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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 08:06

 

trois-ages.jpg

© Hans Baldung-Grien - Trois Âges de la femme et la Mort



Ô la vie… Ô ma vie
Dieu que tu es belle
nue
dans ta robe de sable
que tu es belle
et désirable…
Jamais ma voix
dans la fêlure
du silence
n'atteindra
le chant de ta bouche…
Ta chevelure
habite mon quotidien
comme des jets d'eau
à la gorge transparente
et aux rires de fleurs…
Laisse-moi
laisse-moi toucher tes ailes
encore frémissantes
et fiévreuses
du vacarme d'espace…
Dis-moi je t'en supplie
où mène cette course
aveugle des saisons
que je puisse t'offrir
la trace fragile
de mes pas incertains
et le sang de ma route
où grondent mes combats…
Tu es entrée en moi
par la porte du cri
et le vol de mon souffle
déroula le soleil
comme un voile de nacre
et mon coeur stupéfait
ouvrit enfin les yeux
à la première page
pour croiser ton regard
et je t’ai reconnue
Ô la vie… Ô ma vie
dans ta robe de bal…
dis-moi que feras-tu
de mon avenir
qui te tend les mains ?...
Ne pourrais-tu pas m’offrir
ce visage d'âme
qui pousse dans ma chair
à l'espérance d'homme ?
Le jour tâtonne et tergiverse
serait-il encore trop tôt
pour soulever la pierre
qui obstrue le chemin ?...

© Victor Varjac
Antibes, le 1er mai 2004

Extrait de "La Rouille des Jours"



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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 08:45

 

rossetti_image.jpg

© Gabriel Charles Dante Rossetti



Je te dresse, ô Beauté, un autel sacré !
Pour jouir à profusion de toute ta volupté
Et je mets sur ton front pour qu’aux yeux tu rayonnes,
Ces fleurs peu parfumées qui te forment une couronne.
Car dès le premier jour où je t’ai approchée,
Epris de ton allure, à l’air fier, j’ai juré,
De consacrer mes vues, mon art, mes désirs,
A toi, SIMPLICITE, source de mes plaisirs ;
D’offrir de tout mon Coeur, avec fidélité,
Tous mes desseins mûris dans la sagacité.
Ainsi j’aime et je veux, chaque fois qu’on me lise,
Qu’aucun nullement se perde et surtout ne s’enlise.
Qu’on soit bien ensemble et demeure sur la terre,
Sans tourner et errer sur les ondes de l’éther.
Chercher non sans peine les traces du chemin,
Que l’on ne reconnaît qu’après tant d’efforts vains.
Car tendrement, je chante et flirte avec la muse,
Sans jamais l’effrayer et les doux mots dont j’use,
Ne sont pas repoussants, mais simples fleurs d’enfants
Au parfum suave, subtil et surtout invitant.

© Fred Champagne M.D
Avril 2005



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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 08:05

 

John-William-Waterhouse.jpg

© John William Waterhouse



Tu me fais océane, aux heures des flux marins,
Balayant de mes lames l'horizon de tes mots.
D'embruns chauds qui palpitent en écume de feu,
Mon eau se fait vague à l'âme de ta peau.

Tu me fais neige folle aux heures de tes hivers,
Déployant mes flocons sur ton cœur engourdi.
De bourrasques de cristal en tempête de chair,
Ma glace se fait flamme à l'aube de ta nuit.

Tu me fais rivière calme aux heures qui nous lient,
Coulant en gouttes d'or aux jardins des Hespérides.
De ma source qui te cherche au delta qui mûrit,
Mon cours se fait torrent à l'azur qui nous guide.

© Mahaut d’Ys



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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 07:58

 

liberte-et-chars.jpg



Liberté ? Le grand mot ! Ils en ont plein la bouche…
A tous propos l’évoque un élan compulsif
Légitimement mais, jusqu’à quand le passif
D’inaccessibles vœux que l’exigence embouche ?

Liberté ? L’alibi ! Tantôt le rince-bouche
Des tenants de pouvoirs, au sésame allusif,
Non moins l’idéologue et son charme poussif,
L’enfilant aussi sûr que naïf sa babouche !

Eh quoi ! N’est-ce justice au compte du plaignant,
Qu’il invoque ce droit à tout le moins prégnant,
Dont a rude besoin l’espèce, dite humaine ?

A ceci près qu’elle est l’aune de résultats :
La récolte de fruits, dont l’obligé domaine
Impose de vertus, les fonciers états.

© Claude Gauthier



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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 06:23

 

baton.jpg

http://bibliojbenzoni.unblog.fr/2008/11/07/fiche-de-lecture-un-aussi-long-chemin



Au seuil de Notre Dame
Nimbées des lumières
Irisées de la grande rose,
Nous gravons nos prières
Sur le bâton des pèlerins,
Face à la pure beauté
D’une chapelle en réflexion
Sur les blanches dentelles
D’un saupoudrage de lumière,
Déposant son diadème
A l’extrême perspective de la croix.
Aux lèpres des murailles,
Les signes de souvenance
Dans une lente agonie
S’habillent de soleil,
Et de fragments d’amour.
Nous gravons nos prières
Sur le bâton des pèlerins,
Dans l’attente confiante
D’une aurore nouvelle et d’un jeune Eden,
Où se redessine l’origine du monde.


© Michel Bénard.



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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 08:27

 

recueil ima

© Création de Ode - « Testament de Pénélope » sculpture de porcelaine.



Les mots que j'écris s'accumulent
Les mots que tu me dis aussi
Nous en ferons un opuscule
Opus de notre vie

~*~

Nos âmes ondulatoires
Nos pensées oniriques
Font de nous
Des amants complices

~*~

Tes ailes d'organdi
Légères et fragiles
Affrontent les vents
Allument le feu de mes yeux

~*~

Le déplacement ondoyant des vagues
La beauté des îles des mers du Sud
N'égaleront jamais la beauté de ton vol stylé
Mon bel oiseau aux ailes de nacre

~*~

À la croisée des ogives
Nous nous sommes rencontrés
À la croisée des chemins
Nous nous sommes aimés

~*~

Pendant que tu oeuvres à tes structures
J'œuvre à mes créations, mes sculptures
Ces mots, je les écris pour toi
Je dessine tes lèvres à la noblesse d'un baiser

~*~

Au parachèvement du jour
ma lampe allumée, penchée
sur ta photo, je t'écris ces mots :
Tendresse, tu me manques !

~*~

Comme l'oiseau en saison froide
j'émigre de mon corps
je n'ai plus faim, plus soif
que de toi, qui viendras au printemps

~*~

Sentir ton parfum sur mon cou
ton souffle sur mes lèvres
tes bras m'enveloppant
odeurs de passion et de dune

~*~

Je veux être ton Odalisque
comme dans le tableau de Ingres
Dans le portrait de ta vie
je m'abandonne entière

~*~

Tu es l'Alpha et l'Omega
tu es mon tout, mon homme à moi.
Je suis tes Amours de Ronsard,
ton Ode à toi

~*~

Tu es l'opale de ma vie
mon diamant brut
le soleil de mes nuits
ma soif infinie, mon amour

~*~

Mon bel ami de l'Intemporel
venu des grands espaces
scribe de talent
viens que je nous dresse la table

Nous ne serons que nous deux
pour convive, pour que l'on vive
notre amitié post-moderne
Vite du champagne ou un Sauternes !

De nos liens tissés depuis la Nuit des Temps
nous nous délecterons comme des amants
de l'Antique
du Paléolithique
de la Magna Dea
et de Gaia

Tout capter du cosmique
du réel
de l'irréel
du rêve, même,
pourvu que tous les deux
on continue, on s'aime
de cet amour amitié,
bonheur d'éternité
Mon âme, mon ami

~*~

Créations imaginaires
corps imaginaires
draps imaginaires
amours bien réelles !

Illimité l'imaginaire
inépuisable l'imaginaire
merveilleux l'imaginaire
je t'ai rêvé et tu es venu.

~*~

Tu te réveilles un matin
tu prends ta plume et du papier
à ta table tu t'assieds
les mots apparaissent
sur la feuille blanche
s'alignent comme par magie
plein de sens, de sensualité
d'érotisme, rempli de tes fantasmes
Tu écris si bien ami
À ton destin tu ne peux échapper
Magna Dea te surveille
te protège, t'éclaire
Elle est là ne l'oublie pas
laisse glisser ta plume
laisse couler les mots
que la Grande Déesse t'inspire
abandonne-toi pour qu'un jour
je puisse de nouveau te lire

~*~

Si peu de temps dans ce corps
Si longtemps dans l'esprit
Si peu de temps pour t'attendre
Viens vite de t'en prie
Je suis la Terre
Tu es le Ciel
Jumeaux primordiaux
Recommençons le Monde !

~*~

Du fond de la Mémoire
d'aussi loin que l'on retrace,
nos âmes se rappellent,
nos mémoires ne se souviennent.
Archétypes, mémoire collective
le disque mou, rempli de tout
et de riens, embrouillé, dépisté
codé, décodé, crypté
Nos peurs, nos craintes
nos blocages affectifs
nous empêchent d'avancer
de créer, briment notre liberté.
Les empêcheurs
les importuns, les censeurs
dehors, vite !
Débarrassez le plancher !

~*~

Quelqu'un, quelque part
pense à moi, je le sais, je le sens
Quelqu'un, quelque part
me fait cadeau de sa pensée
Merci la Vie !

Je ne souhaite que d'être aimée

~*~

Les blés ondoyaient dans les champs
Nous nous y sommes couchés
Nous nous y sommes aimés
Nus, dans l'or des blés

~*~

Nuit de pleine lune claire
Lustres milliardaires
Éclairent nos pas
De promeneurs solitaires

~*~

Que vienne le jour
avec le soleil-renaissance
et mes amours naissantes
au palier de ma vie !

~*~

© Ode



Il est strictement interdit de copier et publier ces « Petits Recueils » qui sont sous copyright sur quelque site que ce soit.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 08:16

 

nng_images.jpg

« Solitude » infographie de Ode©



Jours de solitude effroyable
Ou même une tempête se perdrait
J’attendais un signe, il n’est jamais venu
Où sont-ils passés, ceux qui se disaient mes amis ?

Oubliés les souvenirs communs
Des jeux et des folles batailles ?
Oubliées les disputes puériles
Disant qui était le meilleur ?

Que sont-elles devenues
Les conquêtes, blondes ou brunes ?
Dans quelles décharges sont semées
Les caresses et les belles promesses ?

A mes heures perdues
De ce jour sans âme ni saveur
Ne me restent donc qu’un crayon
Une page blanche et mes souvenirs ?

Les mots sont-ils mes ultimes compagnons
Qu’ils soient tristes ou beaux
Tendres ou mélancoliques
M’éviteront-ils le vertige de l’abîme ?

J’entends, au dehors, sonner une cloche
Le ronflement de quelque moteur
Les mots tendres des couples en fleurs
Toute une vie sans moi qui pleure

Plus sévère encore est ma solitude
Lorsque la vie bourdonne ailleurs
Où es-tu, l’ami que je ne connais pas
Qui me prendra dans tes bras ?

Où es-tu, femme de mes espérances
Qui, par tes baisers et ta chaleur
Me conduira dans un autre univers
Où jamais plus mon cœur ne sera seul…

© Jean Dornac
Paris, le 7 mars 2010



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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 06:44

 

Marc-Riboud-Washington-1967.jpg

© Marc Riboud, la jeune fille et la fleur, 1967



Un trou
rien qu’un trou
un trou
dans le ventre d’un mur
un trou
au milieu des pierres
une marque affreuse
comme une perforation
qui cherche à tout prix
l’imprévisible sentier
de l’âme !...
Un nuage égaré
œil intrépide
où respire
l’écume du ciel…

Une brèche
aux lèvres sévères
qui mord l’espace
et arrache un cri
à la transparence
de l’air…

La blessure…
la blessure se souvient
de la violence extrême
brandissant des corps
au milieu de la rue…

Les deux mains arrachées
le jour n’a plus de force
il ne parvient
même plus
à saisir le soleil
et sa parole siffle
touchée à bout portant
par la déflagration
des obus et des bombes…

Le feu dévore
les rêves noircis
de poussière et de sang
puis recouvre
un à un les visages
de ce masque éternel
à la beauté de cire
où s’éteint le regard…
tandis que la fumée
camoufle une seconde
le crime insupportable
et traverse le chaos
telle une âme en partance…

La tempête…
la tempête a surgi du ciel
brisant la quiétude
d’un trait de métal…
L’horrible vint alors
de ces armes affreuses
où bourdonne la mort…

Les rapaces d’acier
dérobent le sourire
et mordent à belles dents
la poitrine de la Paix
et comme des chimères
désignant leurs victimes
ils empoignent ces êtres
par la crinière vive
d’un galop de souffrance
avant de les abandonner
dans les couloirs déserts
où les heures peu à peu
momifieront
leurs dépouilles sanglantes !...

Existe-t-il seulement
une lumière capable
de traverser
la main de l’ombre
qui retient
et multiplie
ce désastre ?
L’aube
pourra-t-elle encore
inventer une brume claire
aux cheveux de rosée ?...

Qui pourra retenir
cette douleur suprême
sans être crucifié
par le sang de l’enfance ?...

La mort enfin repue
s’abandonne au sommeil
et les marchands retournent
à leurs comptoirs prospères
laissant au silence
le dernier mot…

L’homme regarde
regarde sans voir
assis sur un mur
un mur perforé
il regarde un paysage
un paysage qui hurle
hurle sa détresse
et l’homme regarde
assis sur un mur
un mur perforé
il regarde un paysage
ignorant le trou
plus large qu’une blessure
plus vaste que le néant
et met sans le savoir
ce trou ordinaire
cette béance obscure
à la place de la vie
où chantait son cœur !...

© Victor VARJAC.
Poème extrait de "LA ROUILLE DES JOURS"



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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 08:43

 

nng_images.jpg

© Image : Thierry Deschamps



Que voici venir le printemps,
La nature sort d’un long sommeil
Bourgeonnent les arbres sous le soleil,
Fleurissent les fleurs dans les champs.

Que voici venir le printemps,
En tige la sève est montée
De nouvelles vies sont annoncées
L’hiver a couvé ses enfants

Chante moineau, ce renouveau
Le jour se lève bien plus tôt,
Le ciel retrouve des couleurs
Oubliées par manque de chaleur.

Que voici venir le printemps,
Les terrasses des bars se remplissent,
Les rues retrouvent les rires complices
Les couples flânent joyeusement.

Que voici venir le printemps,
La sève monte vite au cerveau
Quand il recommence à faire chaud.
L’hiver a tant freiné l’élan !

Chante moineau, cette nouvelle ère
Les toilettes sont plus légères
Et des silhouettes pleines de fraîcheur
Sont ressorties de leur torpeur.

Que voici venir le printemps,
La renaissance. Et l’aventure ?
Un nouveau pas vers le futur ?
Et si l’on allait de l’avant ?

Que voici venir le printemps,
Aussi les idées ont germées
Et la fierté est retrouvée
L’hiver a duré trop longtemps !

Chante moineau, cette nouvelle guerre
Qui criera « sus à la misère ! »
Des hommes qui marcheront debout
Refusant de plier genou !

Que voici venir le printemps,
L’hiver a tant gelé les cœurs,
Qu’il a créé cette fureur
Contre ce monde asservissant.

Que voici venir le printemps,
Car la roue tournera toujours
Jusqu’à ce que finalement l’Amour
Ait à jamais vaincu le temps.

Chante moineau, c’est le printemps
Des peuples, de Prague, de Pékin !
Les hommes se donneront la main
C’est le triomphe du printemps.

Thierry Deschamps©


Son site : http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm



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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 07:46

 

Isabella-Poulenard-3.jpg

© Isabella Poulenard



Je serai l'escarboucle du rouge de ton sang,
Parcourant tes vaisseaux, nourrissant ton printemps.
Pour me couler sans cesse à l'ombre de ta peau,
Là où la chair est reine, je bâtirai château.

Depuis l'aube des temps, je me serais mêlée
Au lait des étoiles, nectar d'immensité,
Savourant la magie d'un instant qui révèle
La douce mélancolie d'un bonheur qui te hèle.

Je me ferai corail pour qu'en mes flots marins,
Tu pêches des astéries aux regards de lutins.
Tu plongerais en moi, te noyant sans remords,
Au fond de mes abysses quand ma bouche te dévore.

Je serai chrysoprase pour t'habiller d'or jaune,
Scintillante au soleil qui caresse les faunes.
Je maquillerai ta vie d'un éclat de vermeil,
Revêtant d'organdi ton cœur quand tu sommeilles.

Pour réchauffer tes rêves à l'heure des grands frissons,
Je dessinerai sur toi des flammes en moissons.
Mes yeux te seraient jade pour orner de mon vert,
L'espace du moment où plus rien n'est frontière.

Balayant de mon souffle les orages, les saisons,
Je chercherai ta bouche pour y graver mon nom.
Au cristal de ta peau, tintera notre histoire.
L'amour fera vibrer la lune dans sa robe de moire.

Et je serai saphir éclairant tes espoirs
D'une lumière bleutée qui efface le noir.
Au ventre de mes cris, j'enchaînerai ton être,
Étouffant dans son œuf l'aigle noir du paraître.

Je tuerai sans répit et de toutes mes armes,
Les démons jalousie, calomnies qui font drame.
Je serai l'améthyste, t'offrant dans mon calice
Les chants de mon plaisir quand ton corps m'est délice.

Je serai tienne alors, assaillie de désir.
Ma chair qui chanterait ne serait qu'un soupir.
En pierre à jamais, je clamerai au monde
Que de l'éternité, tu m'as rendue féconde...

© Mahaut d'Ys



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