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2 avril 2021 5 02 /04 /avril /2021 06:25

 

 

Adieu la vie
Adieu l’été et ses roses offertes
Les caresses sucrées
Et le miel du plaisir.
Le soleil tremble à l’horizon
Ivre de ses débordements.
Et les nefs peu à peu
S’évanouissent
Aux îles sous le vent.
J’ai effleuré la joue
De la jeunesse
Et glissé mes doigts sur sa tempe,
Elle a posé sur moi son attente,
M’a tout donné
Pour tour reprendre.

 

©Denise Bernhardt  

 

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.    

 

 

 

   
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1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 06:29

 

12 février

Une quête au trésor n’a pas vraiment de fin.
Comme Ithaque fuyant devant les pas d’Ulysse
Il va se dérobant. Je reste sur ma faim,
Espérant qu’une fois la victoire entre en lice.

 

13 février

Victoire au plus offrant, que faut-il mettre en jeu ?
Sa ruse, son calcul ou son intelligence ?
Le coeur peut-être bien, et l’ardeur de son feu ?
Les tièdes en tout cas n’auront jamais de chance.

 

14 février

Une chance est d’aimer sans frein ni retenue,
D’oeuvrer dans le plein jour, d’ignorer la prison.
La volonté de faire étend son avenue,
Le désir de refaire abat toute cloison.

 

15 février

Si c’était à refaire, eh bien le referais-je ?
Beaucoup se sont déjà posé cette question.
A ces blessés de l’âme alors que répondrais-je
Si ce n’est de grandir avec la création.

 

A suivre…    


© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier      
 
 

 

 


 
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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 06:26

 

Extrait(s) de CHEMINS DE SOI
de MILOUD KEDDAR
aux Éditions « Flammes Vives »

 

 

Chapitre : PREMIERES MESURES                  

IV

 

Le danseur maintenant exige une pause,
Il s'immobilise sur le socle de la terre
Pour monter la garde devant les portes du sens.

 

Il cueillera, te dis-je, les fruits de l'écume,
Il oubliera tout le poids des tourbillons
Et dans le lien du oui et du non

 

Le sable ne sera plus le mirage et le froid
Et nous répèterons encore nos gestes, mais
Avec une autre musique, et sans crainte alors !

 

©MILOUD KEDDAR  


 

 

 


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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 05:37

Aux éditions Ars Longa Roumanie.  2020 - Recueil réalisé par Sonia Elvireanu

 

Au foisonnement des souvenirs l’auteur laisse apparaitre la torturante remontée des ombres, mon cœur reste en deuil / Son absence est trop lourde, traces  qui se tassent dans les reflux des jours, sans jamais disparaître.


Le sable n’est jamais à nu, la mer, que Dornac aime dans sa Bretagne d’adoption, celle  en furie qui se fracasse contre les falaises, emmène au loin toutes les traces, les peurs, les joies mais ne les abandonne pas.


La détresse et ses remous sont toujours là dans les soubresauts de la lumière, tenaces échanges muets, avec celui qui est parti, ce frère tant aimé, son image s’impose jusque dans mes rêves.


La solitude va l’amble avec les manques de l’absence il n’y a nulle lumière / Et il n’y a plus d’air / Dans ce puits noir / qu’on nomme solitude.


Mais, pourtant, même si pour le poète La vie est une garce sans pitié,  car, il n’oubliera jamais celle qui est partie, celle qui en s’éloignant lui a dit Dans un large sourire / Je n’ai rien à te reprocher, tout au fond de son âme parfois il sait que le destin  offre amour et beauté.


Même dans un monde où rien n’est facile, où  les virus rôdent, où la violence est omniprésente, l’auteur, fraternité chevillé au corps, murmure les mots de son enfance, c’étaient les mots de ma maman.  Espoir dans le regard  il écoute le chant de l’oiseau pour trouver que le jour est beau.


Ce recueil dont la photo de la première de couverture est de l’auteur, photographe chevronné qui sait si bien illustrer les poèmes des auteurs sur son site Couleurs et Poésie 2, ce recueil :  Au carrefour des tristesses n’est pas noir, car Dornac sait se ressourcer dans cette Bretagne ce pays béni des dieux / qui a reçu en héritage/ Tant de richesses, tant de charmes/ que j’en suis tombé amoureux.


Puisé dans les oscillations des nuages, de la nature, dans le vol des oiseaux la force de survivre est une des leçons de cet ouvrage édité avec élégance en Roumanie, préfacé par l’excellent poète Claude Luezior et élaboré avec art par Sonia Eliveranu, poète et critique.


Jean DORNAC démontre, en poète chevronné, que au fond du puits gisent toujours des étoiles, à chacun de les voir et les remonter.


C’est toujours ce que l’on pas encore découvert qui est, peut-être, le plus important, c’est respirer le vent du large et rêver.
                                                                       
Nicole Hardouin


* * *

 

AU CARREFOUR DES TRISTESSES
de Jean DORNAC

Édition Perséide-ARS LONGA -2020
mise en forme de Sonia Elvireanu

C’est bien à ce carrefour, en effet, que Jean Dornac nous donne rendez-vous, pour mettre en mots ses propres tristesses mais aussi, et peut-être surtout, les nôtres. Libre, sincère et généreuse, sa poésie nous interpelle, nous délivre un message : « Seulement la beauté pourrait empêcher/le monde de sombrer dans la folie ». Dans sa belle préface, le poète Claude Luezior laisse entendre que cette démarche poétique « touche à l’universel ». En effet, même quand il nous invite dans son intimité, Jean Dornac parle à nos âmes. Au fil des pages, le paradoxe, on ne peut plus universel, entre le bien et le mal, s’impose. « Pourquoi la vie ?/Pourquoi la violence ?/Où donc se trouve le sens/De nos existences » interroge le poète. Chaque poème est un constat. L’amour entre les humains est bien cette beauté qui pourrait sauver le monde. Mais hélas partout règnent   indifférence, médisance, haine, racisme... « O tristesse ! Que de chances gaspillées ! » Le poète en déplore les terribles conséquences au nombre desquelles «... ce puits noir/Qu’on nomme solitude !» Il ne le sait que trop bien, « le monde n’a que faire » des solitaires. Et le mal s’aggrave quand arrive sournoisement la vieillesse. Le poète avoue être au nombre de « ...ceux qui n’ont pas vu/Passer le temps... ». Au fond, la principale préoccupation des humains n’est-elle pas de s’enrichir au point de piller la terre et de souiller la nature ? Le verdict est sans appel : « A trop vouloir s’enrichir/L’humain réussira à en mourir/Détruisant son unique bien/La vie de chaque citoyen » Pourtant, cette même vie offre maintes leçons dont l’homme devrait savoir profiter, à commencer par celle du Covid. Pour vaincre ce virus «... invisible/ Et monstrueux meurtrier », il faut nous unir et « Que seul le respect, donc l’Amour, soit notre lien ». L’amour, voilà ce qui est assurément l’essence même de cette œuvre, l’amour dans tous les sens du mot. Amoureux parfois blessé, le poète n’en compose pas moins un hymne à la Femme contemporaine « … accomplie, un peu rebelle/brûlante et dévorée de désirs/Avide de folies et de plaisirs ! » A celui ou celle en quête du « bonheur de vivre », Jean Dornac rappelle qu’ « il suffit parfois/ D’un sourire inattendu... », ou « d’un regard... » que l’on croise, juste ce « petit rien » « Pour que son cœur s’irise/Et tende enfin vers l’absolu... ». Et s’il suffisait tout simplement de rencontrer les mots de Jean Dornac « Au carrefour des tristesses »… Un rendez-vous à ne pas manquer.

Contact : Jean DORNAC
jdornac@gmail.com

                                      Kathleen HYDEN-DAVID
                   khydendavid@orange.fr

 

* * * * * * * * * * * * * * * * *

 

Si vous souhaitez me lire dans mon nouveau recueil de poésie, n’hésitez pas à me le commander. J’ai quelques exemplaires à disposition pour assez peu de temps. Si vous êtes intéressés laissez-moi un message sur twitter privé ou à mon adresse mail. A très vite, j’espère ! (Jean Dornac)

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29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 06:27
oeuvre de Gustave Klimt

         
 

 

Une image s’est posée au bas de ma fenêtre.
Les yeux énamourés, je ne l’ai pas vue naître.

 


Une image osée, tellement dérisoire.
Le regard amusé, je l’ai vue s’avancer
Au clair de mon histoire.

 

Une image s’est posée au bord de mon histoire.
Échouée au talus du chemin des déboires
Solitaire, tranquille, étrange :
Je l’ai cueillie.

 

Une image s’est gravée au cœur de ma mémoire.
Elle a en un instant retourné les tiroirs
Saccagé mon passé
Soufflé mon devenir.

 

Cette image irréelle, brièvement perçue
S’est gravée à jamais au pays de mes rêves.
Mirage surnaturel, aussitôt disparue
Elle hante mes pensées sans relâche, sans trêve.
Fugace, elle étincelle aux regards que je croise
En railleries sournoises
En doutes qui m’assaillent
Frissons qui me cisaillent
Sommeil champ de bataille.

 

Croix du Sud aux confins de ma déserte histoire
Étoile du matin au détour incertain d’un chemin de mémoire
Cet instant d’un instant
À l’image du monde
Est une fille ronde
Pleine de mon enfant.


 
©Serge Lascar
 

 

 

 


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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 06:33
Photo Jdornac©


 


Une dernière rose,
rose à peine éclose,
essaie de s’ouvrir,
essaie de sourire.
Une rose dernière,
si frère, si solitaire
dans le vent de l’hiver
qui balaie la terre.
Elle s’efforce pourtant
de se moquer du temps.
Elle veut braver la brume,
le froid et l’amertume.
Elle se dresse, obstinée,
contre la destinée
qui doit la défleurir,
la ternir, l’anéantir.
Elle ouvre son coeur nacré
face à l’adversité.

 

Ainsi, telle cette rose,
cette rose qui ose,
fragile et si forte,
fermons vite la porte
aux funestes écumes
de nos mauvaises lunes
pour embrasser l’espoir
jusqu’à tard dans le soir.

 

©Ellen Fernex        
 

 

 


 
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27 mars 2021 6 27 /03 /mars /2021 07:30


 

 


La vie est une longue route
Sur laquelle chemine l’Homme...

        L’Homme intégral,
        Fait de chair et d’âme.

        Une chair passagère.
        Une âme immortelle.

                    Loin des différences
                    de peuples,
                    de races,
                    de couleurs.

                    Loin des conflits et des attentats.
                    Loin des armes et des bombes.
                    Loin des prétextes fallacieux    
                        et des dieux de pacotille…

        Proche
            de la Vérité première
                de la création…

                    Sur les genoux de la Sagesse.
                    Dans les bras du Respect absolu.


Pour que vivent la Beauté et l’Amour.
Eternellement.

© Véronique Flabat-Piot

 

 


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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 07:28
Peinture de Paskale MET

 

 
 

J'attends une reine en robe de bure
Une reine un peu souillon, un peu honteuse
Une reine qui s'ignore, se croit gueuse
Mais une reine tout de même et lui dire
Laisse choir cette robe rouge et triste !

 

À présent ta robe s'effondre
Cercle de sang sur tes pieds frêles
Ton regard se cache, ton menton plonge
Vers ta poitrine houleuse et belle
Ma main relève ta figure
Et mon cœur pense
Vois les soies, le diadème, les hermines
Les reconnais-tu ?

 

Tu hoches la tête timidement
Puis si fièrement......
Te souviens-tu vraiment
Ou fais-tu semblant,
Ces vêtements de reine, comme ils te vont
Comme tu les as faits tiens
Pendant que tu m'ôtais les miens.

 

Me voilà nu en ton sein, et de tes lèvres
Coulent des mots doux et vénéneux
Mon corps rapetisse et son soleil s'éteint
Et dans le noir tu l'attires vers là d'où il vient...

 

© Leafar Izen
 (...Extrait de ''SOUVENIRS DU NEANT'' Contes et Poèmes)
Recueil illustré par des œuvres ( encre et acrylique sur toiles)
de Paskale MET

 


 
 
 

 
 

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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 07:37
Oeuvre de Roland Souchon©

 

 

Indiscutable matrice des démocraties modernes, la Grèce nous a légué des chefs-d’œuvre, notamment l’architecture avec Phidias, la sculpture avec Praxitèle, la poésie avec Sapho.
Mère de notre civilisation, la Grèce a placé l’homme, et non plus les dieux et les rois, au centre de notre univers.
 
Echos du monde, arrivèrent les poèmes homériques ; ainsi s’alluma le foyer le plus rayonnant de l’histoire.
 
Voguons sur cette terre où le buisson roussit sans jamais chasser l’azur.
 
Cette terre où, nous dit le poète Yannis Routsos, « souffle ce vent aux veines de résine et aux poumons de sauge ».
                                                      
Cliquez ici pour lire la nouvelle : Ode à Sapho

©Roland Souchon

www.rolandsouchon.com  

   
 
 

 

 

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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 07:35
Photo Jdornac©

 

 

 
 
Un hameau sans nom, isolé
disparu de tout projet
un chemin qui se perd dans la forêt...
On hésite...
On écarte les lobélies et les genêts
on marche sur les fougères,
les pervenches de l'ombre, les orties
Avant d'atteindre la première porte
qui ouvre sur le vide
puisque tout l'intérieur est au sol
avec le toit écroulé sur la tête
On contourne le tas de pierrailles
plus rien...
Derrière un abreuvoir de pierre
qui coule et semble pleurer
son trop plein de solitude
on croise quelques tombes
basculées dans l'oubli
couvertes d'herbes et de mousses
où les morts sont tellement morts
qu'aucun nom n'a survécu
Seul un insecte, un capricorne
immobile et léger
s'interromp, surpris...
Il bouge lentement ses antennes alentour
comme pour pêcher des informations
tâte la pierre avec précaution
et semble s'interroger
sur le ''de profundis''
encore lisible 
et sur ma présence :
Est-ce l'irréversible qui revient ?
 
© Jeanne CHAMPEL GRENIER      
 
 
 
 
 
 

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