1 mars 2012
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08:24
http://www.executedtoday.com/tag/benjamin-moloise
Haïssable apartheid ! Abreuvé de quelle ire,
Te plaît-il de défaire et le luth et la lyre,
Rompre la corde où vibre un prophétique enjeu !
Pourquoi fosse creuser, lorsque témoigne un vœu ?
Ta puissance n'est rien, qu’une ombre fugitive
César ! Car l’aède pendant - vaine dérive -
Sur noire, sa peau noire entre en convulsion,
De ton sort annoncé, l’ultime obsession.
Ce corps abasourdi que brûlait la détresse,
Nous convainc de garder, sous couvert d'une ivresse
Légitime en son nom, encor, de conspirer,
Que pareil maléfice enfin, aille expirer.
Son vertueux déni par de-là cette offense,
Agite une rumeur, décrète une défense,
Exemplaire pour nous, porteur de liberté,
Contre ce que la mort monnaie en aparté.
Dès lors, au sacrifice il lui faut une rime,
César ! Ton parti meurt et que l'outrance grime
Autour d’une potence, où déjà condamnés
Ultimes, tes temps fous s’éparpillent vannés.
Benjamin Moloïse, en ces heures étranges,
Alangui ton été rougeoie en larges franges,
Répand dans nos jardins la pourpre de ton sang,
Que monte de la terre avec des chants, ton chant !
Ton martyre a marbré la feuille de mes lierres,
Incrusté tel, l'espoir aux marbres blonds des pierres...
Puisse frère, ta mort hâter l'avènement,
De tes justes refrains dans un monde qui ment ...!
© Claude Gauthier
* Le 18 Octobre 1985 était pendu un poète noir sud-africain victime de l’apartheid
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Claude Gauthier
29 février 2012
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08:09
http://www.venanson.fr
Attendre, simplement que la lumière
Pénètre la transparence des nuages,
Percevoir, les variations d’un violoncelle
A l’heure la plus sombre de la nuit,
Attendre, immobile un silence
Au-delà des rumeurs du monde,
Attendre, l’apparition d’une étoile
Dans l’opacité ténébreuse du ciel,
Attendre, dans l’aube vacillante
Le premier chant d’un oiseau,
Attendre, l’ultime idéal lorsque
L’amour vacille dans les claquements
D’une bannière déchirée au vent,
Entendre, après son baptême
La cloche de bronze battre à la volée,
Attendre, le nouvel homme
Dans l’espérance d’une épiphanie,
Attendre, en ce devenir incertain
D’aller cueillir des fleurs de sel.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
28 février 2012
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06:16
© Création de Ode - « Testament de Pénélope » sculpture de porcelaine.
Dans le courant subtil de l'invisible
de la mer originelle,
je renais à un nouveau corps sensible.
Renaissance désirée
~*~
Écoute le chant de la source
comme la flûte du berger !
Flamboiement de mon être
à ces sons angéliques.
~*~
Mes espoirs fabriqués de rêves
et de tourmentes,
s'en vont, avec le fleuve,
se jeter dans la mer.
~*~
Cueillir le vent sur la plage
à bout de cerf-volant,
nos coeurs d'enfant
s'envolent à hauteur d'oiseaux.
Extase sublime infusée.
Parfum essence de vie.
Sentir monter la marée
De nos amours inachevés.
~*~
Fusion des désirs aimantés,
amants d'au-delà les étoiles.
Astres physiques soudés
à la danse des amours folles.
~*~
Goûter la substance
d'un fruit savoureux,
d'une larme d'étoile,
d'un grain de sable.
~*~
Soleil de plomb
lourd sous la semelle du temps.
Source montagneuse,
désaltère les voyageurs de l'intemporel !
~*~
Temple sacré
aux colonnes composites,
tubulaires aux feuilles d'acanthe,
rituels occultes des déesses de l'amour.
Sibylle prophétisant
Des mers grosses et périlleuses
Aux navigateurs audacieux
En partance vers d'autres horizons.
Ignorée par l'orgueil de ces hommes
Qui accomplissent leur destin.
~*~
Cybèle, Mater, si belle
annonce au dieux
les jours à venir.
La Mesure du Temps est venue.
~*~
Rituels païens, incantations inaudibles
dans le lieu tenu secret
chargé de grands cèdres millénaires.
Nostalgie d'une vision antique.
~*~
Hommes conquérants
dominateurs et prétentieux
s'inventent religions et croyances
pour ne pas perdre l'Éternité
~*~
Lune éclatée de décembre
Soleil éclaté de mars
Sentiments éclatés des amours qui passent
Rires éclatés des amants heureux
~*~
Les forces occultes donnent naissance
aux rêves les plus fous
rappellent l'Oiseau Vermeil
avant la saison prévue
~*~
À l'horizon du soleil couchant,
éclairés les temples
de couleurs cramoisies.
Heure des rituels amoureux
~*~
Dans la Cité Interdite
il n'y a plus que structures et ruines.
Traces d'humanité
de temps lointains venue.
~*~
Déesses Gardiennes du Temple sacré
Déesses noires aux seins nus
Sans bouches et sans parole
Écritures-symboles, pouvoirs inconnus
~*~
Les statues gigantesques
enfoncées dans le sable de la plage
hypnotisent les marins
qui échouent sur l'île
~*~
Le Sylphe demande au grand oiseau
de porter un message tendre
à sa Sylphide ailée, son bel Ange.
Grandeur des amours celtiques
~*~
Senteur de papier artisanal
odeurs des pigments intégrés
images incasiques
volupté du regard et du toucher
~*~
© Ode
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soit.
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27 février 2012
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© Photo J. Dornac : Madame Pasteur - Jean-Antoine Gros (Louvre)
Quel est donc le génial créateur
Qui, un jour, conçu et dessina
Le visage féminin ?
J’ai arpenté mille chemins
Pour saisir l’infini degré
Qui sépare le beau du sublime
Je parcours les astres à la recherche
Du ciseau, de la plume ou du pinceau
Qui créa l’ineffable liturgie de la beauté…
Une courbe, un galbe, un trait magique
Qui m’inspirent une ode adorable
Une bouche dessinée à l’amour
Qui fait mon doux tourment
Des yeux noisette ou de biche
Aux notes tendrement ondoyantes
Des cils tellement fins et longs
Qu’on s’y perdrait avec délectation
Et des regards si troublants
Qu’on s’y damnerait avec bonheur
Ô merveilleux ballet de prunelles
Si délicat et affolant !
Des cheveux de pure soie
En vagues longues et ondulées
Ou coupés, mais à jamais romantiques
Blonds ou bruns, châtains ou noirs
Ils sont gracieux voiles de constellations
Où l’on voudrait se noyer à jamais
Nez aquilin ou en trompette
Il fait mon bonheur par son charme
Toujours dessiné à l’eau de la tendresse
Ah, si le nez de Cléopâtre…
Disait Pascal, le pâtre des Pensées…
Ou encore les poètes extasiés
Petits mentons, tantôt volontaires
Ou délicieusement romantiques
Ils dessinent si fidèlement la nature
De la dame admirée ou désirée
Rendant fou de bonheur
Les êtres aimés
Et cette peau satinée
Si douce au toucher…
Ce parchemin aux fragrances
De bonheur infini
Signe avec élégance
L’éternelle séduction
De la divine féminité
© Jean Dornac
Paris, le 25 janvier 2010
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Jean Dornac
26 février 2012
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08:17
© Pieter Bruegel l'Ancien
Je suis ce matin
porteur de bonnes nouvelles !
Nous revenons enfin
à l’heure du soleil
les enfants retrouvent
le rythme de la joie
les OGM sont interdits
l’argent n’existe plus
sous sa forme assassine
la misère est bannie
le sida et autres virus
débusqués par la science
ne déciment plus
la race des hommes…
Les peuples ont dit
NON à la guerre
NON à la spéculation
NON à la rentabilité
Non à l’injustice…
La politique devient
un véritable échange
entre les citoyens…
La Liberté… La Vraie
a maintenant un visage
Celui du Bonheur !
Mais que dites-vous ?
Nous sommes en Avril
LE PREMIER AVRIL !...
N’est-ce pas merveilleux
c’est le seul moment
où le Rêve
accède aux commandes
sous la forme d’un poisson
accroché dans le dos
de notre belle innocence !...
Si ce PREMIER AVRIL
s’installait pour de bon
en nous offrant
sous la forme cocasse
de ce poisson rieur
de ce poisson magique
la douceur de vivre
nous serions les êtres
les plus heureux de l’Univers !...
© Victor VARJAC
Antibes, le 1 AVRIL 2010
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Victor Varjac
25 février 2012
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© Hugues Gillet
Le vent des tropiques
Fera frissonner nos rivières jumelles,
Caressera nos isthmes et nos deltas,
Et les sables brûlants de nos doigts
Erigeront les grains de notre peau.
Les saisons mêleront sous les palmes
Leurs multiples splendeurs
Et les baisers des mers caribéennes
Empourpreront nos rivages.
Tu seras ma grève ruisselante
Dont les fleurs lunaires
Epanouissent l’écume du désir.
Nos gestes tisseront la lumière
Et comme le ciel et la mer des origines
Nous serons unis
Dans la fécondation vertigineuse des étoiles,
Pour que l’aube nous découvre
Enlacés, dans l’unique couleur de l’amour.
© Denise Bernhardt
2 Octobre 2006
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Denise Bernhardt
24 février 2012
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06:26
http://mayamumu.centerblog.net/rub-carnaval-de-venise.html
Vous seriez mousquetaire,
Piquée de la pointe de votre épée,
Je pousserais un petit cri,
Pour mieux vous laisser être mon corsaire.
Sans préliminaire,
Je vous laisserais nu-propriétaire de mon repaire.
(elle est facile, je vous l’accorde !)
J’aime tellement vous plaire.
Dans vos bras voluptuaires (si, ça existe !),
Pour deux sous pas sectaire,
Au-delà de ce qui est réglementaire,
Vous seriez largement prioritaire.
Pour vous je me ferais signe lunaire,
De mon amour vous seriez le dépositaire,
Et moi de vous récipiendaire,
Non, non ! je ne me contenterai pas du bon vieux truc du missionnaire !
Que diable, soyez téméraire, que dis-je, Solaire !
Osez votre savoir-faire,
Osez le spectaculaire,
L’imaginaire, mon mousquetaire, l’imaginaire !
Mais vous … toujours lapidaire.
Oui, vous me l’avez déjà dit.
Vous n’en avez rien à faire.
© Dominique Dupuy
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Dominique Dupuy
23 février 2012
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07:49
http://chlem.skynetblogs.be/tag/immigration
Ce regard de forçat tellement effaré !
Pourquoi ? A la retraite, il a quitté la mine,
Depuis longtemps ! Mais le poursuit qu’il abomine,
Un reliquat d’angoisse en ses jours égaré
Trente ans, pour sa pitance il s’est aventuré,
Dans la houillère froide où l’angoisse rumine,
Et le traque toujours ; et dans son cœur chemine,
Comme un risque têtu de finir emmuré.
Le masque oblitéré par l’infernale combe,
Défié trop de fois par l’antre où tout succombe :
Espoir, sans-Dieu ni nom, orgueils et vanité.
Rien n’a changé pour lui, car le tiendront sans trêve,
D’irréversibles fers, à perpétuité :
Ses quatre fils ont pris dantesque, sa relève.
© Claude Gauthier
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Claude Gauthier
22 février 2012
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08:35
© Yvanel
Nos songes nous rassemblent,
Nous y croisons beauté,
Extase et volupté.
Alors, pareil au semeur
Je place en votre sein
La graine fertile,
Et sa virgule de lumière
Pour y pérenniser
L’hymne du libre amour,
Qui insuffle la vie
Jusqu’aux jachères du désert.
© Michel Bénard
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Michel Bénard
21 février 2012
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05:41
© Création de Ode - « Testament de Pénélope » sculpture de porcelaine.
Entre deux sommeils,
l'écriture
Entre deux soleils,
sculpture, peinture
Entre deux réveils,
toi, mon amour
~*~
Largue tes amarres
au cœur de mon âme
avant que le temps
ne me prenne entière
que les voiles embarquent le ciel
que le quai de mon amour
ne soit enfoui sous le sable de la plage
~*~
Nos amours marines
au goût de sel
préparent les grands voyages
au-delà de la mer océane
~*~
Dépassées les frontières de l'abandon
je parcours mes jours et mes nuits
à attendre qu'exultent
nos amours grandissantes
~*~
Ce ventre enfiévré à tes mots
peut souffrir mille maux
dans la seule espérance
que tu reviennes de ton errance
~*~
La faim exaspère ma chair
Mon art dévore mes énergies
Tes mots me ramènent à la santé
Je ne crains pas la famine
~*~
Tout est bouleversement
Dans le ciel de tes yeux
J'y vole, je m'y noie, je te bois
Ma vie en est toute retournée
~*~
La page blanche du silence
de nos amours-distance
a été griffonnée par nous
à l'encre sympathique
Langage encodé
Mots gardés secrets
Cryptés à jamais
~*~
Vole bel oiseau des montagnes
jusqu'à l'espace haut des neiges éternelles
Vole, être ailé
le soleil te réclame
~*~
L'oiseau vise la cible
pour ne pas improviser sa chute
De ses ailes majestueuses,
il pointe vers le sol
Magnifique puissance de la descente
~*~
Je bois le vin nouveau
du feu des entrailles
de la terre, des cépages
tortueux et anciens
Transgresser la soif
pour la seule aventure
de t'aimer
~*~
Les plages de l'aube
emportent la fatigue
de nos corps épuisés
de tant de jouissance
Survie de la nuit
~*~
Tel un Picasso
Formes insérées
Je me sculpte à toi
Oeuvre bicéphale
~*~
Sublimer en un langage sibyllin
Comme runes obscures
Comme lunes à rebours d'étoiles
Je garde mon mystère
~*~
J'exulte de bonheur
à la seule pensée de ton visage
J'exalte de toute mon âme
à la seule pensée que tu m'aimes
~*~
À l'infini du point de fuite
il y a la plage,
les galets de l'enfance
Itinéraire des grands oiseaux
À l'infini du point de fuite
il y a toi le mystère
perdu dans le magma
du chaos primitif
À l'infini du point de fuite
il y a l'initiation
Grandeur de la Connaissance
des secrets révélés
~*~
Nos grandes nuits blanches
à s'aimer, enveloppés de rayons de lune
Vermeille clarté, nous volons
comme dans un tableau bleu de Chagall
~*~
À ta fontaine, j'étanche ma soif
À tes fleurs, je me parfume
Dans tes hautes herbes, je t'aime
Dans tes nuages, je rêve
~*~
À l'ombre de la stèle du Temps,
portant des runes d'antan
des puissances occultes
protègent les amours interdites
À l'ombre de la stèle du Temps
une prêtresse veille
à ce que s'accomplisse le Jour
de la Grande Révélation
~*~
De nos amours-frontières
À l'extrême limite du désir
Je vois poindre de l'ombre la lisière
Des jours et des nuits torrides à venir
~*~
Silence, plus un mot
écoutons le cri des vagues !
Savourons ce langage
qui chante nos origines !
~*~
© Ode
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