Extraits d’un recueil en forme de semainier poétique, philosophique et symbolique. Œuvre magnifique dont je publierai régulièrement des extraits. Merci à Luce…
Semaine I
1er janvier
Pérégrine au long cours j’avance, solitaire,
A travers la pénombre, habit de la clarté.
Une forêt m’entoure. Elle est dépositaire
D’un secret qui fleurit en un lieu écarté.
2 janvier
Le lieu reste à trouver, sens de toute une vie,
Au-delà des taillis, des troncs entrecroisés
Rebrodés de lichens, la trace poursuivie
Emprunte des sentiers aux parcours opposés.
3 janvier
Quel sentiers explorer, peut-être sans issue,
Mais malgré le péril tellement engageant=,
Comment sans m’isoler passer inaperçue
Quand l’appel tous les jours se fait plus exigeant ?
Couple, Antiquités grecques, étrusques et romaines
Si loin
Chaleur au miel de l’intime
Tes caresses indicibles
Tout près ton regard me perle
M’éclaire Princesse éphémère
Sur le fil invisible
Avec toi sans toi
Lames brûlantes
Au creux du ventre
Croire aux chimères
Toi si loin
Graines invisibles
Notre nid comme une île dérivant
Dans des vagues d’écume
Ivres du Verbe qui allume
Nous si loin
S’effleurer et renaître dans le bleu de la nuit
Dans le ciel de tes yeux
À la fontaine de mes lèvres
Si loin
Déceler le secret
Rythme des soupirs
Souffles fusionnels
Deux naufragés sur le rivage du songe
Entonnant une mélopée inconnue
S’abandonner au mirage
Des chairs réconciliées
Trêve de paix
Si loin parfums de fruits mûrs mêlés
Cœurs chavirés
Allonger le temps
Le pain et le vin
Et nous si loin
L’abominable virus, au-delà des malheureuses victimes dont il est responsable, nous donne, notamment à diverses politiciennes et politiciens, une terrible leçon qui, si nous la comprenions, pourrait enfin faire avancer l’humanité… Écoutons cette leçon qui nous est infligée avec tant de brutalité…
Certes, il tue sans vergogne
Jeunes comme vieux
Femmes et hommes
Oui, c’est un assassin !
Pourtant, il est plus intelligent
Que nous autres les humains
Pour nous toucher, pour nous tuer
Peu lui importe nos frontières !
Il n’a que faire de nos diverses religions
De nos cultures et nombreuses coutumes
Rien à faire non plus de notre prétention
Ou de notre ridicule orgueil que trop nous étalons
Non, il s’empare de tout et de tous
Sans distinction ni omission
Là où, nous autres pauvres petits humains
Nous chipotons, nous ergotons, nous rejetons ou méprisons !
Là où nous sommes avares et aveugles !
Là où nous somme égoïstes et stupides !
Là où nous sommes racistes et monstrueux !
Bien sûr, il n’a pas de cœur
Mais, nous, en avons-nous ?
Nous sommes ridicules
Et, bien sûr, nous en oublions que
De l’est à l’ouest
Du nord au sud
Partout, ce sont nos frères
Partout, ce sont nos sœurs
Ce sont des parties de nous-mêmes
Qui, sous nos yeux, meurent !
Nous échangeons plus facilement
Nos marchandises et notre argent
Plutôt que de partager l’essentiel :
Les élans de notre cœur !
Beaucoup d’entre nous
Ont remplacé ce cœur
Par un portefeuille
Ou par un coffre inviolable !
Et le prix à payer à présent est effrayant !
Le virus, avec sa couronne mortelle
Se fiche de la couleur de notre peau
Des pays où nous sommes nés
Lui, c’est nous coloniser qu’il veut
Souvent au prix de notre vie
D’où que nous soyons !
Si nous voulons vaincre cette abjecte chose
Unissons-nous au-delà des frontières
Au-delà des croyances
Au-delà de nos fortunes ou pauvretés
Au-delà de nos âges et sexes
Au-delà de nos idéologies !
Que seul le respect, donc l’AMOUR, soit notre lien
Et, là, nous trouverons, ensemble
La victoire contre l’invisible
Et monstrueux meurtrier !
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...