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23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 06:49
Photo J.Dornac©
 
 
 
Je cours aux quais de Seine.
Je cours vers l’eau,
Plomb, métal,
Nacre, argent.
Plomb, métal,
Soleil saignant,
Je cours vers la lumière de l’eau. 
Pluie d’or du soleil dans le remous des péniches,
Pluie blanche des oiseaux tournoyant fous,
Pluie d’ocelles sur friche de pierre.
Et la lumière crie sous les ailes.
Et la lumière plie sous les ventres.
 
Assise au parapet, je suis vent et lumière.
Assise ceinturée de Pierre à pierre,
Au refuge de mes yeux un trésor.
Je me penche. Il me serre,
Au refuge de ses bras, s’éloignent les torts.
 
©Béatrice Pailler
Décharge la revue
N° 177 Mars 2018  




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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 06:55
Rimbaud alité après le « drame de Bruxelles », juillet 1873 (tableau peint par Jef Rosman, musée Arthur-Rimbaud).

 

 
Du lavoir où rêva Rimbaud
S’élève un voile sauvage
Drapant le bateau ivre
Qui emporte le poète
Dans sa folie des voyages sans retour.
 
Il vogue sur des mers tumultueuses,
Il va de pays en pays
Jamais rassasié
Cherchant sans cesse le bonheur
Et la raison de vivre.
 
Du lavoir où rêva Rimbaud
Il ne reste plus
Qu’un miroir reflétant les cieux.  
 
©Eliane Hurtado
 
  


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21 septembre 2018 5 21 /09 /septembre /2018 07:03
Dessin de Xavier du site rlass – Cliquez sur l’image pour y aller…

 

 

 
 
Cette fois-ci, ça devient inquiétant.
Jusqu’ici, tout semblait réglé comme du papier à musique et, aujourd’hui, comme par hasard, après un réveil en fanfare, quelqu’un que je ne connais pas ose avancer que ce poème fabriqué avec des bouts de ficelles serait le nœud du problème.
 
L’inconnu dont je fais mention aurait-il été assez soûl pour venir se rincer la cornemuse à nos dépens et ainsi noyer son chagrin sur un air de flûte à champagne évidemment remplie à ras bord ?
 
Quand ce que l’on pensait n’être en réalité qu’un soupçon de fantaisie coule à flots, il y a parfois de quoi sombrer dans la folie et se dire, avec raison, que c’est le moment ou jamais d’accorder ses violons ou de jeter l’encre avant de mettre les voiles.  
 
©Michel Duprez
  



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20 septembre 2018 4 20 /09 /septembre /2018 06:42
Photo J.Dornac©

 

 

 
 
Les oiseaux font des ronds
Entre les nuages vagabonds,
Filant tels des fous volubiles,
Montant et piquant en vrille...
Ils jouent, petits clowns joyeux,
Ils volent, le cœur heureux,
Légères boules de plumes
Eclaboussant la lune...
Ils virevoltent, dansent,
Tournent, se balancent,
Hésitent entre la terre et le ciel
Comme un amour éternel...  
 
©Lydia Montigny
 
 
 
 
 
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19 septembre 2018 3 19 /09 /septembre /2018 06:44
Œuvre de Gérard Beaulieu©
 
 
 
 
 
 
Son regard de douceur
Traverse les étoiles
En prémices d’un rêve surréel.
Elle réinvente le feu,
Recompose la lumière,
Femme source d’énigme
Au seuil de l’inconnu,
Femme aux lignes brisées
Fragile comme le vol éperdu
D’un jeune oiseau bleu.
Elle décrypte sur le sable
Le langage idéogramme,
La féerie des calligrammes,
Images d’une lune
Qui roule sur les palmes.
C’est l’espoir renaissant
D’une terre spoliée,
Que fertilise le voile diaphane
D’une fine bruine.
Femme chamarrée porteuse
De germes et de fruits,
Disparaissant dans les brumes
Irisées de chaleur,
Où son regard de tendresse
Dispense sur nous comme une caresse.  
 
©Michel Bénard.





 
 
 
 
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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 06:01
Photo J. Dornac©

 

 

À l’automne finissant
Avant les pleurs des feuilles mortes
Sur l’humain souffrant,
Se souvenir des mots tissés dans la nuit
Couchés sur le manuscrit inachevé,
Saisir le fil des pensées jaspées d’or
Caressées par la mélodie du vent,
À l’heure où les mailles du soleil
Lissent le voile ondulé de l’aurore
Enlacer le lien fluide et fragile
À l’hélice de la volute céleste
Qui délivre son ferment secret de vie.
À l’automne frémissant
Libérer la beauté des reflets du rêve
Et rassembler les flammes éveillées
En un manifeste intemporel.  

©Nicole Portay
 
 
 
 

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13 septembre 2018 4 13 /09 /septembre /2018 06:31
Permettez-moi de recommander la lecture de ce site – Cliquez sur la photo
 
 
 
 

Dans une villa près de la côte varoise, une femme était inquiète, la météo prévoyait une forte canicule et des vents violents. 

« Tu ne vas quand même pas te baigner par un temps pareil » dit-elle à son fils qui s'apprêtait à partir.

« Ecoute, petite mère, je n'ai pas l'intention de me priver d'un petit plongeon. Arrête donc de te centrifuger le sang, c'est mauvais pour le cœur. A l'avenir, tes conseils, balance-les aux oubliettes car j'en ai vraiment ma claque. » Et il déguerpit rageusement. Tout excité, il monta dans sa petite auto et prit la direction de la mer. Il roulait lentement, trop lentement, à cause d'un teuf-teuf qui n'en finissait pas d'escargoter. Pour échapper à cette galère, il s'embringua sur une petite route, persuadé qu'elle le conduirait à une plage. Mais très vite, il dut slalomer entre de grosses pierres. 

Brusquement, il n'y eut plus de chemin, seulement du sable, à perte de vue : le désert, inhospitalier et si inattendu que l'homme crut, pendant quelques instants, qu'il funambulait sur le fil du rêve. Pour couronner le tout, un gros soleil à la mine réjouie se donnait à fond pour créer une chaleur de crotale. Dans son œuvre, il était aidé par le vent, un vent turbulent qui s'amusait à faire les 400 coups et soufflait son haleine brûlante sur tout ce qu'il touchait.

Le gars sortit de sa guimbarde et regarda, hébété, ce paysage en délire. Il hésita quelques secondes seulement et se mit à marcher en marmonnant : « il faut que je la dégote cette mer, elle ne s'est quand même pas fait la malle. » Mais avancer dans cet enfer, cela frisait la folie. Pourtant, au début, il alla d'un bon pas. Mais très vite, le soleil freina son élan. Après avoir résisté pendant quelques heures, la chaleur parvint à déboussoler notre énergumène et la peur pénétra dans tout son être. Malgré tout, il trouva encore la force d'avancer, à pas lents, certes, mais il avançait, le dos voûté, les yeux baissés.
C'est alors qu'il l'aperçut. Petite, fluette, mais éclatante de lumière, une fleur jaillissait du sable. Lui qui ne s'était jamais intéressé aux merveilles de la nature car seul comptait son ordinateur, s'agenouilla pour contempler cette vie offerte. Cette fleur, avec sa beauté, sa force, sa résistance, sa volonté de vivre, fut pour lui, à cet instant, l'être le plus précieux au monde. Il sentit alors en lui, des choses qui se mettaient en mouvement, circulaient, vibraient, chantaient.
 
Soudain, il prêta l'oreille, il entendait comme un mugissement. Et si c'était la mer ? Il se redressa aussi vite qu'il put et se remit en marche. Il allait en titubant, en zigzaguant, tombant et se relevant, soutenu par une force, celle d'une fleur, si petite pourtant mais dont la lumière, l'éclatante lumière le transportait et le métamorphosait.

Enfin il la vit, belle, attirante, rafraîchissante. Encore quelques pas et il s'affala sur le sable mouillé et resta immobile, inerte.
Toute la nuit, vague après vague, la mer le berça. Au petit matin, l'homme ouvrit les yeux et regarda, émerveillé : « Que le monde est beau dit-il et que ma joie d'y vivre est grande... »


©Michèle Freud
 



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12 septembre 2018 3 12 /09 /septembre /2018 03:47
Ma première rencontre avec des lectrices et lecteurs qui le souhaiteraient se déroulera ce vendredi 14 septembre, dans les locaux de la Société des Poètes Français, 16 rue Monsieur Le Prince, 75006 Paris.
 
J’espère rencontrer celles et ceux qui le pourront, ce jour-là.
 
Au plaisir de vous rencontrer !
 
Jean Dornac
 
* * *
 
Extrait de l’invitation lancée par Michel Bénard que je remercie de tout cœur :
 
 
 
Présentation et signature du récent ouvrage " Grain de Vie " de Jean DORNAC publié aux Éditions des Poètes français.
 
Le Vendredi 14 Septembre 2018 à 16h
 
Seront présents autour de Jean DORNAC, poète mais également réalisateur et animateur du site " Couleurs et Poésies 2" :
Jean-Charles DORGE Président de la Société des Poètes français et Michel Bénard son préfacier.
 
Une lecture de quelques extraits du recueil sera donnée.
 
L'auteur restera à votre disposition pour répondre à vos questions et bien entendu pour vous signer son ouvrage.
 
A bientôt donc dans le partage, la convivialité et pour clôturer la séance, le petit verre de l'amitié.
 
Michel Bénard.
 
Visiter ou faire visiter notre site de la Société des Poètes Français  
http://www.societedespoetesfrancais.eu/  
ainsi que le blog
http://www.societedespoetesfrancais.eu/blog.html  
pour les activités culturelles.
 

 

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11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 06:44

 

 
 
 
Ô moments en plein vol,
Demeurez alouettes
Au ciel figé d’azur !
 
Bercez-y, protégé,
Le ballon de vos joies.
 
Eclatement ni fuite
Ne soient votre avenir,
Ni rapetissement
Votre imminent passé.
 
Restez là, dilatés,
Dans la béatitude.  
 
© Luce Péclard

Extrait du recueil de Luce Péclard, « LA FORCE DE L'ELAN » aux éditions du Madrier
 
 
 
 
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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 06:47
Gustave Courbet
 
 
 
 
Paupières froissées  de rêves, les  oiseaux
nocturnes  dégourdissent  leurs   rémiges,
étirent pattes et c ou. Ils vont  rythmer  la
musique des sphères.
Avec précaution, ils tendent leurs voilures
pour capter les arpèges du vent.
 
Voudraient-ils habiter les mythes ?
 
Derrière cet envol, une rumeur s’amplifie,
galops et aboiements s’y confondent ;
Silencieuse, une biche pleure : le grand cerf
N’est pas revenu.
 
La nuit tremble, rôde la mort.
 
©Nicole Hardouin.
Extrait du recueil « Prométhée, nuits et chimères » aux éditions de l’Atlantique, collection Phoibos.




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