10 avril 2012
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© Création de Ode - « Testament de Pénélope » sculpture de porcelaine.
Aimons-nous mon amour
Sans s'occuper de ce qui se passe au-dehors
Ainsi de la mer en furie, des tornades qui grondent
Aimons-nous mon amour
Ma chevelure ne craint ni le vent, ni orages
protégée par tes bras enveloppants
Aimons-nous mon amour
Autant que nous le pouvons
le temps file,
il ne faut pas que nous le perdions
~*~
Nos amours sauvages
comme chevaux de Camargue
Blanches, blanches
comme la mouette du berger
Bleues, bleues
comme ciels sans nuages.
Ne feront que grandir
à la verdure des prés
~*~
Je suis ta conquérante aux seins de neige
ta nymphe sortie de son cocon de laine
ta muse aux nuits de veille
ton feu de bois d'érable
Je suis celle qui t'aime
à l'heure de ta chevelure argentée
~*~
Poser ma tête sur ton épaule
Me reposer sur toi
Toute ouatée dans tes poils si chaud
Ton corps sentant bon la dune
Qu'il fait bon dans tes bras entourée
Mon jardin aux essences odeurs
Ma forêt de joie et de bonheur
Mon vent si doux
Ma mer si calme
Mon phare
~*~
Mes lèvres tressaillent à tes baisers
Mes tresses se défont sous tes ardentes caresses
Tremblante dans tes bras
Tu m'emportes loin
Me fais voir des mondes inconnus
Me fais vibrer à des sons nouveaux
Me fais devenir étrangère en mon corps
Émigrée de l'extase nouvelle
~*~
J'aime ta belle folie contagieuse
tes rires d'homme enfant
Ton enthousiasme, ton ardeur,
la création est ta sœur
Tu es Amour
~*~
Telle la rose sauvage
se frayant un chemin dans le bitume,
je veux à force de vouloir,
m'épanouir au soleil, ouvrir grandes mes pétales,
offrir mon calice à la face du ciel bleu.
En liberté je veux m'ouvrir,
je suis une rose sauvage.
~*~
Tu te souviens de nos rires d'étoiles
lorsque nous étions enfants ?
Tu te souviens des mystères que nous inventions
de notre imaginaire débordant ?
Tu te souviens de nos premières amours
nous avions dix ans ?
Tu te souviens des premières ruptures
marquées au fer rouge de notre mémoire ?
Tu te souviens de nos premières créations
bercées de promesses futures ?
Tu te souviens comme nous avons été heureux
fruits mûrs dans notre verger ?
Tu te souviens du jour
où nous nous sommes perdus ?
Il n'en reste plus que murmures
et des toiles au mur
~*~
Sais-tu qu'à chaque « Je t'aime »
Tu tiens dans tes mains un poème ?
Que tu mets dans ma tête une étoile
Que mon bateau hisse ses voiles
Que ma lune devient pleine
Que ma mer se fait sereine
Que l'oiseau se fait vermeil
Que le coquelicot devient merveille
Que les bleus et les ivoires de ma toile
Deviennent tes yeux et tes paupières opale
Tu sais maintenant la magie et le pouvoir de tes
« Je t'aime »
J'en ferai des sculptures, des toiles et des poèmes
~*~
Ma vie comme désert de feu,
mon âme en bas-relief
sans trop d'ombres portées,
demandent à étancher leur soif.
Ma gorge et mes lèvres sèches
osent à peine prononcer
ton nom
Mon Oasis
Mon Amour révélé
~*~
Assis par terre devant ce festin
vin fin, nappe bordée de dentelle
mets ravissant l'œil
comme dans une toile de Manet,
odeurs de menthe
effluves sensuels,
de toi, je suis l'amante
Festoyons mon amour !
Enivrons-nous !
Que la fête commence !
~*~
L'ivresse joyeuse enflamme
comme odes antiques
Féerie d'étoiles et d'astres cosmiques
enchantement au Cantique des Cantiques
~*~
Dans le creuset de l'alchimiste,
comme métaux transmutés,
je recueillerai, jusqu'au dernier,
les mots de ce Fleuve Sacré.
~*~
L'eau murmurante de la Source
accompagne à son rythme apaisant
le dormeur du dimanche
dans ses rêves d'enfant
~*~
Tes bras comme troncs d'arbres
me bercent doucement.
Ta sève est prête
à rompre l'écorce
Aimons-nous !
~*~
© Ode
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Ode
9 avril 2012
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07:15
© Les trois âges de la vie - Gustav Klimt
Nous sommes tous des enfants
Trop vite grandis
Passant des jours sucrés
Aux heures amères
Du rire aux larmes désespérées
Nous sommes tous des enfants
Qu’on oublie à l’âge des croisements
Qui s’oublient, se croyant grands
Perdant la virginité et l’ardeur
Des tendres premières années
Enfants, nous étions
Mendiants de l’amour
Que sont nos cœurs devenus
Et les mots murmurés
Au plus chaud de notre cœur ?
Adultes, en monde corrompu
Ne sommes-nous plus en quête
De quelques caresses, sourires
Ou parfums d’innocence perdue
De ce temps à jamais évanescent ?
L’enfant de jadis
Traverse un désert sans fin
A la recherche d’une source
De jouvence infinie
Et des souvenirs reniés
A peine effleure-t-il ce nectar
Que déjà il est tari…
Tête baissée, le môme embrigadé
Ecrase les rivaux
En ce monde d’amour banni
Et le voilà, à quarante ans
Déjà vieux et aigri
A se demander ce qui s’est passé
Et le voilà, déjà vieillard
Tous les vides consommés…
© Jean Dornac
Paris, le 8 février 2010
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Jean Dornac
8 avril 2012
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© Jean-Claude Renaud
Emporté par l'azur
Ces morceaux de toi de moi
Semés à tout vent
Sonnent la charge
Et partent en quête du firmament
Les oiseaux d'horizon
Qui à peine peuvent nous suivre
Nous crient de toute leur âme
Les dangers qu'il y a
Dans tout ces au-delà
Mais qu'importe
La plume est belle et légère
Et nous porte
Au seuil de ses lendemains...
Ah! vous, moi, un parchemin
Une aurore secrète
Et la plume qui glisse
Dans ma main
Un mot dans le silence
Tracé à l'encre de l'oie blanche
Love dans son écrin
Le mystère
« Aime » dit la page souillé de l'encre pure...
Et l'Univers étonné
Au milieu d'un sourire
Déploie son panache auréolé
« Entrez, dit-Il, cette page est pour vous...
Ici vivent les amants qui ne se sont jamais rencontrés... »
Yves Drolet©
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Yves Drolet
7 avril 2012
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http://podcastmcq.org/Nouvelle-France/accessible/fr/au_son_du_glas/index.html
Mais le poids des mots,
Le crédit qu’on leur accorde,
L’intérêt qu’ils présentent,
L’importance qu’on leur prête ?
Peu importe le prix qu’il faudra payer
Quand on aura pesé le pour et le contre
Pourvu que chacun y trouve son compte.
Tout ce qui sera déposé dans nos livres
Toutes affaires cessantes
Deviendra souffle de vie.
Partager les fruits de nos pensées
Est tellement précieux à mes yeux
Que je ne peux concevoir qu'un mot arrive à son terme
Et ne couperai jamais cette langue de feu
Ayant élu domicile
Au fond de ma lampe de poète
Dans l’espoir que les chants d’amour,
Les traits d’humour,
Les cris de joie
Ou de révolte
Aussi bien que les murmures
Continueront toujours
De voir le jour.
© Michel Duprez
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Michel Duprez
6 avril 2012
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07:31
http://boy-amazigh.skyrock.com/1105759510-un-enfant-amazigh.html
Je t’aime, enfant splendide, sourire délicieux
De l’air qui flotte torride sur les montagnes du sud,
J’adore tes yeux de feu où le soleil si rude
A déversé sa flamme et son amour heureux.
J’adore ton rire léger, tes dents de diamant,
Et tes cheveux bouclés où dort le jour rapide,
Le livre du désert que tes parents candides
Lisent sous la musique du sable et du vent.
Je t’aime quand tu écoutes les contes majestueux
Que ton limpide grand-père murmure à ton oreille
Quand, libre comme la brise, léger comme une abeille
Tu cours derrière le vol des oiseaux peureux.
J’aime ton pays antique, sa langue éblouissante,
Ses dieux toujours vivants, sa poésie vibrante !
© Athanase Vantchev de Thracy
Paris, le 28 mars 2012
Glose :
Amazigh, amazighe (n.m. et adj.) : Amazigh est le singulier de Imazighen, nom des Berbères en langue tamazight
(berbère). Les Imazighen (Berbères) sont les plus anciens habitants d’Afrique du Nord. Ils occupaient un immense territoire qui s’étendait de l'Ouest de la vallée du Nil à l'Atlantique et
comprenait l’ensemble du Sahara. Ils y fondèrent de puissants royaumes formés de tribus confédérées. Connus dans l’Antiquité sous les noms de Libyens, Maures, Gétules, Garamantes ou encore
Numides, ils connurent ensuite la conquête romaine, la christianisation, l'invasion vandale, la conquête arabe et la conversion à l’islam.
Les jeunes générations, férues de leur longue histoire, de leur langue, de leur écriture, le tifinagh, de leurs dieux
et de leurs traditions, embrassent avec ferveur l’idée d’un grand pays amazigh sur tous les anciens territoires où, en réalité, ils sont franchement majoritaires. Ils sont loin d’être Arabes
comme on a l’habitude de les nommer.
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5 avril 2012
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06:50
© Thierry Deschamps
Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !
Les mots sont fades,
Bien trop bohèmes
Et ma plume reste en rade.
Quel gros balourd !
Mes doigts sont gourds
Pour clamer mon Amour !
Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !
Si seulement tu voulais plonger,
Tout au fond de mes yeux.
Tu verrais l'océan s'embraser,
En un soleil radieux.
Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !
Ma voix s'enlise,
Dans la bêtise
Car je n'ose t'avouer,
Que je bredouille
Comme une grosse nouille !
Par peur d'être rejeté…
Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !
Si seulement tu voulais plonger,
Tout au fond de mon âme.
T'entendrais les étoiles chanter,
Oui ! Je vous Aime Madame !
Comment te dire ?
Comment te dire ?
Comment te dire, je t'Aime !
~~*~~
© Thierry Deschamps
Son site : http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm
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Thierry Deschamps
4 avril 2012
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07:47
© Aurélie Moreau
http://www.amoreau.com/sculpture-commandes.aspx
Je n’ai pas dit ton corps
Déroulant des nuits
Vétiver et jasmins
Tout au long de son corps.
Je n’ai pas dit tes reins serpentaires
Qui pénètrent, fauves,
L’antre de l’ultime douceur.
Ni ta bouche quémandeuse
Qui prend et déprend
En prodiguant sans fin
Les flammes du plaisir,
Dans le secret des anses offertes,
Ni tes mains effilant la soie grège des matins
En modelant l’argile rousse
De ses seins,
Tes mains emplies de jouissances
Quand s’inverse l’amour
Pour sublimer l’espace
D’un même embrasement.
© Denise Bernhardt
31 Décembre 2006
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Denise Bernhardt
3 avril 2012
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07:16
© Pierre Auguste Renoir
Si tu m’accordes tes pensées
Et le long ruban de tes veilles,
Je parcourrai de loin
Tes sentiers délacés
Promis aux nouveaux buts.
Si tu me fais connaître
Les nœuds des carrefours
Qui jalonnent tes pas,
Je couperai la route
En deux chemins distincts
Pour déjouer l’inatteignable.
Et si tu me désignes
La montagne de tes problèmes,
J’accourrai pour la mettre à plat
Afin qu’elle devienne
La voie et le projet.
© Luce Péclard
29.10.09
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Luce Péclard
2 avril 2012
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07:45
Photo ©DR
Lara-Oriane, ceinte de lumière, avance, femme bionique,
ses jambes de latex dansent sous les lasers,
ses hanches aiguës déchirent un halo vert,
tous la fixent car elle le vaut bien, Monique.
Le podium glisse sous Oriane-aux-pieds-légers.
Sur son corps lisse, un modèle modeste,
vingt-cinq grammes de mousse elasto-lazuralex,
cinq mille euros pour ce déshabillé.
Trois sorcières ratatinées au premier rang
entourent le podium de leur jeunesse enfuie,
cette mousse sur leurs chairs englouties,
cinq mille euros, une paille pour retenir Alban.
Le tout petit créateur entouré de ces géantes lianes
les chouchoute, ma chérie, ma chérie, tout est beau,
bisous, bisous, sur le sein plat, il n’ira pas plus haut,
Le fond de teint fond, vite, les caresses de Soufiane
© Claire Prendkis
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Claire Prendkis
1 avril 2012
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08:09
© René Magritte
Assise sur son axe
notre terre poursuit
son vieux rêve d'espace
traînant dans son sillage
la valse des saisons...
Depuis les origines
la vie mène sa quête
de l'unicellulaire
aux êtres que nous sommes
mais le mal est entré
par une porte sombre
dans l'argile des corps
métamorphosant l'homme
en un tyran de chair...
Esclave d’un démon
au visage de chiffres
ravageant notre monde
pour un Avoir de dupe
les «dieux de la finance»
construisent leurs empires
sur l'échine des pauvres !...
Les lois sur le profit
massacrent par milliers
des êtres sans défense
sous les yeux impassibles
d'actionnaires anonymes !...
Poète....je te parle !
Je te parle ...Poète !
N'entends-tu pas les pleurs
d'un monde qui s'écroule
Ne vois-tu pas les jeunes
chevaucher la révolte
pour qu'un autre avenir
puisse exister demain ?...
Poète... Je te parle !
Qu'attends-tu pour t'unir
aux forces de Lumière ?
Mais qu'attends-tu...Poète
pour prendre la parole ?
As-tu peur de crier
comme un ange rebelle
ton amour de la vie
au milieu de l'arène
quand ceux qui nous gouvernent
affament les plus faibles
et bâillonnent tes frères
sur la dépouille chaude
et presque frémissante
de ta sœur Liberté ?
Poète...Je te parle !
Je te parle ...Poète !
Quand vas-tu te lever ?...
© Victor Varjac
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Victor Varjac