2 novembre 2012
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Image par Cheschire15
Non ce n’est pas un songe
Se voulant le grand ange
Fidèle quand ça l’arrange
Il se nourrit de mensonges
Et sur le pauvre se venge.
***
À chacun son train
Il mange pour déguster
Je le fais contre la faim
Nul ne peut en douter
Demain c’est bien demain.
***
Oublie que j’existe
A la chute je résiste
L’espoir m’assiste
La foi mon unique soleil
Dieu sur le bien veille.
***
Au pouvoir tu te colles
Par le diable décoré
Homme au triste rôle
Brûle, champs et forêts
Détruit, caves et écoles.
***
© Mouloudi Mustapha
Alger le 24/09/2012
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Mouloudi Mustapha
15 juin 2012
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http://leroleroblablaeetc.blogspot.fr
Dédié à
Athanase Vantchev de Thracy
Pourquoi brandir ?
Ne faut-il pas ranger ?
Tout est à redéfinir
Devant le danger.
Je range les couleurs
Tu n’es ni rouge ni verte
Tu aimes le laboureur
Dans tes pas alertes.
Je range, rancune, haine
Tu n’es ni pluie ni vent
Tu coules dans mes veines
Depuis bien longtemps.
Je range les phrases
Tu n’es ni verbe ni mot
Tu relances les bases
Dans leur magique seau.
Je range, silence, bruit
Tu préfères le calme
Tu t’offres et te suit
Avec ta belle palme.
Je range, ce qui fait mal
A ta beauté angélique
Ma tendresse est banale
Je vomis les cyniques.
Je range ce qui t’ennuie
Pour ton inépuisable rêve
Mon tout, regarde et suit
Celui qui tombe, se relève.
Que la lumière t’éclaire
Oh ! Liberté encore fragile
Mon étreinte se desserre
J’appartiens à l’argile.
Que le salut soi sur toi
Oh ! Pureté, grandeur,
Libre, liberté dans la foi
Tu restes, la plus belle fleur.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 27/05/2012
Il y a ceux qui rangent le passé et ainsi oublient que le temps n’est qu’une multitude de suites d’instants et par voie de
conséquence oublient que seuls les morts ne reviennent pas et il y a ceux qui rangent les attentes des autres bien entendu lorsqu’ils ne tirent pas dessus. Il y a ceux qui rangent les sentiments,
d’autres qui rangent les gouttes de larmes et d’autres encore qui rangent les angoisses… Comme eux, l’humble que je suis, range les couleurs, la haine, les phrases, le silence, le bruit, ce qui
fait mal, ce qui ennuie avec l’espoir que l’espoir même redevienne espoir… Que Dieu nous aide à ranger ce qui se doit d’être rangé… (Mouloudi Mustapha)
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Mouloudi Mustapha
1 juin 2012
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http://blog.seya-art.com/wp-content/uploads/2010/01/Transhumance_Quest/Interactive/arrivee_desert.html
Hier, revenu de loin
Aujourd’hui, à bord
Tu brûles, épis et foin
Dis-le moi si j’ai tort.
Hier, courant, le plus
Pour arriver à l’heure
Après le train, le bus
Du gérant tu avais peur.
Hier, comme lui, moi
L’épicier se souvient
A chacun son petit soi
En toi il y avait du bien.
Hier, comme lui, moi
La file pour un billet
Avant la fin du mois
Le jus se faisait prier.
Hier, usé par le froid
Le vent faisait le reste
Frêle, à côté de toi,
Tu n’avais qu’une veste.
Hier, tout était ailleurs
Nous aimions la bonté
Aujourd’hui, couleurs,
Des sbires sans compter.
Hier, tu étais poids coq
Un sandwich te suffisait
L’éclat remplace la cloque
Que de foyer tu as brisé.
Entre hier et aujourd’hui
Nos chemins se séparent
J’ose, j’écris, je décris
A chacun son code barre.
Que dieu rende la raison
A toi qui l’a perdu
Il y a bien quatre saisons
Que faire contre l’imprévu ?
© Mouloudi Mustapha
Alger le 21/05/2012
Que dieu me préserve des excès, de la modestie je m’en charge. C’est quoi une vie si ce n’est pas une page sur laquelle, malgré
nous, nous comptabilisons nos faits et nos dires. Seulement elle n’est pas éternelle et à un moment ou à un autre elle sera pleine et là, juste là, en une fraction de seconde l’âme rejoint son
créateur et là, juste là, il va falloir solder les comptes…
Quand le droit piétine le devoir, on peut parler de tout sauf de liberté, de démocratie et de religion.
Même si nous reconnaissons que l’érosion peut avoir raison, des collines, des montagnes et même des blocs de fer, elle est
impuissante pour venir à bout de l’espoir lorsque son porteur cultive la foi. L’humain qu’il soit ce qu’il soit pour peu qu’il oubli sa raison d’être peut tout détruire, tout arrêter, tout
transférer, tout confisquer…Mais que peut-il contre le temps ?
Ai-je tort ? (dédié à mon ami Khodja Mustapha de Draria Alger) (Mouloudi Mustapha)
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Mouloudi Mustapha
18 mai 2012
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06:37
http://monia2009.centerblog.net/7721-animaux-oiseaux-liberte-de-la-colombe
Tu es un cœur, un esprit
Respectueuse, tu honores
Pour toi seule, j’écris
Je ne suis pas encore mort.
Sous mes yeux ton image
Là-bas je t’ai bien connu
De moi, tu as fait un sage
A ta noblesse, suspendu.
Sous mes yeux ton paysage
De mains de maître dessiné
Dans ma mémoire ton passage
Tu as semé, éclairé le laminé.
En ton for, mes idéaux
Je souscris à ta lumière.
Mon seau, vide d’eau
Que faire d’une pierre ?
En ton sein mon espoir
J’aime ton nom féminin
Que faire pour te revoir
Détourner ce triste destin ?
Blessée, cible de la ruse
Tu trembles de partout
Les charlatans t’usent
Pourquoi autant de fous ?
Toi oui toi, douce liberté
Berceuse du sain bonheur
Tu es mon tout, ma fierté
Ton absence me fait peur.
Toi oui toi, belle liberté
Chemin d’espoir, de vérité
Seau et sabre de la dignité
Ne t’ai-je pas mérité ?
© Mouloudi Mustapha
01/05/2012
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Mouloudi Mustapha
4 mai 2012
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06:50
http://lumiere-sombre.skyrock.com/
Le dernier cadeau
Maman est bien morte
Papa, sous terre dort
Plus rien ne réconforte
Celui qui n’a plus de pores.
Des corps sans cœur
Des yeux sans rétines
La main porte malheur
La langue telle l’épine.
J’ose un dernier cadeau
Enveloppé de larmes
Sans timbre, sans sceau
Sans cri et sans vacarme.
Plus rien ne répond
L’esprit sans esprit fuit
Tout n’est que chanson
Dans cette grande nuit.
Les virgules veillent
L’ombre n’est plus ombre
Les points surveillent
Sous le poids tout sombre.
Tout est entre les lignes
La logique n’existe plus
Que la falaise soit digne
Seul le fou est convaincu.
Tout est entre les lignes
A chaque port son phare
Qui dure, persiste et signe
N’a pas besoin de foulard.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 28/04/2012
La logique aurait voulu qu’une patrie ne soit autre qu’un vaste lit d’affection… La logique aurait voulu qu’un sourire, qu’une
main tendue ne soient que le reflet d’un cœur ouvert et sensible… Cette même logique aurait voulu ce que le crépuscule facilite à la nuit et ce que l’aurore permet au jour…malheureusement puisque
le travers n’étant plus simplement un simple travers alors admettons et reconnaissons que seul l’oubli reste bien l’unique porteur du repos… (Mouloudi Mustapha)
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Mouloudi Mustapha
13 avril 2012
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07:18
© E.Boudin
(Dédié à Athanase Vantchev de Thracy)
Fut-il mauvais le passé,
Le présent laisse à désirer
Vieux et vieille, angoissés
Éreinter, par le fond aspirés.
Grand coup sur la tête
Il retourne vers l’histoire
Sur une date il s’arrête
La vie devient entonnoir.
Grand coup sur la tête
Elle regarde ses épaules
Si âgée, ni molle ni bête
La douleur l’a rendu folle.
Grand coup sur la tête
Adultes, l’aujourd’hui
Qui s’effrite s’émiette
A chaque arme son étui.
Le soupir n’est pas un son
Que de fentes aux pieds
Que de sillons au front
Les rêves, tenaillés, pliés.
La larme n’est pas de l’eau
Que de douleurs au ventre
Que de mots pour les maux
Le vampire aime le centre.
Dans le froid, ils habitent
Les pas, ils ne les font plus
Regardez, brisés ils évitent
Les rats les ont déjà mordus
Ils sont deux entre deux
Moins de jus, plus de force
Prisonnier sur ces lieux
Sous l’injustice tout s’écorce.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 04/04/2012
Nous savons bien que de nos jours la démocratie permet et encourage de rêver dans toutes les positions que nous voulons sauf
dans les endroits auxquels nous n’avons ni le droit ni les possibilités d’atteindre. Elle nous permet de rêver sous un toit même en zinc, en carton ou même à découvert sous les étoiles ou sous la
pleine lune. Ce droit nous permet de rêver même 24 heures sur 24… Vaincu par le souci de vampiriser l’humain, elle permet aussi (lorsqu’elle ne l’impose pas) de dormir 24 heures sur 24 ou de
rester cloîtrer entre quatre parois toute la durée soleil pour ne sortir que la nuit… Elle permet tout ce qu’elle ne permet pas pour elle et ses sbires. Si elle permet bien de choses, elle n’a
jamais toléré « le réveil »… D’ailleurs qui a dit que la démocratie n’était pas la dictature de la majorité ?
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Mouloudi Mustapha
23 mars 2012
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08:16
© Salvatore Gucciardo
Dédié à IRIS1910
«Faite pétrir ces mots
Sans sel et sans eau
Nul n’est de trop
Nul ne sonne faux.
Crins lisses ou frisés
A voix basse lisez
Cœurs sensibles, avisés
Sur la rime, miser. »
Mon frère regarde
Ma sœur s’attarde
Mon ami attend
Je m’accroche au vent.
Son frère amasse
Sa sœur ramasse
Ses amis entassent
Lui se prélasse.
Moi
Je cède mon regard
Je ne suis pas avare
Sans cesse en retard
Je sais tout de la gare.
Lui
A ses beaux bazars
Où tonnent les foulards
Jadis le maquisard
Qui défiait Richard.
Moi
Ce vieux misérable
Assis sur du sable
Sans assiette, sans table
Je reste un irritable.
Lui
Conteur de fables
En cuire son cartable
Pour les siens solvable
Pour les miens, décevable.
Moi
Comme jadis papa
Sans être un cas
Vie de chien, de rat
Je sais ce qui ne va pas.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 17/03/2012
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Mouloudi Mustapha
3 février 2012
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08:04
http://chiloedream21.canalblog.com/archives/2010/08/23/19684942.html
A toi je pense (dédié à mon frère Amedyaz)
Mon dieu, j’ai froid
Sans moi, tu es tout
Sans toi je ne suis rien
Ici, perdu tel un fou
Suis-je encore un terrien ?
Avec ou sans manteau
Sans moi, tu rêves
Sans toi je cauchemarde
Fatigué, tôt je me lève
Ma vie, telle une mansarde.
Revoir pour un mois
A toi je pense
Colombe pleine de vie
Sans bruit, en silence
Ces vers je te les dédie.
O ! Fier comme l’eau
A toi je pense
Angélique pour nom
Aiguille de la balance
Pour prénom.
Cette porte sous ce toit
A toi je pense
Eternelle douceur
Donne-moi une chance
Pour défier la peur.
A toi je pense
Compagne de toujours
Aujourd’hui je panse
L’espoir sans alentour.
A toi je pense
Sans toi qui suis-je ?
Relancer, je relance
Le droit de la tige.
A toi, je pense
Oh ! Toutes mes prières
Fière tu avances
Du rouge au vert.
A toi je pense
Veine de mon cœur
Sans arrogance
Tu signes le bonheur.
A toi je pense
R comme sage
I comme image
F comme fourrages.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 30/01/2012
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Mouloudi Mustapha
6 janvier 2012
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08:24
http://operationleakspin.wordpress.com
Est-il possible qu’un être humain semble-t-il convaincu puisse oublier ses engagements ? Est-il possible qu’un
être humain se prétendant descendant de ceci et de cela puisse enfreindre aux obligations ne serait-ce que primitives de ses semble-t-il ancêtres ? Si nous reconnaissons que l’aube n’est pas
uniquement synonyme de tel ou tel premier rai de lumière tout comme le crépuscule n’est pas uniquement tel ou tel couché de soleil alors pourquoi ne pas vouloir admettre que le jour et la nuit ne
sont pas uniquement synonyme de ce qu’il y a entre les deux ? Au fait l’histoire est-elle ce que d’autres écrivent ou bien est-elle celle que nous écrivons ou nous dictons et par voie de
conséquence celle dite « sur mesure » ?
Dédié à mon frère
Athanase Vantchev de Thracy
Gardez vos promesses
Trop de sacs sont remplis
C’est vrai, notre faiblesse
Nous cause bien d’ennuis.
Claire fut votre histoire
Là-voila toute noire
Conter, sans surseoir,
La vérité en un seul soir.
Engagé, vous le fûtes
Assidu, je le suis encore
Sur vos sbires, je bute
L’oubli, votre seul décor.
Je ne dis rien, je traduis
Ci-dessous ce que j’ai vu
Lisez sans parler de vie
Là où le droit s’est pendu.
Il n’avait que six temps
Lors de votre arrivée
Ce jour, dix huit ans
L’œil sur le sabre rivé.
Elle avait quatre temps
Lors de votre arrivée
Aujourd’hui, seize ans
Adepte des cercles privés.
Il avait nourri l’espoir
Joindre les deux bouts
Cesser de broyer le noir
Manger, épines et clous.
Elle avait bâti l’avenir
Suivit tous vos discours
Penser avec le mal en finir
Vivre tranquille ses jours.
Garçon, fille, père et mère
Innocents sans aucun doute
Victimes, sûres, sous cet air
Que la vile duperie déroute.
A ce garçon, à cette fille
Venez parler de démocratie
Ils diront, le bruit des billes
Qu’entendre les idioties.
A ce père, à cette mère
Venez, parler de liberté
Ils pourront être plus clairs
Que ne fut jadis leur fierté.
Ces quatre et d’autres encore
Chaque larme est une braise.
Osez, vivez tous les conforts
Dans le trou, point d’alaise
Châtiez les bons regards
Punissez, la bonne culture
Votre monde est en retard
D’un univers sur la rupture.
Brisez, tordez-nous le cou
Nos jambes, déjà coupées
On s’est habitué aux poux
Comme les rats on a soupé.
Faites, sans parler pas de foi
Laissez les morts à leur place
On a déjà tiré une croix
Vous n’avez aucune classe.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 18/12/2011
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Mouloudi Mustapha
2 décembre 2011
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http://www.memoclic.com
Le corps sous perfusion
Le cœur tâtait son congé
L’esprit sans illusion
Je ne voulais pas déranger.
L’un écrit puis on efface
L’autre dénature la vérité
Tout se dit, tout passe
Sauf respect et sincérité.
Ecrire quelques mots
Sur un lit d’hôpital
Nul vers n’est de trop
Pour décrire le mal.
Ecrire ses vers si courts
Pour saluer les docteurs
Je ne fais pas de détours
J’avais froid, j’avais peur.
Ecrire, c’est reconnaître,
Vers ou encore phrases
Sauvé je dois l’admettre
L’amitié était bien la base.
A chacun sa lecture
Blanc, tel un suaire
Le lit sans couverture
Tous dans la même galère.
Seuls les yeux, visitent
Le souffle bien lourd
Assis, couché, hésite
Le malade est au four.
Comment suis-je entré
A vous de me le dire
Sorti, debout je le sais
Enfants, le même sourire.
Comment suis-je entré
Cerner pour mieux voir
Sorti, je vais me recentrer
Madame, mon histoire.
Comment suis-je entré
A vous de chercher
Sur moi vous concentrer
Je sais, j’ai trébuché.
Que dieu garde mes amis
Jean dornac et Adeline
Athanase, Joël et Jessye
Ils m’ont fait bien de signes.
© Mouloudi Mustapha
Le 27/11/2011
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Mouloudi Mustapha