D’une gerbe d’orchidées
Par la brèche tracée
Au jardin des secrets, des gré et des regrets
Des tombes assaillies
Brunes et clairsemées de croix enchevêtrées
De l’aurore a jailli
Ton rire parfumé.
Comme l’oiseau magique envolé au matin
Ton rire s’est déployé, échappé de mes mains
Échappé de tes seins
De ton ventre, de tes reins
Explosant au grand astre dans un éclair de feu.
Je voudrais tant écrire
En poèmes, en soupirs, la couleur de ton rire.
Je voudrais tant graver
Sur la pierre dressée la chaleur de ma foi
Et les mots qui désarment
Qui étranglent ma voix.
Etre ce feu,
Prime étincelle de connaissance,
jaillissant du silex premier...
Etre ce feu,
Fauve indomptable bravant les eaux,
réduisant les forêts en cendres,
puissance dévastatrice et sauvage...
Etre ce feu,
Ronde de flammes colorées
autour desquelles s’élèvent les chants
des campements d’amitié partagée...
Etre ce feu,
cuisant la truite fraîchement pêchée,
grésillant des éclats de rire
de l’enfance confiante et des familles soudées....
Etre ce feu,
Cocon de chaleur pour le sans-abri
en quête de ravigotants souvenirs...
Etre ce feu,
Noircissant le front de l’âtre ancestral,
souvenance des flambées oubliées,
spirales claires du rêve des générations enfuies,
dessinant les monstres qui dévorent les songes présents...
Etre ce feu,
Flamme allumant le cierge
des pèlerins en marche vers Dieu...
Etre ce feu,
Embrasement de ciel
en gerbes de lumière
et bouquets de couleurs
Lorsque crépitent les flonflons de la fête....
Etre ce feu,
Lumineuse explosion de l’âme et du cœur,
quand l’Amour irradie l’Etre
en volutes d’Eternité !
Assis sur le muret de pierres sèches du courtil, je guettais la clarté vespérale quand la lune rousse* apparut dans sa robe d’organdi.
D’où venait-elle ?
D’une fête où les feux de la terre lui donnèrent ce nom ?
Dame Rousse portait en elle la braise et le chant des volcans.
Emerveillé, je retenais mon souffle.
C’était comme si les pinceaux du peintre de Vienne m’offraient la grâce.
La lune rousse montait, sereine dans le ciel indigo.
Au chant du hibou, elle se métamorphosa et devint la Danaé de Gustave Klimt.
Avec deux soleils dans les yeux, elle virevoltait sur la voie lactée.
Symbole de la beauté charnelle et sensuelle, ses hanches s’enroulaient de tendresse.
Elle dévoila son intimité dans ses attitudes les plus secrètes.
A la quintessence de la volupté, la porte du paradis s’ouvrit et les étoiles dansèrent sur une valse de Chopin, assurant des lendemains qui chantent.
La lune rousse commence chaque année le premier jour de la nouvelle lune suivant le dimanche de Pâques.
En cette année 2021, elle arrive lundi 12 avril.
Homme au milieu des choses
Toujours vigilant, jamais indifférent
Je suis heureux de vous inviter,
En toute amitié, à partager
Au gré des arcanes du temps,
A travers mots et maux,
Mes émotions, mes colères,
Mes révoltes, mes amitiés
Les amours de ma vie,
Mon amour de la vie
Sans jamais oublier que
Riches de nos différences
Et du devoir de tolérance
Nous appartenons tous
Avec nos qualités, nos défauts
A un immense archipel humain.
Je suis heureux
De vous inviter à me suivre
Sur les chemins
De mes Errances choisies,
Au moment où tant d’humains
Sont, sans l’avoir souhaité.
Injustement jetés sur les routes,
Pour avec Vous
Semer des graines de Paix.
Alors la nuit... lorsqu'il fait beau...mezzo forte...pianissimo
Je dors d'un trait qui tombe à l'eau
C'est un sommeil qui irradie, des ors coulant sur les courtines
Voile funèbre ? Voile à berceau ?
Voilà le calme d'outre-flots qui se décline en fleurs d'épines
de longs calices en apnée qui se révèlent sans un bruit
des girofrêles ou des hublots selon la folie de la nuit
par où s'infiltrent les oiseaux, les sombréros, les boléros
C'est la question des rimes en haut
des Juliette et des Roméo...
Dans la verdeur du parfum d'eau, on ressent au fil de la peau
le bruissement des étamines mine de rien et c'est très beau
On goûte aussi à leurs couleurs mezzo forte... fortissimo
qui vous pianote un peu la peau
J'ai près de moi toutes les clés de cet orgue des profondeurs
celle du sommeil de prestige où tout vous est enfin rendu
La pesanteur n'existe plus ni ses poignantes adhérences
Les infinis bleus se mélangent, rien n'est perdu
La voix arrive à fleur de cœur :
« Laisse courir les turbulences qui ont tenté de te noyer
ton cœur est neuf et accordé à la symphonie positive
Vois-tu combien les jours s'éclairent à la lumière de tes nuits ?
Les jours vécus sont des mirages bien déployés
Prépare-toi au grand silence, toi l'intuitive ... »
Les hommes traînent à leurs pieds
Les chaînes de l’éternité
Bien lourdes à soulever
Dans ce noir sidéral,
Une légère mélopée pourtant
S’élève doucement
Aux sources troubles de la mémoire.
L’entendez-vous ?
C’est une larme mélancolique
Faite de cristal et de givre
Qui brille
Dans la nuit des temps.
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...