16 août 2011
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06:51
Paysage aux lanternes - Paul Delvaux
Et je continue à chercher mon amour
Si vous le voyez, dites-lui que je l'aime
Que sur le chemin des songeries
Mes mains de lunes créent ses nuits
Que je l'attendrai aux matins du Fleuve
Assise sur les galets brûlants
Mon regard posé sur le vol des goélands
Et le tangage des voiliers
La plainte du Fleuve
Ouvrira-t-elle nos jours ?
Je vois les étoiles hésiter
Dans mon regard, des larmes
J'ai tellement crié ton nom, amour
M'as-tu entendu ?
Mes nuits m'enivrent de désir
Mes matins, comme vagues, déferlent sur toi
Le seuil du temps sera-t-il assez vaste
Pour nous deux, amour ?
De l'usure de l'attente
Au froid des solitudes
À la brûlure du désir
Le silence des mots des toujours
Et des secrètes douleurs
Nous laisseront-ils muets ?
© Ode
Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes
Français – Paris
Prix Alain Lefeuvre 2010
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Ode
15 août 2011
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http://castonguaytime-temps.blogspot.com/2010/09
Qu’est le temps qui passe ?
Subjectif ou bien réel
Il glisse entre nos doigts
Telle une anguille
N’ayant que faire
De nos interrogations
Ton temps et le mien
Semblent identiques
Mais si tu vis au présent
Parfois, je glisse dans le passé
Ou un futur très imparfait
Qui reste conditionnel
Le tien file vite
Parmi les étoiles, là où
Le mien se traîne
Escargot dans la galaxie
Ta pendule et la mienne
Sont désaccordées
Tombent les secondes
Comme goutte à goutte
D’un étrange remède
Dans nos verres vides
A l’instant de la naissance
Débordants aux temps de la fin
Ce temps n’est pas le même
De l’enfance à la vieillesse
Lent et surprenant
Aux premiers âges
Filant à toute vitesse
Au crépuscule de nos jours
Et que dire tu temps
Au sein de l’univers
Variable d’une ellipse à l’autre
Distordu selon certaines lois
Ne serait-il, en fin de compte
Qu’imagination pour combler le vide ?
Mystère de la vie
Dans cet étrange cosmos
Au parfum d’éternité
Où se promène doucement
Une petite planète bleue
Vaisseau fragile de nos âmes
© Jean Dornac
Paris, le 28 septembre 2010
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Jean Dornac
14 août 2011
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http://www.ushuaia.com/photo
Méfions-nous
de notre ignorant
savoir…
N’oublions pas
que la flèche brisée
de l’éclair
n’est que la signature
de l’orage qui gronde !...
La vie jette
nos corps vides
au rendez-vous
de l’oubli
et nous cherchons
encore et toujours
dans le nœud effrayant
des distances
l’espoir du mensonge
qui poussera un jour
les persiennes du mystère
que nous sommes…
© Victor Varjac
Antibes, le 1er novembre 2001
Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions
MELIS
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Victor Varjac
13 août 2011
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Il nous arrive souvent de discuter autant avec les uns qu’avec les autres de liberté, de paix et même de démocratie dont la
base n’est autre que l’équité et aussi d’écrire aux uns et aux autres sur la valeur de l’espoir et du rôle des rêves lorsque les portes sont réellement ouvertes. Il nous arrive souvent (après
chaque débat) de croire que le message est passé et en plus reçu et pour cela nous n’avons qu’à voir tous le respect qu’ils accordent à notre tentative d’explication… Malheureusement le lendemain
le gris rejoint le noir et le noir devient l’enfer… (Mouloudi Mustapha)

http://sos-congo.com/
Carton à même le sol
Pour croire il faut voir
Au mur elle se colle
A la tombée du noir.
Etoiles pour couverture
Sa main pour oreiller
Sécurisée, rien n’est sûr
Le droit se fait dérailler.
Seule dans un coin
Deux yeux pour pleurer
Dans les bras sans soins
Un bébé, épeuré.
Elle n’attend personne
Seule, elle affronte
Dans ses oreilles, raisonne
Quinze et quinze, trente.
Elle n’attend personne
Et n’a plus où aller
Au silence elle s’adonne
Un verre d’eau à avaler.
Elle n’attend personne
Entre deux cris, suspendue
Démons et démones
Ne lui sont plus inconnus.
Que dieu lui vienne en aide
Osons crier cette vérité
Sa vie est trop raide
Nul n’est en sécurité
© Mouloudi Mustapha
Alger le 06/08/2011
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Mouloudi Mustapha
12 août 2011
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06:37
© Le désespoir – Rodin ( © photo Insecula )
Ses rêves l’avaient avertie.
Mais elle n’en avait cure.
Mère Optimisme l’emportait alors
dans un tourbillon superficiel.
C’était sans compter sur sa pire ennemie.
Impossible à vaincre, insaisissable,
Miroir de la lâcheté, groupie de l’impudence,
L’indifférence faite homme apparut.
Alternant savamment longs silences
Subtils signes discrets et intimes,
Juste ce qu’il faut,
L’indifférent sut aussi jouer au naïf tolérant.
Mur inexpugnable toujours poli et froid.
Ils étaient faits pour se rencontrer ces deux-là.
Elle, pétrie de faiblesses et d’illusions,
S’échinait en mots, phrases et arabesques puérils.
Lui, s’en repaissait, se croyait fort,
Laissait faire et s’en amusait intérieurement.
Quelle extraordinaire chose que l’indifférence tout de même !
Puissante machine destructrice.
Force des cyniques, des puissants et des ambitieux.
Parfois des blessés de l’amour, il est vrai.
Il faudra qu’elle essaie un jour ...
© Dominique Dupuy
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Dominique Dupuy
11 août 2011
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06:58
© Nuit Etoilée – Van Gogh
Le rêve d'être aimé comme un Prince charmant
Semble à portée de main en nos jeunes années.
La distance grandit, atteint le firmament,
Le tissu est froissé tout comme peau tannée.
Le Prince s'est courbé, mais relève la tête
Pour porter son regard plus loin que l'horizon.
Il retrouve la nuit d'un été tout en fête,
L'artifice aux étoiles, au-delà des saisons.
On raconte parfois que les chemins se croisent
Là-haut sans se heurter, en un ordre parfait.
Les gestes et les paroles ont une allure courtoise
Et les terriens eux-mêmes en seraient stupéfaits.
En ces lieux où le noir laisse passer la lumière,
Tous les malentendus s'effacent à jamais.
Nous pourrions, à toute heure, réciter la prière
Des amoureux du ciel, comblés dans ce palais.
Le voyage des pensées n'est pas imaginaire
Quand la rencontre a lieu en toute liberté.
Au coeur des amours forts de l'interplanétaire,
Les frontières disparaissent dans nos ciels enchantés !
C'est dans ces moments-là où tout me semble vide,
Que je perçois là-haut, au fond de l'univers,
L'écho de tes pensées, comme un extralucide,
Ton beau printemps d'amour soufflant sur mon hiver !
Pierfetz©
Extrait de mon recueil "LA CLEF DES SONGES"
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/III-5Revedete.htm
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Pierfetz
10 août 2011
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07:07
© Michel Bénard
Le calligraphe.
Par le calame, la plume ou le pinceau,
Il défie l’invisible,
Il transcrit le poème de l’espace
Ne se faisant lisible
Qu’aux regards des anges.
Par d’informelles arabesques
Il joue avec le noir d’encre
Qui diffuse sa lumière,
Qui devient parole du sang,
Et frisonne au fil de l’âme.
Par la maitrise d’un simple trait
Il enlumine le monde,
Il compose de quatre lettres
Une symphonie cosmique,
Allumant une à une les étoiles
Dans l’inconnu de l’obscurité céleste.
Par le calame, la plume ou le pinceau,
Il nomme de sa pointe l’innomé,
Le temps d’une verticale
Il dialogue avec « dieu ».
Le temps d’une horizontale il devient
Homme parmi les hommes,
Afin de mieux pacifier le cœur.
Par la voix de la lettre
La couleur transporte ses parfums,
Mais pourtant, ce signe est si fragile,
C’est le Verbe qui s’efface dans le sable.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
9 août 2011
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06:50
© Le Saint Laurent - Photo Ode
Au rendez-vous de mon enfance
À l'ombre du saule pleureur
Mon Fleuve Saint-Laurent m'est une main de chair
Tel une île, tu es là entre ses rives
Et court, court l'absence
Et marche, marche l'attente
Et flotte, flotte le silence
Vers les marées des ailleurs
Le temps et l'eau, suspendus à l'innocence
Chantent l'invisible sans se poser
Sur les quenouilles qui baignent
Heureuses, sans se douter de la caresse
De la joie et des peines
Des jours qui passent
Poussières des moissons de la vie
Une vie sans rimes
Pour dire les mots oubliés
Les mots d'amour, de haine
Que le vent du Fleuve a emportés
Les fleurs des champs, celles fanées
Résidus des vieilles histoires
De tristes amours condamnées
Il se fait tard à la mémoire du départ
© Ode
Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes
Français – Paris
Prix Alain Lefeuvre 2010
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Ode
8 août 2011
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07:33
http://www.lpde.fr/que-sont-ces-colonnes-de-lumieres-t3710.html
Au cours d’une nuit agitée
J’ai rêvé à l’assemblée des âmes
Je les découvrais désunies
Sans force ni conviction
Uniquement préoccupées
Par l’insignifiant pouvoir
Des fortunes amassées
La lumière qu’elles propageaient
N’était que vacillante
D’un monde ensoleillé
Elles n’avaient que faire
Vint une nuit épaisse
Glauque et angoissante
D’une vie sans aucun sens
Ensuite, j’eus la vision
De ce que pourrait être
L’union des âmes
L’Amour enfin reconnu
Et la disparition
De l’horrible violence
Sur toute l’étendue de la terre
J’ai vu, peu à peu
Des milliards de lumignons
S’assembler sous la lune
Et soudain, s’est formée
L’unique colonne de lumière
Eclairant le soleil lui-même
Remplissant le vide stellaire
Un monde différent
Se dessinait et prenait forme
Les âmes comprenaient
Qu’unies et aimantes
Chaque vie, même les plus sauvages
Prenaient d’autres couleurs
Faisant disparaître toutes les ténèbres
Ce n’était qu’un beau songe
Un instant d’illusion
Qui, peut-être, un jour
Sera notre réalité…
© Jean Dornac
Paris, le 24 janvier 2011
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Jean Dornac
7 août 2011
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08:01
© Caïn & Abel – RUBENS
En ces jours qui s’échappent
et meurent à la flamme des lampes
je me sens peu à peu devenir
la première fois de ce monde
où tout semblait possible
mais la parole retentit
brisant le reflet
d’une matière trouble…
L’harmonie blessée
a perdu ses couleurs
et les hommes ont saisi
les mains de la violence…
L’illusion devient vérité
le mensonge trône
à la place du cœur…
L’univers n’est plus
qu'un peu de sable noir !...
© Victor Varjac
Antibes, le 6 novembre 1999
Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions MELIS
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Victor Varjac