25 novembre 2011
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http://natureculture.org/wiki
Poète couve ta tristesse,
Poétesse, fidèle, dessine
Tanger dans son ivresse
Syrte sur une lame fine.
Poète couve ta tristesse
Poétesse, ouvre-lui la voie
Dans la jungle tout blesse
Ton pinceau signe de foi.
Poète, de l’autre monde
Ton regard est perçant
Parle-nous des rotondes
Du Rif et de ses versants.
Poète, toute une histoire
Dans ton prénom, j’ose lire
Comme dans un miroir
Le plus beau est à venir.
Poète, sur Al-Hoceima
Ville de rêve et d’avenir
Imzouren a chanté papa
Loin des poupées de cire.
Sur Melilla et Nador
En souvenir du passé
Accroche-toi à ce port
Si fier pour rêvasser.
Poétesse, à ne pas oublier
Ces murs, bleu d’azur
Sauvages sans tablier
Ses plages défiant l’usure.
Plus loin j’irai encore
Mais, une autrefois
Ma plume pleine de cors
Se détourne de moi.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 07/11/2011
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Mouloudi Mustapha
11 novembre 2011
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08:54
http://www.setif.info/article5503.html
C’est quoi la mort si ce n’est le décollage d’un point (cette existence) pour l’atterrissage dans cette autre
(existence éternelle). Pour tout humain conscient la mort n’est autre que la cessation d’une présence physique pour le commencement d’une longue et bien longue présence morale. Sommes-nous
réellement conscient de la valeur morale d’une personne morte ? Dans la mort n’y a-t-il pas une culture et une éducation ? Que représente une tombe autant pour un vivant que pour un mort… au fait
un cœur même vivant n’est-il pas la tombe des souvenirs ? Une justice sur commande n’est-elle pas la tombe du droit ? Une démocratie à sens unique n’est-elle pas la tombe de l’espoir ? Une
rencontre n’est-elle pas être la tombe d’une attente ? Donc reconnaissons qu’il y a beaucoup de tombes dont certaines parlent à cœur ouvert au monde des vivants… (Mouloudi Mustapha)
De sous terre, j’ai entendu
Et dire que je t’ai donné la vie
Même grande, je t’ai reconnue
Je porte encore ton premier cri.
De sous terre, divinité impose
Je vois, je lis dans tes yeux
Tu n’es plus cette belle rose
Petite, qui me rendait heureux.
Tu n’es pas venue pour moi
Tu l’as dit de ta propre bouche
Quarante ans et quelques mois
Dans l’abandon bien de douches.
Tu n’es pas venue pour moi
Que de fois, tu l’as répété
D’ici, je n’attends rien de toi
Dieu, tout puissant t’a écouté.
Tu n’es pas venue pour moi
Il ne te manque que de l’écrire
Ces graves mots venus de toi
Vont me faire encore souffrir.
Adieu mais ne rêve pas trop
Une main tendue, soutient
Comme la terre a besoin d’eau
Ne coupe jamais le bon lien.
Adieu, ne croit pas au sourire
Il a fait tant et tant de victime
Tu n’as aucun droit de ternir
Ceux qui n’ont commis aucun crime.
Adieu, adieu, tu peux partir
Qui croit ne peut maudire
Qui voit doit et peut réussir
Une longue vue sur l’avenir.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 07/11/2011
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Mouloudi Mustapha
30 septembre 2011
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07:21
http://info.catho.be/2011/07/06/lirak-pays-dangereux-pour-les-enfants
A Athanase Vantchev de Tracy
Poète laisse tes vers couler
Tel le sang dans mes veines
Que cette larme puisse rouler
Dans mon for, étang de peines.
Poète, pousse à ses limites
Ce verbe qui nous éclaire
L’inconscience nous irrite
Sur cette partie de la terre.
Poète, surfe sur la virgule
J’ai avalé bien de points
Point ne tue le ridicule
L’espoir peut revenir de loin.
Le malaise est profond
Et la Libye n’est pas loin.
Quand on touche le fond
L’attention n’a qu’un coin.
Cet enfant dans la rue
Contraint, longe les murs
Regardez-le, tel un perdu
Dans ses pas moins sûr.
Cette fille sous le pont
Robe déchirée, sur les os
Frêle, tournant en rond
Soumise, sans dire un mot.
N’oubliez pas ce vieux
Dans son long silence
Il s’accroche à ces lieux
Sage, sans perdre patience.
Songez à cette vieille
Elle peut être votre mère
Dans son profond sommeil
Elle rêve de ton grand père.
Poète, pèlerin sans bâton
Tes vers si vivants soulagent
Ta plume contre rats et ratons
Pour la vérité loin des mirages.
Poète, assidu je vous écoute
Che Guevara, doit être fier
Martyr il a décrit sans doute
Le noble sens de la prière.
© Mouloudi Mustapha
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Mouloudi Mustapha
16 septembre 2011
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07:48
A la fin de ceci et à la veille de cela, aussi vivant que nous fûmes, nul d’entre-nous n’avait pensé qu’en vérité ce n’était là
que la fin des rêves et le début des cauchemars. Sacrée logique qui veut qu’aux hérités la tombe et qu’aux héritiers les rennes.

http://signesdanslescieuxetsurterre.blogspot.com
Le ciel est le même
Dieu n’a pas de veste
Unique créateur, sème
A nous de faire le reste.
Aux étoiles leur temps
Les saints, pour la vie
Grands sages d’antan
Aujourd’hui je les suis.
Ce n’est pas un cri
Pour qui veut croire
Ecoute, sortir de la nuit
Cet appel défier le noir.
Cherche ta mère
Ton père est déjà loin
Regarde cette terre
Aux arbres sans soins.
Cherche-toi un frère
Ta sœur, nue s’enterre
Tout est là, tout est clair
Admettre, fuir ou se taire.
Cherche bien des cousins
Ton oncle, n’a pas eu
Accroche-toi tel le raisin
Le cep garde sa vertu.
Cherche, sur l’autre colline
Il n’y a pas que des vampires
Telle l’épine que tu déracines
Ne chasse jamais le sourire.
Part, prend ce chemin
Tes jambes te porteront loin
Aujourd’hui n’est pas demain
Oublie mon enfant ce coin.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 09/09/2011
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Mouloudi Mustapha
9 septembre 2011
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© Le Supplice de Marsyas I - Musée du Louvre
http://guesswhoandwhere.typepad.fr
Silence, sois partout
Dans le cœur, l’esprit
De l’espoir je m’en fous
Aphone, j’avale mes cris.
Je cesse de courir
Je ne le dis pas
Fatigué je veux partir
J’immortalise mon cas.
J’ai trop donné
Sans jamais recevoir
J’ai tout pardonné
Je n’ose plus croire.
A qui tendre la main
Ton propre sang te blesse
J’ai pris le mauvais train
En fondant ma graisse.
Sur qui jeter un regard
L’inculture bat son plein
Sur ce temps bien en retard
D’un peu d’amour j’ai faim.
Je vomis mon existence
Respectueuse du devoir
Je maudis ma patience
Devant cet ignoble couloir.
Vite Dieu doit me prendre
Je n’attends plus personne
Ni à acheter ni à vendre
Là, la douleur résonne.
© Mouloudi Mustapha
Alger le 31/08/2011
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Mouloudi Mustapha
26 août 2011
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07:41
http://guennbretagne.centerblog.net/rub-fleurs-.html
(Dédicacé à Laura Bessaoud)
Autour de toi regarde
N’oublie pas Dieu
Quiconque se hasarde
Regrettera une fois, vieux.
Décapsule ton cœur
Offre-lui la bonne voie
Sème et cultive ta sueur
Parle sans élever ta voix.
Libre, libère ton esprit
A l’écoute, soit attentif
Ne passe pas sur les cris
A chaque aube ses maladifs.
Pure, fidèle aime à l’infini
Ose, respect et droiture
On n’use qu’une seule vie
Caresse et panse les blessures.
Laisse la rose s’épanouir
La tombe sera clémente
Seul le bien doit t’éblouir
De l’aumône reste l’amante.
© Mouloudi Mustapha
Alger, le 20/08/2011
Cette dame mérite tout le respect et tous les honneurs pour l'amour qu'elle cultive pour tout humain épris
d'amour et de paix, de foi et de respect, de patience et de tolérance... Que dieu la guide sur la voie du salut et la protège et protège son mari sa mère et son père qui ont su lui insuffler le
sens du regard...
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Mouloudi Mustapha
13 août 2011
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05:56
Il nous arrive souvent de discuter autant avec les uns qu’avec les autres de liberté, de paix et même de démocratie dont la
base n’est autre que l’équité et aussi d’écrire aux uns et aux autres sur la valeur de l’espoir et du rôle des rêves lorsque les portes sont réellement ouvertes. Il nous arrive souvent (après
chaque débat) de croire que le message est passé et en plus reçu et pour cela nous n’avons qu’à voir tous le respect qu’ils accordent à notre tentative d’explication… Malheureusement le lendemain
le gris rejoint le noir et le noir devient l’enfer… (Mouloudi Mustapha)

http://sos-congo.com/
Carton à même le sol
Pour croire il faut voir
Au mur elle se colle
A la tombée du noir.
Etoiles pour couverture
Sa main pour oreiller
Sécurisée, rien n’est sûr
Le droit se fait dérailler.
Seule dans un coin
Deux yeux pour pleurer
Dans les bras sans soins
Un bébé, épeuré.
Elle n’attend personne
Seule, elle affronte
Dans ses oreilles, raisonne
Quinze et quinze, trente.
Elle n’attend personne
Et n’a plus où aller
Au silence elle s’adonne
Un verre d’eau à avaler.
Elle n’attend personne
Entre deux cris, suspendue
Démons et démones
Ne lui sont plus inconnus.
Que dieu lui vienne en aide
Osons crier cette vérité
Sa vie est trop raide
Nul n’est en sécurité
© Mouloudi Mustapha
Alger le 06/08/2011
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Mouloudi Mustapha
24 juin 2011
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07:38
http://collections.delcampe.fr/
De nos jours malgré tous ces beaux et longs discours sur la liberté, la démocratie, et le droit en général,
l’homme est encore dans l’attente de cet autre droit à l’existence lorsqu’il n’est pas tout simplement celui de la survie.
De nos jours, aux marchands de l’illusionnisme viennent s’ajouter ceux du vampirisme avec la bénédiction de ce
que les uns et les autres osent encore appeler « les urnes ». Les mots changeant indéfiniment de sens, comment vouloir que le faux ne deviennent pas tout simplement du vrai et du bon
vrai…
Où va t-il ce monde que nous voulons de progrès ? Où va-t-il cet homme que nous voulons du 21ème siècle voir
civilisé ? Ce qui se passe dans certains pays n’est-il pas la remise en cause de bien de choses ? (Mouloudi Mustapha)
Animée d’une grande foi
L’arme plus âgée que lui
Dans ce monde sans loi
Il tient à défendre sa vie.
Héritée de son grand père
Elle était suspendue au mur
Aujourd’hui, tout est clair
Point de répit, point de cure.
Plus haut que l’étagère
Un banc pour la décrocher
Longue, ni lourde, ni légère
Sur le bon registre cocher.
Huilée, sans bandoulière
Armée, elle peut servir
L’espoir lui servant de bain
Broyé, il ne veut pas finir.
Il coure rejoindre ses frères
La paix vaut bien son prix
Combattre pour sa terre
Contre vampires et maudits.
© Mouloudi Mustapha
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Mouloudi Mustapha