15 décembre 2012
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LES AMOUREUX ( Fer forgé au jardin de Pierrot ) - Fetzer-Matt.
Dans mon jardin du coeur,
Il est un banc joyeux,
Balancelle du bonheur,
Le banc des amoureux.
Ils sont là en tous temps,
Sans âge ni lassitude;
L'amour est un printemps,
Jamais une habitude.
Le feu du forgeron
A maîtrisé les courbes
De ce beau médaillon.
La vie semble moins lourde.
Balance du pendule,
Celui du temps qui passe,
Nuages au crépuscule,
Avant l'ultime impasse !
Balance des hamacs,
Brise des souvenirs,
Nostalgie des grands lacs,
Grands projets d'avenir.
Ainsi les amoureux
Rêvent jour après jour.
Le temps perdu pour eux
Compt' moins que leur amour.
Chaque instant de ma vie
Où je me suis assis
Pour t'aimer ma jolie,
J'ai bien vécu ainsi !
Pierfetz - Eté 2005 ©
Source : http://arciel88.fr/bibpoesiespierrot/I-10Balancelledamour.htm
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Pierfetz
14 décembre 2012
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08:32
http://maviemonargent.info/2012/turbulences-sur-le-marche-du-diamant/
Je n’étais pas né pour pleurer,
Ni même rire aux larmes.
J’avais déjà la joie au cœur
Avant d’ouvrir les yeux.
La joie est la clef d’or
Qui donne à ma vie tout son prix.
La joie, après avoir pris langue
Avec mon désir fou.
Je rêve que je suis heureux
Et le bonheur s’allume,
Je ne vis que pour mieux rêver
Et le malheur s’éteint.
L’amour pense à moi et je suis,
C’est là mon plus grand privilège :
Être ce qu’on espère,
Aimer de tout mon être.
Lumière, ombre, homme, enfant, poète,
Je suis toi, je suis moi,
Nous serons toujours deux
A gambader plus loin que nous.
© Michel DUPREZ
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Michel Duprez
13 décembre 2012
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© Phil Moore/Flickr
ah ! j'ai le mal de toi ! mais me plaît que ne cesse
la morsure de feu dont toujours il me blesse,
cette langueur d'amour qui me ramène à rien,
cette sans-cesse-mort où je me sens si bien.
tu es mon seul pays, mes champs et mes collines,
mes brocards et mes ors, mes refrains, mes rapines,
tu es mon pain, son sel, mes eaux et leur soleil,
mon réel jusqu'à l'aube et mon rêve au réveil.
la nuit c'est en secret cette autre part de vie
que tu portes en toi, pour que l'âme ravie
je la cherche et la trouve en la quête d'amour,
façon de m'accomplir en attendant le jour.
il te plaît, je le sais, que je te fasse offense
en nos duels secrets. otages sans défense,
nous nous restituons l'un et l'autre sa part,
gages, dons ou dépôts, échanges nus, sans fard.
qu'es-tu soudainement ? s'il advient que le monde
plus tard, doive être lu par un oeil qui le sonde,
il verra quelque part la lumière d'un feu :
celui de notre ensemble inscrit dans cet aveu.
sois mon immensité. et laisse moi te boire
quand tu penches ton sein et je n'ose pas croire
que ta sente s'entrouvre en livrant ta cité...
je goûte de l'Amour ses goûts d'éternité.
t'enfuis que je te cherche et déjà je te trouve,
car tes ardeurs ont su sous ma cendre qui couve,
étonner de leurs jeux mon automne surpris,
avalanches d'été dont il se veut épris.
songerais-je à partir ? un souffle de ta bouche
me devient une chaîne et je reste à ta couche,
aussi longtemps qu'il plaît à ton désir vainqueur,
que j'aille lui conter les voeux clairs de mon coeur.
© Claude Gauthier
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Claude Gauthier
12 décembre 2012
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© Le semeur au soleil couchant – Vincent Van Gogh
Dans les frémissements
De l’ondée du soir,
Le semeur met en terre
Les promesses de ses semences,
Et nos corps extasiés
Retombent dans l’espérance
Des labours d’automne,
Où nos visages se cristalliseront
Pour révéler nos transparences d’âme.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
11 décembre 2012
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Extrait du "Pygmalion" de Paul Delvaux - © Fondation Paul Delvaux
Cosmogonie plausible
Dans le chaos des origines
La bête est née
Belle, séduisante et jambes fines
Pour en l’esprit s’y installer
Un dieu guerrier et vengeur
Très habile sculpteur à ses heures
Dans son laboratoire bien équipé
Fabriqua des hominidés
De manipulations génétiques
Il leur donna sa ressemblance
À son image de batailleur
Ainsi l’Homme naquit sur l’heure
De batailles, de saccages en victoires
Il revenait à son terrier, seul
Implorant son dieu, qu’en plus de la gloire
De lui donner un amusement pour le distraire, il veule
Le dieu satisfait des prouesses de guerres de sa créature
Entra dans son laboratoire, fit des plans
Forma dans la glaise de Mercure,
Un moule d’acier, une compagne pour son manant
Femme, il la nomma, à Homme la donna
Rustre il la renifla et brutalement la monta
Il fit ripailles pendant des jours et des nuits
Fit offrandes à son dieu d’avoir fait fuir son ennui
Femme rencontrant les siennes se mit à discuter
Du retour de la bête, elle en est effrayée
Brutal, grossier et malodorant
Elle voulait le chasser
Un complot fut dès lors ourdi
Elles décidèrent de choisir
Le plus beau, le plus tendre, le moins étourdi
Qu’elles allaient se partager
Mais où donc était-il celui-là
Les dieux n’y avaient pas pourvu
Elles firent donc sacrifice aux dieux
Pour qu’ils fabriquent l’Homme espéré
Du haut des cieux, ils entendirent les prières
Des malheureuses Femmes éplorées
Un concile et ils débarquèrent Pour aller Femmes aimer
Femmes n’en demandaient qu’un
Ils étaient millier
Qui paradaient faisant montre de leurs prouesses
De leur force, de leur beauté
Parmi eux, il y avait des poètes
Un chantant des odes, l’autre récitant ses rimes
Femme et les siennes furent éblouies
Étonnées que cela puisse exister
Homme parti en guerre
Elles étaient libres de leur temps
Se choisirent chacune un éphèbe
À la parole et aux gestes déliés
C’est ainsi que les hommes devinrent cocus
Car la grâce et la belle parole
Valent mieux aux yeux de Femmes
Que gloire ensanglantée
© Ode
19 août 2002
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Ode
10 décembre 2012
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http://www.memoirefacile.com/apprendre-la-conjugaison-comment-faire/
Hé la vie…
Pourquoi m’as-tu volé mes jours
Il y a peu, je n’avais que vingt ans
Et, soudain, je me réveille à soixante
Sans que je n’aie compris l’ampleur
De cette course saturée de leurre
Hé la vie… Tu te conduis en garce
Toujours éclatante de promesse
À l’éveil de nos tendres jours
Toujours cruelle dès le crépuscule
Impudique, tu te montres sans pitié
Brisant à jamais toutes nos illusions
Susurrant à l’envie qu’il faut continuer
Que bien sûr demain sera meilleur
Hé la vie… L’avenir défile trop vite
À peine imaginé, il est déjà le passé
Mon esprit occupé à négliger les futurs
Pour des présents toujours imparfaits
Tu es plus douée pour conjuguer le malheur
Plutôt que d’accorder les temps du bonheur
Toujours tu uses du conditionnel
Laissant rêver jusqu’au plus que parfait
Mais attention au piège des durs réveils !
Tu aimes les passés composés
Ou encore le futur antérieur
Tout ce que l’on peut imaginer
Sauf des lendemains meilleurs
Connais-tu une autre conjugaison
Que celle des imparfaits futurs sans fin
Des peut-être qui n’annoncent rien de bon
Qui nous laissent sur notre cruelle faim
Et si pour une fois, tu nous livrais
Un plus que parfait qui soit enfin réel ?
Hé là vie… pourquoi pas un sourire
Un amour qui ne soit pas que souvenir ?
Oublie le temps des imparfaits
Des passés décomposés
Offre-nous enfin un vrai futur
Ne créant que des passés simples…
Hé la vie… oublie donc l’impératif
Qui te fait ressembler aux tyrans
Écarte tout de même le conditionnel
Qui laisse trop de points de suspension…
Pour qu’enfin nous puissions crier
Notre joie avec points d’exclamation !
© Jean Dornac
Lyon, le 2 décembre 2012
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Jean Dornac
9 décembre 2012
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09:25
© Gustave Courbet
Regardez là
Aux portes du monde,
Là près du rosier en fleur
Doucement suivant la vague
En esquivant les épines
Et vous mirant dans le reflet du soleil
Qui se berce sur une feuille tendre,
Suivant la route des ancêtres
Qui naît de découverte en découverte
À chaque battement de votre coeur
Vous voilà
Soudainement au pied des monts...
Regardez
Là naissent les orients fabuleux
Les soleils hermaphrodites
Là qui dansent dans la nuit de ces vacarmes mélodieux
La mer avec ses reflets pourpres
Étale ses apparats merveilleux...
Ici le soleil se baigne sans ombre
Et les vagues qui le portent
S’embrasent à son jeu...
Ici défilent les Europe
Les conquistadors amoureux
La sève des Balkan de rêves
Et l'amour de Juliette
Pour un Roméo éperdu...
Ici naissent les Afrique
Continents ténébreux qui s'enfuient dans l'ombre verte
Des forets de ligneux...
Ici le ciel se perd
Quelques fois sur le sable il va sautillant
D’une dune à une autre essayant de fuir le jour...
Ici naît l'Afrique
Dans l'onde du fleuve
Qui va d'une mer à un autre plan du monde...
Regarde comme ces fleuves sont envoûtés par les mers d'Asie
Par l'océan Mongol
La grande dérive des Chine antiques
Et des Japon mystérieux...
Ici naît le monde
L'Histoire
Qui jamais ne s'écrit,
Mais qui coule comme le flot
D'un battement de coeur
Entre nous deux...
Là-bas regarde
Fuyant les artères caverneuses
Il découvrira l'Amérique
Rêve mirifique
Qui ne sera jamais la fin des cieux...
Attention !
Il faut suivre le rayon de soleil
Celui qui glisse sur la feuille tendre
Celui dont la rose se repaît
Sinon ton cœur te mène à la roseraie...
La vivent les abeilles
Mon amour
Et parfois mes regrets
Mais ici s'écourtent mes jours
Et la pluie qui vient m'éloigne à jamais...
Attention !
Il faut vraiment suivre le rayon de soleil
Et alors
Vous verrez cet au-delà des Amériques
Cet univers immense et chimérique
Qui vous reçoit les bras ouverts
Ici naissent les cieux
Là où le soleil aime la mer..
Yves Drolet©
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Yves Drolet
7 décembre 2012
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08:31
http://www.noelchretien.com/petit%20ramoneur%20marcel_h46.htm
dédié à Nathalie
Il n’est pas un arbre
Pour défier les vents
Il n’est pas en marbre
Il a juste douze ans.
Il n’a pas de passé
Au présent, il s’accroche
Pour l’heure dépassé
Bout de pain en poche.
Il n’a pas de père
Son oncle est mort
Seul sur cette terre
La misère pour décor.
Il n’a pas de mère
Sa tante, une illettrée
Seul, au gré de l’air
Sous l’ère des feutrés.
Il y a bien deux nuits
Que dieu le protège
Après orages et pluie
Le long tapis de neige.
© Mouloudi Mustapha
Ain El Beida le 01/11/2012
Si la protection exige la gestion celle-ci n’impose-t-elle pas l’utile savoir… Si la matérialisation d’un geste exige de
l’effort celui-ci n’impose-t-il pas bien de nobles volontés ? Dans cette vie il ne suffit pas que de montrer le chemin il faut aussi accompagner… Notre pauvreté et notre misère ne sont-elles pas
la rançon de notre retard sur ce siècle ? (Mouloudi Mustapha)
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Mouloudi Mustapha
6 décembre 2012
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09:26
© Céline Chhuon - Paris
Montmartre
http://celinechhuonphotography.unblog.fr/
C’est un matin bien ordinaire,
Les rues commencent à s’animer
Gamins qui s’en vont à l’école,
Qui courent et crient, et qui rigolent
Comme ils le font toute l’année.
C’est un matin bien ordinaire…
Dans sa chambre au deuxième étage la vieille dame git à terre.
La pauvre est tombée cette nuit, elle n’a pas pu se relever,
Le col du fémur est cassé, elle n’a personne qui appeler,
Elle attend donc le moment, en faisant une dernière prière.
C’est un matin bien ordinaire,
Les gens commencent à se presser,
Ils se dirigent vers la gare
Tremblants d’arriver en retard,
Comme tous les jours ils sont stressés.
C’est un matin bien ordinaire…
Sur un banc près de la mairie un SDF est allongé.
Deux policiers le voient et crient : Déguerpis de là tas de crasse !
Ils essaient de le réveiller, la mort la déjà emporté…
Il pouvait pas crever ailleurs ! Va falloir faire de la paperasse !
C’est un matin bien ordinaire…
C’est un matin bien ordinaire,
Les rues sont déjà encombrées.
On klaxonne et on s’invective
On se bouscule ou on s’esquive,
Tout le monde a l’air si pressé !
C’est un matin bien ordinaire…
Elle a des poches sous les yeux d’avoir passé la nuit dehors.
Elle voudrait bien dormir un peu après avoir vendu son corps
Mais d’abord elle doit rendre comptes, elle va se faire dérouiller
Cette nuit les clients étaient rares, son mac ne va pas apprécier…
C’est un matin bien ordinaire,
On s’entasse devant le comptoir
Parlant de courses ou bien de foot
En avalant un petit noir
Avant de continuer sa route.
C’est un matin bien ordinaire…
Après des heures de travail, la mère est enfin soulagée !
Elle tient sur son ventre son bébé, de vernix encore tout couvert
Les parents ont les larmes aux yeux en contemplant leur nouveau né
Au grand jamais ils n’oublieront ce matin extraordinaire.
© Thierry Deschamps
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Thierry Deschamps
5 décembre 2012
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© Constantin Brancusi
Tu serais prisonnier
de la plus haute tour,
regardant par le fenestron
la neige tourbillonnant
sur la forêt parée
de blanches houppelandes.
Dans la cheminée
portant blason et salamandres,
un tronc entier brûlera
au cœur de la nuit,
orchestrant d'étranges bacchanales
Et quand nous seront blottis
dans le lit à courtines
tu me feras l'amour,
si chaudement,
si tendrement
jusqu'à l'aube cendreuse,
que nos corps enlacés
ne pourront se déprendre.
Alors je chuchoterai
tout contre ta joue,
" quand je serai Reine
tu seras mon Roi "
© Denise Bernhardt
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Denise Bernhardt