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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 07:45
Victor Hugo et Eros, l’ambivalence d’une enivrante fragilité. – Michel Bénard
Œuvre de Victor Hugo :« Sub clara nuda lucerna », (Nue sous la claire lumière de la lampe)
 
 
«  Elles viennent vous embrassent,
Vous éblouissent et passent.../... » VH(1)
 
L’érotisme chez Victor Hugo est un véritable paradoxe entre la retenue littéraire discrète et la passion humaine et physique effrénée.
L’œuvre dans sa généralité occulte plus ou moins l’aspect sensuel, charnel pratiquement passé sous silence. En filigrane.
Nul n’ignore cependant combien l’immense écrivain, poète et artiste aussi, que fût Victor Hugo avait une renommée bien fondée d’être une forte nature, insatiable amoureux.
Cependant son œuvre est assez peu révélatrice lorsqu’il s’agit de sensualité exacerbée, la sexualité est drapée d’un voile pudique et pourtant Victor Hugo était plutôt très libéré sur le plan charnel, volupté, passion, voire un certain désir de débauche qui ne l’effrayait nullement et d’amours idylliques, puritaines, il basculait aisément à des jeux érotiques des plus sulfureux. Voici ce qu’il en dit :
 
« Ce qu’on appelle passion, volupté, libertinage, débauche, n’est pas autre chose qu’une violence que nous fait la vie. »
 
La pudeur, la retenue est pratiquement de règle avec son épouse Adèle Foucher au début tout du moins, mais pour ses amours illégitimes qui furent, en premier lieu Juliette Drouet la favorite, mais également Léonie Biard, Blanche Lanvin, sans oublier ses odalisques comme la jolie actrice et modèle Alice Ozy (Justine Pilloy) que peignit magnifiquement Théodore Chassériau. Victor Hugo leur écrivit des textes extrêmement sensuels, quant à la révélation de ces écrits il fût des plus discrets.
Grande ambivalence de la vie amoureuse officielle, clandestine et de l’œuvre.
Néanmoins, oui, dans certains de ses écrits il sacrifie au dieu Eros, il suffit de songer au recueil « Les Orientales » au roman « Notre Dame de Paris » avec la troublante sauvageonne Esméralda qui rendit encore un peu plus fou le pauvre Quasimodo transfiguré. Nous pensons aussi à «  L’homme qui rit » où certaines pages flirtent avec l’imagerie érotique de l’époque. Et Victor Hugo souligne :
 
« Platon disait, à l’heure où le couchant pâlit :
Dieu du ciel, montrez-moi Venus sortant de l’onde !
Moi, je dis, le cœur pleure d’une ardeur plus profonde :
Madame montrez-moi Vénus entrant au lit ! »
 
La poésie intimiste chez Victor Hugo transpose un univers pétri de désirs, de pulsions, de fougues, d’énergie émotionnelle, ce dont ne manque pas Victor Hugo, lui qui était habité par une sexualité épanouie et florissante.
Il est bien connu, que durant le XIX ème siècle ses contemporains et lui sont épris de sensations orientalistes, exotiques, liées à une grande soif d’aventure, de rêve et de phantasme.
Victor Hugo écrit :
 
« La liberté d’aimer n’est pas moins que la liberté de penser. »
 
Excellent artiste, Victor Hugo comme nous le savons, dessina ou peignit un certain nombre de nus, sortes d’odalisques selon la tendance de l’époque. Il nous laissa quelques petites ébauches délicieuses et délicates un tantinet subjectives.
Sa fougue sexuelle débridée est tout à fait en adéquation avec son œuvre, puissante, débordante, lyrique, dithyrambique, théâtrale, phénomène qui d’ailleurs est tout à fait approprié à l’esprit du XIX ème siècle dans certaines couches de la société disons bourgeoise, où emprisonnée dans le puritanisme ambiant et l’entrave de la religion, vont se confesser à l’église avec femmes et familles, afin de mieux pouvoir aller s’encanailler au bobinard ou autres salons mondains.
Victor Hugo n’est pas dupe car même s’il les provoque, il a conscience des risques encourus, et voici ce qu’il écrit :
 
« À l’instant où la femme naquit est morte l’innocence. » Elle est «  l’être en qui Satan avec Dieu se confond. »
 
Nous clôturerons ce survol «  érotico-poétique » sur l’image de la remarquable sculpture préparatoire d’Auguste Rodin, puisqu’il s’agit d’un grand plâtre représentant Victor Hugo en vieil homme, intégralement nu, assis sur un improbable rocher, face à une œuvre du célèbre peintre symboliste suisse Arnold Böcklin où le dieu Pan jouant de sa flûte semble inviter le poète pour encore une ultime fois à écouter le chant des sirènes pour vivre encore une fois les folles ivresses de l’amour. Et de conclure :
 
«  Certes, elle n’était pas femme et charmante en vain,
Mais le terrestre en elle avait un air Divin.../...
Elle acceptait l’amour et tous ses incendies.../...
Ne se refusait point et ne se livrait pas ;
Elle savait se faire esclave et rester reine,
Suprême grâce !.../...
Que d’avoir tout donné sans avoir rien perdu !.../...
Et couchée sur le lit, semblait sur une cime.../...
Et c’était la grandeur de cette femme étrange
Qu’en cessant d’être vierge elle devenait un ange. »  (Extraits)
 
Fermons ce paragraphe sur ce qui fut toujours le paradoxe de l’homme qui fut l’un des plus grands poètes de tous les temps.
Pris dans l’étau d’un œuvre existentiellement magistrale et de l’embrasement d’une charnelle et brûlante passion amoureuse.
 
©Michel Bénard.
 
(1) extrait du poème «  Femmes »
Michel Bénard a lu son texte à la fin octobre au Panthéon en hommage à Victor Hugo
 
Je remercie Michel de m’avoir confié son texte pour mon blog. C’est un honneur et une joie (Jean Dornac)

 
 
 
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:37
Ma et Gac - Ode
Création Ode©
 



Au brouillard venteux, un fil d'argent
Reliait les sept visages de l'amour
Au-dessus du gouffre des origines
L'attirance se faisait pierre de voûte

Ils étaient Un et le Nombre
Leur amour retenait les stades des eaux
Jusqu'aux confins des mers de neige
Et des battures des vagues de glace


Ils ouvraient toutes grandes leurs ailes
Dans la paix rose des vents
Lui, comme un jeune héron des solitudes
Elle, comme l'oiseau qui enjambe la nuit
Pour retrouver le jour

Et dans l'urne blanche de leur mémoire
Mai est venu cueillir les immortelles
Volées aux hivers et aux cimes des montagnes
Sous le poids des soleils et des lunes bleues


Soudain, très haut, dans l'obscurité de l'absence
La magie s'est tue
Un fracas, une fin du monde
La leur
Le héron fut blessé

Les vents se sont noués
La prunelle de la mort a tourné
En remous d'amères profondeurs
En rejets de poussières d'étoiles


Au crépuscule de son anniversaire
Elle resta seule
Regardant le passage hors du temps
De l'oiseau blanc
Déchirant l'espace
De son cri, son ultime souffle

Elle prit une plume à son aile
De l'encre et du fin papier
Un mince fil de soie et de coton
Lui donna le goût d'en faire une broderie
Ainsi naquit la légende de MA et Gac


Ode
©
16 novembre 2002
 
 
 
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 07:36
Le calame de la nuit – Jean Dornac
 
 
 
 
 
Un rayon de lune
Est venu frapper mon carreau
Dessus il a gravé des runes
Tout en faisant des ronds dans l’eau
 
J’ai pris ce calame de la nuit
Pour graver mon nom et le tien
Sur une page vierge de ton esprit
Avec un anneau fait d’or et de rien…
 
Rien, crois-moi, est un monde en soi
Il contient le vide et le trop-plein
Il prendra soin de ton cœur de soie
Il gardera notre amour tel un fidèle chien
 
Si tu m’offres les merveilles de ton cœur
Je serai le bouclier de ton bonheur
Si tu veux bien de mon esprit
Je te donnerai mon corps, jour et nuit…
 
Je me sens capable d’être ton chevalier
De porter tes couleurs à chaque joute
Mon cheval par amour sera ailé
Pour que ne t’envahisse nul doute !
 
Viens, allons sous les rayons de lune
Nous promener dans la lande
Avant d’aller nous allonger sur la dune
C’est l’amour qui le commande…
 
Ô lune, compagne de nos amours
Attire-nous encore et toujours
Et que par ta force d’attraction
Vive à jamais notre passion…
 
©Jean Dornac
Lyon, le 6 novembre 2016

 
 
 
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 07:40
PASSEROSE - Pierfetz
(Passé et rose trémière )
 
Le vieux mur - AFT ©
 
 
 
 
Je suis parti aux perce-neige,
La vieille maison s'écroulait,
Fête finie, adieu manèges,
Ma jeunesse ainsi s'envolait.
 
Les volets blancs claquaient au vent,
Et sur le verglas de la vie,
Je me suis rappelé souvent
La jeunesse de mes envies.
 
Me voici enfin de retour.
La nature a bien fait son oeuvre,
Avec la venue des beaux jours,
Les rosiers peignent un vrai chef-d'oeuvre.
 
Rosée sur toile d'araignée,
Arc-en-ciel des années d'antan,
La vieille bâtisse reste imprégnée
Des amours mortes depuis longtemps.
 
Les mousses cachent ce vieux cimetière,
La vie est là et vient encore,
Passe pierraille, roses trémières,
Habiller ce temple d'Angkor.
 
Je viendrai ce soir, au couchant,
Guetter leur ombre dans la nuit...
La maison sera comme avant
Le jour où mes amours ont fui.
 
Pierfetz ©
 


 
 
 
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 07:41
L’amour défendu – Salah Bekka
 
 
 
 
Au feu brûlant en moi,
J’ai ajouté une flamme,
Celle qui venait de toi,
Quand t’es devenue femme,
 
Bien avant ton mariage,
Tu jouais à la gamine,
Tu faisais bien la sage,
En me cachant tes lignes.
 
J’ai attendu durant,
Dans ce segment d’espace,
En aimant ce moment
Qui t’a alloué l’audace,
 
Tu parlais à mon cœur
Sans distinguer l’erreur,
En souhaitant une place,
Dans mon monde de rapace ;
 
Je t’ai prise sous mon aile
Au-dessus des nuages,
Je t’ai montré ce ciel
Et la source des mirages,
 
Je t’ai dévoilé mon nid
Et ses plumes veloutées,
Tu as caressé mon lit
Sans pouvoir l’habiter.
  
Devenus révoltés
Du devoir conjugal,
Nos cœurs furent obligés
De violer cette morale,
 
Qui a fait de nous deux
Des chapardeurs d’instant,
Tout en savourant ce peu
Qu’a libéré le temps.
 
Cet amour défendu
S’est lié au passé
Et sa ferveur a rendu
Ses parcelles éclatées ;
 
Aujourd’hui tout s’éloigne
Dans le devoir de chacun,
La logique tient notre poigne
Vers notre unique destin.
 
©Salah BEKKA. Auteur
Fleurs, Épines et Frissons…
Paru au : LES ÉDITIONS DU NET
92150 Suresnes France



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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 07:45
Le mime – Claude Gauthier
 
 
 
 
Le mime est là. Plus rien ne bouge…
Il s’est figé, juste le temps
Autour de son si gros nez rouge,
De s’apprêter. Soudain les vents,
 
Du songe bleu qui le transporte,
Soufflent de-ci, de-là, partout,
L’épure et chimérique et forte
De ses secrets, mis bout-à-bout !
 
Dans les geysers de son silence,
D’un geste sûr il nous saisit,
Nous enveloppe et nous balance,
Sur les manèges qu’il brandit !
 
A qui regarde, il lui suggère
Dans chaque mot qu’il ne dit pas,
Que la vie a pour passagère
La folie et ses branle-bas !
 
Surprends nos cœurs Mime qui danse
En silence avec tes discours
Et thaumaturge – ultime chance –
Nous guéris aux jeux de tes tours !
 
© Claude Gauthier



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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 07:44
L’enfant du soleil – Michèle Freud
 
 
 
Par hasard, en me promenant le long de la Florieye, j’ai rencontré un enfant assis dans l’herbe : ce fut pour moi comme une apparition miraculeuse ; il émanait de lui une sorte d’énergie spirituelle et son visage semblait contenir tous les secrets du monde. Sans bouger, je le regardai et je laissai l’émotion s’épanouir dans mon corps. Puis, je m’assis près de lui et entre nous s’établit un dialogue sans parole. Peu à peu, un sourire perla sur ses lèvres. Alors, comme par magie, l’ombre devint lumière et les pierres  semblèrent soudain fleurir.
 
Je pressentais que j’aillais vivre un événement hors du commun et je n’osais rompre ce silence, un silence brodé de rêves et de tendresse. Cependant, je pris délicatement la main de ce mystérieux enfant et je rencontrai son regard doux et plein d’espoir. J’étais très émue, incapable de dire un mot. Comprenant mon émoi, il se leva, m’offrit son bras et nous avons couru et dansé sur la prairie éclatante de soleil.
 
Puis vint pour nous le temps du repos. Soudain, un chant s’éleva tel un cerf-volant. C’était l’enfant qui lançait au ciel un bouquet de notes musicales, pures et cristallines dont la douceur me bouleversa et me transporta au pays de la poésie…
 
Après de tels moments, il était inutile de parler, le regard suffisait : de lui s’échappaient des mots fleurs, des mots soleil, des mots oiseaux. Quand le soir se posa, je n’avais pas bougé. Je tournai la tête un instant, attirée par un bruit insolite. Quand je voulus de nouveau regarder mon petit bonhomme, il avait disparu, absorbé par la nuit d’améthyste. Je vis seulement dans le ciel une longue traînée d’or. J’allais penser que cet enfant, je l’avais seulement rêvé, quand j’entendis encore une fois sa voix de cristal ; c’était comme si les étoiles voulaient me donner comme cadeau d’adieu, une chanson d’amour, un chant d’espoir, un chant partage, un chant promesse et toutes les notes colorées et lumineuses tombaient vers moi en cascades de perles…
 
Alors, je me levai lentement, je recueillis dans mes deux mains offertes quelques-uns de ces joyaux célestes et me doigts se refermèrent  délicatement sur ces précieux fragments de rêves, sur ces précieux fragments d’enchantement…
 
©Michèle Freud



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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 07:47
Voyance – Denise Bernhardt
 
 
 
 
Parfois il nous semble
Quand les journées vont l’amble,
Que l’on croise au large
De notre île rêvée,
Dormant au milieu
D’un anneau de turquoise.
Un jour on le rencontre,
Celui qui vous donne
Envie de vivre, et s’en défend
Avec la véhémence
Qui bouleverse le cœur.
Mais on le voit en mal d’espérance,
Les yeux perdus dans les espaces bleus
Où le temps n’a plus cours.
Alors on sait déjà,
La lumière qui emplira nos âmes,
Et l’ivresse des sens.

© Denise Bernhardt

Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.




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1 novembre 2016 2 01 /11 /novembre /2016 07:46
Les nœuds gordiens – Luce Péclard
 
 
 
Ces alliances qui se nouent
Et se dénouent un jour subit
Pour se renouer autrement
Avec des fils déjà rompus…
 
Et que faire des nœuds tranchés,
Des bouts ballants, flottant au vent ?
Peut-on les renouer entre eux,
Intervertir les destinées ?
 
De dénouements en dénouement,
De cap perdu en cap perdu,
Comment retrouver l’accostage,
La terre ferme et le bon port ?
 
Le bateau tourne sur lui-même,
Reste à saisir le gouvernail.  
 

© Luce Péclard
 
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 

 
 
 
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 07:42
 DAECH … A la dérive… - Gérard Gautier
 
 
 
 
 
Tu es en recherche de Toi-même,
Des richesses ignorées, de ton cœur, de ton esprit
De celles du Monde et des Humains,
Trouve les lumières de l’espoir
Ne te laisse pas aspirer, enliser
Par le sable mouvant de la négation de l’Autre
Ne suis pas aveuglément le crédo de la haine,
Blasphème insufflé par de lâches et veules esprits,
Ils respirent le néant et nient ton intelligence,
Te mènent vers les chemins de la désespérance
De la violence, de l’intolérance,
Ils t’envoient sur les sentiers de la mort,
Destructrice des aubes enchantées de soleil,
Du parfum musqué de la rose, de ta Mère.
Ils veulent que jamais tu connaisses
Le sourire de l’enfant né de la femme
Que point tu auras,
Tu ignoreras les riches souvenirs
De la vie de tes anciens
Par toi, attristés, déçus, humiliés,
Ne crois pas les vilénies nihilistes
Qui t’envoient au tombeau,
Faisant victimes innocentes et noirs deuils.
Tes parents, tes sœurs, tes frères, tes amis,
Tes compatriotes déjà paient,
Les crimes de tes frères en déshérence,
Le lourd tribut de l’endormissement
De la conscience à toute humanité.
Après ton trépas tu ne rejoindras pas
Le paradis vanté que tu imagines,
Il n’y aura pas de vierges à t’attendre.
Elles ont toutes été violentées dans leur corps, leur âme,  
Avant d’être assassinées comme l’est l’Humanité.
Elles t’attendent pour te faire connaître les feux de l’enfer !
Réveille-toi de ton cauchemar, il est encore temps,
Choisis les rivages de la Vie, de la Paix.
 
©Gérard Gautier
Saint-Brieuc 20 octobre 2016
 
 Ambassadeur de la Paix
 Honoré par cette distinction pour le poème «Avenirs décimés» et l’ensemble de ses actions en faveur de la Paix
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