Dessin de Xavier du site rlass – Cliquez sur l’image pour y aller…
Cette fois-ci, ça devient inquiétant.
Jusqu’ici, tout semblait réglé comme du papier à musique et, aujourd’hui, comme par hasard, après un réveil en fanfare, quelqu’un que je ne connais pas ose avancer que ce poème fabriqué avec des bouts de ficelles serait le nœud du problème.
L’inconnu dont je fais mention aurait-il été assez soûl pour venir se rincer la cornemuse à nos dépens et ainsi noyer son chagrin sur un air de flûte à champagne évidemment remplie à ras bord ?
Quand ce que l’on pensait n’être en réalité qu’un soupçon de fantaisie coule à flots, il y a parfois de quoi sombrer dans la folie et se dire, avec raison, que c’est le moment ou jamais d’accorder ses violons ou de jeter l’encre avant de mettre les voiles.
À l’automne finissant Avant les pleurs des feuilles mortes Sur l’humain souffrant, Se souvenir des mots tissés dans la nuit Couchés sur le manuscrit inachevé, Saisir le fil des pensées jaspées d’or Caressées par la mélodie du vent, À l’heure où les mailles du soleil Lissent le voile ondulé de l’aurore Enlacer le lien fluide et fragile À l’hélice de la volute céleste Qui délivre son ferment secret de vie. À l’automne frémissant Libérer la beauté des reflets du rêve Et rassembler les flammes éveillées En un manifeste intemporel.
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Dans une villa près de la côte varoise, une femme était inquiète, la météo prévoyait une forte canicule et des vents violents.
« Tu ne vas quand même pas te baigner par un temps pareil » dit-elle à son fils qui s'apprêtait à partir.
« Ecoute, petite mère, je n'ai pas l'intention de me priver d'un petit plongeon. Arrête donc de te centrifuger le sang, c'est mauvais pour le cœur. A l'avenir, tes conseils, balance-les aux oubliettes car j'en ai vraiment ma claque. » Et il déguerpit rageusement. Tout excité, il monta dans sa petite auto et prit la direction de la mer. Il roulait lentement, trop lentement, à cause d'un teuf-teuf qui n'en finissait pas d'escargoter. Pour échapper à cette galère, il s'embringua sur une petite route, persuadé qu'elle le conduirait à une plage. Mais très vite, il dut slalomer entre de grosses pierres.
Brusquement, il n'y eut plus de chemin, seulement du sable, à perte de vue : le désert, inhospitalier et si inattendu que l'homme crut, pendant quelques instants, qu'il funambulait sur le fil du rêve. Pour couronner le tout, un gros soleil à la mine réjouie se donnait à fond pour créer une chaleur de crotale. Dans son œuvre, il était aidé par le vent, un vent turbulent qui s'amusait à faire les 400 coups et soufflait son haleine brûlante sur tout ce qu'il touchait.
Le gars sortit de sa guimbarde et regarda, hébété, ce paysage en délire. Il hésita quelques secondes seulement et se mit à marcher en marmonnant : « il faut que je la dégote cette mer, elle ne s'est quand même pas fait la malle. » Mais avancer dans cet enfer, cela frisait la folie. Pourtant, au début, il alla d'un bon pas. Mais très vite, le soleil freina son élan. Après avoir résisté pendant quelques heures, la chaleur parvint à déboussoler notre énergumène et la peur pénétra dans tout son être. Malgré tout, il trouva encore la force d'avancer, à pas lents, certes, mais il avançait, le dos voûté, les yeux baissés. C'est alors qu'il l'aperçut. Petite, fluette, mais éclatante de lumière, une fleur jaillissait du sable. Lui qui ne s'était jamais intéressé aux merveilles de la nature car seul comptait son ordinateur, s'agenouilla pour contempler cette vie offerte. Cette fleur, avec sa beauté, sa force, sa résistance, sa volonté de vivre, fut pour lui, à cet instant, l'être le plus précieux au monde. Il sentit alors en lui, des choses qui se mettaient en mouvement, circulaient, vibraient, chantaient.
Soudain, il prêta l'oreille, il entendait comme un mugissement. Et si c'était la mer ? Il se redressa aussi vite qu'il put et se remit en marche. Il allait en titubant, en zigzaguant, tombant et se relevant, soutenu par une force, celle d'une fleur, si petite pourtant mais dont la lumière, l'éclatante lumière le transportait et le métamorphosait.
Enfin il la vit, belle, attirante, rafraîchissante. Encore quelques pas et il s'affala sur le sable mouillé et resta immobile, inerte. Toute la nuit, vague après vague, la mer le berça. Au petit matin, l'homme ouvrit les yeux et regarda, émerveillé : « Que le monde est beau dit-il et que ma joie d'y vivre est grande... »
Ma première rencontre avec des lectrices et lecteurs qui le souhaiteraient se déroulera ce vendredi 14 septembre, dans les locaux de la Société des Poètes Français, 16 rue Monsieur Le Prince, 75006 Paris.
J’espère rencontrer celles et ceux qui le pourront, ce jour-là.
Au plaisir de vous rencontrer !
Jean Dornac
* * *
Extrait de l’invitation lancée par Michel Bénard que je remercie de tout cœur :
Présentation et signature du récent ouvrage " Grain de Vie " de Jean DORNAC publié aux Éditions des Poètes français.
Le Vendredi 14 Septembre 2018 à 16h
Seront présents autour de Jean DORNAC, poète mais également réalisateur et animateur du site " Couleurs et Poésies 2" :
Jean-Charles DORGE Président de la Société des Poètes français et Michel Bénard son préfacier.
Une lecture de quelques extraits du recueil sera donnée.
L'auteur restera à votre disposition pour répondre à vos questions et bien entendu pour vous signer son ouvrage.
A bientôt donc dans le partage, la convivialité et pour clôturer la séance, le petit verre de l'amitié.
Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...