24 novembre 2011
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© Alain Percy
J’ai fini par comprendre
Que ton coeur qui saigne
N’est que ce lambeau de terre
Livré à la mer
Et depuis j’ai jeté mon regard
Comme en écho
Sur la mer que tu adorais tant
et qui fut la dérive
De nos peuples
De toutes nos souffrances
Car ce grand soleil
Que tu portes en toi
Est la brèche de nos souvenirs
Et de nos errements
© Jean Watson CHARLES
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Jean Watson Charles
23 novembre 2011
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© Rimbaud par Jean-Claude Bemben
Sur le chemin des cendres,
J’irai bruler les bois de l’absence
En observant le miroir des eaux
Du lavoir où rêva Rimbaud,
De l’ivresse d’un bateau
A l’enfer des saisons.
Parfois rassemblés, si souvent séparés,
Nous côtoyons l’indicible
D’une harmonie sauvage, d’un théâtre
Au seuil de la folie, de l’incertitude
D’un imaginaire à recomposer.
Oiseleurs de paroles envoutées
Bergers d’icônes brisées,
Comme la vie, la poésie nous appartient
Elle sera notre chemin, notre parade,
Mes voyelles reposent entre tes mains,
Tu en feras une nouvelle symphonie.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
22 novembre 2011
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http://www.lebatondeparole.com
Il me manque, un mois déjà
Je ferme les yeux et le revois
J'ouvre mon âme et le revis
Tantôt bleu, tantôt vert
Tantôt presque blanc
Lorsque gorgé de soleil
Et de brumes chaudes
Mon Fleuve
Ma Mer
Mes Berges
Mon Évasion
Tout est renversement
Dans le silence bleu du Grand Ruban
Jours voyants des Genèses
Nuits d'accouchements qui m'apaisent
Pierres millénaires qui me regardent
Je les contemple
Me racontent les odeurs des saisons sans mesure
Je les caresse doucement
Je prends les plus petites dans ma main
Chaudes les Pierres
Immenses comme la Vie et la Mort
Comme la Fleur et l'Amour
Parfums de mon Pays
Encens de vies
Mémoires du Temps qui passe
Immobiles Témoins
Je réponds à rebours à vos appels
Compagnes du Fleuve
Pour enceinter d'Amour vos dires
Combler mon Mystère de vos Désirs
Je vous ai trouvées au large du Rêve
Au bord de l'Eau de l'Âme
Sur l'abondante Mer de l'Imaginaire
Et arrive le dernier sursaut de l'été
Rôde l'automne
Il me faut quitter
La nuit chavire dans la Lune
Le jour se rapetisse
Le Soleil ne réchauffe plus
Je vais veiller au Feu de l'hiver
En fermant les yeux
Pendant que le temps s'étiolera
Attendant que le Feu de Sève
Fasse chanter le printemps
Et je reviendrai
Sous l'Incendie de mai...
© Ode
Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions
Les Poètes Français – Paris
Prix Alain Lefeuvre 2010
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Ode
21 novembre 2011
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http://remibiette.wordpress.com/2010/06/18
Les chemins de la vie
Sentes tortueuses ou larges allées
Ne sont jamais tels qu’enfants
Nous les imaginions
Bercés au foyer de l’amour.
Arrive, ô combien trop hâtivement
Le cycle des affrontements…
J’allais bientôt à l’école
Sans joie ni ardeur.
Affligé dans ce décor
Si peu harmonisé à mon âme
Mon esprit s’évadait facilement
Au-delà des murs et des entraves.
Voyageant par tous les temps
Vers les contrées que j’inventais
Je vivais dans l’asile de mon cœur
Epris de mes milles trésors
Que seul mon esprit goûtait.
Rien ne pouvait me retenir
La liberté me réclamait.
Combien de maîtres
Pénétrant mes yeux absents
Du bout de leurs règles
Me réveillaient brutalement
D’un coup sec sur mes petites mains
Avant de me punir face au tableau noir…
Ils n’étaient point des brutes
Il eut juste fallu que j’écoute…
Mais, sans répit, à cœur défendant
Mon âme s’évadait dans l’ailleurs.
On n’attache pas le vent
Qu’il soit fou ou charmant.
Il est l’un des noms de la Liberté.
Il fut, pourtant, des instants de rêves.
Ô envoûtants cours d’histoires
Leurs scènes impressionnantes
Aux yeux de l’enfant que j’étais
M’offraient subtilement le droit
De me promener au fil du temps…
Ici, compagnon de Charlemagne
A la rencontre de Roland
Là, caché dans les caves
Pour échapper aux guerres
Crimes et massacres
Fondés au nom des religions
Sauvagerie imbécile et sans nom.
Un temps, manant dans sa ferme
Narguant le roi soleil
Et tout de suite après, Sans-culotte
Bousculant la Bastille…
Puis dans une dernière échappée
Orgueilleux Grognard de Napoléon…
Au fil des fleuves et des rivières
Je naviguais par gros temps.
Trop de noms à retenir
S’ajoutant sans pitié
Aux montagnes et villes
Aux superficies à retenir
Chiffres sans âme ni poésie.
Sur la péniche de mes rêves
Seule la rive existait
Bordée de saules-abris
De platanes-Midi
De pêcheurs nonchalants
Ou de ménagères battant tapis.
Ô dictées qui me torturaient
Rédactions qui m’enchantaient…
Récitations trop magiques
Pour ma mémoire rétive
Avant que la récréation ne me sauve.
Souvenirs du temps passé
Encore si colorés en ma souvenance…
Dans mon atelier, encore gamin
Burin ou lime à la main
Mon maître, je me souviens
Du temps où tu me corrigeais
Ce temps si doux de ton enseignement
Et de ma course à l’école du temps…
© Jean Dornac
Paris, le 28 février 2010
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Jean Dornac
20 novembre 2011
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© Isabella Poulenard
L’aube du regard
ressemble à une voix
où les feuilles de lumière
tissent l’arbre du jour…
Le ciel semble si loin
qu'il arrache nos ailes…
Jamais nous n’atteindrons
l’ange de notre âme…
Avant de rencontrer
le secret de la mort
j’épuiserai mes mains
et le sang de mon corps
à chercher sous la cendre
les heures qui dispersent
l’espérance dérisoire
d’un amour bien plus grand
que l’humaine douleur…
A la lisère de la vie
où l’ombre fornique
avec nos chimères
j’attendrai de te voir
surgir du sable et du vent
comme une image irréelle
que j’ai toujours connue
pour croire en un destin
qui commence vraiment
lorsque le cœur d’argile
a perdu ses paupières !...
© Victor Varjac
Antibes, le 10 septembre 2001
Extrait du recueil « Le Dragon de Poussière » aux éditions
MELIS
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Victor Varjac
19 novembre 2011
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http://mathieuetcoralie.com/blog/index.php/2007/11
Les arbres frôlent ma portière.
Leur procession s’enfuit
Au long des routes et des lisières.
Où vont-ils en sens inverse,
Vers quel avenir de hauteur et de ciel ?
Alors que, croyant m’élancer,
Je reste invariablement sur place
Au ras des rigoles, des fossés,
Dans le flou des brouillards d’angoisse.
Ô arbres, pourquoi m’abandonnez-vous ?
© Luce Péclard
6 juin 2008
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Luce Péclard
18 novembre 2011
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08:43
© Edvard Munch - Vampire
(Pamphlet)
Les loups ne se mangent pas entre eux...
Les gens d'argent, sans foi ni loi
sont devenus bêtes de jeux
et se comportent comme des putois
Leur culte est celui du Veau d'Or,
mais le ver est là dans la pomme
et ceux qu'ils exploitent dehors
voient leur image qui se déforme !
Les loups ne se mangent pas entre eux.
Les hommes sont devenus Vampires.
Ils se combattent comme des dieux
et l'on peut bien craindre le pire.
Les Vampires sont des dieux de guerre.
Ils ne cherchent que leur profit.
L'humain ne les occupe guère
et l'usure est leur paradis.
les loups ne se mangent pas entre eux.
Ils vivent ensemble, solidaires.
Les hommes sont bien plus dangereux,
âpres au gain et solitaires !
Pierfetz©
http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/IV-2Vampires.htm
Extraits du recueil "LA CLEF DES SONGES"
Recueil autobiographique poétique.
( Diffusion:"Rencontres
Artistiques et Littéraires" 91700 Ste-Geneviève-des-Bois)
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Pierfetz
17 novembre 2011
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08:21
http://tws3d.com
Hep Petit ! Oublie-les,
Oublie les portes qui claquent, les poings dressés,
Les cris étouffés, les insultes et les mots acérés.
Le rouge passage à tabac. Le bleu mauvais coups.
Toutes ces larmes de douleur et de colère.
Quand l’enfance devient un enfer.
Bras qui se lèvent en une armure dérisoire.
Hep, Petit ! Ecoute,
Ne reste pas tapi sur ce lit, replié là contre le mur.
Qui je suis ? Oh … je viens de la nuit des temps.
Je suis la musique, celle qui panse toute plaie.
Celle qui prend la tristesse, la broie et te souris.
Ne fais pas attention à eux.
Ecoute cet air, c’est ta mère qui te prend dans les bras,
Le soir, dans ta chambre, réfugiée de cette furie qui envahit ton père.
Petit, sèche tes larmes.
Comment ça tu n’es pas petit ?
Mais j’ai plus de quatre cents ans moi ! J’ai traversé les siècles.
Dépose ton cœur au creux de mes notes.
Dis-moi.
Marre des foyers, marre des coups. Oui, bien sûr,
Tu n’as pas demandé à venir au monde ? Je sais.
T’as la haine, tu vas leur montrer à tous ces cons.
Tiens, prend mon mouchoir.
Tu sais, moi, j’aime bien te voir dans ce monde.
Non, tu n’es pas un bon à rien,
Car, toi, tu m’entends. Pas eux.
Allez, je t’emmène dans des mondes d’élégance,
De parures délicates, d’amitiés profondes,
De regards bienveillants de pères tendres et présents,
De fou-rires entre potes, ballades en rollers et matchs de foot.
Chante, Petit, chante, cette mélodie est pour toi.
Le rouge sur le mouchoir. Pose-le sur mes notes,
Le bleu des coups sur ton corps. Je souffle, le voici devenu… soupir.
Ne pleure pas.
Tu entends ? Je suis un menuet - C’est quoi ? - Ecoute …
Lit de douces notes, posées et chantantes,
Harmonie parfaite, simple et pure.
Laisse-toi bercer.
Le sang ? Il l’envole dans sa mélodie,
Les mots tranchants ? Il les emporte dans ses triolets,
Hop ! tu vois ? C’est magique.
Tu souris ?
Oublie-les Petit. Oublie.
Menuet en sol mineur n°1, Haendel. Transcription pour piano.
© Dominique Dupuy
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Dominique Dupuy
16 novembre 2011
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08:32
© Salvatore Gucciardo
A l’ami et au peintre Salvatore Gucciardo.
Tout l’univers englobe
La sereine présence,
Les points de communion migrent,
Le ciel est dans l’attente,
Sa couleur demeure incertaine,
Indéfinie en ses nuances intemporelles,
Il est au seuil de sa naissance,
Le silence frissonne
Face à l’incroyable odyssée
De l’ineffable message,
De l’onirique mystère.
L’homme se profile dans le cerveau
De l’origine des étoiles,
Le ventre hypothétique de la femme
Contient déjà la sève féconde,
L’écume de la mer
Fusionne avec les sphères,
L’arbre cosmique rêve ses fruits,
C’est l’attente fulgurante du big-bang
Feu lustral de la source de vie.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
15 novembre 2011
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© Salvador Dali
Dissocier le jour de la nuit
Le rêve de la réalité
J'ai peur d'inventer un nouveau jour
Qui m'ordonne de renaître
Difficile recommencement de l'attente
Le subtil humain, le corps subtil
Imaginaire des imaginaires
Fantasmes, idéation, création
Délire poétique, ma Muse
Offrande de vie sur l'autel des vérités
Tout se matérialise, tout devient vrai
Entrée de plain-pied dans le concret des choses
Forcée par les assauts des mots écrits
Des tendres secrets révélés à l'autre, par l'autre
Naissance de l'Amour, identité réelle
Écrire n'est pas un jeu car au jeu des jours
Mon âme s'y couche mais, ne s'y endort jamais
Et se dévoile le mystère au souffle secret de l'Offrande
À la Source Sacrée de l'inaltérable Soif
Obéissant ainsi à la Règle d'Or de la durée
Ô toi ! Parole donnée reprise par le silence
Inventée dans le rêve, devenue réalité
Afin de rendre nos jours à la hauteur des Etoiles
Prendras-tu le temps d'achever tes promesses
À la démesure des jardins de notre Temple Bleu ?
Je suis de cette Mer humaine de Feu
En dérive d'espérance...
© Ode
Extrait du recueil « Le Fleuve donne naissance aux Enfants des Etoiles » aux éditions
Les Poètes Français – Paris
Prix Alain Lefeuvre 2010
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Ode