort
Tout ce qui pouvait nous séparer... Dis
Tu t’en rappelleras
De tout ça
Tout ça de moi
Dans dix ans, une éternité !
Dans mille ans, demain !
Allez dis
Dis-le
Dis-le moi
Que tu t’en rappelleras...

© David Chomier

 

 Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 06:36
Coronavirus le jour où les animaux se révolteront contre les humains

 

Texte prémonitoire de Pierfetz en 2009. La pandémie tragique accélère les pas de l’humanité vers un tel scénario… (Jean Dornac)

 


Peut-on changer l'environnement
Sans faire des économies ???
Gâcher le pain inconsciemment
En jetant la croûte ou la mie ?


Nos robots extraient à grands pas
Toutes les richesses de la terre,
Mais l'argent ne se mange pas,
Détruit la paix, nourrit la guerre.

 
Si la plupart des grands nantis
Ne freinent pas leurs exigences,
Ils risquent d'être anéantis
Sur une terre de violences.

Pierfetz©

2009

 

Sources : http://plumarlequin.over-blog.com/page-angoisses-du-siecle-2132026.html

 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 06:39
Photo J.Dornac ©


Echarpe Poème 2020 Nature et pandémie


Dans le calme retrouvé de l’agitation citadine,
En ces temps de pandémie,
Le mal et le beau, aimant à se conjuguer,
Offrent de joyeuses évasions
En la contemplation de Dame Nature

Le merle noir, bec jaune dressé,
Suffisant, sautillant,
Lorgnait avec hauteur
La fragile tourterelle
Qui, à quelques pattes de  lui,
Dans le gazon fraichement coupé
Cherchait elle aussi,
Imprudents insectes et autres vers.

Point s’est moqué d’Elle
Qui, tête fièrement dressée,
Non belliqueuse,
Un moment l’a toisé
Puis, sautillante s’est rapprochée,
Se voulant complice
Pour ensemble venir becqueter.

Festin terminé
C’est, sur place,
Toutes ailes déployées,
Dans le ciel ensoleillé,
Virevoltants comme Colibri
Qu’elle et l’olibrius
Firent aérienne danse
Sous l’œil allumé
A quelques pas
De la chatte,  
Heureusement rassasiée.
 
 

©Gérard GAUTIER
 Saint-Brieuc 19 avril 2020
 


 
 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 07:06
œuvre de René Magritte

 

 

 

On est face à un choix difficile,

face à une situation qui nous dépasse,

un élément particulier qui nous colle à la peau

mais que l’on a généralement ignoré.

 

On est face aux mille facettes

de l’être auquel on se réfère

alors qu’on se figurait tout savoir sur nous.

 

On est face à un sacré dilemme,

face-à-face avec soi-même,

apparemment incapable aussi d’expliquer qui l’on est

face à la personne qui nous lit.

 

C’est la raison pour laquelle je confirme

et vous promets de ne plus jamais de ma vie

revenir sur mes aveux,

étant, pour ma part, persuadé

qu’il n’existerait qu’une seule issue possible

au problème en question :

à savoir :

On efface tout

et on recommence.  

 

©Michel Duprez

 

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 06:36
LOUIS DELORME

 

Textes transmis par Jeanne CHAMPEL GRENIER

 

 

 

Ce dimanche 19 avril 2020, notre ami Louis DELORME nous a quittés nous laissant des montagnes d'écrits, de peintures, de sculptures, sans compter ses ''recensions'' à la fois fines et profondes que chacun garde en souvenir. Louis nourrissait une affection particulière pour Thierry SAJAT qu'il considérait comme un fils, un fils aimant et droit. Claude LUEZIOR, ce grand poète plein de fraternité, nous avait présentés l'un à l'autre, Louis et moi, car il avait deviné en nous une fibre semblable qui nous a miraculeusement permis de tisser ensemble nos mêmes passions durant quatre années d'amitié profonde, inaltérable. ''Mon frère en poésie'', comme le dit son épouse Michèle, a écrit une foison de textes pleins de force, souvent dénonçant les travers humains sans toutefois s'ériger en juge, d'autres les plus nombreux, exaltant la beauté du monde pour l'oeil de qui sait la voir ; mais, pour ma part, je dirais que les poèmes de Louis les plus beaux sont, incontestablement, ceux écrits à son épouse aux yeux de ciel et de pervenche, ceux faisant allusion à leur bonheur. Ils respirent l'attachement véritable, sans effet de style, sans débordement, des mots simples et urgents que l'on pourrait dire encore à deux doigts de perdre la vie.

Jeanne Champel Grenier

 

 

 

UN APRES COMME ON LES VOUDRAIT

(Extrait du recueil ''Prolongations''2018)

 

Je voudrais m'endormir un soir sur ta gondole

Celle qui m'a bercé tout au long de mes jours,

Où j'ai pu rassembler tant de rêve et d'amour,

Où le geste fut joint toujours à la parole.

 

J'aimerais qu'on me joue l'ultime barcarolle

De cette belle vie nous avons fait le tour :

Je crois que je ne t'ai pas assez fait la cour,

Pourtant tu m'as guéri de bien des idées folles.

 

Je l'imagine doux le tout dernier sommeil

Et je ne souhaite pas qu'il y ait un réveil,

Si c'est pour déplorer ton éternelle absence.

 

Il était enchanteur l'inattendu cadeau

De la vie et je dois mesurer notre chance ;

Que le spectacle cesse au baisser de rideau !

 

©Louis Delorme  

 

 

                             * * *

 

 

QUE SERAIT L'UN SANS L'AUTRE

La séparation de deux êtres est la pire des choses

 

Les lagons de tes yeux, dans mes pensées secrètes,

M'emportent au soleil d'îles au regard bleu,

Où la vague, ondulant ainsi que des cheveux,

Te ressemble beaucoup, fille de mes tempêtes.

 

Les rochers modelés de tes hanches parfaites

Se laissent caresser par le couchant qui pleut,

Je ne sais pas pourquoi ! Pour exaucer mon vœu

Mille rayons dorés me tournent dans la tête.

 

Si tu n'existais pas, ma vie serait sans foi ;

Je me le dis souvent ; « Que serais-je sans toi ? »

-Un de ces gars paumés qui désertent le monde,

 

Et pour avoir la paix, s'enferment dans leur tour ;

Je sais que pour ma vie l'espérance se fonde,

Chaque jour que Dieu fait sur un peu plus d'amour.

 

©Louis Delorme  

 

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 06:36
Par Rayyar — Travail personnel, CC BY-SA 4.0

 

 

 

 

Les hommes régnaient sur la Terre.

Ils s’imaginaient tout-puissants,

Se déclaraient parfois la guerre,

Il fallait bien tuer le temps.

 

Ils se targuaient d’être invincibles,

Mais se fendirent d’un rictus,

Quand un intrus les prit pour cible.

Il aura suffi d'un virus,

 

D’un petit corps microscopique,

Pour que sournois, silencieux,

En vous, il s’installe et vous pique

Votre bien le plus précieux,

La vie.  

 

©Gérard Cazé

 

PS : Pour combattre l’intrus, Il est recommandé

De se laver les mains et de se confiner.

 

 

 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche