Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
24 juillet 2021 6 24 /07 /juillet /2021 06:12

 


 

 
L’enfant pointe son doigt
pour montrer et se rapprocher,
L’adulte pour juger et éloigner,
L’artiste pour apprivoiser,
et prolonger son âme jusque-là...
 
©Lydia Montigny
  
Extrait du recueil « Exquis Salmigondis » aux Editions BoD-Books on Demand - Paris
 
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 06:52
Photo : Sucre d’Orge



                                                             à Jean-Loup Seban


C’était plaisir
ambassadrice du grand siècle
pensive effeuilleuse du temps
te voir jouer du luth
en ta robe de porcelaine
sous les vivats des chandeliers
et le velours des sarabandes

 

C’était plaisir
John Dowland (*) rougissait je te jure
quand s’accordait la révérence
aux tranquilles modulations
des contrechants de Ludivine

 

C’était plaisir
plus encore en ces temps funestes
soudain muets quand la torsade
des guirlandes et des guipures
frémissait sous tes doigts volages
et les incises de la strette

 

Ce fut plaisir
mais quand le reverrait-on ?
Il fallut bien rendre les armes
au soir de bleus ressourcements

 

Adieu romance et virelais
adieu gavottes et rondeaux
Demain ce sera l’indigence
faute d’un luth
             assurément
                            pour Ludivine


(*) luthiste et sublime compositeur anglais (+1626)
 
©Pierre Guérande    
 
 

 

 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 06:35


 

paresseuse, elle se retourne de côté,
son âme peint des touches d'églantines dans le ciel
les nuages la dissipent dans des flocons légers
des ailes d’oiseau au-dessus de la mer,
son cœur est psalmodié par les albatros à l’aube
un silence démesuré se cache sous ses paupières
dans ses yeux des univers naissent et meurent
ses larmes douces enivrent les oasis du désert
d’où s'abreuvent les égarés du monde
elle ne le sait pas,
ce n’est pas encore le temps
doucement, elle se retourne de côté
le rêve continue sous ses paupières
dans mon univers la nuit brille de ses étoiles
mon envie d’elle fait se lever le soleil

©Elina Adam
 
 

 

 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2021 3 21 /07 /juillet /2021 06:44

 


 
Des singeries pour combler le vide
De l’existence,
Du rafistolage
C’est du rafistolage de bas étage
 
Car rien ne peut détourner l’esprit
Du vide
Du vide intersidéral qui l’entoure
Et le mange
 
Mais je ne sais pas faire autre chose
AUTRE CHOSE
Que des singeries !
Oui, le silence m’insupporte et pourtant...
 
Le silence est mon (seul) avenir
 
© David Chomier    
Extrait du recueil « Soyons Bref » aux éditions Stellamaris
 
 
   
 
 
 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 06:53
Photo Grégory Rohart

 

 
 
Dans tes montagnes perdues
Dormant près des étoiles
Tout au bout de l’espace,
Quel infranchissable silence.
Et ce village qui marche
Tout au bout de la nuit,
N’existe que par les battements
De ton coeur où palpite ma vie,
Et par ton souffle,
Qui va doucement
A la rencontre du jour.

©Denise Bernhardt  
Extrait du recueil de Denise Bernhardt, « La mangrove du désir », aux éditions Le chasseur abstrait.        
 
 
 
 
 
 
 

Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
19 juillet 2021 1 19 /07 /juillet /2021 06:36

 

 
 
23 février
Tout l’art de l’orpailleur s’allie à la rivière,
Au lit de sable offert par-dessus son miroir.
Au fil des feuilles d’eau se déchiffre un bréviaire,
Sur le crible en treillis se tamise un terroir.
 
24 février
Au crible du regard, combien de paysages
Pour rejoindre une fois son espace et son lieu ?
Quels peuples traversés, quel torrent de visages
Pour s’établir enfin dans son propre milieu ?
 
25 février
Les jours en enfilade au milieu du courant
Délimitent le temps, inlassable mesure.
Sous les pieds du passant, perpétuel migrant,
Ils posent leurs jalons sans connaître l’usure.
 
A suivre…    
 

© Luce Péclard
Extrait du recueil de Luce Péclard, « LE GUÉ DES JOURS » aux éditions du Madrier        
 
 
 
 
 

 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0
18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 06:44

Une info importante pour moi et ceux qui me suivent et m’apprécient : J’ai appris mercredi soir que le jury du Prix Naji Naaman, prix international, m’a décerné un prix d’honneur pour mon recueil « Au carrefour des tristesses ». Énorme bonheur que je voulais partager avec vous toutes et tous

 

Je dois avouer que cette reconnaissance est une profonde joie ! Je n'oublie pas Sonia Elvireanu, c'est elle qui m'a présenté au concours, il fallait un parrain ou une marraine ! Et de même, je n’oublie pas Ode, merveilleuse artiste et poète  québécoise qui, la première, a cru en moi et m’a convaincu que j’étais poète.

Jean Dornac

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 06:24
www.lemoniteur77.com/le-cid-de-corneille


 

Poèmes Lauréats Concours Jeunesse SPF 2021

 

Inspiré du Cid ; I, 7 : « Le monologue de Rodrigue »

 

Que mes larmes coulent sur mon visage pâle,
Comme je souffre, mon cœur meurtri me fait mal,
Je devrais peut-être y mettre un peu de pommade.  
Mon père ou mon amant ? Dois-je choisir un camp ?
Pourquoi ? Car face à ce choix mon âme se fend !

 

Choisissant le Grand Amour mon père me blâme,
Mais si je choisis l’honneur, je trahis ma flamme !
N’y a-t-il vraiment aucune autre solution ?
Ne puis-je rien pour apaiser cette tension ?
Dans un duel à l’épée, par le fer de l’un
L’autre sera tué, se sera battu en vain.

 

Malgré ce choix douloureux pour moi l’amour prime,
Amant innocent, père ayant commis un crime.
Malgré ce choix cruel et tant d’hésitations,
Mon âme penche du côté de ma passion.
Malgré ce choix déchirant le feu de mon âme
Gagne contre un père qui déclencha ce drame.

 

Mon âme est ravie de voir ce choix enfin fait
Devant ce grand dilemme et sa difficulté.
Mon cœur est content de voir mon esprit choisir
Cupidon et de succomber à mes désirs.
Ce grand homme que j’admire amoureusement,
Depuis longtemps a reçu mon cœur dignement.

 

Mais mon digne père mérite mon soutien
Car sans lui aujourd’hui mon combat serait vain.
Alors que l’honneur a eu raison de l’amour,
J’aimerai Rodrigue à jamais et pour toujours !
Je dois tout de même soutenir ma maison
Même si ce choix n’est pas sans hésitations.

 

Les lauriers de ma famille sont si nombreux,
Tous appartenant à mon sang si valeureux.
Je choisis mon père, la gloire de mon sang,
J’aurais voulu choisir ma passion vaillamment !
Mais la dignité, le courage et la vertu,
Valent plus que mon cœur et mon âme perdus !

 

©Mélody CAILLER

– 4ème – PRIX PIERRE CORNEILLE 2020-2021
     
 

 

 


Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2021 6 17 /07 /juillet /2021 06:34


collection Fibre.s, éditions la tête à l’envers  (6€+ 1, 50 de frais postaux)


« Décembre a ses louves comme le temps ses heures : femelles efflanquées portant le don. Le silence inscrit dans leurs yeux se prolonge dans leurs pelages et l’amble de leurs pas, voué aux forêts, émarge au réel…. »


ce quelque chose de sauvage
........................
La nature règne, l’instinct ne demande qu’à vivre, et dans ces mouvements l’écriture parfois nous devance, bouscule nos prudences – alors naissent des apparitions, un sentiment de retrouvailles. Dans l’enfance déjà, les contes parlaient une autre langue qui traversait les apparences.

Avec Béatrice Pailler, cela s’éprouve par le corps – et le corps de la langue –, les jubilations qui naissent en sont végétales, animales, nocturnes et langagières.
Dans ses dessins, Valérie Rouillier porte une liberté, trace une sente plutôt qu’une route – elle incarne une spontanéité affranchie. L’acte poétique est fait de cette sincérité aventureuse.

Ainsi deux libertés ouvrent un bel espace où lire Louves devient une expérience, un ‘morceau de temps’ unique où le lecteur touche et déplie ce qu’il aime en lui de sauvage et d’amour de la langue, et à l’unisson des signes et des rythmes, des nuits, des forêts et des pages, nous touchons à la beauté.

Jean-Marc Barrier directeur de la collection Fibre.s


« Vieilles pierres, vieilles maisons, douceurs des pluies sur la mousse, vieux sentiers écornés du jour. Terre enceinte du destin, vert-dire. Un cerf, bois en feu, remonte à la source, une louve enfantine mord la bure des ombres, ici se parle encore la langue des oiseaux.. »


« La poésie de Béatrice Pailler est une quête. Elle vise, à travers une langue sensuelle et musicale, à réconcilier l’être et le Monde à la faveur d’une écologie mentale et généreuse. Qu’elle célèbre l’animal ou la nature, c’est toujours à la recherche d’une beauté qu’elle nous convie. Elle nous invite à la redécouvrir au plus secret du Monde et de l’intime. Poésie précieuse, pure, poésie du partage. L’œuvre de Béatrice Pailler nous invite à retrouver l’émotion des origines. Sa voix offre, en l’écrin ciselé du poème, tout un foisonnement d’images. Une gerbe d’inventivité, rare aujourd’hui. Lire Béatrice Pailler, c’est participer à une fête où l’intelligence et l’émotion célèbrent, par leur chant la beauté de la vie. »


Michel Lamart Poète


Louves poèmes en prose de Béatrice Pailler
collection Fibre,s / 6€+1,50 de frais postaux
Éditions la tête à l’envers, / 9 Petit ménetreuil58330 Crux La Ville
https://www.editions-latetalenvers.com/Louves.PF.htm

 

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 06:55
 
 
 
 
Mettre sous les verrous
les rumeurs féroces
qui rôdent et flottent
sans quille
 
sous les verrous, la faconde
celle d’un ténébreux tribun
qui bûcheronne son verbe
sans éloquence
 
Mettre sour pli
le brin subtil
d’un parfum
sans âge
 
le pli incertain
qui habite le murmure
de lèvres
sans péché
 
Mettre la main
à la pâte humaine
pour la soulager
sans merci
 
à la pâte qui lève
même sur les sables
d’un désert
sans ressource
 
Mettre le blé
en gerbes
pour honorer un soleil
sans détour
 
le blé en rayons de paille
furieusement dressés
hallebardes nourricières
sans effroi
 
Mettre le feu
aux parcelles du rêve
qui habitent nos cervelles
sans sommeil
 
le feu à ces urgences
que l’on croit si vitales
et qui nous dévorent
sans coup férir
 
Mettre la couleur
à ce caléidoscope
qui nous traverse
non sans peine
 
les couleurs qu’un infini
transfuse dans nos veines
et nos chairs attentives
sans que mort s’en suive
 
©Claude Luezior
 
Extrait du recueil « Clames » aux éditions Tituli
 
 
 
 

 
 
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
  • Contact

  • jdor
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...
  • Amoureux de l'écriture, poésie, romans, théâtre, articles politiques et de réflexions... Amoureux encore de la beauté de tant de femmes, malgré l'âge qui avance, la santé qui décline, leurs sourires ensoleillent mes jours...

Recherche