25 septembre 2011
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http://noprincipioeraoovo.blogspot.com/2011_06_01_archive.html
Au premier souffle
de ma vie
l’âme de ton image
était en moi…
Dans l’ombre de mon corps
tu pressentais déjà
la splendeur des jours
qui marchait vers nos cœurs
ivres d’un commencement…
Sous le regard du sablier
ta patience liait
les fibres de lumière
tandis que je glissais
orgueilleux de ma course
sur la peau de ce monde…
J’apprenais l’ignorance
et fier de mon savoir
je découvrais la chute
car l’abîme jalouse
d’une étreinte mirage
efface l’altitude…
Mais toi tu tressaillais
dans l’arbre de mes veines
et préparais le feu
qui ronge mes entrailles…
Lorsque l’existence
éventra tous mes rêves
je sentis l’arbre
de ma vie
doucement se craqueler…
J’avais perdu le jour
qui ne m’appartient pas
et dus affronter
le dragon de poussière
pour ensevelir la ténèbre
et le cri de malchance…
© Victor Varjac
Antibes, le 27 mai 2001
Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions
MELIS
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Victor Varjac
24 septembre 2011
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http://www.gilles-arnaud-sphere.com/?p=2968
Nourris d’illusions, abreuvés de chimères
Ils vivent ou survivent
Travaillant à la demande
Juste le droit de se taire.
Submergée d’ondes inutiles
La vie se faufile
Parmi les mensonges de rues.
Pas le temps de réfléchir
Pas le temps de se poser, se reposer,
A tire d’ailes, sans fin
Comme un vol de migrateurs
Qui ne saurait pas où il va.
Quelque part les maîtres des mots
Peaufinent leurs discours
Car il ne faut pas « que le bât blesse »
Au loin la souffrance pérennise
L’innommable :
Surtout ne dites rien, surtout ne bougez pas
D’ici on n’entend pas la terre qui s’effondre
Sous les bombes des tueurs d’enfants.
Surtout ne dites rien, surtout ne bougez pas
Les loups sont entrés dans la ville
Les loups ! avec leur Dieu de pacotille
© Denise Bernhardt
Extrait du recueil « L’amour du Monde », Poèmes à deux plumes, éditions « Le Vert
Galant »
Ecrit par Denise Bernhardt & Duckens CHARITABLE
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Denise Bernhardt
23 septembre 2011
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© Anne-Marie GERBER - http://photos.linternaute.com
Ma tête est pleine de doutes
Il me semble avoir fait fausse route...
Assise dans le souffle du vent
Je me perds dans le chaos du temps.
Je n’ai rien choisi, rien demandé,
Et pourtant je me sens condamnée.
Aucun moyen de s’échapper
Comme l’abeille prise dans la toile d’araignée
Trahison, tromperie, mesquinerie
Sont-elles là pour mettre du piment dans ta vie.
Cette découverte est une liasse de souffrance
Tel un dossier sorti de l’imprimante
Plus possible d’oublier
Plus possible d’effacer
Simplement arriver à pardonner
A cet Etre cher à qui je suis mariée.
Oh douleur ! Oh tristesse !
Puisses-tu te transformer en allégresse...
Faut-il laisser du temps au temps
Afin de pouvoir trouver l’innocence d’une enfant
Haine, vengeance, colère
Fuite, suicide, galère
Ne plus regarder derrière
Pour devenir cette Vraie Guerrière.
Ne suis-je plus à la hauteur ?
Suis-je devenue une femme sans valeur ?
Qu’a-t-il bien pu se passer
Pour que tu puisses me tromper...
© Chantal
Le 15/09/11
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Chantal
22 septembre 2011
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© Édouard Manet - Un moine en prière
A mon Ami Florentin Benoit D’Entrevaux
au petit couvent de Saint-Martin-sur-Lavezon
« Moi, je suis la résurrection,
qui croit en moi, même s’il meurt,
vivra ;
et quiconque vit et croit en moi
ne mourra jamais… »
L’Evangile selon saint Jean, XI, 25
Quand le temps déchaîné
Fait des brèches sanglantes dans ton cœur,
Quand, dehors, le vent glacial
Se précipite sur la Terre
Et fait geler la sève sensible des arbres,
Prie Dieu !
Quand l’abîme de l’extrême solitude
Tâche d’engloutir la tendre flamme
Qui fait luire la face de ton âme
Et que sur les routes désertées
Seuls rôdent les fantômes affamés des humiliés,
Prie Dieu !
Quand dans ton âpre corps immobile
Retentissent les cymbales du néant,
Et dans la cour désolée
De ton modeste havre de larmes,
La pourpre des feuilles gémit et se meurt,
Prie Dieu !
Quand les perfides blessures quotidiennes
Recouvrent ta docile poitrine de leurs semis violets,
Et que les sourdes complaintes des affligés
Lacèrent de leurs fouets rudes ta fertile miséricorde,
Prie Dieu !
Quand les sanglots serrent dans leurs étaux d’acier
Les vibrants ruisseaux du sang dans ta gorge desséchée
Et que, la nuit durant, les oiseaux sans nid
Et les hommes sans toit
Hurlent de désespoir,
Tombe à genoux et
Prie Dieu !
Prie Dieu, Ami monastique de mon cœur,
Prie-le, comme moi je le prie,
Lui, La Paroles qui rassemble toutes les paroles,
La Prière où puisent dans leur pure beauté toutes les prières,
Lui, mon Ami véridique,
Le Visage de tous les visages,
La consolation céleste
De toutes les consolations vraies
Et la Lumière qui nourrit de sa simple douceur
Toutes les flamboyantes lumières de ce monde !
© Athanase Vantchev de Thracy
Paris, ce dimanche 7 août, l’An de Grâce MMXI
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21 septembre 2011
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http://acoeuretacris.centerblog.net/rub-archeologie-.html
Effleurer silencieusement l’infini,
Déplacer l’ordre du temps,
Revisiter les livres de pierre.
Du symbole à la lettre
La poésie de l’intime
Prend forme d’une passerelle,
Ses couleurs abhorrent
L’aura d’un miracle.
Sur les brasiers de nuit
Les pénitents avancent pieds nus.
Penseur en liberté, je me surprends
A servir la messe du renoncement,
A oublier le temps des catacombes,
Mais à croire aux résurgences de la vie
Et à découvrir les beautés d’un diamant
Dans une veine d’ambre.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
20 septembre 2011
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© Claude St-Cyr - Le Saint-Laurent
Long le chemin des retrouvailles
Longues les nuits à ta rencontre
Fiévreux le désir au bord du Fleuve
Au soleil qui brûle mes paupières
Le fil d'or se fait de plus en plus mince
Il relie les chemins des amants
Hâte-toi, il risque de céder
Le vide guette ton pas
Je ne te connais pas, amour
Mes yeux n'ont jamais vu ton visage
Si je te rencontre un jour
Le chemin sillonné disparaîtra
Dès que tu me prendras dans tes bras
Et j'écoute le son du Fleuve
Y monte une symphonie inachevée
À faire pleurer tous les violons
Ma main caresse la vague
Mes pieds baignent dans l'eau
La musique continue sa plainte
Si tu sais écouter, tu l'entendras
Au fond de ta nuit mésopotamienne
Laisse-toi bercer
Le Fleuve te fera le récit de ses amours
© Ode
Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions
Les Poètes Français – Paris
Prix Alain Lefeuvre 2010
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Ode
19 septembre 2011
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© John-William Waterhouse : Tristan et Iseult
Un bandeau sur mon âme
Pour ne plus dire je t’aime
Une attelle sur mon cœur
Pour avancer encore…
Sans toi…
Un bâillon sur ma bouche
Pour ne pas crier ma douleur
Pour toi, mon amour
Qui hante mes souvenirs
Le jour et la nuit…
Maudit soit le sort
Qui, un triste matin
Construisit un mur
Que dis-je, un abîme
Pour désunir nos cœurs
La vie n’aime-t-elle donc pas
Le bonheur et l’amour ?
Sépare-t-elle toujours
Ceux qui s’aiment
A en perdre la raison ?
N’y a-t-il que la mort
L’union dans le néant
Pour consoler les amants
Si la vie leur refuse ses caresses
Et les oblige à s’oublier ?
Ô triste sort réservé
A ceux qui s’aiment
D’un amour interdit
D’un adultère scandaleux
Aux yeux des censeurs…
Envolez-vous cœurs torturés
Vers les nuages et les étoiles
Ils vous protégeront
Des médisances et jalousies
De tous ceux qui ne savent aimer…
© Jean Dornac
Paris, le 19 juillet 2011
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Jean Dornac
18 septembre 2011
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© Thomas Banks
A mon frère Michel
Sous l’averse du silence
j’écoute simplement
le murmure de la vie…
Aux quatre coins de l’espace
elle rassemble et mêle
les ruisseaux du destin
et comme les doigts
qui courent
à la recherche d’un visage
elle m’offre le bonheur
qui frôle mon corps
et s’empare des mots
que mon cœur
ne saurait prononcer…
Ô tenir un instant
à peine une seconde
la main d’une fleur
aux lèvres qui tremblent
et voir la fuite inconnue
de ce temps pitoyable
qui pousse les grands arbres
dans les bras meurtriers
des tempêtes obscures…
Ô batailles qui recouvrent
les allées de nos parcs
d’une mélancolie
où s’éteignent les couleurs
je devine la métamorphose
des règnes incarnés
qui subissent l’épreuve
mélancolique des heures…
Plus qu’un mal anonyme
je porte la vieillesse
de ces jours uniques
qui enferme le quotidien
dans les tiroirs de l’oubli…
… et même la lampe
toute neuve
de l’étoile polaire
se perdra dans le noir
comme un ange vaincu…
© Victor Varjac
Antibes, 9 avril 2001
Extrait du recueil « L’Homme Imaginaire » aux éditions
MELIS
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Victor Varjac
17 septembre 2011
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http://www.allposters.fr
Fourmis des champs qui défilez
Et coulez comme un ruisselet
Le long du mur et du talus,
Vous allez sans vous dérouter
Au but assigné par l’instinct,
Tout comme au pôle les manchots
Alignés au pied des banquises,
Ou ici les soyeux cortèges
Des chenilles processionnaires…
Et les pèlerins qui relient
Saint-Jean-Pied-de-Port, en Espagne,
A Saint-Jacques-de-Compostelle,
Ont-ils le même entêtement,
Cette opiniâtreté native,
Irrésistiblement portés
En avant comme l’animal,
Peut-être sans savoir comment
Et sans se demander pourquoi ?
© Luce Péclard
23 novembre 2009
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Luce Péclard
16 septembre 2011
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A la fin de ceci et à la veille de cela, aussi vivant que nous fûmes, nul d’entre-nous n’avait pensé qu’en vérité ce n’était là
que la fin des rêves et le début des cauchemars. Sacrée logique qui veut qu’aux hérités la tombe et qu’aux héritiers les rennes.

http://signesdanslescieuxetsurterre.blogspot.com
Le ciel est le même
Dieu n’a pas de veste
Unique créateur, sème
A nous de faire le reste.
Aux étoiles leur temps
Les saints, pour la vie
Grands sages d’antan
Aujourd’hui je les suis.
Ce n’est pas un cri
Pour qui veut croire
Ecoute, sortir de la nuit
Cet appel défier le noir.
Cherche ta mère
Ton père est déjà loin
Regarde cette terre
Aux arbres sans soins.
Cherche-toi un frère
Ta sœur, nue s’enterre
Tout est là, tout est clair
Admettre, fuir ou se taire.
Cherche bien des cousins
Ton oncle, n’a pas eu
Accroche-toi tel le raisin
Le cep garde sa vertu.
Cherche, sur l’autre colline
Il n’y a pas que des vampires
Telle l’épine que tu déracines
Ne chasse jamais le sourire.
Part, prend ce chemin
Tes jambes te porteront loin
Aujourd’hui n’est pas demain
Oublie mon enfant ce coin.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 09/09/2011
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Mouloudi Mustapha