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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 09:02

 

faust-bouquet-fane-etude.jpg

http://opera-farfelu.over-blog.com/categorie-1208393.html



Entre les bois de deux paravents,
Dans le désordre des draps froissés,
Le corps en dissidence
Laisse l’incertitude de ses empreintes
S’imprégner de solitude.
La couleur laiteuse d’une peau exsangue
Se teinte de mauve et de rouges hématomes,
Un drame de vie s’écoule
Sous des veines trop bleues.
Entre les marbres de deux colonnes,
Il ne reste qu’un bouquet fané
Dans le lavabo encrassé.
La porte se referme,
Sur un fauteuil vide
Et une toile inachevée.

© Michel Bénard.



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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:25

 

cosmo_amour_illu.jpg

© Ode




L'Univers, la Vie et sous les Cieux

À vol d'Oiseau, la Terre

Les Océans se font taches bleues

Les Étoiles de leurs pointes les éclairent

Au grand jour, sous le Soleil sauvage et brûlant

Visions de parcelles terrestres

L'île boisée abandonnée des Amants 

Là où flottent des odeurs sylvestres

Et de longs bras de sable à perte de mer

Dans le silence immobile des battures altières

Entre vent et vagues, le combat des forces mugissantes

La Clepsydre du Temps,

Des Amants perdus, compte les heures



Du fond des millénaires

Elle annonce les retrouvailles des Solitaires

Ainsi pour eux la fin du Grand Chaos

Le fil d'Argent qui les relie

Apporte enfin son écho

Dans la traînée de poussières d'Étoiles

Que le Vent porte jusqu'à eux

La Déesse de l'Amour met les voiles

Renaissance des Amants de l'Arc Sidéral

De l'Univers poudré à la Source qui ruisselle



Aucune mort, aucune vie ne leur a été épargnée

Du grand Mystère du Cercle Rouge

À l'interminable attente où plus rien ne bouge

L'hyménée est enfin consumée

Dans le feu du ruissellement des corps de nuit

Ainsi, ils ont retrouvé de leur âme la claire pureté

L'Amour, par décret d'origine, s’élèvera-t-il comme aux jours premiers, à hauteur de la parole créatrice ?

© Ode


Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris


Prix Alain Lefeuvre 2010


Visiter son site : http://zodode.5.50megs.com/



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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 07:20

 

Bouguereau.jpg

© Adolphe William Bouguereau



Il a pour nom « Femme »
Le poète est sa voix
L’homme n’est que le papier
Où elle s’affiche et resplendit

Ô beauté ineffable
Qui me trouble parfois
Jusqu’aux larmes
Tant son image me bouleverse

Ô traits mystérieux
Qui dessinent ces visages
Moulent les galbes
Et percent mon cœur

Les mots du poète
Subjugué par la Femme
Jamais ne sont assez puissants
Pour dire l'incommensurable

Il est des hommes
Que l’on dit beaux
Mais que sont-ils
Face à la splendeur ?

Un brouillon, dit-on, parfois
Une ébauche non achevée
Comme si le fuseau de l’artiste
S’était soudain absenté

Et que séduit
Par l’inattendu modèle
Il se serait penché
Sur la nue beauté de la Femme

Jamais je ne guérirai
De l’éclat céleste
De l’astre féminin
Et de son sourire enjôleur

Ô Femme magique
Source et inspiration
De mes jours
Souffle de mon âme

Rien ne te surpasse
Ô délice des Anges
C’est toi qui enchantes
Les labyrinthes de ma vie

Femme éternelle
Tu es l’image
De l’amour porté aux nues
Tu es la poésie de mes jours…

© Jean Dornac
Paris, le 4 janvier 2012



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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 08:54

 

detail-d.jpg

http://histoirecenthistoires.blogspot.com/2011/05



L’heure qui s’achève
est à recommencer…
L’éternel éphémère
fait de nous des nomades
des vagabonds… des fugitifs
qui s’accrochent aux jours
mourrant sous nos désirs…
Renoncer au combat
être ce qu’on dépasse
demeurer anonyme
alors que tout est grand
ne pas saisir la flamme
que tend le sablier
c’est prendre la défaite
comme une récompense
et se vêtir de cendres…
Les flèches du cadran
tournent… tournent… tournent
et dans leurs serres noirs
notre cœur s’alourdit
avec un bruit de sang…
Devons-nous ignorer
la source de l’étoile
qui cherche les contours
de notre ombre penchée ?...
L’insouciance des jours
roule notre existence
jusqu’à ce crépuscule
qui surgit du néant !...
Je sens déjà la mort
me prendre par les mains
comme un rêve oublié
qui cherche ses racines…
Mon visage se perd
emporté par le jeu
de la métamorphose…
Je marche sur les pierres
que teintent mes blessures…
Seule ma voix demeure
à l’orée de l’abîme…

© Victor Varjac
Antibes, le 16 mars 2002


Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions MELIS



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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 08:29

 

0621-contemplation.jpg

Infographie © Thierry Deschamps



Contempler la lumière qui danse sur la mer
Le soleil qui s'enflamme au beau milieu des lames,
Les vagues te lèchent les pieds, purifient tes idées,
La fraîcheur du matin apaise ton chagrin.

Oh ! Plaisir si amer,
Que ton esprit se perd !
Délaisses la souffrance,
Abreuves-toi d'ignorance !

Profiter de la nuit et du temps qui s'enfuit,
Les étoiles te révèlent la beauté éternelle.
Face à l'immensité, tu restes émerveillé,
Le silence t'envahit, la lune te sourit.

Oh ! Plaisir solitaire !
Échapper à la terre !
Si tu veux exister,
Ravales ta fierté !

Découvrir la montagne, la neige sa compagne,
L'univers te fait face, y as-tu donc ta place ?
Tu te croyais penseur, mais en fait, tu as peur !
À vouloir tout comprendre on ne cesse d'attendre …

Oh ! Plaisir délétère !
Tu perds tous tes repères !
Poser trop de questions !
Amène l'exclusion !

Parcourir le désert, ses paysages austères
Cette étendue de sable qui semble infranchissable.
Tu te sens ridicule, infime molécule.
Petit grain de poussière recherchant la lumière.

Oh ! Plaisir suicidaire !
Contempler l'univers !
Atteindre l'absolu !
Pour qui donc te prends-tu !

~~*~~

©Thierry Deschamps


http://www.le-spleen-de-zarathoustra.fr/0100-sommaire.html



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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:24

 

index.jpg

http://operationleakspin.wordpress.com



Est-il possible qu’un être humain semble-t-il convaincu puisse oublier ses engagements ? Est-il possible qu’un être humain se prétendant descendant de ceci et de cela puisse enfreindre aux obligations ne serait-ce que primitives de ses semble-t-il ancêtres ? Si nous reconnaissons que l’aube n’est pas uniquement synonyme de tel ou tel premier rai de lumière tout comme le crépuscule n’est pas uniquement tel ou tel couché de soleil alors pourquoi ne pas vouloir admettre que le jour et la nuit ne sont pas uniquement synonyme de ce qu’il y a entre les deux ? Au fait l’histoire est-elle ce que d’autres écrivent ou bien est-elle celle que nous écrivons ou nous dictons et par voie de conséquence celle dite « sur mesure » ?


                                                       Dédié à mon frère
                                                                          Athanase Vantchev de Thracy


Gardez vos promesses
Trop de sacs sont remplis
C’est vrai, notre faiblesse
Nous cause bien d’ennuis.

Claire fut votre histoire
Là-voila toute noire
Conter, sans surseoir,
La vérité en un seul soir.

Engagé, vous le fûtes
Assidu, je le suis encore
Sur vos sbires, je bute
L’oubli, votre seul décor.

Je ne dis rien, je traduis
Ci-dessous ce que j’ai vu
Lisez sans parler de vie
Là où le droit s’est pendu.

Il n’avait que six temps
Lors de votre arrivée
Ce jour, dix huit ans
L’œil sur le sabre rivé.

Elle avait quatre temps
Lors de votre arrivée
Aujourd’hui, seize ans
Adepte des cercles privés.

Il avait nourri l’espoir
Joindre les deux bouts
Cesser de broyer le noir
Manger, épines et clous.

Elle avait bâti l’avenir
Suivit tous vos discours
Penser avec le mal en finir
Vivre tranquille ses jours.

Garçon, fille, père et mère
Innocents sans aucun doute
Victimes, sûres, sous cet air
Que la vile duperie déroute.

A ce garçon, à cette fille
Venez parler de démocratie
Ils diront, le bruit des billes
Qu’entendre les idioties.

A ce père, à cette mère
Venez, parler de liberté
Ils pourront être plus clairs
Que ne fut jadis leur fierté.

Ces quatre et d’autres encore
Chaque larme est une braise.
Osez, vivez tous les conforts
Dans le trou, point d’alaise

Châtiez les bons regards
Punissez, la bonne culture
Votre monde est en retard
D’un univers sur la rupture.

Brisez, tordez-nous le cou
Nos jambes, déjà coupées
On s’est habitué aux poux
Comme les rats on a soupé.

Faites, sans parler pas de foi
Laissez les morts à leur place
On a déjà tiré une croix
Vous n’avez aucune classe.

© Mouloudi Mustapha
Alger le 18/12/2011



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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:31

 

zycie.jpg

http://www2.csduroy.qc.ca



Quel que soit le blason,
Tel mime est détestable,
Quand servile il se fait, commode ou table,
Huche à pain, guéridon,
Evidemment, selon ce qu’on agite
Il n’est de royal bruit qu’on ne médite :
La toute fin du dit propos,
Dévoilera jusqu’où portent ces mots.
En Cour un seul soleil, et seul cet astre pense,
Aux autres d’emboucher un salvateur Amen,
Surtout ne pas risquer l’offense,
D’aller toucher à quelque occulte hymen.
Nul n’est soi face au trône,
Et que le prince prône,
Toute oreille tombant on l’épouille à loisir ;
Il n’est assez de bottes
Fut-ce à crampons, sous lesquelles gésir,
De versaillaises hottes
Où singes se confient, aussi crocos et gnous,
Plus grands devant le Prince à partir qu’à genoux.
Quel antique décret prive de leur superbe,
Tant d’hôtes de ces bois ?
Que l’élu soit imberbe,
Tous iront à la fois
Prompts se raser ; ou portera postiche
En cas d’un Esaü dont le laquais s’entiche.
A quelle engeance untel, peut-il appartenir
Qui va, cœur pantelant, comme à confesses –
Craignant qu’il n’aille s’embrunir –
Pour la narine aux vents, torcher du Roy… les fesses !

© Claude Gauthier



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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 08:20

 

87198801phi-lgo-gif.jpg

http://tpenbrdor.e-monsite.com/



Voici revenue l’heure
Où les vitraux s’éteignent,
Où le silence s’installe,
Où la pénombre répand
Les ombres du mystère,
Où les ogives se patinent
De pourpre et de vieil or,
Où les anges replient leurs ailes.
Voici revenue l’heure
Où l’on perd son chemin
Au cœur du labyrinthe,
Sous une pluie d’étoiles,
Sous les signes du Verbe
Et du nombre d’Or.
Alors, bateleur de symboles,
Funambule en paraboles,
On voudrait écrire le Poème
Avec le sang de l’encre.
Voici revenue l’heure
De la perle des nuits
Et du violon rouge sur le toit.

© Michel Bénard.



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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 08:07

 

oeuvres-contemporaines-0037.jpg

© Lydie Godbillon



Au désir des jours

M'attendras-tu, amour ?

Au jour des moissons

Seras-tu là, amour ?

Aux soleils des étés aimés

Nos regards, malgré les saisons passées

Seront-ils fibules à nos hanches

Et saisons nouvelles ?



Nos jours ne regarderont-ils jamais plus en arrière 

Nos nuits ne seront-elles plus que de feu 

Irons-nous au Fleuve y baigner les étoiles

Et bercer la lune couchée sur les vagues 

Embarquerons-nous sur le voilier aux ailes blanches

Jusqu'à l'île verte des désirs 

Marcherons-nous côte à côte sur la grève

Cheveux au vent des amours complices



Dénouerons-nous les rubans des pudeurs antiques

En offrande aux Fleuves de nos vies

Nous laisserons-nous aimer par la terre

En hommage aux labours féconds

Le bonheur voudra-t-il venir avec nous

Porté sur les ailes des oiseaux fous

Irons-nous au petit matin jusqu'au Fleuve

Pour entendre remonter le silence 



...Irons-nous...


© Ode


Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions Les Poètes Français – Paris


Prix Alain Lefeuvre 2010


Visiter son site : http://zodode.5.50megs.com/



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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:42

 

800px-Pieter_Bruegel_I-Fall_of_rebel_Angels_IMG_1444.jpg

© La chute des anges – Pieter Bruegel l’Ancien



Il est au fond de mon cœur
Une morsure qui ne s’efface pas
Je voudrais honorer la vie
Mais ils sont si nombreux
Ceux qui la piétinent…

Ces gens que l’on achète
Qui vendent leur âme
Pour une poignée de deniers
Qui ont de leur cœur
Oublié l’essence

Ces êtres de pouvoir
Qui font de leur orgueil
Le pain quotidien
Aussi rassis au-dehors
Que mou au-dedans

Ces religieux méchants
Qui annoncent l’amour
Tout en plantant
Leurs flèches empoisonnées
Dans les cœurs innocents

Ces militaires si fiers
Qui tuent et torturent
Le père et l’enfant
Violent mères et filles
Avant, têtes hautes, de défiler

Ces braves gens
Qui jugent sans savoir
Qui condamnent
Sans réfléchir
Leurs frères différents

Et tous ces citoyens qui savent
Les crimes des puissants
Qui se taisent ou applaudissent
Et ne font rien
Pour soulager le monde

Oui, je voudrais
Chanter la vie
Mais qu’est un poète
Sinon une âme qui souffre
Et crie dans le désert ?

© Jean Dornac
Paris, le 18 décembre 2011



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