23 février 2013
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http://nanterrepoevie.e-monsite.com/
Les mots émus
Les mots des maux
Cadeaux ténus
Humbles et beaux
L’émail pluriel
Devient émaux
Comme le ciel
Devenu eau
Goutte de pluie
Perle d’amour
Souffle d’ennui
Brise du jour
L’heure est à la mélancolie
Dites-moi donc pourquoi s’enfuie
Cette impatience, douce folie
Qui faisait autrefois ma vie ?
Je n’attends du matin
Que le soir qui viendra
Du noir de ce soir brun
L’aube m’éveillera
Qu’aurais-je au bout du jour
Accompli de nouveau
Quel Baume apaisera
Et calmera mes maux ?
Peut-être quelques mots
Simple et tendre cadeau
Les mots émus
Les mots des maux
Cadeaux ténus
Humbles et beaux
Goutte de pluie
Perle d’amour
Goûte ces mots
Calmes et beaux.
Alain Springer© 2002
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Alain Springer
22 février 2013
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http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/dessin-du-jour/article/raymond-devos-le-clown-est-mort-10588
C'est un magicien au courant de bien des secrets,
celui des combinaisons de sons qui chantent à livre ouvert,
celui du double et du sixième sens,
de la vie intérieure ou de la jeunesse éternelle.
Il serait même capable de voir ce que nous voulons dire
ou de nous aider à échanger quelques-uns de nos propos
en apparence très anodins
contre des images plus belles que des pierres précieuses.
Il userait même de celles-ci en guise de filtres d'amour
pour mieux nous séduire.
L'émotion ne l'aurait aussi, paraît-il, jamais rendu muet
mais toujours au contraire engagé à s'exprimer à tout bout de
champ
sur tout et sur rien, surtout ce petit rien qui devient tout
tout en continuant à n'avoir l'air de rien.
C'est un magicien enchanté de nous connaître
et dont la seule ambition consiste à tenter
d'améliorer notre ordinaire.
© Michel Duprez
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Michel Duprez
21 février 2013
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© William Turner
Quelle pitié la mer en sa plainte infinie...
Mais son message ému, jamais naïf nous ment,
Tant les flots séducteurs riches en harmonie,
S'appliquent à frapper, hélas impunément !
Combien la grève est belle où l'onde communie...
Pourtant riche en accords, son candide instrument
Cachera-t-il jamais ces pleurs, cris, agonie
De trop d'hommes broyés irrémédiablement ?
Saura-t-elle émouvoir quand sa vague soupire
Vient embrasser la côte et ses récifs et pire,
Éventrer sur leurs pieux, en martyre son sein ?
Regarde et tiens-toi coi ! Ne la suis pas, Poète
Et ne dispute pas pour son âme inquiète...
Elle flaire nos ports dans un mauvais dessein.
© Claude Gauthier
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Claude Gauthier
20 février 2013
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© Pierre-Paul Bellemène - http://bellemene.canalblog.com/
Le regard interrogeant
La ligne d’horizon,
Ils portaient l’amour
Aux creux de leurs mains,
En équilibre entre
Deux lignes de vie.
Leurs corps esquissaient
Une prudente distance
Tout en éludant l’approche.
Le rideau du quotidien s’ouvre
Sur les profondeurs nocturnes
Où flue tout le sang du monde.
De la ligne à la lettre
La poésie de l’intime
Prend forme de passerelle.
Alors voici le domaine enchanté
Du pays de la femme
Au corps en couleurs
Que l’on concède à la part du rêve.
Le regard témoignant
Avec la ligne d’horizon,
Ils perdent l’amour
Au creux de l’oubli,
Où ne reste qu’une ligne de fuite.
© Michel Bénard.
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Michel Bénard
19 février 2013
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D'ocres et de bleus
Le jour se lève
J'entends l'humidité dans l'air
L'écho des chants d'oiseaux
Fraîcheur matinale
Qui, dans quelques heures, sera étouffée
Par cette lourde chaleur annoncée
Rien ne bouge
En me promenant
Je regarde la campagne dormir
et
Je pense à vous
~¤~
Que faites-vous dans vos ailleurs
Vous, qui depuis quelques heures, êtes debout
Je vous sais rêveur
Et de vous-même, allez au bout
Au bout de soi
Voilà la quête
Vivre dans son âme et sa tête
Où d'autres priorités sont maîtres
Le bagage du pèlerin de la vie
Se fait de plus en plus lourd
Ses sandales souffrent le brûlant désert
Des douleurs et bonheurs perdus
Mais combien riche et savante
Est la réflexion
Rendu à la croisée du chemin
Poursuivre dans sa prospection
De trouver n'est pas l'important
Continuer, prendre le bon sentier
Celui jamais foulé
Bâton à la main
Ne pas se retourner
Car, c'est dans le « ici et maintenant »
Que se vit l'instant présent
S'en imprégner
L'inscrire dans son cœur
Le recueillir dans son âme
Le tamiser dans son corps
Ne garder que la pépite de bonheur
Le plus précieux des trésors
Le déposer
Dans le calice creusé
À la sueur des jours
Jusqu'à ras bord
Ce jour viendra
Où le Pèlerin pourra se reposer
Déposera ses sandales
Et
Se couchera au seuil de l'Éternité
Dans les draps d'ors
De l'Immensité
L'Amour est le résultat d'un grand voyage et d'une grande expérience, nous faisons tous partie de la longue
marche de l'Humanité.
Ode©
14 juin 2001
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Ode
18 février 2013
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http://www.lacsdespyrenees.com/lac-278-Petit
étang Fourcat.html
Au début, est le ruisseau
Frêle ou puissant
Fier et gambadant
Il dévale les pentes
Comme un dieu en furie
Au fond de la vallée
Stagne l’étang
Trouble est son eau
Reflets grisaille et pauvreté
Semblant dormir ou mourir
Le ruisseau se moque de lui
Sûr qu’il deviendra rivière
Et finira fleuve
Se jetant impétueusement
Dans l’océan infini
Rêve de pouvoir
Mais, à son insu
L’eau de l’étang
Fini par s’infiltrer dans son cours
Se mélangeant
S’enrichissant de l’eau pure
Que serait le ruisseau
Sans l’apport de l’étang ?
Un filet d’eau insignifiant
Destiné à se perdre
Dans les terres arides
Une part de l’étang
Un peu de son âme
S’évapore
Rejoint les nuages
Qu’il ensemence de sa beauté
La nature est belle
Qui ne se soucie pas
Des puissants
Et rend séduisant
Ce que d’aucuns méprisent
© Jean Dornac
Grasse, le 16 septembre 2010
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Jean Dornac
17 février 2013
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09:00
(Copyright zakad - Photo d’une mère algérienne et ses enfants-1940)
A nos mères et aux aïeules
A toutes les femmes d’ailleurs
A qui nous devons tout
Je joins ce mot de tendresse
Aux dettes que je m’empresse
De dire pour me libérer
Aux femmes des caravanes
Et à celles de la savane
Toutes celles qui donnent la vie
Aux charmes de la chrysalide
Dans son cocon qui se vide
Et s’envole le papillon.
Aux battements d’une aile qui luit
Dans l’ombre soudain de la nuit
Dans l’agonie du firmament
Tandis qu’un orage pleure
Une vie qui dure une heure
Finit le rêve du papillon
Femmes de musc et de corolles
Dans la fièvre d’un envol
Vous qui donnez du limon
Charriant des millénaires
Dans le cocon des eaux claires
Les vagissements espérés
Après ce bref murmure
Se poursuit une aventure
Des femmes et des papillons.
© Abderrahmane Zakad
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Abderrahmane Zakad
16 février 2013
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Mets de la douceur au bout de tes mains
Et tu verras les Fleurs s'offrir à toi
Si tu regardes au loin
Aussi, tu me verras
Une douceur, toute en tendresse,
Un Bouquet fait de joliesses
Et te voir de surcroît,
Quelle autre quête pourrait autant m’émouvoir ?
Mets de la douceur au bout de tes pieds
Et tu verras apparaître le Chemin
Si tu obéis à tes pas
Ils te conduiront vers moi
Sur le sentier des étoiles
J’avancerai, pied à pied,
Subjugué par ton appel
Et l’espérance de la félicité.
Mets de la douceur au bout de tes yeux
Et tu verras la Beauté dans toute sa splendeur
Si tu sais contempler
Mon âme, tu liras sur l'heure
Mon regard resplendit d’une tendre douceur
Il contemple les merveilles d’un univers resplendissant,
Il vole vers l’ultime jouissance
De te lire en toute transparence.
Mets de la douceur au bout de ton cœur
Et tu sentiras la Chaleur
Si tu le laisses parler
Mon cœur, tu vas aimer
Au point de non-retour de mon ardeur
Vibre déjà ta caressante Chaleur
Et dans le secret de mes songes
Je me love au plus Chaud de ton cœur
Mets de la douceur au bout de ton âme
Et tu entendras la Nature te raconter
Si tu l'écoutes bien
Tu me tendras la douceur du bout de tes mains
Mon âme est tendue comme un arc bandé
Ouverte à tous les vents de la Nature
Jusqu’à entendre le moindre de ses murmures
Pour mieux t’offrir la caresse de mes mains
Mets de la douceur au bout de ta vie
Mets de la douceur
Au bout de l’allée de toutes les suavités
Je t’offrirai mon cœur.
Et, à jamais, t’Aimer…
Ode© et Jean Dornac©
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Duo
15 février 2013
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http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pinocchio.jpg
Biographie (dédié à Athanase Vantchev de Thracy)
La vie n’est pas à traire
Pourquoi vous mentir ?
La vérité dans ces vers
Le sous-entendu mon élixir.
Mon école, la soif
Mon université, la faim
Que le renard se coiffe
À chaque ère sa fin.
Mon unique rêve
L’espoir de cette mère
Que l’on bafoue la sève
Aux humains la terre.
Mon long cauchemar
La perfidie d’un élu
Qu’il soit mobile et avare
Son âme est déjà perdue.
Il a promis la montagne
Il nous offre les abîmes
Avec son mât de cocagne
Enfanter devient un crime.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 22/01/2013
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Mouloudi Mustapha
14 février 2013
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http://louveseule.centerblog.net/585967-miroir-
J’ai regardé dans le miroir,
Un soir.
Et là, je suis tombé des nues,
Perdu.
Il n’y avait plus rien à voir
Il ne restait rien qu’un trou noir
Et j’avais disparu…
J’ai voulu nettoyer la glace,
La crasse.
De ce qui me causait remords,
Alors.
Ce qui m’aurait fait perdre face
M’aurait détaché de l’espace
Ne laissant nulle trace…
Alors j’ai brisé la psyché.
Fêlés.
Je me suis plongé dans le tain,
Enfin.
Et là, je me suis demandé,
Ai-je jamais vraiment existé
Que suis-je en vérité…
Je n’ai plus voulu de miroir,
Si noir.
N’ai plus cherché de vérité,
Blessé.
Du temps je me suis libéré,
Du monde je me suis éloigné,
Qu’importe de savoir…
© Thierry Deschamps
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Thierry Deschamps