Antibes, 24 novembre 2012
Extrait du recueil « Les fiançailles de l’aube » aux éditions Chemins de Plume
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Laissez, Mesdames et Messieurs les politiques,
laissez-vous croquer en première page du journal,
vos expressions, vos gestes, vos mimiques,
et surtout n’y voyez aucun mal.
Pour nous avoir fait rire,
vous n’en serez que mieux aimés.
Le « Charivari »* de l’insolence ne sera jamais pire
Que l’indifférence silencieuse et blasée.
Permettez-nous, Mesdames et Messieurs les élus,
Permettez-nous cette « jouissance exquise »,**
celle de voir portraiturer des gens connus
à grands coups de crayon manié avec maîtrise.
Et s’il vous arrive d’en avoir marre
d’être le sujet de caricatures,
dites-vous bien que derrière tout ce « Tintamarre »*
seuls vos actes politiques sont jetés en pâture.
Réjouissez-vous, Mesdames et Messieurs les ministres,
de faire ainsi gaiement la une des journaux,
plutôt que paraître sinistres
sous le masque soi-disant souriant d’une photo.
Et si ces quelques images rigolotes
pouvaient vous inciter un jour
à décrocher « La Lune »* pour vos chers compatriotes,
on fêterait en fanfare la victoire de l’humour.
* Journaux satiriques du XIXe siècle
** Balzac
©Kathleen HYDEN-DAVID
Extrait de « Les mots du regard » Éditions Paroles & poésie – Collection de l’Eglantier
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Svetlana Tikhanovskaïa, est opposante au Président de la Biélorussie Loukachenko
Fière et rebelle, tu fondes ta voie ;
Dans ta voix éraillée perce l'émotion...
Réveillez-vous, peuples opprimés,
Cassez vos chaînes, renversez les tyrans !
Ô Svetlana, d'ambre et de lumière
Que tu es belle !
De ton amour surgit la rebellion...
Dans la sève et la suie,
Dans le silence et la soie,
Tu t'immerges, Ô Svetlana !
La beauté t'emmure dans sa coquille ;
L'horreur lâche ses cris étouffés !
Adieu Svetlana ! Suis ton chemin blanc !
Au cœur de ton être se forment tes métamorphoses...
©Gérard PARIS
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Miloud KEDDAR, poète et peintre d'origine franco-algérienne, bien connu des revues qui associent l'Art et la Poésie, considère la France comme sa deuxième patrie. Et comme par hasard (le hasard faisant bien les choses ) voilà que sa fidèle compagne se nomme « Françoise » qui n'est autre que ''Française'' en vieux français. C'est cette compagne qui va donner le ''la'' à ce chant en quatre parties écrites en prose poétique simple, dépouillée de tout artifice.
« MA COMPAGNE » s'intitule ce recueil tout de vert vêtu : nous voici déjà sous de bons auspices. La couleur verte symbolisant à la fois le sacré et la nature vivante si précieuse en pays désertique ( pour rappel : les dômes des mosquées, la couverture du Coran, sont verts, le vert étant la couleur porte chance du prophète)
Le recueil se divise en 3 chants ( le nombre 3 rappelant le ciel ) composés de quatre textes chacun, un peu comme les jardins clos du Moyen Age : les jardins de l'''amour courtois''. Rappelons que le nombre 4 n'est pas choisi par hasard, il est considéré comme sacré ( les 4 évangiles, les 4 points cardinaux...les 4 piliers du temple...les 4 éléments, les 4 fleuves du Paradis, les 4 saisons...) car ici, on le comprend dès les premiers mots, on est sous la protection du ciel :
''Toujours le partage de ce qui sauve'' le sentiment de notre petitesse que seul l'amour peut sauver : ''ce qui sauve, mais sauver de quoi ? Avec la lune pleine qui éclaire nos corps enlacés...'' il s'agit de durée et d'éternité, nous annonce le chant II :
''Si nos corps ont plus d'une lune, nos cœurs sont encore du matin''
Apparaissent alors la mésange et la tourterelle, deux oiseaux à consonance féminine dont le chant annonce le printemps, le renouveau, et qui vont être des alliées de « Françoise » ; on pense alors à Saint François d'Assise nourrissant les oiseaux du ciel avec de la manne, car il y a du sacré dans la présence de ces oiseaux annonciateurs. Il faut savoir que dans la tradition arabe, la mésange-messagère annonce la naissance du Fils ( Fils de Dieu appelé non pas Jésus mais Issa le prophète, meneur d'âmes vers le salut )
C'est ainsi qu'en toute simplicité, tel un sage assis dans la contemplation de la nuit, le poète présente les âmes qui lui sont liées par le sens de l'éternité, de simples âmes ( la mésange, la tourterelle, le chat ( Syrien), ''La Dame de cœur'' : Françoise et son fils Mathias ; c'est une arche, une sorte de crèche que l'on pressent en osmose avec le dessein de Dieu. Nous le savons : Les mystiques sont les proches parents des poètes, des peintres et de tous les musiciens, '' nous révèle Miloud KEDDAR dans son autre recueil intitulé : « LA DETTE » ( lui aussi recouvert de vert ...un hasard ?)
''Et quoi d'autre ? Et le ciel sur les ailes de la mésange et de la tourterelle, le ciel qui vient les saluer, leur apporter les bons augures ''
Alors, selon les paroles de sagesse du poète :
''Qu'espérer d'autre dans un monde aux bouleversements de toutes sortes, qu'espérer d'autre''
Dans cette atmosphère quasi biblique (il est à noter les similitudes incroyables qu'il existe entre la Bible et le Coran ), il faut relever la conception du poète Miloud KEDDAR au sujet de la femme qui n'est pas l'égale de l'homme, excepté en droits, mais qui lui est complémentaire, l'homme n'étant qu 'une ébauche sans la rencontre avec la femme :
''J'unis une femme aux oiseaux
comme on unit le verbe au divin ''
''La femme est oiseau, quand elle veut avoir ses propres ailes, quand elle n'a besoin de personne pour décider à sa place'' . Voilà qui est clair ! Des paroles qui volent haut ! Oserais-je dire.
Le femme et l'homme complémentaires et égaux en droits, voilà la conviction de Miloud KEDDAR qui s'affirme ainsi et depuis toujours, citoyen de la République.
Il ajoutera d'ailleurs au chapitre IV, pour conclure et ''finir en beauté '', si besoin était, puisque tout est beauté dans ce recueil : La femme est reine, c'est poésie et c'est délicieux''
Que dire de plus ? À part merci au poète ! Merci pour ce moment à la fois simple et précieux.
ÉDITIONS PAROLE & POÉSIE- Collection de l' Églantier
Jeanne CHAMPEL GRENIER
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Éditions Librairie-Galerie Racine, Paris,
4e trim. 2020, 168 p., ISBN : 9-78-2-2430-4831-5
Au-delà d'un humour bienfaisant, ce livre est un cri aux frontières de notre humanité qui est parfois (souvent) décrite de manière monstrueuse dans l'Ancien Testament.
Ces pages peuvent générer une certaine remise en question de nos croyances toutes faites car la très sainte Bible, socle de notre civilisation judéo- chrétienne, est censée être belle, rassurante...
Or, en réalité, les textes d'avant le Christ sont souvent (mais pas toujours) une accumulation d’horreurs : à Sodome et Gomorrhe pas un seul juste, tous les habitants furent brûlés vifs : préfiguration d’Hiroshima. Et Luezior d'ajouter : et les enfants / et les bébés ? Somme de crimes, d’holocaustes : l’invasion de Canaan, la destruction et le carnage à Jéricho (aux cours d'instruction religieuse, l'histoire des trompettes nous avait pourtant été décrite de manière si candide !)
Barbarie : Vous avez laissé la vie à toutes ces femelles ! Maintenant tuez tout enfant mâle, tuez aussi toute femme ayant partagé la couche d’un homme. Et pourtant il est maintes fois répété que Yahvé est bon...
Somme d’incestes, de trahisons, d'ostracismes, d'anathèmes.
Pour ce qui de la forme du présent livre, on retrouve toujours le style ciselé de l’auteur qui est un nautonier du mot. Luezior a cette langue rigoureuse, celle qui rend si proche de ce gris argent du matin, cher à L.R. des Fôrets.
Quant au fond, il faut souligner la somme de citations, de recherches, de minutie que représente un tel ouvrage, travail de chartreux, mots rédigés à travers les tourments de l’ombre, respirations profondes.
L’auteur débarrasse les textes anciens de leur gangue pour en faire ressortir l’effroyable. Paradoxalement il sait malgré tout atténuer une partie de leur noirceur par son humour, par des réflexions inattendues : remarques burlesques, surtout en ce qui concerne la Genèse : Le sage Noé, charpentier amateur de son état, était tout à la fois zoologue et botaniste. Dans son arche, véritable cage à poulets, il enferma quelques millions d’espèces ! (...) Les baleines furent dispensées de figurer dans cette histoire pour raison de corpulence et les sardines ironisèrent sur le manque de place dans la boîte à Noé.
Autre sourire, après la faillite de la tour de Babel : Grammairien dans l’âme, le bon Yahvé fit de sorte qu’ils n’entendent plus le langage les uns des autres : désespoir des potaches du monde entier.
Disparités scripturales évidentes lorsqu'apparaît soudain un puissant hymne à l’amour dans le Cantique des Cantiques : Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d’une gazelle. Et Luezior de commenter : de quoi faire convulser une bonne douzaine de pères de l’Église, non ? Par ailleurs, l’auteur ne peut s’empêcher de poser une question intéressante : combien de livres bibliques ont-ils été écrits par des femmes ?
La vie se nourrit d’interrogations. L'auteur de ce livre précise que les exégètes démêlent le vrai du faux, la fable de la réalité, le symbolique du révélé. L'Ancien Testament est peint dans une plume trempée dans le Nil, le Tigre, l’Euphrate, le Jourdain, où l'on perçoit un Yahvé manichéen, cruel et jaloux : nous a-t-il fait à son image où l’avons-nous plutôt fait à la nôtre ?
Il est impossible de ne pas souligner les similitudes entre l’Ancien Testament et notre monde actuel où se perpétuent des conflits au nom d’un Dieu unique sensé être l’alpha et l’oméga de l’humanité.
Et Luezior de conclure : ce qui est rassurant, c’est la présence, dans le Nouveau Testament, d’un rebelle d’un nouveau genre, incarnation du pardon, et de l’amour : le Nazaréen Jésus Christ.
L’Ancien Testament, déluge de violence est un recueil puissant, qui ne peut laisser personne indifférent : il atteste que nous ne sommes toujours que le refleurissement de nos cendres aussi bien dans la barbarie que dans l’amour.
Nicole Hardouin
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Merci aux Sociétaires Poètes Français et aux Ami-e-s de la Poésie!
A partager sans limites !
A tous les jeunes poètes !
Notre concours jeunesse se poursuit : le contexte actuel est très riche de thèmes à développer, y compris celui de l’Espoir !
A paraitre incessamment notre Anthologie virtuelle des poèmes déjà primés, parée d’œuvres picturales dont le bouquet lumineux de Salvatore Gucciardo :
venez nombreux oser participer et nourrir ainsi le prochain florilège primé de vos poèmes!
Nicole Portay, Responsable SPF du Concours International de Poésie Jeunesse
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Semaine faste pour mon blog de poésie, j’accueille un nouveau poète, Serge Lascar. Bienvenue Serge en mon nom et en celui de tous les lecteurs du blog. (Jean Dornac)
C’est un effluve tendre qui attise les sens. Fruité au vent feutré de son ombre discrète Le parfum la précède, annonce sa présence. La voilà, elle arrive et déjà je la guette.
Sa silhouette file, glissant à la surface D’un miroir invisible, d’une étendue glacée Elle passe à mon regard, portée par tant de grâce Et trop vite elle s’égare dans mes rêves secrets.
Tel un fauve à l’affut se tendant à ses marques Je savoure l’arôme flottant de sa crinière. Je descends à ses reins, au galbe de ses hanches Dévore son image et bois son apparence.
À peine disparue, sa présence me manque. Je cherche, animal, la bribe de senteur L’empreinte de son pas gravée dans un soupir.
Dix secondes écoulées, la voici qui revient. Je l’entends d’aussi loin que me porte l’instinct. Elle approche et l’essence de nouveau me transporte. Deux ou trois pas encore, elle se penche à ma porte.
Bonjour !
Son regard me transperce de bonheur et de vie. Ses lèvres me sourient. Sa chaleur m’envahit, tétanisé, ravi Étourdi et conquis.
Dans sa jungle le fauve s’écroule en carpette Trophée de chasse, moquette Aplati tout entier à son heure de passage Abruti et drogué au piège de sa cage.
Tout le jour rêverai partout de la croiser J’irai à son endroit pour faire semblant encore de passer par hasard. Chaque fois en mon cœur volerai son regard L’impression enivrée de son corps parfumé.
Est-il alors besoin d’en savoir davantage ? Le parfum à lui seul campe le personnage.
Il m’apprend de ses formes les mille paysages Intimes et secrets, les livre à mes baisers. Il m’offre son image, la douceur de sa peau Et me donne en cadeau
La tendresse menue La caresse ingénue De sa poitrine nue.
Balayant tous mes doutes L’ombre conduit ma route. Sa pudeur fait son charme. Son silence me désarme. Elle m’entraîne en secret Et nous fermons les yeux sur ce rêve doré Émotion partagée
Fragrances enchevêtrées Emportés au silence d’un amour exalté. Splendide au crépuscule sombre et nacré des dieux qui chantent mon délire Je la rêve Polaire, étoile dans l’azur, singulière lumière Qui m’attire Et me perd.
©Serge Lascar
« Du Sang dans l’Encrier » Editions de la Librairie Galerie Racine
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Sonia Elvireanu m'a proposé d'accueillir Elina Adam, jeune poète prometteuse ! J'ai accepté avec joie, car les poètes, féminins comme masculins, de tous les pays sont bienvenus ici et sont toujours un enrichissement pour nous tous ! Bienvenue à Elina Adam (Jean Dornac)
nos corps minces et hauts jusqu'au ciel
descendent le long des murailles en pierre.
tu ne dois me dire rien, car je sais.
je sais que les arbres aussi
respirent en notre sang, voici :
le blanc de leurs fleurs
est lumière de nos oiseaux bleus.
leur vol atteint les tréfonds
et nous rend plus légers,
émissaires parfaits de la candeur.
nous portons au creux de nos paumes
les coeurs les uns des autres,
avec enchantement,
l'amour ruisselle en doux effluves rythmés,
comme la rive accueille l'embrassement de l'onde
après s'être troublée jusqu'aux tréfonds,
parfois je flâne encore sans toi le long des vieilles murailles
et je sens mon coeur battre comme autrefois.
ton ombre me sourit encore d’entre les châtaigniers
ou sur les dalles en pierre.
je descends avec crainte et doucement
comme sur une eau que je ne veux pas troubler.
un oiseau m’appelle du ciel
de ses yeux, larme et prière.
©Elina Adam
9.11.2020
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Grâce à Jeanne Champel Grenier qui a reçu son accord pour que je la publie sur Couleurs Poésies, j’accueille avec une grande joie ELLEN FERNEX. J’espère que, tous, vous lui réserverez un excellent accueil ! (Jean Dornac)
Courte biographie d'ELLEN FERNEX
Enseignante de formation, Ellen FERNEX a étudié le piano au conservatoire de Lausanne et obtenu un diplôme de l'art à l'école du Louvre à Paris. Elle est membre de l'Association Internationale des Arts Plastiques auprès de l'UNESCO. D'une sensibilité littéraire autant que visuelle, elle a obtenu plusieurs prix de photographie et de poésie. Artiste cosmopolite qui a vécu sur plusieurs continents à la suite de son mari géologue, Ellen FERNEX partage sa vie entre Villefranche-sur-mer et Thonon-les-Bains, où elle demeure un œil, une oreille et une plume d'exception, avec au cœur le sens de l'amitié et du partage. Reçu de Jeanne Champel Grenier
Amazone, toi
dont le sang pulse la Vie
à travers le Monde ;
sang jaune, noir, rouge ou vert,
qui véhicule la Vie
dont s'abreuve le Monde.
Amazone,
je te salue,
je te vénère,
je m'incline devant toi.
Tu roules ton corps superbe,
tes flancs larges et puissants
à travers Terre et Forêt ;
tu tends tes bras innombrables
pour serrer le monde contre ton sein ;
monde végétal, minéral, animal :
le monde de l'Indien primordial.
Tu es la Mère
dont le souffle enveloppe le Monde.
Oui, tu élabores la Vie
dans le secret de tes entrailles ;
tu submerges la Terre et la Forêt,
tu les inondes pour mieux les féconder ;
et tu propulses cette Vie
au loin, au très loin,
dans ton élan de générosité.
De ta respiration surgit la Vie,
surgit le Monde.
Ton silence,
tes cris étranges
qui parfois déchirent l'air ;
tes tressaillements ;
tes chuchotements impalpables ;
tes froissements furtifs
qui glissent ou qui rampent ;
tes feulements ;
tes bruits mystérieux enveloppés d'ombres,
sourds, étouffés, ou rauques, ou aigus :
ta lumière glauque ;
ta moiteur oppressante ;
ton haleine à la fois forte et fade,
pourrie et moisie, sucrée et piquante,
et douce et putride ;
tes architectures végétales fantasmagoriques,
débridées, hallucinantes,
cernés par tes eaux dormantes ou fuyantes
amalgame de matières indéfinissables
d'un immobilisme inquiétant,
ou d'une mouvance énigmatique.
Amazone, tu m'as envoûtée,
ensorcelée ;
par ton immensité obsédante,
par ta beauté incommensurable,
par ta magie créatrice...
Oh, ne pas te blesser !
Ne pas te violer,
ne pas égorger ta forêt,
ne pas prostituer tes eaux,
ne pas braconner les Indiens !
Ne pas saccager ton ventre fabuleux,
cet utérus, source de Vie
pour toute notre planète...
Amazone,
je te salue,
je te vénère
je m'incline devant toi ;
et je te remercie.
©Ellen Fernex
(Extrait de SOIF DE MOTS tome 13 - Louis DELORME)
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