24 novembre 2012
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Tu pleures la fleur des printemps
Pendant que les murs blancs de l'hiver
Tapissent la maison de mes souvenirs
Mais l’hiver n’a qu’un temps
Bientôt sècheront mes larmes
Sous l’astre étincelant de ta mémoire
Tu pleures la blondeur des chevaux
De la femme des sables du désert
Les murs fauves de mai qui bientôt arriveront
Mes pleurs passeront
Avec les flamboyants chevaux de feu
Galopant sous le ciel ocre de juin
Tu pleures la couleur du blé des sables
Et du rouge de ton enfance
Qui tapissent la maison de tes souvenirs
Mais je danserai parmi les blés des champs
Et dans l’univers revêtu d’amour
Que tu m’offres par ta présence
Tu pleures la source diaphane
Qui s'infiltre dans la pierre
Avec ses yeux d'opale
Mais je me baignerai
Dans l’eau cristalline de tes yeux
Le miel de ton cœur fera renaître mon bonheur
Tu pleures le chemin tracé d'étoiles
En dédale minoen jusqu'au trône royal
Sur la poitrine d'albâtre du sans amour
L’amour naît et meurt
Mais les étoiles, toujours, demeurent
Et je renaîtrai au creux de ton cœur
Tu pleures la rose cueillie
Dans le rose de l'aurore
Recouvrant tes doigts de ses pétales
D'un velours de suie
Dans la salure de ton oubli
Vois, je ris avec l’orchidée royale
Qui à la tombée de la nuit
Ouvre mon âme et dessine mes poèmes
Couvert d’une livrée de candeur
Dans la tendre saveur de ton âme
Et tu pleures...
Mes pleurs n’ont plus d’avenir…
Ode© et Jean Dornac©
Joliette et Paris - Janvier 2010
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Duo
23 novembre 2012
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09:38
http://www.unesourisetmoi.info/wallpaper_10/pages/rever-de-soleil.html
Il n'est point de chemin ou il est interdit de rêver
Quel mal y a-t-il à fuir la souffrance et tout ce qui insupporte
Conter des lunaisons ou l'enfant insouciant
tourne le nez vers la saveur des certitudes du lendemain
Boucler la boucle de la fraternité par des mains reliées dans un élan qui soit d'amitié
Se croire protégé des dieux pour toutes les initiations et les vœux de
passage
Rire jusqu'aux larmes dont le cristal irise les regards du garçon déposant un
papillon bleu
au ciel de lit de l'innocence
Jouir des coups de folie sans crainte de démériter et de faillir
Apprivoisant un monde où le geste porte vie dans un territoire habité par les
augures de la bonne fée.
© Marie Alice Théard
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Marie Alice Theard
22 novembre 2012
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08:08
© Thierry Deschamps
Marche ! Jusqu’au bout de la route
Jusqu’à l’orée du ciel
Où l’horizon s’efface
Où ciel et terre se mêlent.
Plonge !
Au plus profond du doute
Dans l’abysse sensoriel
Où vrai et faux s’enlacent
Où tout semble réel.
Cherche !
La raison qui envoûte
L’argument démentiel
Qui te fait une place
Au sein de l’Éternel.
Trouve !
L’étrange clé de voûte
Qui maintient l’essentiel
Malgré le temps qui passe
La vie restera belle.
Meurs !
Et d’une vie dissoute
D’un mal existentiel
Restera une trace
Si frêle…
~~*~~
© Thierry Deschamps
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Thierry Deschamps
21 novembre 2012
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http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1223
Viens près de moi, mon âme
Baisse la lueur de la lampe,
Je veux m'endormir
Avec des mots d'amour.
Laisse-moi poser
Ma tête sur ton coeur
Pour l'écouter murmurer
Que tu m'aimes.
J'oublierai les années
De brumes et d'orages,
Tant de jours sans soleil.
Entrecroisons nos doigts
Comme l'ogive d'un vitrail,
Unissons nos souffles
En unique prière.
Pourquoi l'aube nouvelle,
Si ce soir tu me donnes
Ton amour et ta vie
Dans le berceau de tes bras.
© Denise Bernhardt
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Denise Bernhardt
20 novembre 2012
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08:46
© Auguste Renoir
Quelquefois, le temps d’un éclair,
Un visage redevient jeune,
Et le terme rejoint le germe.
Une vie entière entre deux,
Rassemblée en un seul regard.
Il faut capter cet instant rare
D’avant le passage des ans.
C’est l’image à prendre avec soi,
Intouchée et intemporelle,
Comme une amande en sa promesse.
Telle fut un jour Adeline,
Une centenaire à l’asile,
Echouée devant son assiette.
Manger ne l’intéressait plus.
Mais elle vit passer un chat
Qui se frotta contre ses jambes !
Et son regard émerveillé,
D’un bleu contenant tout le ciel,
Ressuscita sur son visage
Le petite fille éternelle.
© Luce Péclard
10.6.2010
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Luce Péclard
19 novembre 2012
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09:52
© Edward Hopper
Mes yeux collés au plafond,
cette nuit est sans sommeil,
mes pupilles rayent le ciel,
le silence dans la nuit est long.
Les grains ronds des jours
barrés sur l’agenda épais
écoulent mon sablier.
Ton silence fait un bruit lourd.
© Claire PRENDKI
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Claire Prendkis
18 novembre 2012
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08:57
http://histoiredesdinosaures.e-monsite.com/album-cat-1-25455.html
A Jean-Jacques MONIER
In memoriam
Silencieuse…
silencieuse
comme une chose
transparente
comme une ténèbre
absolue
qui danse… ondule
entre les fentes souples
d’une barrière
infranchissable…
Profondeur intense
d’un malaise pourpre
au centre des fêlures…
Caresses de l’errance
blotties
dans le feu de la chair
le divin s’épuise
en philtres et en prières
laissant la mort
sombre et douce
emplir les coupes
de poussière et d’oubli
sur le seuil de l’absence
où nous passerons tous…
Mais avant la déchirure
chevauchée du mystère
je veux découvrir
cette chose mortelle
qui se love
dans les plis de mon corps
et qui cherche l'archange
innombrable et nu
aux confins de mon être…
J'incarne le combat
au-dessus des abîmes
lieu hanté
de cauchemars et de rêves
où le décès de l’autre
devient la nourriture
et le cri du vainqueur…
Renoncer à ce crime
c'est choisir le saut
dans la gueule obscure
de l'inconnu vorace…
Comment sortir du piège
qui contraint les hommes
à se nourrir d’autrui ?...
Le feu de l'existence
réclame sans cesse
de nouvelles victimes
bêtes innocentes
chaudes et vives
surprises par l’éclair
brisées par la Grande Roue
de cette Création !
Prisonnier de moi-même
je suis un cercle
où rien ne commence
et rien ne s'achève…
Je grandis au milieu
de cette chasse folle
qui défigure mon cœur
sans lui offrir un nom…
… Mais je poursuis ma quête
sur une mer de sang
qui rouille mes pensées…
La violence inépuisable
sous ces masques de flammes
cherche le chemin de ma vie
mais l'éternelle enfance
habite mon château
et je métamorphose
les forces de sa haine
en un champ de bleuets
où vibre la passion
de jeunes coquelicots…
Pourrai-je atteindre
la rive de la Paix
avant la flèche noire
qui brisera mon souffle ?...
Qu’importe…
Qu'importe mes amis
la véritable réponse
appartient à cet ange
qui chevauche nos âmes
et connaît nos destins !
© Victor Varjac
Antibes, le 10 février 2008
Extrait de « La Rouille des Jours »
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Victor Varjac
17 novembre 2012
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C'est une main d'amour
Que j'ai cherchée sans cesse,
Une main de caresse,
Depuis mon premier jour.
La main courante des ivresses,
Doux chatouillis entre les corps.
La main donnée et ses promesses,
Branches de vie, branches de mort.
Ma nuit intérieure étincelle
De beaux regards souvent croisés,
Ma solitude est moins cruelle
Aux souvenirs de nos baisers.
Les blessures du temps
Ont brisé la tendresse.
Où sont mes mains d'enfant
Et tes mains de jeunesse ?
Ma vieille plume dans la main,
Je retrace mon long chemin.
Une colombe viendra demain
Sur une feuille de parchemin.
Pierfetz - ©
Source : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-12Parchemin.htm
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Pierfetz
16 novembre 2012
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© M. C. Escher
Dans cette maison de mots
aux multiples propriétés,
ce château de cartes plus vaste qu'un palace
dont il avait toujours rêvé d'être le promoteur,
tous les plafonds sont planchers,
tous les planchers plafonds,
tandis que la toiture elle-même,
avec son faîte à glissières,
ses ardoises en pages feuilletées
craquantes à souhait
dès la première heure d'ouverture,
laisse furieusement à désirer,
exactement comme si l'amour,
l'amour démesuré,
et lui seul,
serait de nos jours encore en mesure
de nous offrir le ciel
pour que chaque être vivant ou pensant en ce bas monde
puisse enfin voler de ses propres ailes.
© Michel Duprez
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Michel Duprez
15 novembre 2012
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https://www.elishean.org
quel est ce temple noir,
que j'ouvre, et dont le rose
m'offre son ostensoir,
m'invitant... si je n'ose ?
c'est la porte. le seuil
où complice ton âme
descend, jusqu'à l'écueil
que lui forge ma flamme.
je sens en tes bassins,
se mouvoir tes fluides
et parmi leurs satins,
savante, tu me guides.
à même tes parvis,
aveu secret d'une onde,
c'est la chair de nos dits
que mon amour féconde.
quel est ce temple noir
au séjour éphémère,
au mystique pouvoir,
où renaît ma chimère.
© Claude Gauthier
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Claude Gauthier