26 août 2011
5
26
/08
/août
/2011
07:41
http://guennbretagne.centerblog.net/rub-fleurs-.html
(Dédicacé à Laura Bessaoud)
Autour de toi regarde
N’oublie pas Dieu
Quiconque se hasarde
Regrettera une fois, vieux.
Décapsule ton cœur
Offre-lui la bonne voie
Sème et cultive ta sueur
Parle sans élever ta voix.
Libre, libère ton esprit
A l’écoute, soit attentif
Ne passe pas sur les cris
A chaque aube ses maladifs.
Pure, fidèle aime à l’infini
Ose, respect et droiture
On n’use qu’une seule vie
Caresse et panse les blessures.
Laisse la rose s’épanouir
La tombe sera clémente
Seul le bien doit t’éblouir
De l’aumône reste l’amante.
© Mouloudi Mustapha
Alger, le 20/08/2011
Cette dame mérite tout le respect et tous les honneurs pour l'amour qu'elle cultive pour tout humain épris
d'amour et de paix, de foi et de respect, de patience et de tolérance... Que dieu la guide sur la voie du salut et la protège et protège son mari sa mère et son père qui ont su lui insuffler le
sens du regard...
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Mouloudi Mustapha
25 août 2011
4
25
/08
/août
/2011
07:30
© Les coquelicots à Argenteuil – Claude Monnet
Champ de fleurs,
Senteurs de printemps.
Le vent s’emporte pris dans les charmes
De cet océan embaumé.
Jouent les pétales si colorés.
Mais voici la cueillette
Ne restent que des trognons aux effluves éventées.
Et puis l’envie
D’un amour fou
De passions dévorantes.
Champ de blé,
Chaleur d’été.
Le vent dessine des arabesques
Sur cette mer d’épis dorés.
Brillent ses vagues pleines de gaité.
Arrive la faucheuse
Ne restent que les moignons d’une beauté déchiquetée.
Et puis l’espoir
D’une faim assouvie
D’enfants rassasiés.
Champ en friche
Couleurs d’automne.
Le vent balaie les herbes folles
De cet océan libéré.
Valsent les feuilles mordorées.
Fouille la herse
Ne restent que les sillons d’une terre déchirée.
Et puis le rêve
D’une renaissance prodige
De futurs embellis
Champ de neige
Froideur d’hiver.
Le vent caresse la peau durcie
De cette mer toute engourdie.
Dorment les feuilles congelées.
Tombe l’averse
Ne reste qu’un bouillon d’herbe et de terre amalgamées.
Et puis l’idée
D’un sommeil apaisé
De rêves d’éternité.
© Thierry Deschamps
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Thierry Deschamps
24 août 2011
3
24
/08
/août
/2011
07:39
© Vincent Van Gogh - Autoportrait
Doucement je gravis l’escalier du néant
Jusqu’à la chaise esseulée,
De la chambre mansardée
Fleurant bon l’huile d’œillette.
De recueillement en étonnement
Je place mes pas dans les tiens
Jusqu’au chevet de l’église qui prie
Toujours pour les stigmates ton âme.
Tout s’ouvre alors sur les champs de blés
Où explose la folie des sèves de la vie,
Entre la fuite d’un chemin
Et le vol noir des corbeaux.
Pour toi mon Prince halluciné
Je compose ce bouquet d’héliotropes,
Dans le mystère d’une nuit étoilée.
Par le secret qui nous lie,
Ensemble buvons ce verre de l’amitié.
Chaque jour où la lumière
Ebloui à nouveau ton horizon,
Sur le fronton de l’éternité
J’écris ton nom,
Vincent !
© Michel Bénard.
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Michel Bénard
23 août 2011
2
23
/08
/août
/2011
07:39
http://www.notrefamille.com/
Je viens te parler de mon amour
Du feu qui consume
Jusqu'à l'âme de la chair
Jusqu'à la chair de l'âme
Engrossé par les vents venus de loin
Ce feu dont la braise brûle
Les entrailles du cœur
Du corps et des mots
Feu de joie, de chagrins, de douleurs
Feu qui à l'ombre des longues attentes
S'essouffle au fil de l'absence
S'enflamme de nouveau
À l'approche de son regard
Ce feu qui s'éteint lorsque la mer se déchaîne
Lorsque son désert atteint mes terres
Ce feu qui me consume entière
Se fait de braises et s'éteint au petit matin
© Ode
Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions
Les Poètes Français – Paris
Prix Alain Lefeuvre 2010
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Ode
22 août 2011
1
22
/08
/août
/2011
07:10
© Fragonard – Jeune fille aux petits chiens
Le temps d’un sourire
Et c’est toute la joie
D’un univers fabuleux
Qui pénètre en moi
Qu’est-il de plus doux
Que ce signe d’amitié
Délivré par une inconnue
Soleil de toute une journée
Est-il plus bouleversant
Qu’un sourire de l’aimée
Qui par ses yeux
Dit l’amour en beauté
Qu’est-il de plus lumineux
Que l’esquisse d’un sourire
Offert par un visage ridé
Et un corps plus qu’usé
Le sourire offert
Est une rose épanouie
L’ombrage d’un arbre
Aux temps torrides
Bondit, mon cœur
Danse, mon âme
Par le sourire entrevu
Un fugace instant
Souris, mon ami
A la caissière qui s’ennuie
A l’homme en colère
A la femme déçue
Tu leur offres
L’espérance et le charme
Sans calcul, gracieusement
C’est toi-même que tu donnes
© Jean Dornac
Paris, le 30 septembre 2010
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Jean Dornac
21 août 2011
7
21
/08
/août
/2011
08:08
© Christiane Bertrand – « Célestes calligraphies »
Quelle est cette ombre
qui balafre le ciel ?...
Son geste noir
éteint la lumière
et pousse la nuit
au milieu de l’aube…
L’espace d’une seconde
à peine l’instant
d’un souffle cuirassé
d’un miroir insolent
lance une nouvelle fois
la braise sur nos yeux…
Ce n’était qu’un oiseau
au plumage funeste
signe mystérieux
qui d’un trait sombre
souligne l’avenir
et emporte sans bruit
une étincelle de jour…
© Victor Varjac
Antibes, 2 août 2000
Extrait du recueil « l’Homme Imaginaire » aux éditions
MELIS
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Victor Varjac
20 août 2011
6
20
/08
/août
/2011
07:21
© Détail du retable du jugement dernier - Rogier Van Der Weyden
La vie oscille dans le jeu cuivré
Des poids et des mesures d’autrefois.
Nulle balance n’est infaillible
Les instruments sont floués
Malgré le lent ajustement des données.
En marge de l’absolu des preuves
Le monde s’enlise
Dans l’arrogance des discours
L’aléatoire des démonstrations.
Car la foule demandeuse attend
La vérité des mots, la justesse des lois
Le flamboiement des idées
Porteuses de pérennité.
Avec l’incertitude du devenir,
Confrontés à la soif d’expansion
Qui pourrait abreuver
Les peuples assoiffés,
Les hommes contemplent médusés
Les projets insensés qu’élaborent
Les adeptes du paraître
Au détriment de l’être.
© Denise Bernhardt
Extrait du recueil « L’amour du Monde », Poèmes à deux plumes, éditions « Le Vert
Galant »
Ecrit par Denise Bernhardt & Duckens CHARITABLE
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Denise Bernhardt
19 août 2011
5
19
/08
/août
/2011
07:53
http://jardindesprit.forumgratuit.fr/t655-le-merveilleux-voyage-de-nils-holgersson-a-travers-la-suede
Tant que la cloche sonne à petits coups précis,
Mélodie accrochée au contrepoint de l’heure,
Tout va bien à Falun où, fée en sa demeure,
Selma raconte Nils au fabuleux récit.
Le tintement persiste au long des jours transis,
Il claironne le temps d’importance majeure,
Mais quand le son tarit, l’inquiétude affleure,
Le silence est alarme et le danger forcit !
Ô les forges sans fond de la Dalécarlie,
L’écrivain remontant, avec treuil et poulie,
Les pépites des mots dans son seau plein à ras :
Débordement puissant, de rivage en falaise,
De la riche Scanie aux nordiques toundras,
Sur les ailes d’Akka, de Lund au Kebnekaise.
© Luce Péclard
Hommage à Selma Lagerlöf:
«Le merveilleux voyage de Nils Holgersson»,
Chap. XXX
Extrait de La Sentinelle dit, 38 sonnets, déc. 1985
Ed. du Madrier
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Luce Péclard
18 août 2011
4
18
/08
/août
/2011
06:56
© Sébastien Jacqmin
http://uneimageparjour.blogspot.com/2008/03/seul-dans-la-foule.html
Comme une ombre il chemine dans les rues de la ville.
Frôlant la masse grouillante qui hante les trottoirs,
Dans son manteau de brume il évite les regards.
Il se fond dans le mur qui protège son âme.
Le silence résonne au rythme de ses pas
Son refuge reste étanche au vacarme qui l’entoure.
Fi des paroles creuses ! Fi du bruit des moteurs !
Seul le chant des étoiles peut faire vibrer son cœur.
Il est tel un fantôme errant dans la cité,
Et nul ne remarque sa présence dans la foule
Car son être est plongé au fond de ses pensées.
Personne ne peut atteindre son champ de vérités
La lumière le poursuit sans jamais l’arrêter
Dans l’antre de son âme l’obscurité l’éclaire
Qu’importe les néons qui lui tendent la main.
Seule la pluie du soleil éveille son esprit.
Il vogue dans l’océan des contes et des légendes
Traverse l’immensité du vide sidéral
Il plane au gré des temps à jamais oubliés
Ou erre dans des futurs pas encore inventés.
Ni la pluie, ni le froid n’entravent son chemin.
Dans son armure, le rêve enchante les saisons
Et reste imperméable aux caprices du temps.
Seul un vent de folie apprivoise son être.
© Thierry Deschamps.
http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/index.htm
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Thierry Deschamps
17 août 2011
3
17
/08
/août
/2011
07:30
© Liliane Caumont : « Le fil de la Vie » (détail des têtes)
Visitez le site de Liliane Caumont
http://lcaumont.unblog.fr/page/2/
En creux de faille
D’humaines rumeurs
D’un monde profané,
Une note préfigure l’éblouissement
D’un corps redevenu sculpture,
Jardin d’étranges parfums
Où l’on glane des épis
De galaxies perdues,
De pollens étheriques,
De semences cosmiques,
Au pied d’une stèle
Blanchie d’eau lustrale.
Loin de l’insoutenable souillure,
En creux de faille
D’humaines torpeurs,
D’un monde outragé,
Nous ne gravons que des certitudes
Pour ne vivre que dans les lois
De la mystification et de l’hypothétique.
© Michel Bénard.
Voir en fin de page d'accueil du blog, la protection des droits
Published by jdor
-
dans
Michel Bénard